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L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L'amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées, le genre Amaranthus en comprenant plus d’une soixantaine. Cette plante était déjà utilisée par les grecs pour orner les tombeaux de bouquets,un symbole d’immortalité : amarante en grec signifiant « qui ne fletrit pas ».

Comment reconnaitre l’amarante ?

  • La famille des amarantes contient un bon nombre de plantes dont le genre Amaranthus,qui étaient dejà cultivé comme plantes potagères par les civilisations pré-colombiennes : leurs feuilles comestibles rappelent la saveur de l’épinard, leurs graines consommées grillées ou sous forme de farine déjà très prisées de par leur haute valeur nutritionnelle.
  • Egalement recherchée comme plante ornementale, la variété hypochondriacus, aux feuilles veinées et lancéolées, ainsi que ses petites fleurs pourpres en bouquets présentent un intérêt en phytologie du fait de ses propriétés astringentes, particulièrement efficaces contre les hémorragies.

Que contient l’amarante ?

  • Les parties utilisées de la plante se trouvent avant tout dans ses parties aériennes, qui renferment des tanins, aux propriétés astringentes, ainsi qu’un pigment rouge servant à teindre les aliments et les médicaments.
  • Riche en lysine, sa consommation sous forme de graines d’amarante permet d’apporter un certain nombre d’acides aminés en quantité optimale, ainsi que des oligo-éléments essentiels comme le fer, le calcium, le cuivre, le magnésium et le phosphore : la farine ne contient aucun gluten et reste de premier choix pour les intolérants voir pour les personnes souffrant de maladies coeliaques.

Les usages médicinaux de l’amarante :

  • Du fait de ses vertus astringentes, cette plante permet donc d’arrêter ou de diminuer les hémorragies tout en traitant certaines diarrhées et dysenterie.
  • En décoction, elle diminue les règles trop abondantes, régule les pertes blanches. Selon la médecine ayurvédique, Amaranthus spinosus peut contribuer à réduire la fréquence des crachats de sang.
  • En gargarisme, elle peut apaiser les inflammations du pharynx ainsi que les aphtes.

D’autres espèces voisines :

  • Dans le domaine nutritionnel, le quinoa, également de la famille des Amaranthus (caudatus )est une graine nutritive originaire des Andes, très consommée de par le monde de nos jours : pour la fabrication du pain, en salade mais aussi comme base de plats pour une grande partie de l’Amérique latine .
  • Les graines d’Amaranthus grandiflorus sont, quant à elles consommées par les aborigènes d’Australie.

L’amarante, de par les multiples variétés que la nature nous offre, représente une véritable source alimentaire, dénuée de gluten mais riche en macro et micro-nutriments, couplée à des vertus thérapeutiques indéniables : une plante dont on ne pourra peut être plus se passer dans les prochaines années.

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Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

De la famille des liliacées, l’aloe également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces, mais seules 15 d’entre elles possèdent des propriétés médicinales.

Même si l’aloe vera ou barbadensis reste le plus utilisé, l’aloe arborescens est particulièrement pébliscité au Japon, les variétés succotrina, curaçao, capiensis et ferox étant recherchées aussi bien pour leur gel que pour le latex qu’elles contiennent. Plante vivace sans tige, pas moins de 5 années sont nécessaires avant de pouvoir recueillir ses nombreux composants actifs qui ont su faire de cette plante ancestrale un produit de santé miracle.

L’histoire de l’aloe vera :

Dénommée « fontaine de jouvence » par les Mayas, l’aloe vera était déjà connu et utilisé pour traiter les problèmes d’infections cutanées dans l’Antiquité. Pline ou Hippocrate, le père de la médecine, avaient déjà découvert ses capacités à améliorer la coagulation sanguine, apaiser les ulcères et soigner les blessures les plus tenaces. Plus près de nous, la pharmacopée américaine au début du 19ème siècle va intégrer son latex dans les préparations pharmaceutiques du fait de ses propriétés laxatives. Utilisé au début de la seconde guerre mondiale pour traiter les brûlures causées par les rayons X, l’aloe vera va ensuite conquérir ses lettres de noblesse dans le secteur de la cosmétologie.

Que contient l’aloe vera ?

  • L’aloe vera contiendrait plus de 200 composants, des minéraux, des acides aminés et des vitamines : une vraie boite à pharmacie à elle toute seule.
  • Le latex jaune contenu dans les canaux de l’écorce contient des anthranoïdes (aloïne ou barbaloïne), des molécules aux vertus laxatives, parfois utilisées pour soulager en cas de constipation : attention toutefois à ne pas en abuser, le latex irritant la peau et les muqueuses en cas d’usage prolongé.
  • Le gel, quant à lui, est un mucilage clair aux vertus émollientes largement utilisé en cosmétologie par voie externe : il entre dans la composition de bon nombre de crèmes. Si vous possédez une plante d’aloe, il suffit de couper un bout d’une feuille et de la presser : le liquide visqueux qui en sort est tout simplement du gel, à l’état brut. Par voie interne, le gel peut être consommé sous forme de boissons, à hauteur égale d’eau et de gel, ou bien en gélules.

Les indications multiples de l’aloe vera :

  • Le gel, appliqué sur les brulures de 1er et 2ème degré, peut accélérer la guérison et réduire les symptômes liés au lichen plan, une maladie auto-immune.
  • En cas de prurit, d’eczéma, d’irritations, de mycoses et même de boutons de fièvre, l’aloe vera pris par voie interne comme externe reste l’allié pour combattre les problèmes de peau.
  • Les dermites causées par la radiothérapie* pourraient être prévenues par l’utilisation d’un gel d’aloès, même si de nouvelles études sont nécessaires pour confirmer ou non ses vertus protectrices.
  • Dans les cas de colite ulcéreuse**, le gel, consommé à hauteur de 200 ml par jour et sur au moins 4 semaines, pourrait améliorer l’état des patients souffrant de maladies intestinales. De façon générale, les crampes d’estomac et les maux gastriques* peuvent être rapidement soulagés. L’organisation mondiale de la Santé a reconnu l’efficacité du latex d’aloès pour traiter la constipation occasionnelle.
  • Le gel aurait un effet hypoglycémiant, qui pourrait s’ajouter à celui des médicaments à l’action identique : les médecines traditionnelles indiennes (ayurveda) et arabes l’utilisent dans cette indication depuis la nuit des temps.
  • Excellent stimulant immunitaire, l’aloe vera, pris par voie interne, est un réel antibiotique, puissamment cicatrisant et doté, de surcroit, d’une action anti-inflammatoire.
  • Faire une cure de jus d’aloe vera permet de nettoyer les émonctoires encombrés comme le foie, les reins : il aide à éliminer les toxines accumulées.
  • Le cuir chevelu ne saurait se passer du gel d’aloe vera, reconnu pour en assainir les racines, réparer les pointes fourchues et fortifier de façon globale, apportant brillance, souplesse et volume.

Les contre-indications de l’aloe vera :

  • Comme toutes les plantes, l’aloe vera peut présenter un risque de développer une allergie : en cas de doute, pensez à demander avis à votre médecin.
  • L’aloe vera reste contre-indiqué pendant la grossesse en usage interne ainsi que pendant l’allaitement et ne doit pas être administré aux enfants de moins de 6 ans.
  • Le latex d’aloès, comme tous les laxatifs stimulants, est formellement contre-indiqué en cas de d’obstruction intestinale, d’inflammation intestinale aiguë, d’appendicite, d’ulcère, de troubles rénaux, de maladies cardiaques ainsi qu’en cas de douleur abdominale d’origine inconnue.
  • Certains gels fabriqués de façon peu rigoureuse peuvent contenir de l’émodine, une substance connue pour entraîner une sensibilité au soleil : en cas de doute, faites le test sur une petite zone cutanée.

*Wickline MM. Prevention and treatment of acute radiation dermatitis: a literature review.Oncol Nurs Forum. 2004 Mar-Apr;31(2):237-47
* *Langmead L, Feakins RM, et al. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial of oral aloe vera gel for active ulcerative colitis.Aliment Pharmacol Ther. 2004 Apr 1;19(7):739-47.

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L’absinthe, Artemisia absinthium

L'absinthe, Artemisia absinthium

L’absinthe, Artemisia absinthium, de la famille des Astéracées, fait partie des plantes les plus amères ,absinthium signifiant « sans douceur » en latin. Son amertume justifie son effet thérapeutique lorsqu’elle est absorbée à petites doses. Parfois appelée grande absinthe, aloïne, armoise ou herbe aux vers, cette variété ne doit pas être confondue avec la petite absinthe.

Plante aromatique de par nature, elle était utilisée autrefois pour parfumer des boissons alcoolisées, dont le célèbre vermouth. Plante originaire d’Europe, elle pousse désormais tout aussi bien en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que sur la côte Est des Etats-Unis.

L’histoire de l’absinthe :

Déjà utilisée dans l’Antiquité en infusion comme antidote de la cigüe et pour ses propriétés abortives, son usage s’orientera petit à petit comme ingrédient principal d’une boisson populaire, dans le courant du 19ème siècle, après avoir été une référence en tant qu’insecticide au 17ème siècle. Cette plante renferme une substance devenant vite toxique à haute dose, la thuyone. Interdite de ce fait dans de nombreux pays au début du siècle, l’absinthe est de nouveau autorisée à la vente, son taux de thuyone ne devant pas dépasser un certain taux.

Que contient l’absinthe ?

  • Les parties les prisées de cette plante se résument aux parties aériennes, à consommer fraîches ou séchées ainsi que ses feuilles, à utiliser toutefois seulement fraîches.
  • Cette plante renferme, au niveau de ses parties aériennes, des lactones sesquiterpéniques, dont l’artabasine et l’anabsinthine. Des flavonoïdes, des composés phénoliques et des lignanes y sont également bien représentés. L’absinthe, distillée, permet d’obtenir une huile essentielle, riche en thuyone, azulène ( d’où sa couleur légèrement bleutée) ainsi qu’en terpènes.
  • De par la présence de tous ces constituants dont la plupart sont amers, l’absinthe permet aux récepteurs gustatifs de la langue de réagir par réflexe en stimulant la production des sucs gastriques, intestinaux et pancréatiques.
  • Cette plante soulage bon nombre de maux d’estomac, améliore la digestion, augmente l’absorption des aliments de par la stimulation de suc gastrique et de bile qu’elle engendre.
  • Des études menées au Pakistan, il y a plus de 20 ans, avaient déjà conclues à une activité hépato-protectrice élevée, grâce à son action inhibitrice sur les enzymes responsables du métabolisme du foie.
  • Flatulences et ballonnements sont éliminées et l’absinthe constitue de plus un bon vermifuge naturel, comme en témoigne son nom en anglais qui signifie tue-vers.
  • Les parties aériennes séchées de la plante constituent un excellent insecticide et un anti-moustiques efficace. Son purin, quant à lui, tue les pucerons et éloigne les acariens.
  • L’effet anti-inflammatoire de l’absinthe lui permet de traiter certaines maladies.

Comment utiliser l’absinthe ?

  • L’infusion à base d’absinthe constitue un très bon remède aux troubles digestifs : mettre 5 g de sommités fleuries séchées par litre d’eau bouillante et prendre une petite tasse 2 à 3 fois par jour.
  • La teinture-mère d’absinthe sert à soigner les troubles digestifs ainsi que l’anémie : 15 gouttes dans 100 ml d’eau, à prendre 2 à 3 fois par jour, quelques minutes avant le repas. 30 gouttes prises 3 fois par jour dans 50 ml d’eau permettent d’augmenter la sécrétion biliaire.
  • L’absinthe, macérée dans 1 litre d’eau de vie à 60° pendant 15 jours, en association avec quelques baies de genièvre, d’écorces d’orange, de cannelle et de poivre de la Jamaïque donnera, une fois le sucre rajouté, un apéritif des plus naturels.

Les précautions d’emploi de l’absinthe :

Cette plante ne doit être absorbée que par petites doses, sans dépasser un usage de plus de 4 semaines et reste contre-indiquée aux femmes enceintes ainsi qu’à celles qui allaitent.

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Actée à grappes

Actée à grappes

Plante commune de la famille des renonculacées, la Cimicifuga racemosa a été rebaptisée au niveau botanique Actea racemosa récemment, cimicaire à grappes, racine de squaw restant ses noms vernaculaires. L’ombre des sous-bois reste son lieu de prédilection pour se développer, sa répartition géographique restant localisée au sud est canadien et au nord est du continent américain.

L’histoire de l’actée à grappes :

Les Amérindiens l’utilisaient pour combattre les douleurs menstruelles mais également celles liées à l’accouchement, un usage médicinal qui perdurera au travers des siècles : l’actée à grappes fit rapidement partie de la pharmacopée américaine dès le XIXe siècle, l’arthrite et les rhumatismes s’ajoutant à la liste des maux traités. Les médecins allemands l’utilisèrent à la même période pour aider les femmes ménopausées : un traitement d’hormonothérapie naturel.

Que renferme l’actée à grappes ?

L’actée à grappes noires renferme des tanins, de l’acide fukinolique et des glycosides triterpéniques (actéines, racemosides, cimicifugoside et 27-deoxyactéine), particulièrement recherchés dans le domaine cardio-vasculaire : ils diminueraient les spasmes vasculaires et la pression artérielle.

Les utilisations de l’actée à grappes :

  • L’actée à grappes est toute indiquée pour lutter contre les effets de la ménopause*, avec des effets positifs sur les bouffées de chaleur, la transpiration excessive, les troubles du sommeil et l’irritabilité, des indications considérées comme « établies » par l’Agence européenne du médicament. Son effet œstrogénique serait lié à certaines de ses composantes, qui via des neurotransmetteurs dopaminergiques, ont la capacité de se fixer aux récepteurs lorsque l’œstrogène est trop abondant, tandis que d’autres stimuleraient la formation d’œstrogènes lorsque le taux de cette hormone est trop bas.
  • Cette plante soulage également en cas de règles douloureuses ou irrégulières ainsi que dans le cas de syndrome prémenstruel : cette plante permet de diminuer la formation de caillots, facilite l’évacuation des résidus de l’endomètre en plus de son action antispasmodique.
  • L’actée, de par sa puissante action anti-inflammatoire, diminue aussi la congestion au niveau du bassin, que ce soit au niveau des ovaires ou de l’utérus
  • Des extraits d’actée noire semblent aussi augmenter l’excrétion de collagène 1 et d’ostéocalcine, d’où son intérêt croissant pour inhiber la perte de masse osseuse due aux changements hormonaux.
  • Associée au millepertuis, l’actée aide à lutter contre les troubles de l’humeur associés à la ménopause, comme la dépression et l’anxiété.
  • L’actée noire pourrait inhiber l’alpha-réductase, l’alpha dihydrotestostérone et le facteur de croissance à l’insuline (IGF) : une indication possible dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate,
  • En dilatant les vaisseaux périphériques, l’actée noire agit à titre d’hypotenseur mais pas seulement : elle contribue à faire baisser la tension, tout en renforçant le pouls, de par sa capacité à diminuer la constriction artérielle.

Les parties utilisées de l’actée à grappes:

  • Les rhizomes et les racines représentent les parties les plus prisées, recherchées pour leurs vertus médicinales. Une fois séchées et broyées, il est possible de produire des extraits standardisés dont les effets positifs n’apparaissent toutefois qu’après quatre à six semaines de traitement, pour une dose quotidienne équivalente à 40 mg de racine séchée.
  • Sous forme de teinture, les effets sont obtenus à partir de 0,5 ml à 2 ml par jour.
  • En décoction, il suffit de porter à ébullition 40 mg de racine et de rhizome séchés dans 150 ml d’eau, puis de filtrer le tout avant de boire le breuvage.

Les effets indésirables de l’actée à grappes:

  • Des troubles digestifs, une sensation de jambes lourdes, un gain de poids ou des manifestations allergiques peuvent apparaitre. En cas de fatigue mais surtout de jaunisse ou d’urines de couleur sombre, ne pas hésiter à demander avis à votre médecin ou phytho-thérapeute : cette plante a été suspectée d’être potentiellement toxique pour le foie en 2006 par l’Australie et la Grande-Bretagne, même si le lien de cause à effet n’a pu être établi.
  • Les produits à base d’actée à grappes noires pourraient interagir avec certains médicaments comme les hormones féminines, les médicaments pour traiter l’hypertension artérielle ainsi que les médicaments immunosuppresseurs destinés à prévenir les rejets de greffe.
  • Il est nécessaire de prendre le fer à distance de cette plante, les tanins qu’elle contient le chélatant et l’empêchant d’être assimilé.
  • Selon l’Agence européenne du médicament, il est préférable de ne pas prendre d’actée à grappes noires pendant la grossesse ni pendant l’allaitement et de ne pas l’administrer aux enfants de moins de douze ans.
  • Enfin, il existe deux autres Actea qu’il convient de ne pas confondre avec l’actée à grappes noires : elles n’ont pas les mêmes propriétés et sont toutes les deux toxiques. Il s’agit de l’Actea racemosa, une actée à grappes bleues ainsi que l’Actaea alba, à grappes blanches.

*Frei-Kleiner S, Schaffner W, et al. Cimicifuga racemosa dried ethanolic extract in menopausal disorders: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Maturitas. 2005 Aug 16;51(4):397-404

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Callune, une plante tinctoriale à part entière

calluna bruyère commune

De son nom Calluna, qui signifie en grec « balayer » (callunein), la callune ou bruyère commune est un sous-arbrisseau de la famille des Ericacées. Très répandue en Asie, en Europe, la calluna vulgaris croît préférentiellement dans les landes, les bois, les lisières seulement si les terrains sont acides. Utilisée en phytothérapie depuis la nuit des temps pour calmer crises de cystites et coliques néphrétiques, la callune constitue une plante tinctoriale à part entière.

Un peu d’histoire :

La teinture jaune obtenue avec les rameaux fleuris était jadis utilisée en Ecosse, afin de colorer les étoffes de laines à grands carreaux que sont les tartans, plus connus sous le nom de kilts.

La callune en teinture :

  • Cette plante présente des vertus tinctoriales, de par la présence de flavonoïdes dont des flavonols ( quercitrine) ainsi que des tanins.
  • La meilleure période de récolte se situant juste avant l’épanouissement des fleurs, les couleurs obtenus suivant l’additif utilisé permettent d’obtenir des palettes de couleurs allant du jaune au vert.
  • Sans aucun ajout d’additif, les rameaux délivrent une teinte pouvant aller du jaune doré au roux. Associé à du cuivre, le jaune se transforme en vert kaki et au vert bronze si le fer est alors utilisé comme autre additif.
  • Les fleurs seules, détachées des rameaux délivrent une couleur jaune vive si l’on procède par la méthode dite des deux bains.

Le procédé de teinture:

  • A partir des fleurs, tout comme des rameaux frais ou séchés, il convient de hacher le tout et de le laisser macérer dans un volume d’eau conséquent pendant au moins une demie journée.
  • Puis verser les plantes et le jus macéré dans une marmite et la faire chauffer pendant une heure. Porté à ébullition brièvement, le bain devra être ensuite refroidi puis filtré avant d’être utilisé pour la teinture proprement dite.
  • Pour la teinture proprement dite, les fibres préalablement mouillées et essorées sont mises à chauffer entre 1heure à 1heure 30 dans le bain, additionné de 10% d’alun, par rapport au poids de fibres à teindre, ceci afin de fixer les couleurs.
  • Laisser refroidir les fibres dans le bain puis les sortir, les rincer et sécher le tout : les fibres sont prêtes à être utilisées.

Une confusion possible entre bruyères :

  • La bruyère commune peut être confondue avec la Bruyère cendrée (Erica cinera L.) qui présente quant à elle peu d’intérêt d’un point de vue tinctoriale.
  • Pour bien la distinguer de sa cousine, les fleurs de Calluna vulgaris possèdent 4 pétales situées en grappes aux extrémités des rameaux ainsi que des feuilles disposées sur 4 rangs.
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L’huile essentielle de genévrier

Genévrier, l'huile essentielle

Le genévrier fut l’une des premières plantes à avoir été utilisée par l’homme pour ses qualités antiseptiques, ce depuis l’Antiquité. Originaire du bassin méditerranéen, cet arbuste des montagnes d’Europe fait partie de la famille des cupressacées, Juniperus communis, de son nom latin.

Des feuilles toujours vertes en forme d’aiguilles, des petites fleurs jaunes ainsi qu’une odeur de senteur verte et fraîche de conifère sont très faciles à repérer lors des ballades dans les montagnes ou dans la garrigue. De ses baies d’une teinte bleu noir, une fois les fruits arrivés à maturité, ainsi que de ses rameaux est extraite une huile essentielle aux multiples vertus : 100kg de baies sont nécessaires pour obtenir 1,5 kg d’huile essentielle.

Que contient l’huile essentielle de genévrier ?

  • D’un aspect limpide, sa couleur pouvant aller de l’incolore au jaune-vert, son odeur légèrement boisée et poivrée, telle sont les caractéristiques facilement identifiables de cette huile. L’α-pinène, son composant majeur, couplé à la présence de Δ-3-carène, de β-caryophyllène et de limonène représentent l’essentiel des composants de l’huile essentielle de Genévrier commun : c’est une huile anti-infectieuse par excellence, très efficace notamment en cas d’infections respiratoires, couplées à des épisodes de toux.
  • Une autre variété, le genévrier commun érigé à terpinéol, plus riche en terpinène, reste plus approprié pour traiter les lithiases biliaires ainsi que les insuffisances hépatiques légères.
  • Le genévrier de Virginie renferme des cédrennes et du cédrol, lui conférant ainsi des propriétés décongestionnantes et tonifiantes veineuses : les varices, les jambes lourdes et gonflées ainsi que les hémorroïdes internes en sont les principales indications. Cette huile essentielle, à raison de 20 gouttes associées à 20 gouttes d’huile essentielle de citron et de cyprès, diluées dans une huile végétale de macadamia ou de germe de blé( 100ml) , constituent une parfaite synergie anti-cellulite : l’huile essentielle de genévrier contribue à éliminer les problèmes de rétention d’eau, tout en favorisant l’amincissement de par son action diurétique. Il suffit de se masser les zones plus « chargées » au moins une fois par jour avec ce mélange.
  • Antirhumatismale et antalgique, elle reste l’huile essentielle incontournable pour calmer les rhumatismes, en favorisant l’excrétion des toxines rénales et de l’acide urique. En frictions localisées ou en bains, à raison de 5 gouttes diluées dans un peu de sel marin ou de poudre de lait, les épisodes d’arthrite, les névrites, les crises de sciatique, les douleurs en général peuvent être ainsi calmées.
  • Les infections intestinales, avec association de spasmes et de gaz peuvent être calmées par l’utilisation de cette huile.
  • Quelques gouttes déposées sur le coussin préféré de votre chien en éloigneront les puces et les tiques.
  • En cuisine, cette huile peut agréablement remplacée les baies de genévrier : 1 à 2 gouttes ajoutées dans votre potée de choux, votre choucroute ou vos plats mijotés feront merveille, à condition de ne pas dépasser la dose.

Les précautions d’emploi de l’huile essentielle de génévrier :

  • En cas de surdosage et d’utilisation prolongée par voie orale, cette huile peut présenter une néphrotoxicité, en provoquant une irritation au niveau des reins. Elle reste formellement contre-indiquée en cas d’inflammation rénale, de néphrite et d’insuffisance rénale.
  • Cette huile essentielle est Irritante pure sur la peau et doit donc toujours être utilisée , diluée dans une huile végétale. Réservée à l’adulte, elle reste contre-indiquée chez l’enfant ainsi qu’à la femme enceinte.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

Chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées

La chicorée sauvage, de son nom latin Cichorium intybus ou intybum sylvestre, fait partie de la grande famille des Astéracées. Plante très commune et très connue, elle se rencontre à chaque pas le long des chemins ou dans les lieux incultes. Bien qu’originaire d’Europe, la chicorée pousse à l’état sauvage aussi bien en Afrique du Nord que dans l’Ouest de l’Asie. Facilement reconnaissable à la période de floraison de par ses belles fleurs sessiles, d’un beau bleu, la chicorée a su devenir une plante de culture par transformation en donnant la chicorée frisée, la barbe de capucin, voir peut être également la chicorée endive ou scarole.

L’histoire de la chicorée sauvage :

Pline l’Ancien décrivait déjà les vertus du jus de chicorée, associé avec de l’huile de rose et du vinaigre : un remède pour soigner bon nombre de maux de tête, d’origine hépatique. Les Anciens avaient également pour habitude de traiter la plupart des affections abdominales avec la chicorée sauvage, une amie du foie, comme se plaisait à le décrire Galien. Plus près de nous, la racine de cette plante, une fois grillée, servit et sert toujours à fabriquer du café-chicorée ,un succédané de café, la caféine en moins.

Que contient la chicorée sauvage ?

  • Tout d’abord, la racine mais aussi les feuilles ainsi que les fleurs de chicorée sauvage peuvent être employées en phytothérapie.
  • Les feuilles, employées fraîches de préférence, renferment une matière extractive amère ainsi que de la chlorophylle, de l’albumine, des sels dont du nitrate de potassium.
  • La racine de chicorée présente des vertus qu’elle soit récoltée fraîche ou séchée : elle est remplie d’un suc laiteux très amer mais également très riche en inuline, un prébiotique naturel, l’inulase. Outre ces deux substances, la chicorée contient aussi des coumarines, des flavonoïdes, des vitamines, des minéraux ainsi qu’une huile essentielle riche en lactones sesquiterpéniques.

Les propriétés et usages de la chicorée sauvage :

  • Sa racine ainsi que ses feuilles présentent de par leurs composants des vertus toniques, apéritives, laxatives et fébrifuges.
  • La chicorée sauvage semble toute indiquée en cas d’atonie des voies digestives, puisqu’elle contribue à faciliter la digestion, en cas également d’ictère de par son action tonique sur le foie : une infusion de feuilles de chicorée sauvage peut déjà améliorer une digestion difficile.
  • Elle est capable de nettoyer l’appareil urinaire et de ce fait demeure une plante de référence pour soulager certaines crises de goutte, voir aussi de rhumatismes liées à un terrain par trop acide, du à la présence notamment d’acide urique.
  • Laxatif naturel relativement doux, cette plante peut être administrée chez l’enfant en cas de constipation passagère.
  • Certaines affections cutanées chroniques, d’urticaire, de dartres, de rougeurs peuvent voir les signes cliniques régresser par simple utilisation de la chicorée sauvage sous forme d’infusion : ceci pourrait s’expliquer notamment de par ses propriétés dépuratives.

Comment préparer son café-chicorée ?

  • Les racines, cueillies entre les mois de juillet ou d’août, doivent être nettoyées et les toutes les impuretés ôtées. Il convient ensuite de couper les racines en segments de 2 centimètres environ, de les étaler sur une pièce à biscuit puis de les rôtir dans un feu doux, ne dépassant pas les 120°C.
  • Les racines, une fois brunes ou sèches, c’est-à-dire au point de s’effriter, pourront alors être moulues jusqu’à obtenir une poudre : celle-ci se conserve dans un récipient hermétique, si possible dans un endroit frais.
  • Pour se préparer un délicieux succédané de café, il ne reste plus qu’à ajouter 300ml d’eau pour l’équivalent d’une cuillère à soupe de la précieuse poudre ( 15 ml).

Des espèces voisines de la chicorée sauvage :

L’endive, Chicorium endiva, possède les mêmes propriétés, bien que moins puissantes : associer dans son menu une salade d’endive, couplée à une tisane de chicorée sauvage (feuilles sèches) ou en décoction( feuilles fraîches), peut tout à fait potentialiser les effets bénéfiques de ces deux plantes voisines.

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L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées.

L'agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules aux effets médicinaux intéressants. Bien qu'originaire d'Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu'en Amérique du Nord.

L’agripaume, Leonurus cardiaca, de son latin, fait partie de la famille des Lamiacées. Ses parties aériennes, récoltées en été, renferment des molécules intéressantes.

Bien qu’originaire d’Asie centrale, cette plante vivace à feuilles palmées et aux jolies fleurs roses croît dans bon nombre de pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord. 

Les constituants de la plante

Les parties aériennes de cette plante renferme à la fois des glucosides dérivés de la bufénolide, un alcaloïde présent sous forme de léonurine, des flavonoïdes, des tanins ainsi que des diterpénoïdes.

L’histoire de l’agripaume

Déjà utilisée durant le Moyen-âge, cette plante a su trouver sa place dans la pharmacopée et la phytothérapie d’antan en tant que régulateur à la fois des palpitations, des spasmes et battements liés à la sphère cardiaque. De plus, si l’on se réfère au célèbre herboriste P.Matteoli du 16ème siècle, l’agripaume présentait une indication dans la sphère uro-génitale, avec sa capacité à stimuler à la fois l’émission des urines ainsi que les menstruations, couplée à son action sur la dissolution des calculs.

 Les vertus de l’agripaume

  • L’agripaume présente un intérêt pour améliorer le fonctionnement du cœur, en régulant notamment les palpitations ainsi que les troubles nerveux du fait de son action antispasmodique.
  • Couplée à son action sédative, l’agripaume facilite la relaxation, la détente sans toutefois entrainer de somnolence.
  • De par son action stimulante sur les muscles de l’utérus, l’agripaume permet de soulager en cas de règles douloureuses, de syndrome prémenstruel, avec un usage toutefois déconseillé en cas de règles abondantes.

Des espèces voisines

Leonorus heterophyllus, une espèce originaire de Chine ainsi que Leonorus sibiricus, croissant en Sibérie présentent les mêmes vertus que leur cousine Leonurus cardiaca.

Les précautions d’emploi de l’agripaume

Cette plante reste déconseillée chez la femme enceinte ainsi qu’en cas de flux menstruel important.