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La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine.

La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine.

La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine. De par ses bulbes qui peuvent faire penser aux fruits du figuier, ficaire est dérivé du nom ficus.

De la famille des Renonculacées, cette plante vivace présente un intérêt en phytothérapie, de par les molécules contenues dans ses feuilles et sa racine.

Que renferme la ficaire ?

La racine de la ficaire contient de l’huile essentielle, de la vitamine C présente surtout dans ses feuilles, de la saponine, des hétérosides sous forme d’hédéragénine et d’ acide oléanique, des antioxydants sous forme de tanins et de flavonoïdes, une huile essentielle ainsi que de l’anémonine et de la protoanémonine, toutes deux des substances toxiques, éliminées lors du séchage de la plante.

La ficaire renferme des micronutriments tels que le calcium, le chlore, le fer, le magnésium, le phosphore, le potassium, du silicium, du sodium ainsi que du soufre.

Les indications de la ficaire :

  • De par ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, de par la présence de saponines, la ficaire permet de traiter les douleurs, les prurits et les sensations congestives ressenties lors des poussées hémorroïdaires.
  • Son usage en phytothérapie reste toutefois local, soit sous de forme de teinture-mère, en onguent ou en suppositoires.
  • En petite quantité, les feuilles très jeunes, crues, se consomment comme du cresson, celles-ci nécessitant d’être cuites quand elles sont matures.
  • Autrefois, les paysans avaient pour usage d’employer les feuilles et les fleurs afin d’éliminer les rats.
  • Les extraits de ficaire, de par leurs propriétés anti-couperose, astringentes et adoucissantes, entrent dans la composition de bon nombre de produits cosmétiques comme les lotions capillaires, en cas de cheveux gras et abîmés et fragile, dans les crèmes à visée astringentes ainsi que pour les soins anti-couperose.
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L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

L'églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c'est un rosier sauvage que l'on rencontre fréquemment en Europe de l'Ouest.

L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

Son fruit orange à rouge vif, le cynorrhodon, contient des graines très dures, des akènes, tout comme la fraise, entourées de nombreux poils : c’est du fruit de l’églantier que vient le poil à gratter souvent tant redouté.

L’histoire de l’églantier :

Le cynorrhodon, de son nom latin qui signifie rose de chien, aurait été employé pendant l’Antiquité pour ses vertus antirabiques. Son surnom de rosier du diable, tiendrait au fait que l’églantier a été maudit depuis que Judas s’y pendit. Dans la Grèce Antique, sa rose était utilisée pour traiter les inflammations de la gorge, le rhume ainsi que pour éviter les maux de tête, en s’en couvrant tout simplement la tête de ses beaux pétales. Les Amérindiens d’Amérique du Nord avaient quant à eux pour habitude de mélanger les fruits des rosiers indigènes au « pemmican », une nourriture hivernale à base de viande séchée en poudre, de graisse, de farines variées et d’amandes pilées. Plus de près de nous, le fruit, toujours lui, représentait une friandise particulièrement appréciée pendant le Moyen-âge. De nombreuses croyances populaires ont toujours su le mettre en avant de par un usage fréquent en cas d’affections liées au système pulmonaire, tout comme son proche parent phytothérapique, le rosier rouge (Rosa gallica).

Que contient l’églantier ?

  • Les parties les plus prisées de l’églantier se composent avant tout de ses fruits, récoltés à l’automne, utilisés très souvent dans le domaine culinaire pour réaliser des confitures, mais aussi du vin médicinal ainsi que de belles tisanes, pour venir en aide en cas d’affaiblissement ainsi que lors de certaines infections.
  • Les feuilles et ses racines contiennent de l’acide tannique, plutôt employées en cas diarrhées simples ou de gastro-entérites, du fait de leur astringence.
  • Les pétales contiennent quant à eux de la pectine, des tanins, des acides organiques et une petite quantité d’essence : ils peuvent servir à préparer de l’eau de rose, particulièrement bénéfique en cas de conjonctivite ou de blépharite.
  • Ses fruits sont riches en vitamine C, leur teneur pouvant aller jusqu’à 1,25% : 100 g de cynorhodons renferment en moyenne 600 mg de vitamine C alors que 100g d’orange en contient 95mg. En séchant, ces fruits perdent jusqu’à 80% de leur teneur en vitamine : mieux vaut donc consommer les fruits frais et si possible cru.
  • Les vitamines B1,B2,P,K ainsi que la A y sont également bien représentées.
  • Les akènes possèdent de plus de nombreux polyphénols sous forme de proanthocyanidols (corilagine et tellimagrandine) et de flavonoïdes pouvant atteindre jusqu’à 3%, des acides maligne et citrique, du D-sorbitol ainsi que de l’huile essentielle.

Les utilisations de l’églantier :

  • De par ses vertus diurétiques, toniques, laxatives, cicatrisantes, astringentes, antiscorbutiques, anti-inflammatoires, l’églantier fait figure de plante quasi incontournable dans l’arsenal thérapeutique de l’univers des plantes.
  • Avant tout un excellent tonifiant et antiscorbutique, de par notamment sa richesse en vitamine C, le cynorrhodon a toute sa place pour aider en cas d’hypovitaminose C d’épuisement physique, d’asthénie, de fatigue printanière ainsi que améliorer les périodes de convalescences.
  • De par son action stimulante sur le système immunitaire, ses fruits peuvent être utilisés soit en prévention, soit en curatif, en cas de rhumes ou de grippe.
  • Les pétales de fleurs sont légèrement astringents utiles pour nettoyer la peau du visage acnéique ou en cas d’inflammation
  • Les fruits de par leurs vertus diurétiques et dépuratifs sont recommandés en cas d’hydropisie (rétention de liquides), de crise de goutte voir aussi d’arthrite.
  • Si l’on s’en réfère à certains essais in vivo pratiqués sur le rat, la présence des polyphénols de l’églantier, la corilagine et la tellimagrandine pourraient diminuer la résistance du staphylocoque doré aux antibiotiques de la famille des beta-lactamines en inactivant une protéine qui permet le couplage de cet antibiotique prescrit larga manu.

Dépourvu de contre-indications, d’effets désirables rapportés et en l’absence d’interaction médicamenteuse, l’églantier fait partie des quelques plantes faciles à utiliser en phytothérapie.

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La carotte – En aromathérapie, cette huile essentielle, à la couleur limpide et aux effluves terreuses et chaudes, rappelant les parfums forestiers, trouve toute sa place en aromathérapie.

La carotte - En aromathérapie, cette huile essentielle, à la couleur limpide et aux effluves terreuses et chaudes, rappelant les parfums forestiers, trouve toute sa place en aromathérapie.

La carotte, Daucus carota, dont on extrait par distillation à la vapeur ses graines, fait partie de la famille des apiacées. En aromathérapie, cette huile essentielle, à la couleur limpide et aux effluves terreuses et chaudes, rappelant les parfums forestiers, trouve toute sa place en aromathérapie.

Cultivée en Europe depuis au moins 2000 ans, elle a de tout temps était mentionnée dans plusieurs textes anciens en tant que remède, indépendamment de sa connotation de légume du « pauvre ».

Que contient l’huile essentielle de carotte ?

Cette huile renferme en majorité des sesquiterpénols, pouvant atteindre jusqu’à 60% de ses constituants, et notamment du carotol et du daucol, lui conférant ainsi son parfum très caractéristique. Les terpènes, surtout des pinènes ( monoterpènes) ainsi que du β-bisabolène y sont également présents ainsi que du linalol, pour ce qui est de sa teneur en monoterpénols. Quelques traces d’esters, aux vertus apaisantes, sous forme d’acétate de géranyle peuvent également retrouvés,bien que ne dépassant guère plus de 3% de ses constituants.

Les vertus de l’huile essentielle de carotte :

  • Cette huile reste l’huile de la peau par excellence, du fait de ses actions qui se veulent à la fois anti-inflammatoires, régénérantes des cellules cutanées et dermo-protectrices : l’huile essentielle de carotte a cette capacité à renforcer le système immunitaire de la peau, souvent sollicité de par les nombreuses agressions que la peau subit au quotidien.
  • Elle est parfaite pour se protéger du soleil (en complément sans la remplacer d’une protection solaire adaptée), en cas de peau sèche ou abîmée, d’acné mais aussi pour accélérer la cicatrisation suite à des brûlures.
  • En prévention d’intertrigo ( atteinte des plis) ou d’escarres, cette huile peut rendre de grand service et reste facile à utiliser puisque sans effets secondaires connus à ce jour : cette huile est celle des soins des nourrissons et des enfants, souvent concernés par les problèmes de peau.
  • En cas de jambes lourdes, l’huile essentielle de carotte, diluée à hauteur de 5% dans une huile végétale d’amande douce, et appliquée en massage,présente une action phlébotonique.

Une préparation anti-brûlures :

En cas de petite brûlure, il suffit d’appliquer la préparation suivante, après avoir laisser l’eau fraîche couler au moins 5 minutes sur les parties douloureuses : 1 goutte d’huile essentielle de carotte couplée à 3 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie, le tout mélanger dans une cuillère de macérat de millepertuis. A renouveler autant de fois que nécessaire jusqu’à disparition des signes.

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L’angusture ou angusture vraie, un arbre à feuilles persistantes et à ses fleurs facilement perceptibles de par l’odeur fétide qu’elles dégagent.

L'angusture ou angusture vraie, un arbre à feuilles persistantes et à ses fleurs facilement perceptibles de par l'odeur fétide qu'elles dégagent.

L’angusture ou angusture vraie, de ses noms latins Galipea officinalis, Angustura vera, Cusparia febrifuga, Galipea cusparia ou Galipea febrifuga, fait partie de la famille des Rutacées, un arbre à feuilles persistantes et à ses fleurs facilement perceptibles de par l’odeur fétide qu’elles dégagent.

Originaire des Antilles ainsi que de l’Amérique du sud tropicale, son écorce est récoltée toute l’année pour les différentes molécules chimiques qu’elle contient.

L’histoire de l’angusture :

Base de la fabrication d’un poison de tout temps utilisé pour la pêche par les Indiens d’Amazonie, l’angusture et ses constituants furent et demeurent encore employés de nos jours afin de faire baisser à la fois la fièvre et de soigner les infections intestinales, tout en étant recherchée pour ses qualités fortifiantes . Plus près de nous, l’angusture fit partie des ingrédients de boissons dites amères, communément appelées bitters.

Que contient l’angusture ?

Riche en principes amers qui la caractérisent, l’angusture renferme un certain nombre d’alcaloïdes, dont la cusparine, la galipine ainsi que la cusparéine particulièrement efficaces contre le bacille de la tuberculose. De par la présence également de coumarines, l’angusture peut être à une réponse en cas de développement de Trypanosoma cruzi *.

Les vertus de l’angusture :

  • De par sa puissante amertume, l’angusture peut contribuer à stimuler à la fois et l’estomac ainsi que l’appareil digestif.
  • De par également son action antispasmodique, l’angusture a toute sa place pour améliorer les digestions difficiles ainsi qu’en cas de diarrhée et de dysenterie.
  • Son usage en tant qu’antipyrétique reste très usité Amérique du Sud, son efficacité détrônant parfois celle obtenue par le quinquina sur bon nombre de fièvres persistantes.
  • Cette plante doit sa réputation à son utilité dans la maladie de Chagas, liée à une infection parasitaire courante en Amérique latine.

Les formes galéniques de l’angusture :

  • Son écorce, une fois distillée produit une huile essentielle particulièrement efficace en cas de contractures musculaires, de crampes ou de spasmes, à diluer à hauteur de 5% maximum dans une huile végétale.
  • L’angusture reste un traitement homéopathique de terrain, commercialisée sous forme de granules ou de teinture-mère ainsi qu’un remède en gemmothérapie.

Les précautions d’emploi de l’angusture :

Ingérées à fortes doses, les principes actifs peuvent engendrer des vomissements et demeurent contre-indiqués chez la femme enceinte, allaitante ainsi que chez l’enfant.

*Paulo C. Vieira, Jair Mafezoli, Mônica T. Pupo, João B. Fernandes, M. Fátima das G. F. da Silva, Sérgio de Albuquerque, Glaucius Oliva, Fernando Pavão. Strategies for the isolation and identification of trypanocidal compounds from the Rutales. Pure Appl. Chem., Vol. 73, No. 3, pp. 617-622, 2001

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L’anacardier, de son nom plus scientifique Anacardium occidentale, est un arbre originaire des forêts et prairies tropicales.

L'anacardier, de son nom plus scientifique Anacardium occidentale, est un arbre originaire des forêts et prairies tropicales.

L’anacardier, de son nom plus scientifique Anacardium occidentale, est un arbre originaire des forêts et prairies tropicales. Parfois appelé acajou à pommes, cet arbre cultivé notamment en Inde et en Afrique orientale fait partie de la famille des Térébinthacées.

Bon nombre de ses parties sont utilisées en phytothérapie, son fruit comestible étant peut être sa version la plus connue à travers ses célèbres noix de cajou.

Les parties et constituants de l’anarcadier :

  • Presque tout le totum de cet arbuste trouve une utilisation en phytothérapie, puisque peuvent être utilisés sa noix, ses feuilles, son écorce, sa racine ainsi que sa gomme.
  • Son fruit composé de deux éléments, c’est à dire le fruit et une amande, la noix de cajou, renferme dans sa coque un acide et reste toxique : il convient donc de le récolter avec des gants afin d’éviter des brulures.
  • La noix, riche en lipides (45%) ainsi qu’en protéines ( 20%),ne peut être consommée crue et nécessite d’être préparée pour devenir comestible. De ce fait, elle va tout d’abord subir un traitement, par grillage sur un feu, séchage, ramollissement, le but de l’opération étant de libérer le baume caustique, qui sera récupéré à des fins industrielles. L’amande quant à elle, grillée une première fois, puis arrosée d’un mélange d’eau, de sel et de gomme d’acacia, sera grillée une nouvelle fois afin d’ être débarrassées de toute trace d’humidité, assurant ainsi une bonne conservation.
  • Dans le domaine phytothérapique, l’anarcadier constitue un véritable remède puisque sa gomme renferme de l’acide anacardique, présentant à la fois des vertus antibactériennes, fongicides et vermifuges. Un véritable traitement capable d’éradiquer vers et parasites, voir même le nom moins célèbre Helicobacter pylori tant redouté des personnes souffrant d’ulcères de l’estomac.
  • Elle est aussi utilisée en monodiète contre les maladies les plus graves comme la lèpre, la gomme pouvant être appliquée directement en local, tout comme en cas de cors ou de mycoses.
  • Les jeunes rameaux et feuilles pouvant être consommés comme légume, présentent également l’avantage de calmer les maux de dents et les gingivites, un usage des plus courants en Afrique et en Inde. À Madagascar, les feuilles d’anacardier sont utilisées sous forme de bains de vapeur localisés afin de calmer les crises hémorroïdaires.
  • L’huile extraite du mésocarpe de la coque, bien que toxique et caustique, reste utilisée à doses certes infimes pour éradiquer certaines verrues rebelles, des durillons, des teignes tout comme des abcès.

D’autres usages de l’anacardier :

  • L’huile caustique extraite de la noix peut servir à produire des vernis, des insecticides ainsi qu’une encre indélébile.
  • La pomme de cajou est utilisée en Afrique pour repousser les moustiques : une simple pomme coupée laissée dans la pièce ou bien dans la mare pour éradiquer les larves de moustique s‘y trouvant.
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Alstonia scholaris, s’il vient d’Inde, cet arbre, dont les feuilles et l’écorce restent des plus utilisés dans ce pays…

Alstonia scholaris, s'il vient d'Inde, cet arbre, dont les feuilles et l'écorce restent des plus utilisés dans ce pays

De son nom latin, Alstonia scholaris, s’il vient d’Inde, cet arbre, dont les feuilles et l’écorce restent des plus utilisés dans ce pays, a de tout temps permis de traiter les troubles intestinaux ainsi que le béri-béri. De la famille des apocynacées et asclépiadacées, cet arbre tropical, qui tire ses origines du grand continent asiatique, a su s’implanter en Afrique tropicale et aux États-Unis, ses noms vernaculaires les plus souvent rencontrés étant fréquemment quinquina d’Australie ( Alstonia constricta) ou d’Inde, alstonia des écoliers, voir arbre du diable.

Que renferme l’alstonia ?

Les principes actifs, concentrés pour la plupart dans son écorce, comprennent des alcaloïdes, dont la fameuse réserpine, connue pour ses effets hyptotenseurs ainsi que des flavonoïdes, de la ditamine, de l’échitenine, de l’échitamine et du loganine : l’astolnia s’est vu affublé du nom de quinquina australienne, utilisé de ce fait pour juguler certaines fièvres paludéennes, de par la présence de l’un de ses composant, similaire à celui de la quinine.

Les vertus médicinales de l’alstonia :

  • L’écorce et dans une moindre mesure ses feuilles( en décoction) présentent des propriétés astringentes et anti-diarrhéiques, efficaces dans le traitement de la diarrhée et de la dysenterie chronique.
  • Vulnéraire par excellence, l’alstonia demeure très utilisé encore pour soigner les maladies cutanées. En effet, de par ses vertus antiseptiques, via sa sève laiteuse et amère, l’alstonia permet de soigner certains ulcères, directement en application.
  • L’alstonia est un fébrifuge employé pour éliminer les fièvres et serait même bénéfique sur certaines pneumonies ainsi que dans le cancer du poumon, dans l’attente toutefois d’études scientifiques tendant à en prouver ses effets.

Les autres utilisations de l’alstonia :

En Asie du sud, le bois de l’alstonia reste l’une des matières première de base dans la production de cercueil, tandis qu’à Bornéo, celui-ci est utilisé pour la fabrication des coques de bateaux ainsi que des accessoires pour la cuisine : un arbre au bois peu putrescible devenu emblématique au Bengale.

Les précautions d’emploi de l’alstonia :

Toxique à hautes doses, l’alstonia fait l’objet de restrictions dans certains pays, de par la présence notamment de ses alcaloïdes : d’un usage purement médical, il demeure formellement contre-indiqué chez la femme enceinte ainsi qu’allaitante.

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Bien connu pour ses vertus en nutrition, l’airelle myrtille trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d’un bleu intense

Bien connu pour ses vertus en nutrition, l'airelle myrtille trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d'un bleu intense

De son nom plus scientifique Vaccinium myrtillus L., l’airelle myrtille fait partie de la famille des Ericacées. Bien connu pour ses vertus en nutrition, cet arbrisseau trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d’un bleu intense.

L’histoire de la myrtille :

Certainement connues depuis le temps du néolitique, les myrtilles furent de tout temps utilisées comme base de teinture naturelle. Leurs couleurs à l’origine des nuances violettes, bleu ou furent utilisées en support de teinture déjà à l’Antiquité ainsi que pendant la période gauloise ou pendant l’ère médiévale.

Ses lieux de prédilection :

Très présente dans les fourrés des sous-bois, la myrtille se complaît tout aussi bien dans les régions montagneuses que dans les landes ou les tourbières. Ses terrains favoris restent avant tout les sols siliceux et acides, peu importe par contre qu’ils soient secs ou humides. La myrtille, très rare en région méditerranéenne, a élu préférentiellement domicile dans les massifs montagneux ainsi que dans les forêts de Bretagne et des Ardennes bien qu’ elle se retrouve désormais jusqu’à l’extrême Nord de l’Europe.

La myrtille en teinture :

  • Les baies fraîches, récoltées à la fin de l’été, nécessitent tout d’abord de macérer plusieurs jours avant de n’envisager un quelconque usage en teinture : 3 jours minimum de macération sont nécessaires, avec ajout ou pas d’un ou 2 verres de vinaigre pour 5 litres de jus.
  • Après filtrage du jus, les baies sont alors enfermées dans un sac en mousseline puis malaxées pour exprimer de nouveau un jus, de couleur bleu profond, du à la présence d’anthocyanes au sein des fruits. Avec l’ajout d’alun et de tartre, le liquide obtenu pourra ensuite délivrer une couleur qui peut aller du bleu, si l’on y adjoint de la lessive de cendres, au bleu-gris, avec le fer comme additif ou d’un mauve violet, utilisé à l’état brut.
  • Une fois les fibres placées dans un grand récipient, il convient d’allonger le bain avec de l’eau, en veillant à y placer le sac de baies écrasées puis à mettre à chauffer le tout en dessous de l’ébullition pendant 1heure 30.
  • Il convient ensuite de laisser le tout tiédir, une fois le feu éteint puis de rincer et de sécher les fibres : le bleu de la myrtille s’obtient plus facilement sur un tissu en lin , la laine délivrant plutôt des nuances violacées.
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Acide aminé essentiel dit non-essentiel, le corps humain pouvant le fabriquer, l’alanine (L-alanine) fait partie des 20 acides aminés contribuant à fabriquer des protéines.

Acide aminé essentiel dit non-essentiel, le corps humain pouvant le fabriquer, l'alanine (L-alanine) fait partie des 20 acides aminés contribuant à fabriquer des protéines.

Acide aminé essentiel dit non-essentiel, le corps humain pouvant le fabriquer, l’alanine (L-alanine) fait partie des 20 acides aminés contribuant à fabriquer des protéines.

Le rôle de l’alanine :

L’alanine, l’un des plus petits acides aminés avec la lysine, fut isolé pour la première fois en 1879.

 

  • Cet acide aminé peut être créé dans les cellules musculaires au départ du glutamate (processus de transamination) puis, une fois arrivé dans le foie, l’alanine se transforme en pyruvate, raison pour laquelle cet acide aminé est dit non-essentiel : pas de production d’énergie sans la présence d’alanine car il contribue notamment à augmenter le taux de glucose au niveau sanguin, sans oublier sa présence dans les sécrétions prostatiques.
  • Le système immunitaire ne saurait se passer de cet acide aminé, du fait de son rôle dans la production des globules blancs ( lymphocytes).
  • De par sa composition chimique (groupe méthyle), l’alanine peut aider à éliminer les phosphates, parfois trop présents au sein de l’organisme tout comme certains produits nocifs.

Où trouver l’alanine ?

  • Cet acide aminé reste présent dans peu d’aliments représentés surtout par l’avocat, certaines viandes (bœuf et volailles) ainsi que dans le blé et les produits laitiers.
  • Des chimistes, en 1948, ont découvert des dérivés de la β-alanine, une autre forme chimique de cet acide aminé qui offrent une saveur sucrée plus intense que le saccharose.

Les doses d’alanine recommandées :

  • Les doses recommandées restent très larges puisqu’elles oscillent entre 500 et 2000 mg/jour, les carences bien que quasi-inexistantes n’étant pas synonymes de symptômes particuliers.
  • Toutefois, l’alanine présente une action opposée à celle de la taurine : mieux en tenir compte en cas de prise concomitante.
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Croissant facilement sur des sols pauvres et siliceux, l’ajonc résiste bien au vent ainsi qu’aux embruns…

L’ajonc, de son nom latin Ulex europaeus L., fait partie de la famille des Fabacées. Croissant facilement sur des sols pauvres et siliceux, l’ajonc résiste bien au vent ainsi qu’aux embruns. Cet arbuste épineux et buissonnant porte de nombreuses fleurs au moment du printemps, reconnaissables à leurs corolles jaune d’or papilionacée, offrant ainsi matière pour teinter bon nombre de tissus.

L’histoire de l’ajonc

Employé en teinture depuis d’Ecosse jusqu’au Maghreb, les ajoncs, dans leur version plus sauvage, ont de tout temps été recherchés en teinture pour leurs colorants jaunes.

L’ajonc en teinture

  • De cet arbrisseau vont être récoltées les jeunes pousses ainsi que ses fleurs pendant la période de floraison.
  • Conservées tout aussi bien fraîches ou sèches, ces parties bien spécifiques trouvent un usage dans le domaine tinctoriale de par les différents colorants qu’elles délivrent : des flavonols, des chalcones, des isoflavones ( génistine)ainsi que des caroténoïdes.

La préparation tinctoriale

En utilisant comme mordant l’alun ainsi que le tartre, les jeunes pousses et fleurs vont ensuite délivrer une couleur jaune, si aucun additif n’a été rajouté à la préparation ou un vert vif, en cas de recours au cuivre.

D’autres variétés d’ajonc

  • Le calitome velu, de son nom latin Calicotome villosa, est un arbuste croissant dans le maquis, tout aussi épineux que son cousin Ulex europaeus L. ,qui fournit quant à lui une couleur vert tendre dans le domaine tinctorial.
  • L’Ulex parviflorus Pourr. ,propre à l’espace méditerranéen, peut également s’employer en teinture.
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De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles…

De son nom latin Allium ursinum, l'ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d'étoiles

De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles. Originaire d’Europe et d’Asie, il pousse le plus souvent dans le sol boisées humides et zones ombragées. Ses bulbes et ses parties aériennes, particulièrement appréciés en phytothérapie, sont récoltés au début de l’été.

L’histoire de l’ail des ours :

Cette plante médicinale déjà connue par les Celtes et les Germains était considérée comme une plante magique et souvent associée à la magie blanche. Cet ail s’est fait au fil du temps une réputation de plantes aux vertus préventives. Déjà cité dans le célèbre dictionnaire de Trévoux au 18ème siècle, l’ail des ours était utilisé en cas de peste, de colique venteuse pour ne citer que quelques maladies de l’époque. Elle était d’ailleurs parfois nommée thériaque des paysans, ces derniers y ayant recours en tant que médicament.

Que contient l’ail des ours ?

L’ail des ours renferme des sulfures d’alkyle et qui une fois distillé, libère l’allicine, à la fois un antimicrobien et un antibiotique naturel puissant. De plus la vitamine C y est présente en grande quantité, lui conférant de ce fait des effets et propriétés supérieurs à son cousin l’ail commun « ail sativum ».

Les indications de l’ail des ours :

  • De son bulbe, il est possible de préparer des teintures, des sirops, de réaliser des décoctions, des cataplasmes ou tout simplement des jus, bien que son odeur soufrée puisse en effrayer certains.
  • L’ail des ours permet de soulager les douleurs de l’estomac ainsi que de faciliter la digestion, ce qui lui donne une place de premier choix pour traiter tout aussi bien les diarrhées, les coliques, les indigestions, les flatulences ainsi que pour stimuler l’appétit.
  • Tout comme son cousin « commun », l’ail des ours permet de faire baisser la tension artérielle et de prévenir l’artériosclérose : anti-agrégant plaquettaire, il lutte contre la formation des plaques d’athéromes.
  • L’ail des ours, pris en infusion constitue un excellent remède pour lutter contre les ascaris : un vermifuge facile à préparer.
  • De par sa stimulation sur la circulation sanguine, l’ail des ours reste un précieux allié pour soulager certains rhumatismes en friction et arthrites, plus spécialement par le recours à son huile essentielle extraite du bulbe. A défaut d’huile essentielle, 30 grammes d’ail écrasé et mis à macérer dans 25 centilitres de vinaigre de cidre pendant 10 jours donneront les mêmes effets.
  • Les feuilles fraîches trouvent une place tout aussi bien comme base de réalisation de cataplasmes, associées à de l’argile verte ou tout simplement en tant qu’épice alicament en cas de diarrhées chroniques, aiguës ou de constipation : quelques feuilles coupées finement à ajouter dans la soupe, la salade, ou sur une tartine de pain grillé.

Comment faire son vin à l’ail des ours ?

Le vin à l’ail des ours, considéré comme une recette de « grand-mère » a souvent était utilisé pour soulager certains troubles respiratoires, notamment ceux dus à des engorgements chroniques.Pour le fabriquer soi-même, rien de plus simple.

Il suffit pour cela de couper finement quelques feuilles, puis de les faire bouillir dans un ¼ de litre de vin blanc, d’y ajouter 2 cuillères à soupe de miel et de boire cevin tout au long de la journée, sauf en cas de grossesse, de cirrhose hépatique ou de sevrage alcoolique.

L’ail des ours et ses précautions :

  • Avant floraison, l’ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai, la colchique d’automne ou l’arum sauvage, des plantes toutes très toxiques : il suffit simplement de froisser les feuilles qui dégagent une odeur légèrement soufrée sans être entêtante.
  • En cas d’irritation gastrique, d’irritation intestinale ou urinaire, mieux vaut s’abstenir de consommer de l’ail des ours, les molécules soufrées pouvant accentuer les phénomènes inflammatoires chez certaines personnes.
  • De par son engouement croissant auprès des laboratoires mais aussi des cueilleurs du dimanche, l’ail des ours fait partie des espèces botaniques menacées.