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Trèfle d’eau

Trèfle d'eau

Malgré son nom, le trèfle d’eau n’a rien à voir avec les autres trèfles, des plantes de la famille des Fabacées : le Menyanthes trifoliata, aux noms vernaculaires de trèfle des marais ou de castor appartient à la famille des menyanthacées. Originaire d’ Europe tempérée et d’Amérique du Nord, cette plante vivace semi-aquatique demeure présente avant tout en lieux humides tels que les marais, marécages, bordures de lacs ainsi que les mares peu profondes.

Les parties utilisées en phytothérapie sont constituées de la plante entière, fraîche, lorsqu’elle est parée de ses petites fleurs délicates roses ou blanches ou simplement ses feuilles portées par des tiges rougeâtres au soleil.

L’histoire du trèfle d’eau :

Bien que préconisée dans des temps plus anciens pour soulager rhumatismes et arthrite, cette plante fut également utilisée pour traiter les problèmes de rétention d’eau ainsi que de gale et de scorbut, des pathologies très fréquentes durant le Moyen-âge.

Du fait de son amertume prononcée, le trèfle d’eau fut utilisé comme substitut au houblon blanc ( Humulus lupulus).

Que renferme le trèfle d’eau ?

Le trèfle d’eau renferme des glucosides sécoiridoïdes (ményanthine), des polysaccharides, de la rutine, des coumarines (scopolétol), des acides phénoliques, des triterpènes, des tanins ainsi que des alcaloïdes (gentianine) et des iridoïdes (loganoside, menthiafoline, dihydromenthiafoline) : une plante aux vertus fortifiantes, digestives et fébrifuges à la fois.

Le trèfle d’eau en phytothérapie :

  • Les feuilles, cueillies au moment de la floraison se prêtent parfaitement aux infusions, à raison de 20 grammes de feuilles pour un litre d’eau bouillante : une méthode naturelle aux vertus tout autant dépuratives que digestives, surtout en cas de maux d’estomac et de migraines d’origine digestive.
  • Le trèfle d’eau, du fait notamment de la présence d’iridoïdes, des constituants amers, contribue à ouvrir l’appétit de par sa stimulation au niveau gastrique.
  • En cas d’arthrite à caractère rhumatismal, qui plus est, couplée à de l’asthénie, un amaigrissement ou de la fatigue, le trèfle d’eau reste d’un usage efficace : les feuilles ne serait-ce qu’appliquées en cataplasmes apportent déjà un soulagement.

Les précautions d’emploi liées au trèfle d’eau :

  • Cette plante reste déconseillée chez la femme enceinte ainsi qu’allaitante, du fait notamment de la présence d’alcaloïdes.
  • A fortes doses, c’est-à-dire, au-delà de 2 tasses par jour, la prise de trèfle d’eau pourrait entraîner des vomissements.
  • Le trèfle d’eau est fortement déconseillée en cas de diarrhée, de dysenterie ou de colique.