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Vipérine

Viperine

La vipérine, Echium vulgare,parfois appelée également l’herbe aux vipères, fait partie de la famille des Boraginacées.

Plante vivace originaire d’Europe, ses capitules d’une couleur bleu-violacée ainsi que ses feuilles trouvent une place dans le domaine de la phytothérapie de par les constituants majeurs qu’elles renferment.

L’histoire de la vipérine :

Sa tige entièrement tâchée comme un serpent ou une vipère firent de cette plante un remède antipoison en cas de piqûre ou morsure de scorpions. L’herboriste anglais, Nicolas Culpeper, au cours du 17ème siècle, avait alors trouvé un usage lactifère de ses graines, macérées dans du vin, ainsi qu’une action antalgique notamment en cas de douleurs au niveau des reins et du bas du dos.

La vipérine et ses constituants :

Ses parties aériennes contiennent des mucilages ainsi que alcaloïdes pyrrolizidiniques, dont notamment l’allantoïne et des alkannines.

Les indications de la vipérine :

  • D’une action assez semblable à la bourrache, la vipérine reste avant tout diurétique, avec une stimulation de la transpiration.
  • De par la présence de mucilage, la vipérine calme les toux et facilite les expectorations : une plante des plus adaptées en cas d’affections respiratoires.
  • Les sommités fleuries de la vipérine, appliquées fraîches en cataplasme ou en pansement , contribuent à calmer les brûlures ainsi que les furoncles, les panaris ou mal blanc. La présence d’alkanines, aux vertus microbiennes, confère à cette plante, sous forme de jus de feuille, une indication dans les maladies de la peau ainsi que pour accélérer la cicatrisation, un rôle joué par l’allantoïne.

Les formes galéniques de la vipérine :

  • La macération de sommités fleuries dans une huile végétale permet de conserver, voir d’utiliser la vipérine et ses constituants de façon intéressante, en dehors de la saison de floraison.
  • Les sommités fleuries, placées dans une alcoolature, offrent une autre forme galénique, à savoir une teinture-mère.

La vipérine et ses précautions :

  • Inscrite à la liste B de la pharmacopée française, la vipérine contient de l’échiine, un poison paralysant du système nerveux comme le curare, mais seulement activé par les enzymes hépatiques.
  • Les alcaloïdes pyrrolizidiniques, une fois isolés, sont très toxiques, mais seulement lorsqu’ils sont utilisées par voie interne : une plante à utiliser seulement en usage externe.