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Nickel

Nickel

Le nickel est un oligo-élément peu répandu dans le corps humain : il n’en renferme que 500 microgrammes, surtout localisés au niveau du poumon.

Lorsque cet oligo-élément est absorbé, il est ensuite éliminé au niveau urinaire ainsi qu’au niveau de la bile, voir parfois par la sueur. Si son rôle sur l’insuline est connu depuis 1929, son rôle essentiel chez l’homme ne l’est que depuis 1974.Une alimentation, si elle est équilibrée et diversifiée, fournit les apports journaliers car cet oligo-élément est présent, même en quantité infinitésimale, dans bon nombre de végétaux mais aussi dans certaines protéines animales.

A quoi sert le nickel ?

  • Le nickel aide au bon fonctionnement et au bon équilibre du pancréas. Il a en effet un rôle très ciblé sur le métabolisme des glucides et dans l’utilisation des sucres puisqu’il concourt à augmenter l’effet de l’insuline.
  • Il régule la production d’adrénaline et présente de ce fait une action hypotensive.
  • Associé à un autre oligo-élément, le cobalt, il permet de réguler le pancréas, notamment en cas de digestions difficiles.

Où trouver le nickel dans l’alimentation ?

L’un des aliments les plus riches en nickel reste le chocolat, à condition toutefois qu’il soit noir (70% de cacao). Les légumes secs mais aussi les fruits ainsi que le thé ( en vrac d’origine biologique) en sont richement pourvus. Attention toutefois à leur consommation concomitante avec des céréales : les phytates qu’elles contiennent peuvent perturber l’absorption du nickel. Il en va de même s’il est associé à des aliments (voir des compléments) riches en fer, cuivre ou zinc : il s’ensuit une compétition au niveau intestinal dont le nickel ne sort pas vainqueur. Le mode de cuisson peut être une source de nickel supplémentaire si les aliments sont cuisinés dans de l’acier inoxydable (source Afssa ).

Les apports recommandés en nickel :

Même si à l’heure actuelle, il n’existe pas de recommandation d’apport journalier, on estime que les besoins seraient d’environ 75 microgrammes par jour (besoins extrapolés à partir de données animales), dose qui est largement dépassée par l’alimentation. En Europe, les apports varient entre 110 et 230 microgrammes.

Carences ou excès en nickel :

Les carences sont inexistantes et sa toxicité, en cas d’excès, ne peut se manifester qu’à des doses supérieures à 600 microgrammes/ jour, les organes touchés pouvant être le poumon, la peau (dermatoses) ou les reins.
Les apports en excès ne peuvent être causés que par des apports extérieurs à l’alimentation. Le nickel, lorsqu’il est inhalé, peut favoriser le cancer du poumon en se combinant avec le monoxyde de carbone. Se forme alors du carbonyle de nickel, que l’on retrouve notamment dans la fumée des cigarettes.

Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments