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Fumeterre

fumeterre

La fumeterre, plus communément appelé fiel de terre, pisse-sang, herbe à la veuve,ou pied-de-géline tient son nom de son origine latine « fumus » qui signifie fumée et qui n’est pas sans rappeler l’odeur qui émane de cette plante.

Fumaria officinalis, de son nom plus scientifique, la fumeterre fait partie de la famille des Papavéracées, tout comme le pavot. Cette plante grimpante, originaire d’Europe et d’Afrique du Nord, pousse également en Amérique du Nord, en Asie ainsi qu’en Australie.

Que contient la fumeterre ?

  • Les parties aériennes fleuries constituent les parties les plus utilisées en phytothérapie même si le suc de la plante fut utilisé au début du siècle pour traiter certaines dermatoses, en association avec du suc de racine de patience, additionné d’un peu de miel et de vinaigre. La fumeterre entrait également dans la composition de l’électuaire de psilium, de séné, des pilule angéliques et de la confection de Hannech, des préparations délaissées de nos jours.
  • Cette plante, lorsque l’on écrase, exhale une odeur herbacée et possède une saveur amère, augmentée par la dessiccation.
  • La plante possède une teneur en tanin, du potassium, de l’acide fumarique (un alcalide amer), ainsi que des alcaloïdes, dont notamment de la protopine.
  • Réputée pour son gout amer, la fumeterre est régulatrice de la cholérèse : elle demeure la plante par excellence pour purifier le foie ainsi que pour stimuler la vésicule biliaire et venir à bout des migraines d’origine hépatique.
  • Toute indiquée en cas de difficultés respiratoires et d’affections de la peau, à tendance eczémateuse, la fumeterre présente des vertus diurétiques, voir également légèrement laxatives.

Comment utiliser la fumeterre ?

  • La décoction, pour les fomentations ou les cataplasmes, ou l’infusion de fumeterre, dépurative, se préparent à raison de 30 à 60 grammes par kilogramme d’eau. En cas de crise douloureuse, prendre entre les repas une tasse d’infusion de fumeterre, à raison de 2 cuillères à café de sommités fleuries pour 15 cl d’eau bouillante, infusées 10 minutes.
  • Son usage sous forme de sirop est tout à fait possible bien que déconseillée aux diabétiques : à préparer à parties égales de suc et de sucre.
  • Le suc, délayé dans un peu d’eau ou de lait, pourrait être appliqué en cas de dartres voir même de psoriasis et de gale, en recrue d’essence.

Les autres variétés de fumeterre :

  • Bon nombre d’autres espèces de fumeterre telles que fumaria media, spicata, capreolata présentent les mêmes propriétés que la fumeterre officinale, bien que les sucs des dernières variétés présentent des vertus plus toniques au niveau stomachique ainsi que purgatives.
  • Une autre variété, la fumeterre bulbeuse, Fumaria bulbosa ou Corydalis bulbosa, présente une racine bulbeuse riche en amidon, qui servit de tout temps de nourriture aux kalmouks et autres peuples de l’ancienne Russie. De plus, elle contient de la corydaline, une substance supposée fébrifuge, venant s’ajouter à ses vertus emménagogues et anthelmintiques.