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Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Originaire du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et du sous-continent indien, le henné se complait dans les endroits ensoleillés. Sa culture très répandue dans le Proche-Orient, en Inde ainsi que dans une partie de l’Afrique permet d’obtenir une poudre, une fois ses feuilles séchées et broyées, servant à teindre les cheveux, le corps voir les crins des chevaux. Toutefois, cette plante a toute sa place en phytothérapie, en plus de la cosmétique, de par les constituants qu’elle renferme.

L’histoire du henné :

Utilisé depuis des millénaires en Afrique du Nord ainsi qu’en Asie, le henné permettait déjà dans l’Egypte ancienne de teindre les tissus dans lesquels étaient enveloppées les momies. La légende rapporte qu’avant de rencontrer Antoine, Cléopâtre aurait fait tremper les voiles de son vaisseau dans de l’huile de fleurs de henné et le Hébreux auraient été les premiers à l’incorporer dans la fabrication des produits de beauté de l’époque. De nos jours, le henné, à qui on prête toujours des pouvoirs magiques, est souvent présent lors des cérémonies mortuaires et des rites religieux en Afrique ainsi que dans les incantations de chamanisme.

Que renferme le henné ?

  • Les feuilles contiennent une molécule, une fois broyées, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone, parfois nommée Lawsone : une substance toute trouvée pour teindre textiles mais aussi cheveux ou corps, de par la production de teintes jaunes, rouges ou orangées qu’elle confère.
  • Les feuilles de henné, tout comme son écorce renferment des coumarines, des flavonoïdes, des stérols, des tanins ainsi que des naphtoquinones (lawsone), ce qui lui confère tout autant des vertus astringentes, anti-ulcéreuses, anti-diarrhéiques et emménagogues.
  • Très utilisées en médecine ayurvédique et unani, les feuilles de henné, en gargarisme, soignent les maux de gorge.
  • Prises en décoction, elles permettent de traiter les diarrhées et certaines dysenteries, favoriser la coagulation ainsi que l’apparition des règles.
  • Pour traiter des pellicules, éliminer les poux, lutter contre les dermatoses, l’acné , les furoncles ou cicatriser des plaies, rien de tel qu’un cataplasme en application locale de feuilles de henné macérées.
  • Toujours utilisé en cataplasme, le henné peut permettre de soulager maux de tête et les migraines.
  • Son usage par voie interne, bien que moins courante, pourrait permettre de combattre certaines affections gastriques ou du foie : veillez toujours à demander d’avis de votre médecin ou pharmacien avant toute administration per os.