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Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

La chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées. Plante très commune et très connue, elle se rencontre à chaque pas le long des chemins ou dans les lieux incultes. Bien qu’originaire d’Europe, la chicorée pousse à l’état sauvage aussi bien en Afrique du Nord que dans l’Ouest de l’Asie. Facilement reconnaissable à la période de floraison de par ses belles fleurs sessiles, d’un beau bleu, la chicorée a su devenir une plante de culture par transformation en donnant la chicorée frisée, la barbe de capucin, voir peut être également la chicorée endive ou scarole.

L’histoire de la chicorée sauvage :

Pline l’Ancien décrivait déjà les vertus du jus de chicorée, associé avec de l’huile de rose et du vinaigre : un remède pour soigner bon nombre de maux de tête, d’origine hépatique. Les Anciens avaient également pour habitude de traiter la plupart des affections abdominales avec la chicorée sauvage, une amie du foie, comme se plaisait à le décrire Galien. Plus près de nous, la racine de cette plante, une fois grillée, servit et sert toujours à fabriquer du café-chicorée ,un succédané de café, la caféine en moins.

Que contient la chicorée sauvage ?

  • Tout d’abord, la racine mais aussi les feuilles ainsi que les fleurs de chicorée sauvage peuvent être employées en phytothérapie.
  • Les feuilles, employées fraîches de préférence, renferment une matière extractive amère ainsi que de la chlorophylle, de l’albumine, des sels dont du nitrate de potassium.
  • La racine de chicorée présente des vertus qu’elle soit récoltée fraîche ou séchée : elle est remplie d’un suc laiteux très amer mais également très riche en inuline, un prébiotique naturel, l’inulase. Outre ces deux substances, la chicorée contient aussi des coumarines, des flavonoïdes, des vitamines, des minéraux ainsi qu’une huile essentielle riche en lactones sesquiterpéniques.

Les propriétés et usages de la chicorée sauvage :

  • Sa racine ainsi que ses feuilles présentent de par leurs composants des vertus toniques, apéritives, laxatives et fébrifuges.
  • La chicorée sauvage semble toute indiquée en cas d’atonie des voies digestives, puisqu’elle contribue à faciliter la digestion, en cas également d’ictère de par son action tonique sur le foie : une infusion de feuilles de chicorée sauvage peut déjà améliorer une digestion difficile.
  • Elle est capable de nettoyer l’appareil urinaire et de ce fait demeure une plante de référence pour soulager certaines crises de goutte, voir aussi de rhumatismes liées à un terrain par trop acide, du à la présence notamment d’acide urique.
  • Laxatif naturel relativement doux, cette plante peut être administrée chez l’enfant en cas de constipation passagère.
  • Certaines affections cutanées chroniques, d’urticaire, de dartres, de rougeurs peuvent voir les signes cliniques régresser par simple utilisation de la chicorée sauvage sous forme d’infusion : ceci pourrait s’expliquer notamment de par ses propriétés dépuratives.

Comment préparer son café-chicorée ?

  • Les racines, cueillies entre les mois de juillet ou d’août, doivent être nettoyées et les toutes les impuretés ôtées. Il convient ensuite de couper les racines en segments de 2 centimètres environ, de les étaler sur une pièce à biscuit puis de les rôtir dans un feu doux, ne dépassant pas les 120°C.
  • Les racines, une fois brunes ou sèches, c’est-à-dire au point de s’effriter, pourront alors être moulues jusqu’à obtenir une poudre : celle-ci se conserve dans un récipient hermétique, si possible dans un endroit frais.
  • Pour se préparer un délicieux succédané de café, il ne reste plus qu’à ajouter 300ml d’eau pour l’équivalent d’une cuillère à soupe de la précieuse poudre ( 15 ml).

Des espèces voisines de la chicorée sauvage :

L’endive, Chicorium endiva, possède les mêmes propriétés, bien que moins puissantes : associer dans son menu une salade d’endive, couplée à une tisane de chicorée sauvage (feuilles sèches) ou en décoction( feuilles fraîches), peut tout à fait potentialiser les effets bénéfiques de ces deux plantes voisines.

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L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées.

L'agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules aux effets médicinaux intéressants. Bien qu'originaire d'Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu'en Amérique du Nord.

L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules intéressantes.

Bien qu’originaire d’Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord. 

Les constituants de la plante

Les parties aériennes de cette plante renferme à la fois des glucosides dérivés de la bufénolide, un alcaloïde présent sous forme de léonurine, des flavonoïdes, des tanins ainsi que des diterpénoïdes.

L’histoire de l’agripaume

Déjà utilisée durant le Moyen-âge, cette plante a su trouver sa place dans la pharmacopée et la phytothérapie d’antan en tant que régulateur à la fois des palpitations, des spasmes et battements liés à la sphère cardiaque. De plus, si l’on se réfère au célèbre herboriste P.Matteoli du 16ème siècle, l’agripaume présentait une indication dans la sphère uro-génitale, avec sa capacité à stimuler à la fois l’émission des urines ainsi que les menstruations, couplée à son action sur la dissolution des calculs.

 Les vertus de l’agripaume

  • L’agripaume présente un intérêt pour améliorer le fonctionnement du cœur, en régulant notamment les palpitations ainsi que les troubles nerveux du fait de son action antispasmodique.
  • Couplée à son action sédative, l’agripaume facilite la relaxation, la détente sans toutefois entrainer de somnolence.
  • De par son action stimulante sur les muscles de l’utérus, l’agripaume permet de soulager en cas de règles douloureuses, de syndrome prémenstruel, avec un usage toutefois déconseillé en cas de règles abondantes.

Des espèces voisines

Leonorus heterophyllus, une espèce originaire de Chine ainsi que Leonorus sibiricus, croissant en Sibérie présentent les mêmes vertus que leur cousine Leonurus cardiaca.

Les précautions d’emploi de l’agripaume

Cette plante reste déconseillée chez la femme enceinte ainsi qu’en cas de flux menstruel important.