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Alstonia scholaris, s’il vient d’Inde, cet arbre, dont les feuilles et l’écorce restent des plus utilisés dans ce pays…

Alstonia scholaris, s'il vient d'Inde, cet arbre, dont les feuilles et l'écorce restent des plus utilisés dans ce pays

De son nom latin, Alstonia scholaris, s’il vient d’Inde, cet arbre, dont les feuilles et l’écorce restent des plus utilisés dans ce pays, a de tout temps permis de traiter les troubles intestinaux ainsi que le béri-béri. De la famille des apocynacées et asclépiadacées, cet arbre tropical, qui tire ses origines du grand continent asiatique, a su s’implanter en Afrique tropicale et aux États-Unis, ses noms vernaculaires les plus souvent rencontrés étant fréquemment quinquina d’Australie ( Alstonia constricta) ou d’Inde, alstonia des écoliers, voir arbre du diable.

Que renferme l’alstonia ?

Les principes actifs, concentrés pour la plupart dans son écorce, comprennent des alcaloïdes, dont la fameuse réserpine, connue pour ses effets hyptotenseurs ainsi que des flavonoïdes, de la ditamine, de l’échitenine, de l’échitamine et du loganine : l’astolnia s’est vu affublé du nom de quinquina australienne, utilisé de ce fait pour juguler certaines fièvres paludéennes, de par la présence de l’un de ses composant, similaire à celui de la quinine.

Les vertus médicinales de l’alstonia :

  • L’écorce et dans une moindre mesure ses feuilles( en décoction) présentent des propriétés astringentes et anti-diarrhéiques, efficaces dans le traitement de la diarrhée et de la dysenterie chronique.
  • Vulnéraire par excellence, l’alstonia demeure très utilisé encore pour soigner les maladies cutanées. En effet, de par ses vertus antiseptiques, via sa sève laiteuse et amère, l’alstonia permet de soigner certains ulcères, directement en application.
  • L’alstonia est un fébrifuge employé pour éliminer les fièvres et serait même bénéfique sur certaines pneumonies ainsi que dans le cancer du poumon, dans l’attente toutefois d’études scientifiques tendant à en prouver ses effets.

Les autres utilisations de l’alstonia :

En Asie du sud, le bois de l’alstonia reste l’une des matières première de base dans la production de cercueil, tandis qu’à Bornéo, celui-ci est utilisé pour la fabrication des coques de bateaux ainsi que des accessoires pour la cuisine : un arbre au bois peu putrescible devenu emblématique au Bengale.

Les précautions d’emploi de l’alstonia :

Toxique à hautes doses, l’alstonia fait l’objet de restrictions dans certains pays, de par la présence notamment de ses alcaloïdes : d’un usage purement médical, il demeure formellement contre-indiqué chez la femme enceinte ainsi qu’allaitante.

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Bien connu pour ses vertus en nutrition, l’airelle myrtille trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d’un bleu intense

Bien connu pour ses vertus en nutrition, l'airelle myrtille trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d'un bleu intense

De son nom plus scientifique Vaccinium myrtillus L., l’airelle myrtille fait partie de la famille des Ericacées. Bien connu pour ses vertus en nutrition, cet arbrisseau trouve toute sa place en matière de plantes tinctoriales à travers ses baies d’un bleu intense.

L’histoire de la myrtille :

Certainement connues depuis le temps du néolitique, les myrtilles furent de tout temps utilisées comme base de teinture naturelle. Leurs couleurs à l’origine des nuances violettes, bleu ou furent utilisées en support de teinture déjà à l’Antiquité ainsi que pendant la période gauloise ou pendant l’ère médiévale.

Ses lieux de prédilection :

Très présente dans les fourrés des sous-bois, la myrtille se complaît tout aussi bien dans les régions montagneuses que dans les landes ou les tourbières. Ses terrains favoris restent avant tout les sols siliceux et acides, peu importe par contre qu’ils soient secs ou humides. La myrtille, très rare en région méditerranéenne, a élu préférentiellement domicile dans les massifs montagneux ainsi que dans les forêts de Bretagne et des Ardennes bien qu’ elle se retrouve désormais jusqu’à l’extrême Nord de l’Europe.

La myrtille en teinture :

  • Les baies fraîches, récoltées à la fin de l’été, nécessitent tout d’abord de macérer plusieurs jours avant de n’envisager un quelconque usage en teinture : 3 jours minimum de macération sont nécessaires, avec ajout ou pas d’un ou 2 verres de vinaigre pour 5 litres de jus.
  • Après filtrage du jus, les baies sont alors enfermées dans un sac en mousseline puis malaxées pour exprimer de nouveau un jus, de couleur bleu profond, du à la présence d’anthocyanes au sein des fruits. Avec l’ajout d’alun et de tartre, le liquide obtenu pourra ensuite délivrer une couleur qui peut aller du bleu, si l’on y adjoint de la lessive de cendres, au bleu-gris, avec le fer comme additif ou d’un mauve violet, utilisé à l’état brut.
  • Une fois les fibres placées dans un grand récipient, il convient d’allonger le bain avec de l’eau, en veillant à y placer le sac de baies écrasées puis à mettre à chauffer le tout en dessous de l’ébullition pendant 1heure 30.
  • Il convient ensuite de laisser le tout tiédir, une fois le feu éteint puis de rincer et de sécher les fibres : le bleu de la myrtille s’obtient plus facilement sur un tissu en lin , la laine délivrant plutôt des nuances violacées.
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De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles…

De son nom latin Allium ursinum, l'ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d'étoiles

De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles. Originaire d’Europe et d’Asie, il pousse le plus souvent dans le sol boisées humides et zones ombragées. Ses bulbes et ses parties aériennes, particulièrement appréciés en phytothérapie, sont récoltés au début de l’été.

L’histoire de l’ail des ours :

Cette plante médicinale déjà connue par les Celtes et les Germains était considérée comme une plante magique et souvent associée à la magie blanche. Cet ail s’est fait au fil du temps une réputation de plantes aux vertus préventives. Déjà cité dans le célèbre dictionnaire de Trévoux au 18ème siècle, l’ail des ours était utilisé en cas de peste, de colique venteuse pour ne citer que quelques maladies de l’époque. Elle était d’ailleurs parfois nommée thériaque des paysans, ces derniers y ayant recours en tant que médicament.

Que contient l’ail des ours ?

L’ail des ours renferme des sulfures d’alkyle et qui une fois distillé, libère l’allicine, à la fois un antimicrobien et un antibiotique naturel puissant. De plus la vitamine C y est présente en grande quantité, lui conférant de ce fait des effets et propriétés supérieurs à son cousin l’ail commun « ail sativum ».

Les indications de l’ail des ours :

  • De son bulbe, il est possible de préparer des teintures, des sirops, de réaliser des décoctions, des cataplasmes ou tout simplement des jus, bien que son odeur soufrée puisse en effrayer certains.
  • L’ail des ours permet de soulager les douleurs de l’estomac ainsi que de faciliter la digestion, ce qui lui donne une place de premier choix pour traiter tout aussi bien les diarrhées, les coliques, les indigestions, les flatulences ainsi que pour stimuler l’appétit.
  • Tout comme son cousin « commun », l’ail des ours permet de faire baisser la tension artérielle et de prévenir l’artériosclérose : anti-agrégant plaquettaire, il lutte contre la formation des plaques d’athéromes.
  • L’ail des ours, pris en infusion constitue un excellent remède pour lutter contre les ascaris : un vermifuge facile à préparer.
  • De par sa stimulation sur la circulation sanguine, l’ail des ours reste un précieux allié pour soulager certains rhumatismes en friction et arthrites, plus spécialement par le recours à son huile essentielle extraite du bulbe. A défaut d’huile essentielle, 30 grammes d’ail écrasé et mis à macérer dans 25 centilitres de vinaigre de cidre pendant 10 jours donneront les mêmes effets.
  • Les feuilles fraîches trouvent une place tout aussi bien comme base de réalisation de cataplasmes, associées à de l’argile verte ou tout simplement en tant qu’épice alicament en cas de diarrhées chroniques, aiguës ou de constipation : quelques feuilles coupées finement à ajouter dans la soupe, la salade, ou sur une tartine de pain grillé.

Comment faire son vin à l’ail des ours ?

Le vin à l’ail des ours, considéré comme une recette de « grand-mère » a souvent était utilisé pour soulager certains troubles respiratoires, notamment ceux dus à des engorgements chroniques.Pour le fabriquer soi-même, rien de plus simple.

Il suffit pour cela de couper finement quelques feuilles, puis de les faire bouillir dans un ¼ de litre de vin blanc, d’y ajouter 2 cuillères à soupe de miel et de boire cevin tout au long de la journée, sauf en cas de grossesse, de cirrhose hépatique ou de sevrage alcoolique.

L’ail des ours et ses précautions :

  • Avant floraison, l’ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai, la colchique d’automne ou l’arum sauvage, des plantes toutes très toxiques : il suffit simplement de froisser les feuilles qui dégagent une odeur légèrement soufrée sans être entêtante.
  • En cas d’irritation gastrique, d’irritation intestinale ou urinaire, mieux vaut s’abstenir de consommer de l’ail des ours, les molécules soufrées pouvant accentuer les phénomènes inflammatoires chez certaines personnes.
  • De par son engouement croissant auprès des laboratoires mais aussi des cueilleurs du dimanche, l’ail des ours fait partie des espèces botaniques menacées.
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Aubépine, plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps

Aubépine

Plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps, l’aubépine du genre Crataegus fait partie de la famille des Rosacées.

Cette plante buissonnante de 2 à 4 mètres forme souvent des haies à la lisère des bois ou dans les champs, dans toutes les régions tempérées de l’hémisphère Nord. Cultivée également par bouturage, ses branches fleuries, aux fleurs blanches agréablement parfumées sont coupées à la fin du printemps, ses baies d’un rouge vif, récoltées au début de l’automne. Parfois appelée cenellier, du nom de ses fruits mûrs (cenelles), bois de mai ou valériane du cœur, l’aubépine est considérée comme la plante du cœur : elle accroit le flux sanguin vers cet organe et régularise le rythme cardiaque. Attention toutefois à ne pas la confondre avec l’épine noire ou le Prunellier sauvage (Prunus spinosa), aux fleurs très proches mais aux fruits noirs.

L’histoire de l’aubépine :

Déjà employée en médecine traditionnelle chinoise, il y a plus de 600 ans, afin de traiter les troubles cardiovasculaires , les médecins de la Grèce antique lui conféraient des vertus toutes aussi importantes : l’écorce des jeunes rameaux étaient utilisés pour leur action fébrifuge, les fruits pour leur astringence. Vers la fin du XIXe siècle, ses propriétés furent mises à jour suite aux recherches effectuées par les Dr Jennings et Clément , deux médecins américains. En France, l’aubépine gagnera ses lettres de noblesse sous la houlette du Dr Leclerc, le chef de file de l’école française de phytothérapie, de par ses expérimentations sur ses patients durant plus de trente ans : il découvrit que cette plante pouvait régulariser les mouvements du cœur, contribuer à assurer un bon sommeil et diminuer l’anxiété.

Les composants et les vertus de l’aubépine :

  • Tonique cardiaque, vasodilatateur, relaxant, antioxydant, tels sont les principaux effets reconnus de l’aubépine. Cela tient au fait que l’aubépine renferme avant tout de nombreux flavonoïdes, dont la rutine et la quercétine ainsi que des procyanidines et des polyphénols ( tanins), tous de puissants antioxydants : ils contribuent notamment à réduire les risques de dégénérescence des vaisseaux sanguins.
  • Les fleurs de l’aubépine, et elles seules, contiennent une amine, le triméthylamine, reconnu pour activer la circulation. De façon générale, les flavonoïdes, les stérols et les triterpènes que contient la plante peuvent calmer les palpitations, agir sur certains symptômes liés à l’insuffisance cardiaque* (en complément de diurétiques ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine), diminuer le stress et faciliter le sommeil : les artères coronaires sont dilatées, le flux sanguin augmenté vers le cœur et les symptômes d’angine de poitrine** réduits. 
  • La Commission E***, l’Organisation mondiale de la Santé et l’ESCOP( European Scientific Cooperative On Phytotherapy) ont d’ailleurs reconnu l’usage de l’extrait d’aubépine (feuilles et fleurs) pour traiter l’insuffisance cardiaque congestive de classe II.
  • Attention toutefois à ne pas la consommer à des doses excessives et à éviter les cures trop prolongées : l’aubépine pourrait alors avoir une action dépressive sur le cœur et altérer les cellules hépatiques : il est nécessaire de respecter des fenêtres thérapeutiques.
  • Il est parfois nécessaire d’attendre au moins 6 semaines avant de ressentir les premiers effets positifs, suite à la prise d’un extrait d’aubépine, et 6 mois pour en ressentir la pleine efficacité.

Comment utiliser l’aubépine ?

  • La fleur de l’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques : la cueillette doit s’effectuer quand la fleur est en bouton, en veillant bien à ne cueillir que les petits bouquets et surtout à bien sécher le tout dans un endroit sec et aéré. Pour leur assurer une bonne conservation, une boite en carton ou des sacs en papier (de soie) sont l’idéal.
  • En infusion, les fleurs d’aubépine revêtent un goût fort agréable, tout en contribuant à rétablir une tension artérielle normale : laisser infuser 1 gramme de fleurs séchées dans 250 ml d’eau bouillante et boire 3 à 4 tasses par jour de ladite préparation.
  • En soutien des fonctions cardiaques et circulatoires, la teinture de branches fleuries ou de baies, à raison de 1 ml à 2 ml, 3 fois par jour reste la préparation la plus utilisée. La décoction de branches fleuries est efficace contre les problèmes circulatoires, les comprimés, quant à eux, permettent une utilisation prolongée.
  • Les fruits, de par leur astringence marquée, peuvent être utilisés en gargarisme pour soulager de vilains maux de gorge.

L’aubépine et ses précautions :

  • Par manque de données toxicologiques complètes, les extraits d’aubépine sont à éviter en cas grossesse et d’allaitement, de même que chez les jeunes enfants.
  • Les effets de l’aubépine pourraient s’ajouter à ceux de la digitale et d’autres plantes ayant un effet sur la fonction cardiaque : pensez toujours à demander avis à un médecin ou un phytothérapeute.
  • Les risques d’accidents coronariens ou cardiovasculaires étant élevés, le diagnostic et le traitement inhérents aux troubles cardiaques avérés nécessitent un suivi médical par un professionnel de santé.

*Hawthorn extract for treating chronic heart failure. Pittler MH, Guo R, Ernst E. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Jan 23;(1):CD005312. Review.
**Weng WL, Zhang WQ, et al. Therapeutic effect of Crataegus pinnatifida on 46 cases of angina pectoris–a double blind study. J Tradit Chin Med 1984;4(4):293-294
*** Commission créée en 1978 par le gouvernement allemand pour réviser les phytomédicaments

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L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L'amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées, le genre Amaranthus en comprenant plus d’une soixantaine. Cette plante était déjà utilisée par les grecs pour orner les tombeaux de bouquets,un symbole d’immortalité : amarante en grec signifiant « qui ne fletrit pas ».

Comment reconnaitre l’amarante ?

  • La famille des amarantes contient un bon nombre de plantes dont le genre Amaranthus,qui étaient dejà cultivé comme plantes potagères par les civilisations pré-colombiennes : leurs feuilles comestibles rappelent la saveur de l’épinard, leurs graines consommées grillées ou sous forme de farine déjà très prisées de par leur haute valeur nutritionnelle.
  • Egalement recherchée comme plante ornementale, la variété hypochondriacus, aux feuilles veinées et lancéolées, ainsi que ses petites fleurs pourpres en bouquets présentent un intérêt en phytologie du fait de ses propriétés astringentes, particulièrement efficaces contre les hémorragies.

Que contient l’amarante ?

  • Les parties utilisées de la plante se trouvent avant tout dans ses parties aériennes, qui renferment des tanins, aux propriétés astringentes, ainsi qu’un pigment rouge servant à teindre les aliments et les médicaments.
  • Riche en lysine, sa consommation sous forme de graines d’amarante permet d’apporter un certain nombre d’acides aminés en quantité optimale, ainsi que des oligo-éléments essentiels comme le fer, le calcium, le cuivre, le magnésium et le phosphore : la farine ne contient aucun gluten et reste de premier choix pour les intolérants voir pour les personnes souffrant de maladies coeliaques.

Les usages médicinaux de l’amarante :

  • Du fait de ses vertus astringentes, cette plante permet donc d’arrêter ou de diminuer les hémorragies tout en traitant certaines diarrhées et dysenterie.
  • En décoction, elle diminue les règles trop abondantes, régule les pertes blanches. Selon la médecine ayurvédique, Amaranthus spinosus peut contribuer à réduire la fréquence des crachats de sang.
  • En gargarisme, elle peut apaiser les inflammations du pharynx ainsi que les aphtes.

D’autres espèces voisines :

  • Dans le domaine nutritionnel, le quinoa, également de la famille des Amaranthus (caudatus )est une graine nutritive originaire des Andes, très consommée de par le monde de nos jours : pour la fabrication du pain, en salade mais aussi comme base de plats pour une grande partie de l’Amérique latine .
  • Les graines d’Amaranthus grandiflorus sont, quant à elles consommées par les aborigènes d’Australie.

L’amarante, de par les multiples variétés que la nature nous offre, représente une véritable source alimentaire, dénuée de gluten mais riche en macro et micro-nutriments, couplée à des vertus thérapeutiques indéniables : une plante dont on ne pourra peut être plus se passer dans les prochaines années.

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Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

De la famille des liliacées, l’aloe également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces, mais seules 15 d’entre elles possèdent des propriétés médicinales.

Même si l’aloe vera ou barbadensis reste le plus utilisé, l’aloe arborescens est particulièrement pébliscité au Japon, les variétés succotrina, curaçao, capiensis et ferox étant recherchées aussi bien pour leur gel que pour le latex qu’elles contiennent. Plante vivace sans tige, pas moins de 5 années sont nécessaires avant de pouvoir recueillir ses nombreux composants actifs qui ont su faire de cette plante ancestrale un produit de santé miracle.

L’histoire de l’aloe vera :

Dénommée « fontaine de jouvence » par les Mayas, l’aloe vera était déjà connu et utilisé pour traiter les problèmes d’infections cutanées dans l’Antiquité. Pline ou Hippocrate, le père de la médecine, avaient déjà découvert ses capacités à améliorer la coagulation sanguine, apaiser les ulcères et soigner les blessures les plus tenaces. Plus près de nous, la pharmacopée américaine au début du 19ème siècle va intégrer son latex dans les préparations pharmaceutiques du fait de ses propriétés laxatives. Utilisé au début de la seconde guerre mondiale pour traiter les brûlures causées par les rayons X, l’aloe vera va ensuite conquérir ses lettres de noblesse dans le secteur de la cosmétologie.

Que contient l’aloe vera ?

  • L’aloe vera contiendrait plus de 200 composants, des minéraux, des acides aminés et des vitamines : une vraie boite à pharmacie à elle toute seule.
  • Le latex jaune contenu dans les canaux de l’écorce contient des anthranoïdes (aloïne ou barbaloïne), des molécules aux vertus laxatives, parfois utilisées pour soulager en cas de constipation : attention toutefois à ne pas en abuser, le latex irritant la peau et les muqueuses en cas d’usage prolongé.
  • Le gel, quant à lui, est un mucilage clair aux vertus émollientes largement utilisé en cosmétologie par voie externe : il entre dans la composition de bon nombre de crèmes. Si vous possédez une plante d’aloe, il suffit de couper un bout d’une feuille et de la presser : le liquide visqueux qui en sort est tout simplement du gel, à l’état brut. Par voie interne, le gel peut être consommé sous forme de boissons, à hauteur égale d’eau et de gel, ou bien en gélules.

Les indications multiples de l’aloe vera :

  • Le gel, appliqué sur les brulures de 1er et 2ème degré, peut accélérer la guérison et réduire les symptômes liés au lichen plan, une maladie auto-immune.
  • En cas de prurit, d’eczéma, d’irritations, de mycoses et même de boutons de fièvre, l’aloe vera pris par voie interne comme externe reste l’allié pour combattre les problèmes de peau.
  • Les dermites causées par la radiothérapie* pourraient être prévenues par l’utilisation d’un gel d’aloès, même si de nouvelles études sont nécessaires pour confirmer ou non ses vertus protectrices.
  • Dans les cas de colite ulcéreuse**, le gel, consommé à hauteur de 200 ml par jour et sur au moins 4 semaines, pourrait améliorer l’état des patients souffrant de maladies intestinales. De façon générale, les crampes d’estomac et les maux gastriques* peuvent être rapidement soulagés. L’organisation mondiale de la Santé a reconnu l’efficacité du latex d’aloès pour traiter la constipation occasionnelle.
  • Le gel aurait un effet hypoglycémiant, qui pourrait s’ajouter à celui des médicaments à l’action identique : les médecines traditionnelles indiennes (ayurveda) et arabes l’utilisent dans cette indication depuis la nuit des temps.
  • Excellent stimulant immunitaire, l’aloe vera, pris par voie interne, est un réel antibiotique, puissamment cicatrisant et doté, de surcroit, d’une action anti-inflammatoire.
  • Faire une cure de jus d’aloe vera permet de nettoyer les émonctoires encombrés comme le foie, les reins : il aide à éliminer les toxines accumulées.
  • Le cuir chevelu ne saurait se passer du gel d’aloe vera, reconnu pour en assainir les racines, réparer les pointes fourchues et fortifier de façon globale, apportant brillance, souplesse et volume.

Les contre-indications de l’aloe vera :

  • Comme toutes les plantes, l’aloe vera peut présenter un risque de développer une allergie : en cas de doute, pensez à demander avis à votre médecin.
  • L’aloe vera reste contre-indiqué pendant la grossesse en usage interne ainsi que pendant l’allaitement et ne doit pas être administré aux enfants de moins de 6 ans.
  • Le latex d’aloès, comme tous les laxatifs stimulants, est formellement contre-indiqué en cas de d’obstruction intestinale, d’inflammation intestinale aiguë, d’appendicite, d’ulcère, de troubles rénaux, de maladies cardiaques ainsi qu’en cas de douleur abdominale d’origine inconnue.
  • Certains gels fabriqués de façon peu rigoureuse peuvent contenir de l’émodine, une substance connue pour entraîner une sensibilité au soleil : en cas de doute, faites le test sur une petite zone cutanée.

*Wickline MM. Prevention and treatment of acute radiation dermatitis: a literature review.Oncol Nurs Forum. 2004 Mar-Apr;31(2):237-47
* *Langmead L, Feakins RM, et al. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial of oral aloe vera gel for active ulcerative colitis.Aliment Pharmacol Ther. 2004 Apr 1;19(7):739-47.

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L’absinthe, Artemisia absinthium

L'absinthe, Artemisia absinthium

L’absinthe, Artemisia absinthium, de la famille des Astéracées, fait partie des plantes les plus amères ,absinthium signifiant « sans douceur » en latin. Son amertume justifie son effet thérapeutique lorsqu’elle est absorbée à petites doses. Parfois appelée grande absinthe, aloïne, armoise ou herbe aux vers, cette variété ne doit pas être confondue avec la petite absinthe.

Plante aromatique de par nature, elle était utilisée autrefois pour parfumer des boissons alcoolisées, dont le célèbre vermouth. Plante originaire d’Europe, elle pousse désormais tout aussi bien en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que sur la côte Est des Etats-Unis.

L’histoire de l’absinthe :

Déjà utilisée dans l’Antiquité en infusion comme antidote de la cigüe et pour ses propriétés abortives, son usage s’orientera petit à petit comme ingrédient principal d’une boisson populaire, dans le courant du 19ème siècle, après avoir été une référence en tant qu’insecticide au 17ème siècle. Cette plante renferme une substance devenant vite toxique à haute dose, la thuyone. Interdite de ce fait dans de nombreux pays au début du siècle, l’absinthe est de nouveau autorisée à la vente, son taux de thuyone ne devant pas dépasser un certain taux.

Que contient l’absinthe ?

  • Les parties les prisées de cette plante se résument aux parties aériennes, à consommer fraîches ou séchées ainsi que ses feuilles, à utiliser toutefois seulement fraîches.
  • Cette plante renferme, au niveau de ses parties aériennes, des lactones sesquiterpéniques, dont l’artabasine et l’anabsinthine. Des flavonoïdes, des composés phénoliques et des lignanes y sont également bien représentés. L’absinthe, distillée, permet d’obtenir une huile essentielle, riche en thuyone, azulène ( d’où sa couleur légèrement bleutée) ainsi qu’en terpènes.
  • De par la présence de tous ces constituants dont la plupart sont amers, l’absinthe permet aux récepteurs gustatifs de la langue de réagir par réflexe en stimulant la production des sucs gastriques, intestinaux et pancréatiques.
  • Cette plante soulage bon nombre de maux d’estomac, améliore la digestion, augmente l’absorption des aliments de par la stimulation de suc gastrique et de bile qu’elle engendre.
  • Des études menées au Pakistan, il y a plus de 20 ans, avaient déjà conclues à une activité hépato-protectrice élevée, grâce à son action inhibitrice sur les enzymes responsables du métabolisme du foie.
  • Flatulences et ballonnements sont éliminées et l’absinthe constitue de plus un bon vermifuge naturel, comme en témoigne son nom en anglais qui signifie tue-vers.
  • Les parties aériennes séchées de la plante constituent un excellent insecticide et un anti-moustiques efficace. Son purin, quant à lui, tue les pucerons et éloigne les acariens.
  • L’effet anti-inflammatoire de l’absinthe lui permet de traiter certaines maladies.

Comment utiliser l’absinthe ?

  • L’infusion à base d’absinthe constitue un très bon remède aux troubles digestifs : mettre 5 g de sommités fleuries séchées par litre d’eau bouillante et prendre une petite tasse 2 à 3 fois par jour.
  • La teinture-mère d’absinthe sert à soigner les troubles digestifs ainsi que l’anémie : 15 gouttes dans 100 ml d’eau, à prendre 2 à 3 fois par jour, quelques minutes avant le repas. 30 gouttes prises 3 fois par jour dans 50 ml d’eau permettent d’augmenter la sécrétion biliaire.
  • L’absinthe, macérée dans 1 litre d’eau de vie à 60° pendant 15 jours, en association avec quelques baies de genièvre, d’écorces d’orange, de cannelle et de poivre de la Jamaïque donnera, une fois le sucre rajouté, un apéritif des plus naturels.

Les précautions d’emploi de l’absinthe :

Cette plante ne doit être absorbée que par petites doses, sans dépasser un usage de plus de 4 semaines et reste contre-indiquée aux femmes enceintes ainsi qu’à celles qui allaitent.

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Actée à grappes

Actée à grappes

Plante commune de la famille des renonculacées, la Cimicifuga racemosa a été rebaptisée au niveau botanique Actea racemosa récemment, cimicaire à grappes, racine de squaw restant ses noms vernaculaires. L’ombre des sous-bois reste son lieu de prédilection pour se développer, sa répartition géographique restant localisée au sud est canadien et au nord est du continent américain.

L’histoire de l’actée à grappes :

Les Amérindiens l’utilisaient pour combattre les douleurs menstruelles mais également celles liées à l’accouchement, un usage médicinal qui perdurera au travers des siècles : l’actée à grappes fit rapidement partie de la pharmacopée américaine dès le XIXe siècle, l’arthrite et les rhumatismes s’ajoutant à la liste des maux traités. Les médecins allemands l’utilisèrent à la même période pour aider les femmes ménopausées : un traitement d’hormonothérapie naturel.

Que renferme l’actée à grappes ?

L’actée à grappes noires renferme des tanins, de l’acide fukinolique et des glycosides triterpéniques (actéines, racemosides, cimicifugoside et 27-deoxyactéine), particulièrement recherchés dans le domaine cardio-vasculaire : ils diminueraient les spasmes vasculaires et la pression artérielle.

Les utilisations de l’actée à grappes :

  • L’actée à grappes est toute indiquée pour lutter contre les effets de la ménopause*, avec des effets positifs sur les bouffées de chaleur, la transpiration excessive, les troubles du sommeil et l’irritabilité, des indications considérées comme « établies » par l’Agence européenne du médicament. Son effet œstrogénique serait lié à certaines de ses composantes, qui via des neurotransmetteurs dopaminergiques, ont la capacité de se fixer aux récepteurs lorsque l’œstrogène est trop abondant, tandis que d’autres stimuleraient la formation d’œstrogènes lorsque le taux de cette hormone est trop bas.
  • Cette plante soulage également en cas de règles douloureuses ou irrégulières ainsi que dans le cas de syndrome prémenstruel : cette plante permet de diminuer la formation de caillots, facilite l’évacuation des résidus de l’endomètre en plus de son action antispasmodique.
  • L’actée, de par sa puissante action anti-inflammatoire, diminue aussi la congestion au niveau du bassin, que ce soit au niveau des ovaires ou de l’utérus
  • Des extraits d’actée noire semblent aussi augmenter l’excrétion de collagène 1 et d’ostéocalcine, d’où son intérêt croissant pour inhiber la perte de masse osseuse due aux changements hormonaux.
  • Associée au millepertuis, l’actée aide à lutter contre les troubles de l’humeur associés à la ménopause, comme la dépression et l’anxiété.
  • L’actée noire pourrait inhiber l’alpha-réductase, l’alpha dihydrotestostérone et le facteur de croissance à l’insuline (IGF) : une indication possible dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate,
  • En dilatant les vaisseaux périphériques, l’actée noire agit à titre d’hypotenseur mais pas seulement : elle contribue à faire baisser la tension, tout en renforçant le pouls, de par sa capacité à diminuer la constriction artérielle.

Les parties utilisées de l’actée à grappes:

  • Les rhizomes et les racines représentent les parties les plus prisées, recherchées pour leurs vertus médicinales. Une fois séchées et broyées, il est possible de produire des extraits standardisés dont les effets positifs n’apparaissent toutefois qu’après quatre à six semaines de traitement, pour une dose quotidienne équivalente à 40 mg de racine séchée.
  • Sous forme de teinture, les effets sont obtenus à partir de 0,5 ml à 2 ml par jour.
  • En décoction, il suffit de porter à ébullition 40 mg de racine et de rhizome séchés dans 150 ml d’eau, puis de filtrer le tout avant de boire le breuvage.

Les effets indésirables de l’actée à grappes:

  • Des troubles digestifs, une sensation de jambes lourdes, un gain de poids ou des manifestations allergiques peuvent apparaitre. En cas de fatigue mais surtout de jaunisse ou d’urines de couleur sombre, ne pas hésiter à demander avis à votre médecin ou phytho-thérapeute : cette plante a été suspectée d’être potentiellement toxique pour le foie en 2006 par l’Australie et la Grande-Bretagne, même si le lien de cause à effet n’a pu être établi.
  • Les produits à base d’actée à grappes noires pourraient interagir avec certains médicaments comme les hormones féminines, les médicaments pour traiter l’hypertension artérielle ainsi que les médicaments immunosuppresseurs destinés à prévenir les rejets de greffe.
  • Il est nécessaire de prendre le fer à distance de cette plante, les tanins qu’elle contient le chélatant et l’empêchant d’être assimilé.
  • Selon l’Agence européenne du médicament, il est préférable de ne pas prendre d’actée à grappes noires pendant la grossesse ni pendant l’allaitement et de ne pas l’administrer aux enfants de moins de douze ans.
  • Enfin, il existe deux autres Actea qu’il convient de ne pas confondre avec l’actée à grappes noires : elles n’ont pas les mêmes propriétés et sont toutes les deux toxiques. Il s’agit de l’Actea racemosa, une actée à grappes bleues ainsi que l’Actaea alba, à grappes blanches.

*Frei-Kleiner S, Schaffner W, et al. Cimicifuga racemosa dried ethanolic extract in menopausal disorders: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Maturitas. 2005 Aug 16;51(4):397-404

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Callune, une plante tinctoriale à part entière

calluna bruyère commune

De son nom Calluna, qui signifie en grec « balayer » (callunein), la callune ou bruyère commune est un sous-arbrisseau de la famille des Ericacées. Très répandue en Asie, en Europe, la calluna vulgaris croît préférentiellement dans les landes, les bois, les lisières seulement si les terrains sont acides. Utilisée en phytothérapie depuis la nuit des temps pour calmer crises de cystites et coliques néphrétiques, la callune constitue une plante tinctoriale à part entière.

Un peu d’histoire :

La teinture jaune obtenue avec les rameaux fleuris était jadis utilisée en Ecosse, afin de colorer les étoffes de laines à grands carreaux que sont les tartans, plus connus sous le nom de kilts.

La callune en teinture :

  • Cette plante présente des vertus tinctoriales, de par la présence de flavonoïdes dont des flavonols ( quercitrine) ainsi que des tanins.
  • La meilleure période de récolte se situant juste avant l’épanouissement des fleurs, les couleurs obtenus suivant l’additif utilisé permettent d’obtenir des palettes de couleurs allant du jaune au vert.
  • Sans aucun ajout d’additif, les rameaux délivrent une teinte pouvant aller du jaune doré au roux. Associé à du cuivre, le jaune se transforme en vert kaki et au vert bronze si le fer est alors utilisé comme autre additif.
  • Les fleurs seules, détachées des rameaux délivrent une couleur jaune vive si l’on procède par la méthode dite des deux bains.

Le procédé de teinture:

  • A partir des fleurs, tout comme des rameaux frais ou séchés, il convient de hacher le tout et de le laisser macérer dans un volume d’eau conséquent pendant au moins une demie journée.
  • Puis verser les plantes et le jus macéré dans une marmite et la faire chauffer pendant une heure. Porté à ébullition brièvement, le bain devra être ensuite refroidi puis filtré avant d’être utilisé pour la teinture proprement dite.
  • Pour la teinture proprement dite, les fibres préalablement mouillées et essorées sont mises à chauffer entre 1heure à 1heure 30 dans le bain, additionné de 10% d’alun, par rapport au poids de fibres à teindre, ceci afin de fixer les couleurs.
  • Laisser refroidir les fibres dans le bain puis les sortir, les rincer et sécher le tout : les fibres sont prêtes à être utilisées.

Une confusion possible entre bruyères :

  • La bruyère commune peut être confondue avec la Bruyère cendrée (Erica cinera L.) qui présente quant à elle peu d’intérêt d’un point de vue tinctoriale.
  • Pour bien la distinguer de sa cousine, les fleurs de Calluna vulgaris possèdent 4 pétales situées en grappes aux extrémités des rameaux ainsi que des feuilles disposées sur 4 rangs.
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L’huile essentielle de genévrier

Genévrier, l'huile essentielle

Le genévrier fut l’une des premières plantes à avoir été utilisée par l’homme pour ses qualités antiseptiques, ce depuis l’Antiquité. Originaire du bassin méditerranéen, cet arbuste des montagnes d’Europe fait partie de la famille des cupressacées, Juniperus communis, de son nom latin.

Des feuilles toujours vertes en forme d’aiguilles, des petites fleurs jaunes ainsi qu’une odeur de senteur verte et fraîche de conifère sont très faciles à repérer lors des ballades dans les montagnes ou dans la garrigue. De ses baies d’une teinte bleu noir, une fois les fruits arrivés à maturité, ainsi que de ses rameaux est extraite une huile essentielle aux multiples vertus : 100kg de baies sont nécessaires pour obtenir 1,5 kg d’huile essentielle.

Que contient l’huile essentielle de genévrier ?

  • D’un aspect limpide, sa couleur pouvant aller de l’incolore au jaune-vert, son odeur légèrement boisée et poivrée, telle sont les caractéristiques facilement identifiables de cette huile. L’α-pinène, son composant majeur, couplé à la présence de Δ-3-carène, de β-caryophyllène et de limonène représentent l’essentiel des composants de l’huile essentielle de Genévrier commun : c’est une huile anti-infectieuse par excellence, très efficace notamment en cas d’infections respiratoires, couplées à des épisodes de toux.
  • Une autre variété, le genévrier commun érigé à terpinéol, plus riche en terpinène, reste plus approprié pour traiter les lithiases biliaires ainsi que les insuffisances hépatiques légères.
  • Le genévrier de Virginie renferme des cédrennes et du cédrol, lui conférant ainsi des propriétés décongestionnantes et tonifiantes veineuses : les varices, les jambes lourdes et gonflées ainsi que les hémorroïdes internes en sont les principales indications. Cette huile essentielle, à raison de 20 gouttes associées à 20 gouttes d’huile essentielle de citron et de cyprès, diluées dans une huile végétale de macadamia ou de germe de blé( 100ml) , constituent une parfaite synergie anti-cellulite : l’huile essentielle de genévrier contribue à éliminer les problèmes de rétention d’eau, tout en favorisant l’amincissement de par son action diurétique. Il suffit de se masser les zones plus « chargées » au moins une fois par jour avec ce mélange.
  • Antirhumatismale et antalgique, elle reste l’huile essentielle incontournable pour calmer les rhumatismes, en favorisant l’excrétion des toxines rénales et de l’acide urique. En frictions localisées ou en bains, à raison de 5 gouttes diluées dans un peu de sel marin ou de poudre de lait, les épisodes d’arthrite, les névrites, les crises de sciatique, les douleurs en général peuvent être ainsi calmées.
  • Les infections intestinales, avec association de spasmes et de gaz peuvent être calmées par l’utilisation de cette huile.
  • Quelques gouttes déposées sur le coussin préféré de votre chien en éloigneront les puces et les tiques.
  • En cuisine, cette huile peut agréablement remplacée les baies de genévrier : 1 à 2 gouttes ajoutées dans votre potée de choux, votre choucroute ou vos plats mijotés feront merveille, à condition de ne pas dépasser la dose.

Les précautions d’emploi de l’huile essentielle de génévrier :

  • En cas de surdosage et d’utilisation prolongée par voie orale, cette huile peut présenter une néphrotoxicité, en provoquant une irritation au niveau des reins. Elle reste formellement contre-indiquée en cas d’inflammation rénale, de néphrite et d’insuffisance rénale.
  • Cette huile essentielle est Irritante pure sur la peau et doit donc toujours être utilisée , diluée dans une huile végétale. Réservée à l’adulte, elle reste contre-indiquée chez l’enfant ainsi qu’à la femme enceinte.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.