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L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

L'églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c'est un rosier sauvage que l'on rencontre fréquemment en Europe de l'Ouest.

L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

Son fruit orange à rouge vif, le cynorrhodon, contient des graines très dures, des akènes, tout comme la fraise, entourées de nombreux poils : c’est du fruit de l’églantier que vient le poil à gratter souvent tant redouté.

L’histoire de l’églantier :

Le cynorrhodon, de son nom latin qui signifie rose de chien, aurait été employé pendant l’Antiquité pour ses vertus antirabiques. Son surnom de rosier du diable, tiendrait au fait que l’églantier a été maudit depuis que Judas s’y pendit. Dans la Grèce Antique, sa rose était utilisée pour traiter les inflammations de la gorge, le rhume ainsi que pour éviter les maux de tête, en s’en couvrant tout simplement la tête de ses beaux pétales. Les Amérindiens d’Amérique du Nord avaient quant à eux pour habitude de mélanger les fruits des rosiers indigènes au « pemmican », une nourriture hivernale à base de viande séchée en poudre, de graisse, de farines variées et d’amandes pilées. Plus de près de nous, le fruit, toujours lui, représentait une friandise particulièrement appréciée pendant le Moyen-âge. De nombreuses croyances populaires ont toujours su le mettre en avant de par un usage fréquent en cas d’affections liées au système pulmonaire, tout comme son proche parent phytothérapique, le rosier rouge (Rosa gallica).

Que contient l’églantier ?

  • Les parties les plus prisées de l’églantier se composent avant tout de ses fruits, récoltés à l’automne, utilisés très souvent dans le domaine culinaire pour réaliser des confitures, mais aussi du vin médicinal ainsi que de belles tisanes, pour venir en aide en cas d’affaiblissement ainsi que lors de certaines infections.
  • Les feuilles et ses racines contiennent de l’acide tannique, plutôt employées en cas diarrhées simples ou de gastro-entérites, du fait de leur astringence.
  • Les pétales contiennent quant à eux de la pectine, des tanins, des acides organiques et une petite quantité d’essence : ils peuvent servir à préparer de l’eau de rose, particulièrement bénéfique en cas de conjonctivite ou de blépharite.
  • Ses fruits sont riches en vitamine C, leur teneur pouvant aller jusqu’à 1,25% : 100 g de cynorhodons renferment en moyenne 600 mg de vitamine C alors que 100g d’orange en contient 95mg. En séchant, ces fruits perdent jusqu’à 80% de leur teneur en vitamine : mieux vaut donc consommer les fruits frais et si possible cru.
  • Les vitamines B1,B2,P,K ainsi que la A y sont également bien représentées.
  • Les akènes possèdent de plus de nombreux polyphénols sous forme de proanthocyanidols (corilagine et tellimagrandine) et de flavonoïdes pouvant atteindre jusqu’à 3%, des acides maligne et citrique, du D-sorbitol ainsi que de l’huile essentielle.

Les utilisations de l’églantier :

  • De par ses vertus diurétiques, toniques, laxatives, cicatrisantes, astringentes, antiscorbutiques, anti-inflammatoires, l’églantier fait figure de plante quasi incontournable dans l’arsenal thérapeutique de l’univers des plantes.
  • Avant tout un excellent tonifiant et antiscorbutique, de par notamment sa richesse en vitamine C, le cynorrhodon a toute sa place pour aider en cas d’hypovitaminose C d’épuisement physique, d’asthénie, de fatigue printanière ainsi que améliorer les périodes de convalescences.
  • De par son action stimulante sur le système immunitaire, ses fruits peuvent être utilisés soit en prévention, soit en curatif, en cas de rhumes ou de grippe.
  • Les pétales de fleurs sont légèrement astringents utiles pour nettoyer la peau du visage acnéique ou en cas d’inflammation
  • Les fruits de par leurs vertus diurétiques et dépuratifs sont recommandés en cas d’hydropisie (rétention de liquides), de crise de goutte voir aussi d’arthrite.
  • Si l’on s’en réfère à certains essais in vivo pratiqués sur le rat, la présence des polyphénols de l’églantier, la corilagine et la tellimagrandine pourraient diminuer la résistance du staphylocoque doré aux antibiotiques de la famille des beta-lactamines en inactivant une protéine qui permet le couplage de cet antibiotique prescrit larga manu.

Dépourvu de contre-indications, d’effets désirables rapportés et en l’absence d’interaction médicamenteuse, l’églantier fait partie des quelques plantes faciles à utiliser en phytothérapie.