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Eleuthérocoque

Eleuthérocoque - Eleutherococcus senticosus

L’éleuthérocoque fait partie de la famille des araliacées, tout comme le ginseng avec laquelle on la confond parfois, de par son appellation usurpée de ginseng sibérien, son nom latin étant « Eleutherococcus senticocus » et non « panax » : c’est une plante tonique aux nombreux effets bénéfiques, avec cette particularité de se révéler plus utile pour se maintenir en bonne santé que pour soigner les maladies. Elle fait partie des rares plantes médicinales dites « adaptogènes », de par sa capacité à aider l’organisme à répondre aux agressions dont il fait l’objet ainsi qu’à ses déséquilibres éventuels. L’Organisation mondiale de la santé reconnaît la racine d’éleuthérocoque comme « un tonique capable d’augmenter les capacités mentales et physiques lors de fatigue et au cours des convalescences ».

L’histoire de l’éleuthérocoque :

Plante originaire de la Russie et de pays asiatiques, cette plante est utilisée depuis plus de 4000 ans en Chine pour ses actions notamment sur la longévité, la mémoire, le tonus et l’appétit. Ses actifs contenus dans ses racines furent identifiés toutefois seulement au cours du 19 ème siècle par des médecins russes, d’où son appellation probable de ginseng russe. Efficace en cas de radiations et d’intoxications chimiques, cette plante fut distribuée à la population soviétique lors de l’explosion de la centrale de Tchernobyl.

Que contient l’éleuthérocoque ?

Ses principaux constituants se situent dans sa racine, arrachée en automne, séchée, pilée puis réduite en poudre pour un usage en phytothérapie.Riche en saponines, dont la fameuse eleuthéroside, son principe actif majeur, elle contient également des phénylpropanoïdes, des lignanes, des coumarines, des glycanes sous forme d’éleuthéranes ainsi que des sucres et des polysaccharides.

Les vertus de l’éleuthérocoque :

  • Cette plante, de par son action continue même après l’arrêt de la prise et de sa capacité, d’autre part, à améliorer les réactions de défense de l’organisme mais sans s’y substituer, fait partie des plantes prisées pour qui recherche un effet tonique général sur l’organisme : son action notamment sur les surrénales permet de résister aux modifications de température, aux infections, aux radiations, voir aux effets liés à l’apesanteur, d’où son utilisation chez les astronautes.
  • L’éleuthérocoque accroît le tonus intellectuel et réduit les effets du stress physique, notamment lors de périodes intenses d’entrainement : certains athlètes ont vu leurs performances s’accroître de l’ordre de 9%.
  • En cas d’épuisement ou d’asthénie, résultant de surmenage et/ou de périodes prolongées de stress, l’éleuthérocoque stimule les défenses immunitaires et facilite la convalescence suite à des affections chroniques.
  • L’éleuthérocoque peut être utilisé en traitement curatif, mais également en prévention, à raison de 3 à 4 cures par an.

Comment utiliser l’éleuthérocoque ?

  • En décoction, à raison de 50 grammes de racines séchées pour 1 litre d’eau, 35 ml de ce breuvage bu 2 fois par jour permettant d’obtenir un effet tonique.
  • Sa teinture-mère, à raison d’une demi-cuillerée à café avec un peu d’eau , reste particulièrement efficace durant les périodes d’activité intense.
  • Les gélules dosées à 1 gramme, faciles à faire soi-même au demeurant, permettent de soutenir l’organisme en cas de période de stress prolongée, à raison d’une gélule matin et soir, avec un verre d’eau.

Les précautions d’emploi de l’éleuthérocoque :

  • L’éleuthérocoque ayant un effet potentiellement stimulant, mieux vaut s’abstenir d’en consommer après 16 heures. De surcroît, il est préférable d’éviter de consommer tout produit à base de caféine( café, thé, chocolat, guarana, colas), aux vertus également stimulantes : leur prise concomitante pourrait entrainer des problèmes d’insomnie, des épisodes d’irritabilité voir de palpitations.
  • Elle doit rester d’un usage limité et sous contrôle médical pour les personnes ayant des problèmes cardiaques, et est contre-indiquée en cas de tension artérielle élevée.
  • Déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 12 ans, de par son absence prouvée d’innocuité, elle l’est également pour les femmes allaitantes, ses principes actifs étant susceptibles de passer dans le lait.
  • La prise d’éleuthérocoque avec des médicaments traitant le diabète peut augmenter le risque d’hypoglycémie.


En cas de doute concernant la prise d’une plante, ne pas hésiter à demander l’avis de son médecin ou thérapeute.