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Santoline

Plante vivace de l'Europe méridionale, la santoline se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Plante vivace de l’Europe méridionale, la santoline, de son nom latin Santolina Chamœcyparissus (Astéracées), se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Santoline petit cyprès ou blanche, Garde-robe, Faux cyprès ou Aurone femelle, tels sont les autres noms vernaculaires dont elle est parfois affublée. Facilement reconnaissable de par son odeur puissante couplée à un goût particulièrement amer, la santoline demeure une plante tout autant utilisée en phytothérapie qu’en aromathérapie.

La composition de la santoline :

  • Tanins et résines représentent les deux composants majeurs de cette plante, contenus dans les sommités fleuries récoltées pendant l’été ainsi que dans ses feuilles, récoltées, quant à elles, avant la floraison.
  • Les semences, une fois distillées, permettent d’obtenir une huile essentielle, particulièrement appréciée en aromathérapie.

Les propriétés de la santoline :

  • En bain aromatique, l’huile essentielle de santoline, de par ses vertus emménagogues, soulage les douleurs menstruelles, les douleurs ainsi que les spasmes musculaires et combat la fatigue imputable au surmenage et à la nervosité, de par son action stimulante.
  • En onguent, l’huile essentielle de santoline est un fameux baume pour les blessures cutanées, les plaies, les piqûres d’insectes, les écorchures, les brûlures.
  • De par son action vermifuge, elle représente un remède des plus efficaces pour éradiquer les parasites intestinaux ou vers (oxyures, ascaris), soit en infusant les graines, soit en ayant recours à son huile essentielle : 6 gouttes d’huile essentielle de santoline, prise quotidiennement, ce, une semaine par mois, dans une cuillère à café de miel ou dans 250 ml de tisane ou d’eau chaude permettent de se vermifuger de façon naturelle.

Les autres utilisations de la santoline :

  • Egalement utilisée pour agrémenter les jardins, de par ses belles feuilles grises et ses capitules d’un splendide jaune d’or qu’elle déploie, la santoline permet de protéger le linge de maison des mites : son feuillage dégageant une odeur de lavande très forte fait d’elle un parfait insectifuge.
  • Jadis, cette plante était utilisée pour éloigner les mouches de la viande sur les étalages.
  • En Italie, les feuilles, de par leur goût amer, peuvent agrémenter certains ragoûts de viande ou plats de poisson italiens) : une plante condiment des plus faciles à utiliser en petites quantités toutefois.

Les précautions d’emploi de la santoline :

  • L’huile essentielle pouvant s’avérer éventuellement toxique à forte dose, et en l’absence d’études de sa parfaite innocuité, elle demeure contre-indiquée chez l’enfant ainsi que chez la femme enceinte.
  • Ne pas confondre la santoline avec la santonine, une autre plante de la famille des Astéracées « Artemisia cina ».
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Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux, cette plante annuelle, très commune en Europe, est facilement reconnaissable à ses tiges couchées sur le sol et à ses petites fleurs blanches et roses, dont l’éclosion perdure de juin à novembre.

De la famille des Polygonacées, qui ne compte pas moins de 150 espèces, le Polygonum aviculare, de son nom latin, reste connu sous les noms vernaculaires d’aviculaire, traînasse, herbe des saints innocents, ou herbe à cochon, certains agriculteurs s’en servant comme nourriture pour leur bétail.

L’histoire de la renouée :

En Chine, la Renouée des oiseaux est utilisée depuis plus de 2000 ans pour ses vertus diurétiques. Au 1er siècle de notre ère, Dioscoride y avait également recours pour lesdites vertus ainsi que pour diminuer les règles abondantes et soigner les morsures de serpent. Plante longtemps considérée comme remède à part entière pour soigner la tuberculose, ce, dès l’Antiquité, la renouée fut employée au siècle dernier pour soulager les rhumatismes en liant la tige de renouée liée autour du membre douloureux. Les bergers avaient pour habitude d’égrener la renouée à la manière d’un chapelet , conférant ainsi à la plante des vertus plus spirituelles.

Que renferme la renouée ?

La Renouée des oiseaux contient, dans ses parties aériennes, de grandes quantités de tanin, des flavonoïdes, des polyphénols ainsi que de l’acide salicique ( environ 1%) et un mucilage.

Les indications de la renouée :

  • Facilement identifiables de par sa saveur typique, astringente, la renouée demeure avant tout diurétique et constitue un parfait vermifuge naturel. La renouée peut de ce fait soigner les diarrhées, les hémorroïdes, soulager en cas de crise de goutte, ainsi que lors d’épisodes rhumatismaux ou contribuer à éliminer certains calculs rénaux.
  • De par la présence de tanins, qui lui confèrent ainsi des vertus astringentes, la renouée contribue à étancher le sang des plaies, à régulariser les règles ainsi qu’à enrayer les saignements de nez.
  • Riche en acide salicique, la renouée trouve toute sa place dans le cas de maladies pulmonaires, permettant ainsi de renforcer le tissu cellulaire des poumons.

Une tisane astringente, à base de renouée :

La renouée des oiseaux, associée en quantités égales à de la bistorte, de la bourse à pasteur et de l’ortie, le tout pris sous forme de tisane représente un parfait diurétique naturel : 50 grammes du mélange mis à bouillir dans 1 litre d’eau pendant 5 minutes puis à laisser infuser 10 minutes , 3 à 4 tasses par jour à boire entre les repas.

Les autres variétés de renouée :

  • La renouée âcre ou brûlante, Polygonum hydropiper, également connue sous le nom de persicaire âpre, présente également des vertus diurétiques et excitantes.
  • La Renouée du Japon, Fallopia japonica, de la famille des Magnoliophytae, fut introduite au Moyen Âge par la route de la soie comme plante fourragère. Toutefois son envahissement demeure le plus souvent signe d’une pollution des sols en métaux, surtout l’aluminium. Bien que riche en anthraquinones, stilbènes, flavonoïdes, lignanes et composés phénoliques, tous de puissants antioxydants, mieux vaut la laisser de côté.
  • La Renouée bistorte,Polygonum bistorta, très astringente, possède en plus des polyphénols et des tanins, des phlobaphènes dans ses feuilles ainsi que dans ses rhizomes, riches également en féculents.

Les contre-indications de la renouée :

Les tanins pouvant chélater le fer, en cas de prise concomitante, mieux vaut consommer sa tisane ou décoction de renouée à distance d’au moins 2 heures de cet oligo-élément.

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Quinquina

Quinquina, originaire d'Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde...

Originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde, à Java ainsi que dans certaines régions d’Afrique.

Le Cinchona Officinalis, de son nom latin, fait partie de la famille des Rubiacés. Egalement connu sous le nom de « quina lanuda « en Equateur ou « hoja de zambo « en Colombie, cet arbre comprend plusieurs espèces qui présentent toutes un intérêt au niveau médicinal, de par la présence de substances actives contenues dans son écorce : le quinquina jaune ( Chinchona calisaya), de loin le plus utilisé et cultivé, le quinquina rouge (Chinchona calisaya) et l’arbre à quinine (Chinchona officinalis).

D’une production annuelle d’écorces estimée à 8200 tonnes, pas moins de 6 ans sont nécessaires avant de pouvoir en prélever la précieuse substance tant recherchée : la quinine.

L’histoire du quinquina :

Le mot quinquina viendrait pour certains du mot quechua « kinakina » ou de « quina », dans sa version indienne, pour d’autres. Toujours est-il que les Indiens du Pérou ont toujours utilisé le quinquina, sous forme de décoction d’écorce, pour soigner les fièvres, des problèmes digestifs et des infections. Son nom latin de « cinchona » fut attribué par Linné, le célèbre botaniste, en souvenir de la Comtesse El Cincho, qui fut guérie grâce aux principes actifs contenus dans l’écorce, à savoir la quinine.

Déjà largement utilisée sous le règne de Louis XIV, l’engouement grandissant pour cette substance miracle va petit à petit appauvrir les plantations de quinquina de l’ancienne Grande Colombie, jusqu’alors sauvages. Les britanniques vont introduire le quinquina rouge à Ceylan, suivis par les Hollandais qui développeront la culture du quinquina jaune à Java, l’une de leurs colonies.

Vers le milieu du 19ème siècle, la France, sous la houlette de deux pharmaciens, réussiront à isoler de l’écorce de cet arbre deux substances thérapeutiques, la quinine et la cinchonine, mettant plus ou moins un terme à l’utilisation de l’écorce de quinquina.

Que contient le quinquina ?

Le quinquina renferme dans ses principaux constituants des alcaloïdes, pour au moins 6% , qui se répartissent en quinine pour 30 à 60% et de cinchonine pour le reste : le quinquina jaune, pour un kilo d’écorce tiré, renferme 32 grammes de quinine, raison pour laquelle il est la variété la plus cultivée à ce jour. L’écorce de quinquina rouge, riche également en quinine et en cinchonine, renferme des composés phénoliques ( cinchonaïne, pro-anthocyanidol). La saveur amère du quinquina est due à la présence de quinovine, un glucoside triterpénique.

Les vertus du quinquina :

  • Au Brésil, l’écorce de quinquina est considérée comme tonifiante et antipyrétique. Bon nombre d’anémie, de désordres gastro-intestinaux, de fatigue, de fièvre et de crises de paludisme s’en trouvent soulagés.
  • Déjà l’un des traitements du paludisme jusqu’en 1914, la quinine a été remise au premier plan à partir des années 60, du fait de la résistance du parasite au traitement de synthèse, la chloroquine issu de l’industrie pharmaceutique.
  • De par son côté tonique amer, le quinquina stimule les glandes salivaires, les sécrétions digestives et l’appétit : il a donc toute sa place pour stimuler la digestion.
  • Le quinquina soulage les irritations et les infections localisées au niveau de la gorge, utilisé en gargarismes.
  • Cette plante est capable de soulager les crampes et les douleurs liées à l’arthrite.
  • En Inde, cette plante est toujours d’usage pour traiter la sciatique, la dysenterie mais aussi les problèmes de « khapa », classement déterminé par la médecine ayurvédique et qui prône l’usage des certaines saveurs pour traiter certaines pathologies : de par son côté amer, le quinquina permet de renforcer le principe de l’eau.
  • L’écorce de quinquina a toute sa place, même en cuisine, puisque certaines boissons amères en contiennent, tout comme certaines limonades toniques ou liqueurs très sucrées et amères, sans oublier les boissons alcoolisées Quinquina ou de la marque Dubonnet qui ont connu leur période de gloire.

Les préparations et usages du quinquina :

La poudre de quinquina reste réservée pour soigner le paludisme. La décoction, remède bien connu sous cette forme pour faire baisser la fièvre, peut être utilisée également en gargarismes, afin de soulager les maux de gorge. La teinture, d’un goût très amer, est toute-indiquée pour alléger les digestions les plus difficiles.

Les précautions liées au quinquina :

  • La surconsommation de quinine peut provoquer le quinisme, dont l’aboutissement peut être un coma mortel : la prise de quinine reste sous la responsabilité médicale. A savoir que les comprimés existants correspondent à 600 mg de sulfate de quinine dihydratée, la dose par voie orale toxique se situant aux alentours de 3 g.
  • Elle est déconseillée chez la femme enceinte, car réputée abortive à fortes doses.
  • L’administration de quinine, surtout par voie intraveineuse peut favoriser la sécrétion d’insuline et induire une hypoglycémie.
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Patchouli

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu'à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu’à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Bien que pourvu de belles fleurs blanches à mauve pâle en période de floraison, seules ses jeunes feuilles et pousses trouvent un usage en phytothérapie et en cosmétologie avant tout. Originaire de Malaisie et d’Asie, le patchouli est de nos jours cultivé également dans les régions tropicales et subtropicales.

L’histoire du patchouli :

Réputé aphrodisiaque et utilisé en tant que tel depuis la nuit des temps, en Asie ainsi que dans les pays arabes, le patchouli, sous forme d’huile essentielle, fut et demeure la base de nombreux parfums en Inde ainsi que pour éloigner les insectes. Arrivé en Europe au XVIIIe siècle, les propriétés insecticides du patchouli étaient utilisées par les marchands de soieries et de tissus précieux qui n’hésitaient pas à glisser des feuilles de patchouli afin de préserver leurs chargements.

Que renferme le patchouli ?

  • Ses vertus découlent avant tout de son huile essentielle, distillée à partir des jeunes feuilles et pousses et qui renferme des constituants des plus efficaces et particulièrement prisés.
  • L’huile essentielle de patchouli contient majoritairement du patchoulol, un sesquiterpénol pouvant osciller entre 30 et 60% suivant le lieu de culture. Le bulsénésène, un sesquiterpène, peut atteindre entre 40 et 60%, couplé à du bulnésénoxyde ainsi que du patchoulènone, un cétone sesquiterpénique : la présence de ces sequiterpènes rares ainsi que de patchoulol confère à cette huile essentielle un parfum inimitable, une substance d’ailleurs des plus utilisées en parfumerie et devenu le symbole de la génération dite hippies.

Les propriétés du patchouli :

  • Ses propriétés, à travers son huile essentielle, représente un allié de choix dans l’arsenal d’aromathérapie pour traiter les problèmes dermatologiques tels que l’eczéma séborrhéique, la dermatite atopique, l’impétigo,le prurit,l’acné, les crevasses, certains parasites de la peau (gale), les peaux irritées en général de par l’action anti-inflammatoire et régénérante sur la sphère cutanée qu’elle délivre.
  • De par ses propriétés phlébotoniques, l’huile essentielle de patchouli représente un excellent tonique veineux, qui trouve toute sa place en cas de varices ou d’hémorroïdes.
  • De par ses actions à la fois ré-équilibrantes, toniques et antidépressives, l’huile essentielle de patchouli permet de diminuer les épisodes de spasmophilie, de nervosité*, de stress, voir également de troubles addictifs, tout simplement en respirant ou la diffusant.
  • Les flavonoïdes contenus dans son huile essentielle (méthylériodictyol, , méthylkaempférol, ombuine, pachypodol et kumatakénine) font l’objet de recherches notamment dans le domaine de l’oncologie, de par leurs effets supposés antimutagènes** ,même si d’autres études sont nécessaires pour venir étayer ses vertus anticancéreuses.
  • Dans certains pays, comme l’Inde, cette huile sert tout simplement à parfumer le linge, les tapis de par son action répulsive sur les insectes : un insecticide des plus naturels pour le bien de tous et de la planète.

Les précautions liées au patchouli :

Cette plante reste contre-indiquée chez la femme enceinte par la présence notamment de cétone et son huile essentielle reste d’un usage exclusivement par voie externe.

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Onagre

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l'onagre de la famille...

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille des oenothéracées ou onagracées, Oenothera biennis et originaire d’Amérique du Nord, est présente sur bon nombre de talus, de terrains incultes ou de certaines dunes de sable du littoral Atlantique.

Ses grandes corolles jaunes s’ouvrant en fin de journée en quelques minutes, sa haute tige tachetée de rouge, sa floraison parfumée estivale font de l’onagre une belle plante facilement reconnaissable au détour d’une balade dans la nature. A noter que l’espèce la plus répandue reste l’onagre bisannuelle, la seule possédant un intérêt thérapeutique.

L’histoire de l’onagre :

Les Indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient déjà aussi bien en usage externe qu’interne : blessures, abcès mais aussi toux et douleurs gastriques étaient ainsi soulagées grâce aux vertus de cette plante. Ce n’est que vers le 18ème siècle que les graines, contenues dans la terre utilisée à l’époque pour lester les bateaux, germeront en Europe : son usage s’étendra ensuite du fait de la découverte et des travaux publiés autour des omégas 3.

Que contient l’onagre ?

  • L’onagre est avant tout utilisée pour ses graines, dont on extrait une huile, très riche en acide gras essentiel. L’acide linoléique , présent à hauteur de 70% dans les graines, reste un acide gras essentiel insaturé permettant la synthèse des prostaglandines ( PEG 1), en tant que précurseur. L’acide gamma-linolénique ( AGL), également un précurseur des PEG1, s’oppose aux effets de la prolactine, diminuant ainsi les troubles associés au syndrome prémenstruel. L’homme ne possédant pas naturellement l’acide gamma-linolénique, celui-ci étant très rare dans la nature, seules quelques plantes en contiennent des quantités suffisantes dont l’onagre. L’acide oléique y est également présent, à hauteur de 10% environ : l’onagre présente donc une grande richesse en omégas 6.
  • La chaleur détruisant les principes actifs, il est primordial de choisir une huile d’onagre produite par 1ère pression à froid et de la conserver à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur : optez lors de l’achat pour de l’huile conservée dans une bouteille en verre ambrée
  • Elle renferme également de la lignine ainsi que des mucilages, des tanins, dont l’oenothérine, des composés flavoniques, aux vertus antioxydantes ainsi que des phytostérols, particulièrement recherchés pour aider à lutter contre le mauvais cholestérol.
  • Comme pour tout type d’acides gras essentiels, il convient toujours d’associer une prise de vitamine E et C, en parallèle, ceci afin de protéger les membranes de ces précieux omégas particulièrement fragiles : l’huile d’onagre n’échappe pas à cette règle.

Les propriétés de l’onagre :

  • L’onagre présente des propriétés antispasmodiques, hépato-protectrices, astringentes, vasodilatatrices, anti-inflammatoires, anticoagulantes, hypocholestérolémiantes, utilisable aussi bien en externe qu’en interne.
  • En usage externe, l’huile d’onagre peut être utilisée directement sur la peau, ou bien intégrée dans des produits cosmétiques : hydratante par excellence, celle-ci présente une action antirides, assurant une élasticité de la peau et une activation de la circulation. Elle lutte contre la fragilité des ongles et des cheveux, notamment dans le cas de certains types d’alopécie masculine, en dehors des facteurs héréditaires, parfois à l’origine.
  • Associée à de la vitamine C et B6, l’onagre permet de pallier à certains problèmes de sécheresse, plus spécialement touchant les muqueuses des yeux et de la bouche.
  • En usage interne, de par son action anti-inflammatoire due à la stimulation notamment des lymphocytes T8 suppresseurs, empêchant ainsi les globules blancs de s’attaquer à ses propres organes, l’onagre présente des effets bénéfiques sur certaines pathologies dites auto-immunes, comme l’arthrite rhumatoïde ou la polyarthrite rhumatoïde, en diminuant les douleurs le plus souvent ressenties au niveau des articulations des doigts et des poignets.
  • Les manifestations allergiques présentes en cas d’eczéma*, d’urticaire, d’asthme ou de rhinite saisonnière peuvent être calmée par la prise d’onagre en interne. L’allergie en général est due à une perturbation du système immunitaire qui provoque une réaction excessive de l’organisme face à des substances, qu’elles soient étrangères ou pas : s‘ensuivent une production excessive d’anticorps ainsi qu’une libération d’histamine. En stimulant les lymphocytes T suppresseurs, l’huile d’onagre contribue à calmer cette surexpression dudit système immunitaire, tout en diminuant la réaction inflammatoire. En usage externe, l’eczéma atopique du nourrisson peut être calmé par de simples frictions sur le ventre.
  • L’onagre est toute indiquée en cas de taux de cholestérol élevé, pour lutter contre l’athérosclérose et en prévention des maladies cardio-vasculaires. Ceci est du au fait que l’onagre est capable de diminuer l’agrégabilité des plaquettes sanguines et de diminuer le risque d’obstruction artérielle, de par son effet anti-thrombolytique.
  • Certains symptômes ressentis quelques jours avant la période des règles, comme la tension au niveau des seins, des ballonnements abdominaux, mais aussi au niveau psychique comme des troubles de l’humeur, sources possibles d’insomnie voire même de dépression, peuvent trouver leur origine dans une production excessive de prolactine : c’est le syndrome prémenstruel** parfois tant redouté chez certaines femmes. La prise régulière d’onagre sur plusieurs mois, de par son action sur les PEG1, peut soulager bon nombre de ces symptômes, si l’alimentation est carencée en acides gras essentiels.
  • De par son action ré-équilibrante au niveau de la balance PEG1/PEG2, l’onagre pourrait aider à traiter certaines ulcérations gastriques induites par l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et soulager des troubles intestinaux, dont le terrain présente une inflammation.

Les parties de l’onagre utilisées :

  • Toutes les parties de l’onagre, à savoir l’écorce, la tige, la feuille, la fleur ou la graine peuvent être utilisées. En alimentation, les feuilles ainsi que sa racine peuvent être consommées, une fois bouillies. C’est de là que vient son appellation « jambon du jardinier », sa racine une fois cuite ressemblant à s’y méprendre à son homologue animal.
  • L’onagre, sous forme d’huile, en phytothérapie, peut être consommée à hauteur de 3 à 6 grammes par jour : il convient toutefois d être vigilant sur sa méthode de fabrication, son titrage en acide gamma-linolénique ( au moins de 8%) ainsi que sa conservation dans une bouteille ambrée en verre.
  • L’onagre, en infusion, peut comporter les feuilles et les tiges, hâchées menues et séchées : 1 cuillère à thé infusée dans 250 ml d’eau bouillante peut contribuer à calmer le rhume ou certains troubles gastriques.

Les contre-indications de l’huile d’onagre :

  • L’huile d’onagre présente des interactions possibles avec les anticoagulants et avec les médicaments prescrits en cas de schizophrénie .
  • L’acide gamma-linolénique( AGL) qu’elle contient peut entraîner des crises d’épilepsie chez les personnes traitées notamment par phénothiazine : son usage en est fortement déconseillé.
  • La prise régulière de corticostéroïdes a un effet inhibiteur sur l’AGL : l’huile d’onagre ne pourra donc agir efficacement si elle est utilisée pour traiter un eczéma.
  • En l’absence d’études et de tests, l’huile d’onagre ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

*Evening primrose oil is effective in atopic dermatitis: a randomized placebo-controlled trial. Senapati S, Banerjee S, Gangopadhyay DN. Indian J Dermatol Venereol Leprol. 2008 Sep-Oct;74(5):447-52. Texte intégral : www.ijdvl.com
**Budeiri D, Li Wan Po A, Dornan JC. Is evening primrose oil of value in the treatment of premenstrual syndrome?Controlled Clinical Trials 1996; 17: 60-68.

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Lapacho

Depuis des siècles, le lapacho et surtout son écorce font partie de la pharmacopée d’Amérique du sud.

Depuis des siècles, le lapacho et surtout son écorce font partie de la pharmacopée d’Amérique du sud.

Cet arbre, de par son caractère sacre, est plus connu sous le nom d’arbre sacre des Incas ou encore arbre de vie dans cette partie de l’hémisphère. Le lapacho, de son nom latin plus scientifique Tecoma adenophilla, de la famille des Bignoniacees, offre 3 variétés impetiginosa, heptaphylla et avellanedae qui ont su acquérir une réputation désormais mondiale. Celle-ci est tout autant liée a la qualité de son bois que de ses nombreuses propriétés contenue dans son écorce. Récoltée toute l’année dans les forêts brésiliennes, argentines, paraguayennes ou dans les Andes péruviennes, le lapacho demeure un arbre qui pousse a l’état sauvage, aucune culture n’existant encore a ce jour.

L’histoire du lapacho :

Les Incas, tout comme les Callaways du Brésil et d’autres peuples d’Amérique du Sud considéraient l’écorce du lapacho comme un remède universel : pour guérir les blessures, soulager les fièvres ( par les indiens Wayapi), en cas se dysenterie, d’inflammations intestinales et de morsures de serpent. Son écorce permettait également de se nourrir et de se nettoyer, du fait de ses propriétés détoxifiantes.

Que contient le lapacho ?

  • L’écorce de lapacho renferme de nombreux constituants dont des naphtoquinones( lapachol) et des anthraquinones, particulièrement efficace pour éradiquer le Candida albicans, en cas d’aphtes ou d’herpes, du fait de leurs vertus antifongiques et antibactériennes*.Ces molécules pourraient également, en simple décoction, inhiber la résistance au staphylocoque dore, même si d’autres études sont nécessaires pour en confirmer son action.
  • Elle contient d’autre part un certains nombre de flavonoïdes et de tanins, des antioxydants aux vertus radicalaires par excellence ainsi que des coumarines, connues pour accentuer la fluidité sanguine. De par son action anti-inflammatoire, cette écorce peut contribuer a traiter certaines inflammations, comme celles concernant l’estomac et l’intestin même si elle souvent préconise dans les cas d’inflammations au niveau urinaire( vessie,prostate, col de l’utérus).
  • Des propriétés tumorales**concernant notamment le lapachol ont été avancées des les années 60 par des recherches effectuées au Brésil, attribuant une efficacité dans le traitement de la leucémie: le lapachol aurait la capacité a freiner la croissance des cellules cancéreuses, en les empêchant d’assimiler l’oxygène. Ces tests cliniques, inspires de la tradition médicale indigène, nécessitent toutefois d’être poursuivis de façon plus intensive.
  • Riche en nombreux oligo-éléments, dont le magnésium, le zinc, le potassium, le cuivre, le chrome, la silice et le manganèse, l’écorce renferme du fer particulièrement bien assimilable par l’organisme qui trouve toute son indication en cas d’anémie.
  • De par sa richesse en nombreuses substances actives, l’écorce du lapacho représente l’un des produits naturels les plus utilises en cas d’infections virales ou bactériennes au niveau de la sphere ORL tout comme en cas de syndrome de fatigue chronique.
  • Son usage est des plus usité pour aider a épurer et a éliminer les déchets et les toxines pressentes dans le sang notamment en cas d’intoxication au mercure et aux métaux lourds.

Comment utiliser l’ecorce du lapacho ?

  • Seule la partie intérieure de l’écorce est séchée, permettant ainsi une utilisation sous différentes formes galéniques.Sous forme de décoction, particulièrement efficace en cas de candidose: laisser infuser 12 grammes d’écorce dans un litre d’eau chauffée a 100 degrés pendant au moins 15 minutes puis boire le mélange a raison de trois tasses, trois fois par jour.
  • Travaillée sous forme d’onguent, cette pâte peut être appliquée directement sur une plaie pour en accélérer la cicatrisation.
  • La teinture de lapacho convient ,quant a elle, a un usage au long cours, notamment en cas de fatigue virale ou de syndrome de fatigue chronique: en consommer 2 ml dilues dans de l’eau, ce 3 fois par jour.

Les contre-indications du lapacho :

Son écorce contenant des coumarines aux vertus anti-coagulantes, elle reste contre indiquée en cas d’hémophilie tout comme pour les personnes déjà traites par anticoagulants (antivitamine K, aspirine, héparine).


** Identification et valuation du lapacho comme agent antitumoral.Rao, Mc Bride JJ, Oleson JJ. Recherche sur le cancer 28:1952-4,oct 1968.Thérapies alimentaires.Clini.J.1993;43:309-319

*Comparaison des activités bactériennes et antifongiques de lapachol et beta-lapachol-Guiraud P,Steiman R.,Campos.GM.Planta Med 1994;60:373(4)

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Kolatier

Originaire d'Afrique occidentale, le kolatier, dont on utilise les précieuses graines, est désormais cultivé sous tous les tropiques.

Originaire d’Afrique occidentale, le kolatier, dont on utilise les précieuses graines, est désormais cultivé sous tous les tropiques.

De la famille des sterculiacées, cet arbre « cola acuminata »donnent de larges gousses qui peuvent contenir entre 5 à 10 graines, parfois qualifiées également de noix : récoltées à maturité, débarrassées de leur enveloppe, elles seront ensuite séchées au soleil.

Que renferme la noix de kola ?

La noix de kola renferme de la caféine, sa teneur pouvant atteindre jusqu’à 2,5% de son poids, de 5 à 10% de tanins, des précieux anti-oxydants, du phlobaphène et des anthocyanines et quelques traces de théobromine : sa richesse en méthylxanthines a fait que la noix de kola entre dans la composition de médicaments pharmaceutiques, destinées aux maladies pulmonaires obstructives chroniques ainsi que dans l’asthme.

L’histoire du kolatier :

Le kolatier mais et surtout sa noix ont de tout temps étaient utilisés en Afrique centrale et occidentale, son usage faisant partie intégrante de la vie quotidienne. La graine est mâchée à longueur de journée du fait de ses propriétés digestives, toniques voir même aphrodisiaque, du fait de sa teneur en caféine. Plus près de nous, le Coca-Cola® renfermait à l’origine de la noix de kola, un ingrédient qui fut remplacé par une caféine de synthèse.

Les vertus et indications de la noix de kola :

  • Tout comme le café, la noix de kola permet de soigner les maux de tête ainsi que les migraines, de par la présence de caféine.
  • Diurétique et astringente, elle peut être d’un bon secours en cas de diarrhée ainsi que de dysenterie, du fait de la présence de flavonoïdes.
  • Connue pour son action stimulante sur le système nerveux, la noix de kola contribue également à favoriser la tonicité musculaire ainsi qu’à combattre la léthargie. En cas de fatigue, il est nécessaire de consommer au moins 60 mg de caféine pour obtenir à la fois des effets sur la vigilance mais aussi sur les performances cognitives.
  • Durant les périodes de convalescence faisant suite à des maladies chroniques, la noix de kola reste utilisée en Afrique occidentale mais aussi dans les pays anglo-saxons comme antidépresseur.

Les contre-indications de la noix de kola :

  • Son usage est déconseillé en cas d’ulcère gastrique et de palpitations, notamment lors d’une tension artérielle élevée.
  • Attention à toute association de noix de kola, et donc de caféine avec de l’éphédra et de l’éphédrine, leurs effets stimulants pouvant être plus qu’augmentés. Les effets du kola s’ajoutent également à ceux des aliments, boissons et autres produits qui contiennent de la caféine.
  • La caféine que contient le kola peut causer de l’insomnie, de la nervosité.

D’autres variétés de kola :

  • Ne pas confondre la noix de kola avec le gotu kola, une autre plante qui ne renferme pas de caféine, avec des usages thérapeutiques différents .
  • « Cola nitida », qui pousse en Afrique, au Brésil et aux Antilles est utilisée de la même manière que l noix de kola.
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Henné

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Originaire du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et du sous-continent indien, le henné se complaît dans les endroits ensoleillés. Sa culture très répandue dans le Proche-Orient, en Inde ainsi que dans une partie de l’Afrique permet d’obtenir une poudre, une fois ses feuilles séchées et broyées, servant à teindre les cheveux, le corps voir les crins des chevaux. Toutefois, cette plante a toute sa place en phytothérapie, en plus de la cosmétique, de par les constituants qu’elle renferme.

L’histoire du henné :

Utilisé depuis des millénaires en Afrique du Nord ainsi qu’en Asie, le henné permettait déjà dans l’Egypte ancienne de teindre les tissus dans lesquels étaient enveloppées les momies. La légende rapporte qu’avant de rencontrer Antoine, Cléopâtre aurait fait tremper les voiles de son vaisseau dans de l’huile de fleurs de henné et le Hébreux auraient été les premiers à l’incorporer dans la fabrication des produits de beauté de l’époque. De nos jours, le henné, à qui on prête toujours des pouvoirs magiques, est souvent présent lors des cérémonies mortuaires et des rites religieux en Afrique ainsi que dans les incantations de chamanisme.

Que renferme le henné ?

  • Les feuilles contiennent une molécule, une fois broyées, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone, parfois nommée Lawsone : une substance toute trouvée pour teindre textiles mais aussi cheveux ou corps, de par la production de teintes jaunes, rouges ou orangées qu’elle confère.
  • Les feuilles de henné, tout comme son écorce renferment des coumarines, des flavonoïdes, des stérols, des tanins ainsi que des naphtoquinones (lawsone), ce qui lui confère tout autant des vertus astringentes, anti-ulcéreuses, anti-diarrhéiques et emménagogues.
  • Très utilisées en médecine ayurvédique et unani, les feuilles de henné, en gargarisme, soignent les maux de gorge.
  • Prises en décoction, elles permettent de traiter les diarrhées et certaines dysenteries, favoriser la coagulation ainsi que l’apparition des règles.
  • Pour traiter des pellicules, éliminer les poux, lutter contre les dermatoses, l’acné , les furoncles ou cicatriser des plaies, rien de tel qu’un cataplasme en application locale de feuilles de henné macérées.
  • Toujours utilisé en cataplasme, le henné peut permettre de soulager maux de tête et les migraines.
  • Son usage par voie interne, bien que moins courante, pourrait permettre de combattre certaines affections gastriques ou du foie : veillez toujours à demander d’avis de votre médecin ou pharmacien avant toute administration per os.
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La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine.

La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine.

La ficaire, de son nom latin Ficaria verna, est parfois dénommée herbe aux hémorroïdes ou au fic ainsi que petite chélidoine. De par ses bulbes qui peuvent faire penser aux fruits du figuier, ficaire est dérivé du nom ficus.

De la famille des Renonculacées, cette plante vivace présente un intérêt en phytothérapie, de par les molécules contenues dans ses feuilles et sa racine.

Que renferme la ficaire ?

La racine de la ficaire contient de l’huile essentielle, de la vitamine C présente surtout dans ses feuilles, de la saponine, des hétérosides sous forme d’hédéragénine et d’ acide oléanique, des antioxydants sous forme de tanins et de flavonoïdes, une huile essentielle ainsi que de l’anémonine et de la protoanémonine, toutes deux des substances toxiques, éliminées lors du séchage de la plante.

La ficaire renferme des micronutriments tels que le calcium, le chlore, le fer, le magnésium, le phosphore, le potassium, du silicium, du sodium ainsi que du soufre.

Les indications de la ficaire :

  • De par ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, de par la présence de saponines, la ficaire permet de traiter les douleurs, les prurits et les sensations congestives ressenties lors des poussées hémorroïdaires.
  • Son usage en phytothérapie reste toutefois local, soit sous de forme de teinture-mère, en onguent ou en suppositoires.
  • En petite quantité, les feuilles très jeunes, crues, se consomment comme du cresson, celles-ci nécessitant d’être cuites quand elles sont matures.
  • Autrefois, les paysans avaient pour usage d’employer les feuilles et les fleurs afin d’éliminer les rats.
  • Les extraits de ficaire, de par leurs propriétés anti-couperose, astringentes et adoucissantes, entrent dans la composition de bon nombre de produits cosmétiques comme les lotions capillaires, en cas de cheveux gras et abîmés et fragile, dans les crèmes à visée astringentes ainsi que pour les soins anti-couperose.
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L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

L'églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c'est un rosier sauvage que l'on rencontre fréquemment en Europe de l'Ouest.

L’églantier, parfois appelé également rosier des chiens, rosier sauvage ou gratte-cul fait partie de la famille des Rosacées, de son nom latin Rosa caninia : c’est un rosier sauvage que l’on rencontre fréquemment en Europe de l’Ouest.

Son fruit orange à rouge vif, le cynorrhodon, contient des graines très dures, des akènes, tout comme la fraise, entourées de nombreux poils : c’est du fruit de l’églantier que vient le poil à gratter souvent tant redouté.

L’histoire de l’églantier :

Le cynorrhodon, de son nom latin qui signifie rose de chien, aurait été employé pendant l’Antiquité pour ses vertus antirabiques. Son surnom de rosier du diable, tiendrait au fait que l’églantier a été maudit depuis que Judas s’y pendit. Dans la Grèce Antique, sa rose était utilisée pour traiter les inflammations de la gorge, le rhume ainsi que pour éviter les maux de tête, en s’en couvrant tout simplement la tête de ses beaux pétales. Les Amérindiens d’Amérique du Nord avaient quant à eux pour habitude de mélanger les fruits des rosiers indigènes au « pemmican », une nourriture hivernale à base de viande séchée en poudre, de graisse, de farines variées et d’amandes pilées. Plus de près de nous, le fruit, toujours lui, représentait une friandise particulièrement appréciée pendant le Moyen-âge. De nombreuses croyances populaires ont toujours su le mettre en avant de par un usage fréquent en cas d’affections liées au système pulmonaire, tout comme son proche parent phytothérapique, le rosier rouge (Rosa gallica).

Que contient l’églantier ?

  • Les parties les plus prisées de l’églantier se composent avant tout de ses fruits, récoltés à l’automne, utilisés très souvent dans le domaine culinaire pour réaliser des confitures, mais aussi du vin médicinal ainsi que de belles tisanes, pour venir en aide en cas d’affaiblissement ainsi que lors de certaines infections.
  • Les feuilles et ses racines contiennent de l’acide tannique, plutôt employées en cas diarrhées simples ou de gastro-entérites, du fait de leur astringence.
  • Les pétales contiennent quant à eux de la pectine, des tanins, des acides organiques et une petite quantité d’essence : ils peuvent servir à préparer de l’eau de rose, particulièrement bénéfique en cas de conjonctivite ou de blépharite.
  • Ses fruits sont riches en vitamine C, leur teneur pouvant aller jusqu’à 1,25% : 100 g de cynorhodons renferment en moyenne 600 mg de vitamine C alors que 100g d’orange en contient 95mg. En séchant, ces fruits perdent jusqu’à 80% de leur teneur en vitamine : mieux vaut donc consommer les fruits frais et si possible cru.
  • Les vitamines B1,B2,P,K ainsi que la A y sont également bien représentées.
  • Les akènes possèdent de plus de nombreux polyphénols sous forme de proanthocyanidols (corilagine et tellimagrandine) et de flavonoïdes pouvant atteindre jusqu’à 3%, des acides maligne et citrique, du D-sorbitol ainsi que de l’huile essentielle.

Les utilisations de l’églantier :

  • De par ses vertus diurétiques, toniques, laxatives, cicatrisantes, astringentes, antiscorbutiques, anti-inflammatoires, l’églantier fait figure de plante quasi incontournable dans l’arsenal thérapeutique de l’univers des plantes.
  • Avant tout un excellent tonifiant et antiscorbutique, de par notamment sa richesse en vitamine C, le cynorrhodon a toute sa place pour aider en cas d’hypovitaminose C d’épuisement physique, d’asthénie, de fatigue printanière ainsi que améliorer les périodes de convalescences.
  • De par son action stimulante sur le système immunitaire, ses fruits peuvent être utilisés soit en prévention, soit en curatif, en cas de rhumes ou de grippe.
  • Les pétales de fleurs sont légèrement astringents utiles pour nettoyer la peau du visage acnéique ou en cas d’inflammation
  • Les fruits de par leurs vertus diurétiques et dépuratifs sont recommandés en cas d’hydropisie (rétention de liquides), de crise de goutte voir aussi d’arthrite.
  • Si l’on s’en réfère à certains essais in vivo pratiqués sur le rat, la présence des polyphénols de l’églantier, la corilagine et la tellimagrandine pourraient diminuer la résistance du staphylocoque doré aux antibiotiques de la famille des beta-lactamines en inactivant une protéine qui permet le couplage de cet antibiotique prescrit larga manu.

Dépourvu de contre-indications, d’effets désirables rapportés et en l’absence d’interaction médicamenteuse, l’églantier fait partie des quelques plantes faciles à utiliser en phytothérapie.