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Lithium

Lithium

Présent à l’état de traces dans le plancton et chez tous les êtres vivants, le lithium provient du grec lithos, qui signifie pierre.

Cet oligo-élément fut découvert en 1817 par Johan August Arfwedson sur l’île de Utö ,en Suède, qui analysait alors d’autres minéraux. D’où son nom de lithium, attribué par J.J. Berzelius, puisqu’il ne provient pas de matières d’origine végétale, contrairement à d’autres composés. Même si son métabolisme chez l’homme reste assez mal connu, il reste probablement proche de celui du sodium et du potassium. Après absorption digestive, le lithium se concentre à hauteur de 50% sur les muscles ainsi que sur le tissu cérébral, son élimination se faisant par voie rénale : le sang en contient environ 30 microgrammes par litre.

Comment fonctionne le lithium ?

  • Les propriétés du lithium seraient probablement dues à sa participation dans le fonctionnement des cellules nerveuses ainsi qu’à sa régulation sur les molécules impliquées dans la transmission des informations au niveau cérébral. Le lithium intervient en effet au niveau des échanges membranaires, tout comme le potassium, le sodium et le magnésium, ce qui expliquerait en partie son rôle tranquillisant sur le système nerveux.
  • Au niveau de la glande thyroïde, il a la capacité de bloquer la libération de l’hormone thyroïdienne (la thyroxine), hormone connue pour favoriser l’apparition d’un goitre.

Les vertus du lithium :

  • Le lithium aide à réguler certains problèmes de sommeil ainsi que les troubles de l’humeur : le sommeil est plus récupérateur. Le lithium renforçant les effets du magnésium, il est un oligo-élément de choix pour réguler les états spasmophile ainsi que certaines situations de stress. Une légère tendance dépressive, des difficultés d’adaptation (changements de rythme de vie, horaires décalés) peuvent être améliorées par la prise de lithium ( avec un suivi médical).
  • Le lithium a démontré, à fortes doses, toute son utilité dans la prise en charge de certaines pathologies psychiatriques, la découverte de ses propriétés sur les troubles de l’humeur et du comportement ayant déjà été décrites par J.F.J Cade en 1949.
  • La dose préconisée est de 70 à 140 mg/jour, avec une surveillance biologique nécessaire afin d’éviter tout effet délétère au niveau neurologique mais aussi rénal : la marge thérapeutique est faible. Le lithium, sous forme de sels de lithium s’est révélée efficace comme thymo-régulateur, notamment en cas de trouble bipolaire.
  • Le lithium est utilisé depuis des décennies dans le traitement de la goutte, les sels de lithium de l’acide urique étant très solubles dans l’eau.
  • En simple application locale, sous forme de lotion, le lithium peut aider à réguler un excès de sébum au niveau de la peau et du cuir chevelu (dermite séborrhéique).

Les aliments riches en lithium :

L’eau de boisson reste le plus gros fournisseur de lithium, suivi de près par les céréales, les légumes verts. Les concentrations dans les eaux de boisson peuvent aller de 200 à 600 microgrammes : mieux vaut toujours lire les étiquettes, même s’il n’existe aucune recommandation quant aux AJR*.
Les protéines d’origine animale comme les poissons, les viandes mais aussi les œufs en sont de bonnes sources.

* apports journaliers recommandés