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L’huile essentielle de basilic

L'huile essentielle de basilic

De la famille des lamiacées, le basilic de son nom latin Osimum basilicum, est une plante aromatique annuelle, à feuilles vertes et à petites fleurs blanches ou roses, facilement reconnaissable à son parfum intense et frais à la fois.

Utilisé et apprécié en médecine chinoise et indienne depuis des millénaires , baptisée « la plante royale » déjà par les grecs, le basilic s’est petit à petit répandu à travers l’Europe et le monde, s’acclimatant facilement même dans des régions éloignées de son climat d’origine. Si de nombreuses variétés de basilic existent de nos jours et sont autant appréciées pour leurs vertus médicinales que culinaires, il en va de même pour l’huile essentielle qui, suivant les variétés distillées et leurs chémotypes, ne présente pas les mêmes propriétés et précautions.

Que contient l’huile essentielle de basilic ?

  • Son huile présente tout d’abord un aspect limpide, de couleur jaune claire avec une odeur associant à la fois les notes épicées, anisées et herbacées. Obtenue par distillation à la vapeur d’eau des parties aériennes de la plante, pas moins de 10 kilos de sommités fleuries sont nécessaires pour obtenir 10 ml d’huile essentielle.
    Le méthylchavicol, l’estragole et le linalol représentent les principales molécules obtenus lors de la distillation, avec des proportions variées suivant la variété distillée, lui conférant ainsi bon nombre de vertus mais aussi de précautions d’usages qu’il
  • convient de bien respecter.
  • L’huile essentielle de basilic tropical ou exotique chémotypée méthylchavicol présente des précautions spécifiques car le méthylchavicol (comme certains de ses dérivés),à fortes doses, sont classés comme substance cancérigène, une hépatocancérogénécité ayant été démontrée chez la souris : il convient d’après une recommandation européenne, de ne pas dépasser une à deux gouttes toutes les 24 heures d’huile essentielle de basilic tropical ,ce, sur une période n’excédant pas 24 à 72H.
  • L’huile essentielle de basilic commun originaire d’ Asie, « Ocimum gratissimum » chemotypé eugénol présente quant à lui des propriétés et précautions proches de l’huile essentielle de giroflier (clou). L’huile essentielle de basilic sacré « Ocimum sanctum », riche également en eugénol présente une forte action anti-inflammatoire liée à un pourcentage élevé de béta-caryophyllène.
  • Une autre variété à chémotype thymol , originaire et récoltée en Afrique, présente des propriétés et précautions proches de l’huile essentielle de thym commun chémotypé thymol.

Les indications de l’huile essentielle de basilic :

  • Idéale pour éliminer les ballonnements, les crampes d’estomac, les hoquets et les gaz intestinaux, cette huile peut être diluée à raison de 2 gouttes d’huile dans 250 ml d’eau tiède : il ne reste plus qu’à boire cette infusion délicatement parfumée. En cas de digestion difficile, mettre une goutte d’huile essentielle de basilic tropical sur un sucre, un morceau de pomme ou de miel.
  • Légèrement laxative, elle peut utilisée dans certains cas de constipation mais jamais au long cours.
  • Pour réguler le flux menstruel et soulager des douleurs utérines , associer au creux de la main 2 gouttes d’huile essentielle de basilic et 4 gouttes d’huile végétale de Calophyllum puis masser le ventre.
  • Puissante stimulante intellectuelle, cette huile soulage les migraines mais peut aussi aider les dépressifs, les insomniaques et les anxieux de par la grande stimulation énergétique qu’elle procure.
  • En cas de contractions musculaires, mais aussi d’arthrite, de tendinite, ou de rhumatisme, cette huile n’a guère son pareil pour agir sur tout le réseau musculaire du corps, en apportant une rapide sensation de bien-être et d’apaisement : elle est antalgique et anti-inflammatoire.
  • En cas de stress, il suffit simplement de verser une à deux gouttes d’huile essentielle de basilic sur un mouchoir et de respirer : détente et relaxation assurée.
  • Cette huile de par ses qualités antiseptiques et bactéricides protège des infections hivernales.
  • De par ses propriétés lipolytiques, elle est aussi indiquée pour dissoudre les graisses : à ne jamais toutefois utilisée pure sur la peau du fait de la présence de phénols, irritants pour la peau. Il convient de toujours diluer 2 gouttes pour 50 ml d’huile végétale en massage.

Les précautions d’emploi de l’huile essentielle de basilic :

Cette huile ne doit jamais être utilisée pure sur la peau, ni diffusée de par la présence des phénols qu’elle contient, irritants pour tous les types de muqueuses. Elle est également interdite en cas de grossesse, ainsi que chez les enfants.
En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Callune, une plante tinctoriale à part entière

calluna bruyère commune

De son nom Calluna, qui signifie en grec « balayer » (callunein), la callune ou bruyère commune est un sous-arbrisseau de la famille des Ericacées. Très répandue en Asie, en Europe, la calluna vulgaris croît préférentiellement dans les landes, les bois, les lisières seulement si les terrains sont acides. Utilisée en phytothérapie depuis la nuit des temps pour calmer crises de cystites et coliques néphrétiques, la callune constitue une plante tinctoriale à part entière.

Un peu d’histoire :

La teinture jaune obtenue avec les rameaux fleuris était jadis utilisée en Ecosse, afin de colorer les étoffes de laines à grands carreaux que sont les tartans, plus connus sous le nom de kilts.

La callune en teinture :

  • Cette plante présente des vertus tinctoriales, de par la présence de flavonoïdes dont des flavonols ( quercitrine) ainsi que des tanins.
  • La meilleure période de récolte se situant juste avant l’épanouissement des fleurs, les couleurs obtenus suivant l’additif utilisé permettent d’obtenir des palettes de couleurs allant du jaune au vert.
  • Sans aucun ajout d’additif, les rameaux délivrent une teinte pouvant aller du jaune doré au roux. Associé à du cuivre, le jaune se transforme en vert kaki et au vert bronze si le fer est alors utilisé comme autre additif.
  • Les fleurs seules, détachées des rameaux délivrent une couleur jaune vive si l’on procède par la méthode dite des deux bains.

Le procédé de teinture:

  • A partir des fleurs, tout comme des rameaux frais ou séchés, il convient de hacher le tout et de le laisser macérer dans un volume d’eau conséquent pendant au moins une demie journée.
  • Puis verser les plantes et le jus macéré dans une marmite et la faire chauffer pendant une heure. Porté à ébullition brièvement, le bain devra être ensuite refroidi puis filtré avant d’être utilisé pour la teinture proprement dite.
  • Pour la teinture proprement dite, les fibres préalablement mouillées et essorées sont mises à chauffer entre 1heure à 1heure 30 dans le bain, additionné de 10% d’alun, par rapport au poids de fibres à teindre, ceci afin de fixer les couleurs.
  • Laisser refroidir les fibres dans le bain puis les sortir, les rincer et sécher le tout : les fibres sont prêtes à être utilisées.

Une confusion possible entre bruyères :

  • La bruyère commune peut être confondue avec la Bruyère cendrée (Erica cinera L.) qui présente quant à elle peu d’intérêt d’un point de vue tinctoriale.
  • Pour bien la distinguer de sa cousine, les fleurs de Calluna vulgaris possèdent 4 pétales situées en grappes aux extrémités des rameaux ainsi que des feuilles disposées sur 4 rangs.
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L’huile essentielle de genévrier

Genévrier, l'huile essentielle

Le genévrier fut l’une des premières plantes à avoir été utilisée par l’homme pour ses qualités antiseptiques, ce depuis l’Antiquité. Originaire du bassin méditerranéen, cet arbuste des montagnes d’Europe fait partie de la famille des cupressacées, Juniperus communis, de son nom latin.

Des feuilles toujours vertes en forme d’aiguilles, des petites fleurs jaunes ainsi qu’une odeur de senteur verte et fraîche de conifère sont très faciles à repérer lors des ballades dans les montagnes ou dans la garrigue. De ses baies d’une teinte bleu noir, une fois les fruits arrivés à maturité, ainsi que de ses rameaux est extraite une huile essentielle aux multiples vertus : 100kg de baies sont nécessaires pour obtenir 1,5 kg d’huile essentielle.

Que contient l’huile essentielle de genévrier ?

  • D’un aspect limpide, sa couleur pouvant aller de l’incolore au jaune-vert, son odeur légèrement boisée et poivrée, telle sont les caractéristiques facilement identifiables de cette huile. L’α-pinène, son composant majeur, couplé à la présence de Δ-3-carène, de β-caryophyllène et de limonène représentent l’essentiel des composants de l’huile essentielle de Genévrier commun : c’est une huile anti-infectieuse par excellence, très efficace notamment en cas d’infections respiratoires, couplées à des épisodes de toux.
  • Une autre variété, le genévrier commun érigé à terpinéol, plus riche en terpinène, reste plus approprié pour traiter les lithiases biliaires ainsi que les insuffisances hépatiques légères.
  • Le genévrier de Virginie renferme des cédrennes et du cédrol, lui conférant ainsi des propriétés décongestionnantes et tonifiantes veineuses : les varices, les jambes lourdes et gonflées ainsi que les hémorroïdes internes en sont les principales indications. Cette huile essentielle, à raison de 20 gouttes associées à 20 gouttes d’huile essentielle de citron et de cyprès, diluées dans une huile végétale de macadamia ou de germe de blé( 100ml) , constituent une parfaite synergie anti-cellulite : l’huile essentielle de genévrier contribue à éliminer les problèmes de rétention d’eau, tout en favorisant l’amincissement de par son action diurétique. Il suffit de se masser les zones plus « chargées » au moins une fois par jour avec ce mélange.
  • Antirhumatismale et antalgique, elle reste l’huile essentielle incontournable pour calmer les rhumatismes, en favorisant l’excrétion des toxines rénales et de l’acide urique. En frictions localisées ou en bains, à raison de 5 gouttes diluées dans un peu de sel marin ou de poudre de lait, les épisodes d’arthrite, les névrites, les crises de sciatique, les douleurs en général peuvent être ainsi calmées.
  • Les infections intestinales, avec association de spasmes et de gaz peuvent être calmées par l’utilisation de cette huile.
  • Quelques gouttes déposées sur le coussin préféré de votre chien en éloigneront les puces et les tiques.
  • En cuisine, cette huile peut agréablement remplacée les baies de genévrier : 1 à 2 gouttes ajoutées dans votre potée de choux, votre choucroute ou vos plats mijotés feront merveille, à condition de ne pas dépasser la dose.

Les précautions d’emploi de l’huile essentielle de génévrier :

  • En cas de surdosage et d’utilisation prolongée par voie orale, cette huile peut présenter une néphrotoxicité, en provoquant une irritation au niveau des reins. Elle reste formellement contre-indiquée en cas d’inflammation rénale, de néphrite et d’insuffisance rénale.
  • Cette huile essentielle est Irritante pure sur la peau et doit donc toujours être utilisée , diluée dans une huile végétale. Réservée à l’adulte, elle reste contre-indiquée chez l’enfant ainsi qu’à la femme enceinte.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Leucine, acide aminé essentiel

Acide aminé essentiel dit essentiel, le corps humain ne pouvant le fabriquer, la leucine représente environ 8% de l'ensemble des acides aminés présents dans les structures protéiques de

Acide aminé essentiel dit essentiel, le corps humain ne pouvant le fabriquer, la leucine représente environ 8% de l’ensemble des acides aminés présents dans les structures protéiques de l’organisme, avec une concentration importante au niveau des tissus.

A quoi sert la leucine ?

  • En plus d’entrer dans la composition des protéines, la leucine intervient dans la synthèse des stérols par les tissus adipeux et les muscles : cet acide aminé permet d’aider à préserver le tissu, à fournir de l’énergie au corps, les adeptes de la musculation ou d’efforts sportifs l’ayant bien compris.
  • Même si de nouvelles études seraient nécessaires pour en confirmer le bien fondé, la consommation de leucine permettrait de réguler la balance azotée, souvent déséquilibrée chez les personnes âgées et pouvant être à l’origine de leur perte de masse musculaire.
  • Cet acide aminé essentiel peut accélérer le processus de guérison au niveau des os, de la peau et des muscles.
  • Elle stimule la libération de l’insuline, ce qui réduit le taux de glucose dans le sang.

Les sources de leucine :

  • Le germe de blé représente l’aliment en renfermant le plus de quantité, aux alentours de 2000 mg pour 100 grammes, suivi de près par les céréales complètes ( blé, riz , soja), les arachides et noix, le fromage blanc caillé et les pois chiches au niveau végétal.
  • Certains poissons comme le thon, le saumon mais aussi le filet de bœuf viennent compléter le tableau des apports possibles au niveau alimentaire.

Les doses de leucine recommandées :

La dose recommandée de leucine se situe entre 1 à 20 g/jour et bonne nouvelle, aucune étude n’a montrée à ce jour des signes liés à une déficience en leucine.

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Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

La chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées. Plante très commune et très connue, elle se rencontre à chaque pas le long des chemins ou dans les lieux incultes. Bien qu’originaire d’Europe, la chicorée pousse à l’état sauvage aussi bien en Afrique du Nord que dans l’Ouest de l’Asie. Facilement reconnaissable à la période de floraison de par ses belles fleurs sessiles, d’un beau bleu, la chicorée a su devenir une plante de culture par transformation en donnant la chicorée frisée, la barbe de capucin, voir peut être également la chicorée endive ou scarole.

L’histoire de la chicorée sauvage :

Pline l’Ancien décrivait déjà les vertus du jus de chicorée, associé avec de l’huile de rose et du vinaigre : un remède pour soigner bon nombre de maux de tête, d’origine hépatique. Les Anciens avaient également pour habitude de traiter la plupart des affections abdominales avec la chicorée sauvage, une amie du foie, comme se plaisait à le décrire Galien. Plus près de nous, la racine de cette plante, une fois grillée, servit et sert toujours à fabriquer du café-chicorée ,un succédané de café, la caféine en moins.

Que contient la chicorée sauvage ?

  • Tout d’abord, la racine mais aussi les feuilles ainsi que les fleurs de chicorée sauvage peuvent être employées en phytothérapie.
  • Les feuilles, employées fraîches de préférence, renferment une matière extractive amère ainsi que de la chlorophylle, de l’albumine, des sels dont du nitrate de potassium.
  • La racine de chicorée présente des vertus qu’elle soit récoltée fraîche ou séchée : elle est remplie d’un suc laiteux très amer mais également très riche en inuline, un prébiotique naturel, l’inulase. Outre ces deux substances, la chicorée contient aussi des coumarines, des flavonoïdes, des vitamines, des minéraux ainsi qu’une huile essentielle riche en lactones sesquiterpéniques.

Les propriétés et usages de la chicorée sauvage :

  • Sa racine ainsi que ses feuilles présentent de par leurs composants des vertus toniques, apéritives, laxatives et fébrifuges.
  • La chicorée sauvage semble toute indiquée en cas d’atonie des voies digestives, puisqu’elle contribue à faciliter la digestion, en cas également d’ictère de par son action tonique sur le foie : une infusion de feuilles de chicorée sauvage peut déjà améliorer une digestion difficile.
  • Elle est capable de nettoyer l’appareil urinaire et de ce fait demeure une plante de référence pour soulager certaines crises de goutte, voir aussi de rhumatismes liées à un terrain par trop acide, du à la présence notamment d’acide urique.
  • Laxatif naturel relativement doux, cette plante peut être administrée chez l’enfant en cas de constipation passagère.
  • Certaines affections cutanées chroniques, d’urticaire, de dartres, de rougeurs peuvent voir les signes cliniques régresser par simple utilisation de la chicorée sauvage sous forme d’infusion : ceci pourrait s’expliquer notamment de par ses propriétés dépuratives.

Comment préparer son café-chicorée ?

  • Les racines, cueillies entre les mois de juillet ou d’août, doivent être nettoyées et les toutes les impuretés ôtées. Il convient ensuite de couper les racines en segments de 2 centimètres environ, de les étaler sur une pièce à biscuit puis de les rôtir dans un feu doux, ne dépassant pas les 120°C.
  • Les racines, une fois brunes ou sèches, c’est-à-dire au point de s’effriter, pourront alors être moulues jusqu’à obtenir une poudre : celle-ci se conserve dans un récipient hermétique, si possible dans un endroit frais.
  • Pour se préparer un délicieux succédané de café, il ne reste plus qu’à ajouter 300ml d’eau pour l’équivalent d’une cuillère à soupe de la précieuse poudre ( 15 ml).

Des espèces voisines de la chicorée sauvage :

L’endive, Chicorium endiva, possède les mêmes propriétés, bien que moins puissantes : associer dans son menu une salade d’endive, couplée à une tisane de chicorée sauvage (feuilles sèches) ou en décoction( feuilles fraîches), peut tout à fait potentialiser les effets bénéfiques de ces deux plantes voisines.

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L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées.

L'agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules aux effets médicinaux intéressants. Bien qu'originaire d'Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu'en Amérique du Nord.

L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules intéressantes.

Bien qu’originaire d’Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord. 

Les constituants de la plante

Les parties aériennes de cette plante renferme à la fois des glucosides dérivés de la bufénolide, un alcaloïde présent sous forme de léonurine, des flavonoïdes, des tanins ainsi que des diterpénoïdes.

L’histoire de l’agripaume

Déjà utilisée durant le Moyen-âge, cette plante a su trouver sa place dans la pharmacopée et la phytothérapie d’antan en tant que régulateur à la fois des palpitations, des spasmes et battements liés à la sphère cardiaque. De plus, si l’on se réfère au célèbre herboriste P.Matteoli du 16ème siècle, l’agripaume présentait une indication dans la sphère uro-génitale, avec sa capacité à stimuler à la fois l’émission des urines ainsi que les menstruations, couplée à son action sur la dissolution des calculs.

 Les vertus de l’agripaume

  • L’agripaume présente un intérêt pour améliorer le fonctionnement du cœur, en régulant notamment les palpitations ainsi que les troubles nerveux du fait de son action antispasmodique.
  • Couplée à son action sédative, l’agripaume facilite la relaxation, la détente sans toutefois entrainer de somnolence.
  • De par son action stimulante sur les muscles de l’utérus, l’agripaume permet de soulager en cas de règles douloureuses, de syndrome prémenstruel, avec un usage toutefois déconseillé en cas de règles abondantes.

Des espèces voisines

Leonorus heterophyllus, une espèce originaire de Chine ainsi que Leonorus sibiricus, croissant en Sibérie présentent les mêmes vertus que leur cousine Leonurus cardiaca.

Les précautions d’emploi de l’agripaume

Cette plante reste déconseillée chez la femme enceinte ainsi qu’en cas de flux menstruel important.