Publié par

De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles…

De son nom latin Allium ursinum, l'ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d'étoiles

De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles. Originaire d’Europe et d’Asie, il pousse le plus souvent dans le sol boisées humides et zones ombragées. Ses bulbes et ses parties aériennes, particulièrement appréciés en phytothérapie, sont récoltés au début de l’été.

L’histoire de l’ail des ours :

Cette plante médicinale déjà connue par les Celtes et les Germains était considérée comme une plante magique et souvent associée à la magie blanche. Cet ail s’est fait au fil du temps une réputation de plantes aux vertus préventives. Déjà cité dans le célèbre dictionnaire de Trévoux au 18ème siècle, l’ail des ours était utilisé en cas de peste, de colique venteuse pour ne citer que quelques maladies de l’époque. Elle était d’ailleurs parfois nommée thériaque des paysans, ces derniers y ayant recours en tant que médicament.

Que contient l’ail des ours ?

L’ail des ours renferme des sulfures d’alkyle et qui une fois distillé, libère l’allicine, à la fois un antimicrobien et un antibiotique naturel puissant. De plus la vitamine C y est présente en grande quantité, lui conférant de ce fait des effets et propriétés supérieurs à son cousin l’ail commun « ail sativum ».

Les indications de l’ail des ours :

  • De son bulbe, il est possible de préparer des teintures, des sirops, de réaliser des décoctions, des cataplasmes ou tout simplement des jus, bien que son odeur soufrée puisse en effrayer certains.
  • L’ail des ours permet de soulager les douleurs de l’estomac ainsi que de faciliter la digestion, ce qui lui donne une place de premier choix pour traiter tout aussi bien les diarrhées, les coliques, les indigestions, les flatulences ainsi que pour stimuler l’appétit.
  • Tout comme son cousin « commun », l’ail des ours permet de faire baisser la tension artérielle et de prévenir l’artériosclérose : anti-agrégant plaquettaire, il lutte contre la formation des plaques d’athéromes.
  • L’ail des ours, pris en infusion constitue un excellent remède pour lutter contre les ascaris : un vermifuge facile à préparer.
  • De par sa stimulation sur la circulation sanguine, l’ail des ours reste un précieux allié pour soulager certains rhumatismes en friction et arthrites, plus spécialement par le recours à son huile essentielle extraite du bulbe. A défaut d’huile essentielle, 30 grammes d’ail écrasé et mis à macérer dans 25 centilitres de vinaigre de cidre pendant 10 jours donneront les mêmes effets.
  • Les feuilles fraîches trouvent une place tout aussi bien comme base de réalisation de cataplasmes, associées à de l’argile verte ou tout simplement en tant qu’épice alicament en cas de diarrhées chroniques, aiguës ou de constipation : quelques feuilles coupées finement à ajouter dans la soupe, la salade, ou sur une tartine de pain grillé.

Comment faire son vin à l’ail des ours ?

Le vin à l’ail des ours, considéré comme une recette de « grand-mère » a souvent était utilisé pour soulager certains troubles respiratoires, notamment ceux dus à des engorgements chroniques.Pour le fabriquer soi-même, rien de plus simple.

Il suffit pour cela de couper finement quelques feuilles, puis de les faire bouillir dans un ¼ de litre de vin blanc, d’y ajouter 2 cuillères à soupe de miel et de boire cevin tout au long de la journée, sauf en cas de grossesse, de cirrhose hépatique ou de sevrage alcoolique.

L’ail des ours et ses précautions :

  • Avant floraison, l’ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai, la colchique d’automne ou l’arum sauvage, des plantes toutes très toxiques : il suffit simplement de froisser les feuilles qui dégagent une odeur légèrement soufrée sans être entêtante.
  • En cas d’irritation gastrique, d’irritation intestinale ou urinaire, mieux vaut s’abstenir de consommer de l’ail des ours, les molécules soufrées pouvant accentuer les phénomènes inflammatoires chez certaines personnes.
  • De par son engouement croissant auprès des laboratoires mais aussi des cueilleurs du dimanche, l’ail des ours fait partie des espèces botaniques menacées.