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Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux, cette plante annuelle, très commune en Europe, est facilement reconnaissable à ses tiges couchées sur le sol et à ses petites fleurs blanches et roses, dont l’éclosion perdure de juin à novembre.

De la famille des Polygonacées, qui ne compte pas moins de 150 espèces, le Polygonum aviculare, de son nom latin, reste connu sous les noms vernaculaires d’aviculaire, traînasse, herbe des saints innocents, ou herbe à cochon, certains agriculteurs s’en servant comme nourriture pour leur bétail.

L’histoire de la renouée :

En Chine, la Renouée des oiseaux est utilisée depuis plus de 2000 ans pour ses vertus diurétiques. Au 1er siècle de notre ère, Dioscoride y avait également recours pour lesdites vertus ainsi que pour diminuer les règles abondantes et soigner les morsures de serpent. Plante longtemps considérée comme remède à part entière pour soigner la tuberculose, ce, dès l’Antiquité, la renouée fut employée au siècle dernier pour soulager les rhumatismes en liant la tige de renouée liée autour du membre douloureux. Les bergers avaient pour habitude d’égrener la renouée à la manière d’un chapelet , conférant ainsi à la plante des vertus plus spirituelles.

Que renferme la renouée ?

La Renouée des oiseaux contient, dans ses parties aériennes, de grandes quantités de tanin, des flavonoïdes, des polyphénols ainsi que de l’acide salicique ( environ 1%) et un mucilage.

Les indications de la renouée :

  • Facilement identifiables de par sa saveur typique, astringente, la renouée demeure avant tout diurétique et constitue un parfait vermifuge naturel. La renouée peut de ce fait soigner les diarrhées, les hémorroïdes, soulager en cas de crise de goutte, ainsi que lors d’épisodes rhumatismaux ou contribuer à éliminer certains calculs rénaux.
  • De par la présence de tanins, qui lui confèrent ainsi des vertus astringentes, la renouée contribue à étancher le sang des plaies, à régulariser les règles ainsi qu’à enrayer les saignements de nez.
  • Riche en acide salicique, la renouée trouve toute sa place dans le cas de maladies pulmonaires, permettant ainsi de renforcer le tissu cellulaire des poumons.

Une tisane astringente, à base de renouée :

La renouée des oiseaux, associée en quantités égales à de la bistorte, de la bourse à pasteur et de l’ortie, le tout pris sous forme de tisane représente un parfait diurétique naturel : 50 grammes du mélange mis à bouillir dans 1 litre d’eau pendant 5 minutes puis à laisser infuser 10 minutes , 3 à 4 tasses par jour à boire entre les repas.

Les autres variétés de renouée :

  • La renouée âcre ou brûlante, Polygonum hydropiper, également connue sous le nom de persicaire âpre, présente également des vertus diurétiques et excitantes.
  • La Renouée du Japon, Fallopia japonica, de la famille des Magnoliophytae, fut introduite au Moyen Âge par la route de la soie comme plante fourragère. Toutefois son envahissement demeure le plus souvent signe d’une pollution des sols en métaux, surtout l’aluminium. Bien que riche en anthraquinones, stilbènes, flavonoïdes, lignanes et composés phénoliques, tous de puissants antioxydants, mieux vaut la laisser de côté.
  • La Renouée bistorte,Polygonum bistorta, très astringente, possède en plus des polyphénols et des tanins, des phlobaphènes dans ses feuilles ainsi que dans ses rhizomes, riches également en féculents.

Les contre-indications de la renouée :

Les tanins pouvant chélater le fer, en cas de prise concomitante, mieux vaut consommer sa tisane ou décoction de renouée à distance d’au moins 2 heures de cet oligo-élément.