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Sarriette

Sarriette

La sarriette des montagnes, de la famille des Lamiacees, est également connue sous son nom plus scientifique de Satureja montana.

Originaire d’Europe du sud, cette plante aromatique aux feuilles lancéolées et aux fleurs blanches et roses reste une incontournable dans le domaine de la phytothérapie.

L’ histoire de la sarriette

A l’ aire de Dioscoride et Galien , cette plante vivace était utilisée comme le thymus vulgaris, son petit cousin, de par ses effets réchauffants et séchants.

Que contient la sarriette ?

Ses fleurs renferment jusqu’à 2 % d’ huile essentielle, qui selon l’ origine de la plante, peut être riche soit en carvacrol, soit en thymol.

Les vertus de la sarriette

  • Souvent plus utilisée en cuisine qu’ en phytothérapie de par ses molécules très odorantes, la sarriette possède des vertus médicinales.
  • Elle demeure très efficace en cas de flatulences, de coliques et de problèmes digestifs en général.
  • De par son action dite réchauffante, la sarriette a toute sa place en cas d’infections des voies respiratoires, à type de bronchite.
  • Le pouvoir bactéricide de son huile essentielle permet de traiter des infections cutanées dermatologiques, comme les candidoses et le mycoses, parfois résistantes a certains antibiotiques.

Les cousines de la sarriette

La sarriette des jardins, Satureja hortensis, possède des propriétés similaires, avec toutefois une huile essentielle un peu moins puissante. Il en va de même du calament, Calmintha ascendens, d’ un spectre d’ action également très proche

Les précautions liées a la sarriette

  • De par la présence de cétones, cette plante est contre-indiquée chez la femme enceinte ainsi que chez l’enfant.
  • De manière plus globale, elle nécessite un suivi médical et ne doit jamais être prise au long cours.
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Pergularia

pergularia

La pergularia, de son nom latin pergularia extensa, fait partie de la famille des Asclépiadacées. Cette plante vivace grimpante, originaire d’Inde, est également nommée uttran ou Sadorani dans ce continent.

Renfermant dans ces petites fleurs blanc verdâtre plusieurs principes actifs, la pergularia reste encore très utilisée en phytothérapie.

La composition de la pergularia :

Les parties aériennes de la plante renferme des principes amers, ainsi que des stérols et une résine amère.

Les vertus de la pergularia :

  • La pergularia posséderait à la fois des vertus digestives, expectorantes, diurétiques et laxative.
  • Le jus des feuilles présente des vertus expectorantes, qui trouvent toute leur place dans les maladies catarrhales, la décoction des dites feuilles étant plus conseillée en cas de toux. Cette plante reste très utilisée en Inde pour soigner tout autant la bronchite que l’asthme.
  • Le jus des feuilles de pergularia peut être donné pour traiter la diarrhée chez les enfants.
  • La pergularia peut être considérée comme un tonique utérin, contribuant ainsi à réduire les saignements utérins aux diverses origines.
  • Le suc extrait des feuilles est employé pour résorber les kystes et atténuer l’inflammation des articulations. En usage interne, le suc, associé au gingembre contribue à soulager les rhumatismes.
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Ortie

ortie

L’ortie dioïque, urtica dioica, également appelée la grande ortie, fait partie de la famille des urticacées, qui comprend une cinquantaine de genres et près de 700 espèces réparties à travers le monde. Plante élancée, à fleurs petites en grappes ou en boulettes de couleur verdâtre, ses 4 sépales donnent naissance à un fruit, l’akène, sans oublier ses nombreux poils urticants. Redoutée le plus souvent pour ses piqûres, cette plante est appréciée depuis le 1er siècle avant J.C.:Dioscoride,le célèbre médecin grec utilisait déjà ses feuilles fraîches pour soigner les blessures infectées, son jus pour stopper les saignements de nez. De nos jours, l’ortie reste prescrite en cas de fièvre, d’arthrite, d’anémie et trouve également un usage en cuisine, son goût n’étant pas sans rappeler celui de l’épinard.

Que contient l’ortie ?

  • L’ortie fait partie de ces plantes aux vertus médicinales de par les nombreux composants qu’elle renferme au niveau de ses feuilles : des antioxydants* dont des flavonoïdes sous forme de quercétine et des tanins,des lignanes, des amines ( histamine, choline, acétylcholine, sérotonine), de la chlorophylle, du xanthophylle ainsi que des minéraux (calcium, potassium, acide silicique, fer).
  • Les vitamines pro-A (bêta-carotène), B9 (acide folique), B5 (acide penthothenique), C (acide ascorbique), E (tocopherol) et K y sont bien représentées.
  • On note la présence de 8 acides aminés essentiels dont la leucine, l’isoleucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, le tryptophane, la thréonine et la valine.
  • La richesse en protéines végétales des feuilles représente de 5 à 9 %, ce qui en fait un aliment plus riche que le soja.
  • Les cathécolamines présentes dans les poils urticants sont responsables des réactions urticantes.
  • Ses racines contiennent, quant à elle, des phytostérols, aux vertus particulièrement diurétiques recherchées, ainsi que des lignanes, des sels minéraux et des composés phénoliques.
  • Le fruit de l’ortie est riche en protéines, en mucilage, en vitamine E et comprend une huile grasse, riche en omégas 3, à forte proportion d’acide linoléique, d’acide linolénique en moins grande quantité ainsi que des caroténoïdes.

Les vertus de l’ortie :

  • Cette plante est recherchée avant tout pour son action diurétique : c’est un dépuratif naturel qui trouve toute sa place notamment en cas d’eczéma et d’arthrite, du à un dysfonctionnement des reins ou à de la rétention d’eau.
  • De par son côté astringent, du à la présence de cholorophylle et de tanins, l’ortie trouve toute sa place en cas de saignements de nez ou de plaies à cicatriser, tout en ayant une action sur les menstruations trop abondantes, en réduisant leur flux.
  • En cas de rhumes des foins, d’asthme, l’ortie apporte un soulagement.
  • Son jus est efficace pour soulager justement les piqûres d’orties, tout comme les démangeaisons en général.
  • Les feuilles de l’ortie combattent l’anémie, de par la richesse de sa composition en minéraux et peuvent stimuler la montée de lait : c’est une plante reminéralisante par excellence.
  • La racine trouve son utilité afin de combattre l’hypertrophie de la prostate.
  • L’ortie peut être utilisée pour tout dérèglement endocrinien de part ses propriétés adaptogènes et toniques sur les surrénales : c’est la plante idéale pour aider à régulariser le métabolisme et à diminuer les effets nocifs du stress.

Les parties de l’ortie utilisées :

  • Les parties aériennes, qu’elles soient sèches ou fraîches sont très recherchées, du fait de la forte concentration d’éléments nutritifs. Elles sont consommées comme toniques et intégrées dans bon nombre de préparations médicinales : onguent, infusion à raison de 200 ml pour un effet fortifiant ou tout simplement en soupe.
  • Les racines, utilisables aussi bien fraîches ou séchées, peuvent être bues sous forme de décoction, en cas d’hypertrophie de la prostate, à raison d’une tasse par jour : les phytostérols qu’elle contient permettraient d’inhiber la 5 alpha-réductase, une enzyme impliquée dans l’activation des facteurs de croissance qui stimulent la prolifération cellulaire.
  • La teinture-mère permet de soigner les rhumes de foin, à raison d’une cuillère à café diluée dans 100 ml, 2 fois par jour. Sous forme de gélules dosée à 100 mg, l’ortie régularise les flux menstruels. 
  • L’ortie connait de nombreuses espèces, dont l’ortie brûlante, Urtica urens, très utilisée en homéopathie, avec des vertus similaires à sa grande sœur.

* Cetinus E, Kilinc M, Inanc F, Kurutas EB, Buzkan N, The role of urtica dioica (urticaceae) in the prevention of oxidative stress caused by tourniquet application in rats, 2005, Japon
** Riehemann K, Behnke B, Schulze-Osthoff K. , Plant extracts from stinging nettle (Urtica dioica), an antirheumatic remedy, inhibit the proinflammatory transcription factor NF-kappaB. 1999, université de Tubingen

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Bleuet

Bleuet

Le bleuet ou Centaurea Cyanus, de son nom plus scientifique, fait partie de la famille des Astéracées. Cette plante annuelle ou bisannuelle, aux fleurs bleu ciel en été croît dans les champs cultivés des régions tempérées. Originaire du Proche-Orient, le bleuet présente de nombreuses vertus, de par les différents constituants qu’il renferme, via à la fois ses fleurs, ses graines et ses feuilles, lui conférant ainsi une place de choix dans le domaine de la phytothérapie.

L’histoire du bleuet :


Déjà au 12ème siècle, la célèbre Sainte Hildegarde de Bingen faisait l’éloge du bleuet et de ses nombreuses vertus. Au 16ème, le non moins fameux herboriste P. Mattioli, s’appuyant sur la théorie des signatures, méthode des plus prisés à l’époque, selon laquelle l’apparence extérieure d’une plante indiquait ses applications thérapeutiques, renforça les usages médicinaux du bleuet : sa couleur bleu foncée, évoquant ainsi les yeux sains contribua à associer la plante comme remède contres les affections oculaires. La centaurea scabiosa, une plante d’une famille proche, servait au Moyen-âge à fabriquer un onguent des plus efficaces afin de cicatriser les blessures, tout en traitant les infections cutanées.

Que renferme le bleuet ?

Le bleuet contient de la chicine, un principe amer, des composés acétyléniques ainsi que des anthocyanosides et des flavonoïdes : un cocktail d’antioxydants à l’état pur.

Les effets et indications du bleuet :

  • Les pétales de la fleur de bleuet, riches en principes amers, présentent à la fois une action stimulante et fortifiante. Le bleuet, utilisé en décoction ou en teinture-mère, contribue à augmenter la sécrétion gastrique et salivaire, facilitant ainsi la digestion, tout en renforçant l’activité du foie. Son effet amer, en favorisant l’envie de manger, peut trouver une place afin de traiter certains problèmes liés à l’anorexie.
  • Très bon anti-inflammatoire naturel, ses feuilles en décoction permettent de soulager certaines douleurs rhumatismales, de par leurs effets également analgésiques.
  • Les graines du bleuet, de par leur action légèrement laxative, contribuent à lever certains problèmes de constipation passagère, notamment chez l’enfant.
  • Le bleuet constitue le remède de choix dans la sphère oculaire, apaisant ainsi les yeux irrités de façon douce : soit en bains d’yeux , une fois l’infusion filtrée, soit directement en cataplasmes via les pétales.
  • Le bleuet, distillé, permet d’obtenir un hydrolat particulièrement apprécié pour apaiser et réparer les yeux fatigués ou irrités. Plus particulièrement préconisé pour les personnes sujets aux allergies, il s’utilise également en compresses sur les yeux mais pas seulement. Il trouve un usage de surcroît pour tonifier le tissu cutané et s’emploie contre la couperose.

Une confusion possible avec d’autres centaurées :

Les petites centaurées, qui présentent des fleurs roses ou jaunes , appartiennent à la famille des Gentianacées, du genre Centaurium, qu’il convient de ne confondre avec le bleuet, du genre Centaurea, mais appartenant donc à la grande famille des Astéracées.

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Epine-vinette

Epine-vinette

L’épine vinette, cet arbuste épineux de la famille des Berbéridacées, Berberis vulgaris, originaire d’Europe, a été introduit en Amérique du Nord.

Facilement reconnaissable à ses fleurs jaunes, portant des baies rouges en automne, ce dernier reste prisé pour son écorce ainsi que ses baies et sa souche en phytothérapie.

L’histoire de l’épine-vinette:

Déjà utilisées dans l’Egypte ancienne, les baies de cet arbuste, macérées avec des graines de fenouil, constituaient un parfait traitement pour faire baisser la fièvre. Plus tard, certaines tribus d’indiens d’Amérique du Nord lui conférèrent une autre indication, à savoir les ulcères d’estomac.

Que renferme l’épine-vinette ?

  • Son écorce ainsi que ses baies renferment des alcaloïdes isoquinoléiques, dont la berbérine et la berbamine qui auraient toutes deux des propriétés bactéricides.
  • Ces alcaloïdes recèleraient d’autre part des vertus anticancéreuses, même si des études plus poussées sont nécessaires pour en affirmer le bien fondé, de façon scientifique.

Les vertus et usages de l’épine-vinette :

  • De part la présence de berbérine, l’épinette-vinette agit sur le fonctionnement de la vésicule biliaire, en augmentant notamment la production de bile tout en apportant un soulagement important en cas de douleurs vésiculaires ainsi que lors de la présence de calculs biliaires.
  • De par ses propriétés antiseptiques, certaines dysenteries amibiennes et infections gastro-intestinales similaires peuvent être soulagées.
  • L’écorce présentant une forte astringence, celle-ci est toute indiquée pour combattre les diarrhées tout en favorisant la cicatrisation du tube digestif.
  • En décoction, l’épine-vinette aide à soulager, voir même certains problèmes d’eczémas et de psoriasis, tout en étant un parfait bain oculaire léger.

Les contre-indications de l’épine-vinette :

L’écorce ainsi que les baies ne doivent être utilisées que sous contrôle médical. De fait, les alcaloïdes qui y sont présents peuvent devenir toxiques à fortes doses. Leur usage est d’autre part déconseillé chez la femme enceinte ainsi que sur une durée supérieure à 6 semaines.

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Camomille

camomille

La camomille de la famille des astéracées reste la plante la plus utilisée en phytothérapie avec deux variétés particulièrement prisées, qui diffèrent peu d’un point de vue thérapeutique, qu’il s’agisse de la camomille romaine (Anthemis nobilis) ou de la camomille allemande (matricaria recutita), même si cette dernière reste sa version la plus étayée en matière de recherches à ce jour.

La camomille vraie qui se fait parfois appeler camomille allemande ou camomille tronquée, voir matricaire est bien connue des amateurs d’infusion , de par sa saveur assez proche de celui de la pomme : plus d’un million de tasses de camomille sont bues chaque jour sur le globe. Ses innombrables vertus médicinales expliquent son utilisation en usage interne pour diminuer les spasmes et les problèmes digestifs en général, son usage externe étant attribué à ses côtés désinfectants et cicatrisants. La camomille, bien que native d’Europe, pousse désormais sur tous les continents avec une floraison couvrant toute la période estivale sous nos hémisphères, ses capitaux floraux constituant la partie la plus recherchée de la plante. La camomille tient une place toute privilégiée dans la pharmacopée puisqu’elle y est intégrée dans 26 pays.

Les parties utilisées de la camomille:

  • Les fleurs ou ses capitules floraux constituent les parties les plus utilisées, sous forme séchée, en général avec plusieurs formes galéniques : tisane, teinture-mère, huile essentielle et comprimés.
  • L’usage croissant de cette plante tient à au fait qu’elle contient plus d’une centaine de composés incluant des terpénoïdes et des flavonoïdes : anthémidine, lutéoline, rutine y sont présents ainsi que de l’apigénine, molécule active qui a donné lieu d’ailleurs à de nombreuses recherches. Elle renferme également de la matricine, des coumarines, des tanins, de l’acide valérique et des salicilates, aux vertus anti-inflammatoires : la camomille constitue une véritable pharmacopée à elle seule.

Comment bien utiliser de la camomille ?

  • En interne, la camomille, prise sous forme d’infusion, permet d’agir sur bon nombre de problèmes digestifs liés notamment à une production importante d’acide, pouvant être à l’origine d’ulcères, Des essais in vitro auraient démontrés que cette plante peut contrer la prolifération de la bactérie Helicobacter pylori la responsable de la formation de bon nombre d’ulcères gastriques.
  • Certaines irritations des muqueuses gastriques trouvent un soulagement par simple prise d’infusions de camomille, les fleurs de camomille renfermant environ 10 % de mucilages, des substances connues pour leurs vertus émollientes.
  • Les épisodes de nausées et de vomissements se trouvent espacés, les symptômes liés aux gastro-entérites diminués ainsi que les douleurs coliques particulièrement fréquentes chez le nourrisson : il suffit de faire infuser 1 cuillère à soupe de fleurs séchées dans 150 ml d’eau bouillante pendant dix minutes puis de boire la potion trois à quatre fois par jour. Les mêmes résultats peuvent être obtenus également en buvant 5 ml à 15 ml de teinture-mère de camomille, ce, trois fois par jour.
  • Cette plante a d’autre part la capacité à réguler certains troubles du sommeil, liés à une nervosité ou un à terrain par trop anxieux : elle agit comme certains somnifères de façon plus légère mais aussi plus naturelle, les effets secondaires en moins : pour cette indication, il est préférable d’utiliser une dose importante de camomille, à savoir 3 cuillerées à soupe de capitules séchées, mises à infuser dans 150 ml d’eau bouillante puis de recouvrir d’un couvercle pendant 10 minutes. Les effets légèrement calmants et sédatifs de la plante pourraient être dus à la présence d’apigénine, molécule qui n’a pas encore délivré tous ses secrets à ce jour. Toujours est-il que l’organisation mondiale de la santé reconnaît l’usage de la camomille pour soulager l’agitation nerveuse, de même que l’insomnie mineure qui l’accompagne souvent.
  • De par son action modulatrice sur la libération d’histamine, la camomille semble toute indiquée en cas de rhumes des foins. Une précaution toutefois en ce qui concerne la camomille, consommée fraîche : elle peut provoquer des réactions cutanées.
  • La camomille, en usage externe, permet de réguler des problèmes de peau sèche, et contribuer à calmer en cas d’eczéma ou de psoriasis. Elle peut favoriser la cicatrisation et contribuer à désinfecter les plaies. Utilisée en huile essentielle, sous forme de pommade ou en simple compresse, cette plante permet de traiter les inflammations et les irritations de la peau et des muqueuses. Pour réaliser des compresses à base de camomille, rien de plus simple : il suffit d’infuser 10 g de fleurs séchées dans 100 ml d’eau bouillante puis de laisser refroidir le tout. 5 ml de teinture ou 1 ml d’extrait fluide dilué dans 100 ml d’eau tiède apporteront les mêmes soulagements. Une préparation d’huile essentielle de camomille diluée à 5% dans une base d’huile végétale neutre réduit l’eczéma atopique, calmant ainsi l’érythème fessier chez du nourrisson.
  • Une solution liquide de camomille vraie, en bains de siège, permet de soulager en cas d’hémorroïdes, à raison de 5 grammes de fleurs séchées mises à infuser dans 1 litre d’eau bouillante.
  • En cas d’inflammation des voies respiratoires, l’inhalation reste la forme la plus efficace pour soulager rapidement : infuser alors 3 grammes de fleurs dans 150 ml d’eau bouillante pendant cinq à dix minutes puis inhaler les vapeurs lorsque la préparation est encore chaude.
  • La camomille contient une molécule, l’apigénine, qui pourrait empêcher la progression des cellules cancéreuses, de par sa liaison à plus de 160 protéines, entraînant ainsi un arrêt ou tout du moins une diminution de la division cellulaire tumorale. Cette propriété publiée par de chercheurs américains* en mai 2013 ouvre de nouvelles perspectives quant au traitement de certains cancers, même si d’autres publications sont nécessaires pour confirmer les éventuelles propriétés anticancéreuses de la camomille.
  • En cosmétique, la camomille a su acquérir ses lettres de noblesse , au niveau capillaire, en s’imposant comme remède pour blondir les cheveux et comme soin capillaire en général.

Les contre-indications liées à la prise de camomille :

  • Les personnes sensibles ou allergiques aux plantes de la famille des astéracées ( souci, arnica, achillée mille-feuille..) doivent s’abstenir de consommer la camomille, quelque soit la forme galénique choisie.
  • Les personnes allergiques à l’armoise commune et à l’ambroisie sont plus à risque de faire une allergie croisée à la camomille allemande.
  • En cas de prise de médicaments aux vertus sédatives comme les benzodiazépines, la morphine ou le zolpidem, son léger effet calmant pourrait augmenter la sédation : en cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre phytothérapeute.
  • L’huile essentielle de camomille ne doit servir en usage interne que sur avis médical et son utilisation par voie externe est déconseillée chez la femme enceinte.

* Khayyal MT, Seif-El-Nasr M, et al. Mechanisms involved in the gastro-protective effect of STW 5 (Iberogast) and its components against ulcers and rebound acidity. Phytomedicine. 2006;13 Suppl 5:56-66.
Shikov AN, Pozharitskaya ON, et al. Antibacterial activity of Chamomilla recutita oil extract against Helicobacter pylori. Phytother Res. 2008 Feb;22(2):252-3.
Weizman Z, Alkrinawi S, et al. Efficacy of herbal tea preparation in infantile colic.J Pediatr. 1993 Apr;122(4):650-2.
**** l’Université de l’état de l’Ohio (Ohio State University) -Proceedings of the National Academy of Sciences

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Bardane

bardane

La bardane, de son joli nom latin « arctium lappa » fait partie de la grande famille des Astéracées.

La bardane, de son joli nom latin « arctium lappa » fait partie de la grande famille des Astéracées. Originaire d’Asie et d’Europe, la bardane pousse désormais dans toutes les zones tempérées du monde, de façon sauvage mais aussi en culture, les semis étant mis en place au printemps pour une récolte de ses graines ou de la plante entière pendant l’été. Cette plante biennale est facilement reconnaissable grâce à ses capitules rouge-pourpre, sa hauteur n’excédant jamais le 1,50 mètre.

L’histoire de la bardane :

Dans les médecines traditionnelles Chinoise et Indienne (médecine ayurvédique), La bardane a toujours su trouver sa pour soigner les infections des voies respiratoires, les douleurs articulaires et les abcès. Plus près de nous, Dioscoride, médecin grec ( 1er siècle ap. J.C), l’avait déjà mentionné dans le « De materia medica », herbier de référence de l’époque. Bon nombre de problèmes de peau, de vessie, de rein et de maladies vénériennes furent traités au Moyen-âge par cette même plante. Au cours du XXème siècle, elle fut intégrée dans deux préparations phytothérapiques aux Etats-unis et au Canada, pour aider à lutter contre certains cancers. Remède médicinal par excellence, la bardane est également un légume, consommée fréquemment fraîche en Chine et au Japon.

Les principaux constituants de la bardane :

  • Elle renferme des polyosides comme l’inuline, un glucide semblable à l’amidon, utilisé comme moyen de stockage de l’énergie ainsi que des mucilages, de la gomme et des saponosides.
  • Les composés phénoliques qu’elle contient ( flavonoïdes, acides phénols, tanins….) exercent une activité anti-oxydante en inhibant la formation des radicaux libres, grâce notamment à la présence d’artigénine . Elle diminue de plus les oedèmes sous-cutané, de par son activité antiprurigineuse.
  • Les dérivés polyacétyléniques ( tridécadiène, dérivés théophéniques, stérols…), contenus surtout dans ses racines fraîches, lui confère des vertus antibactériennes, vis-à-vis des Staphycoques, des colibacilles, Shigella et Pseudomonas aeruginosa, en plus d’une activité anti fongique sur les candidoses. C’est la plante de prédilection pour aider à la maturation des abcès ainsi qu’à l’élimination du pus.
  • De part la présence de lignanes, la bardane possède des propriétés anti-inflammatoires.
  • Les glucosides sont présents surtout sous forme d’arctiopicrine : cette lactone, à l’origine de l’amertume de la bardane , lui confère des propriétés antibactériennes et antifongiques, mais aussi anti-tumorales.

L’action majeure de la bardane :

En plus de ses actions antibiotiques et antiseptiques, la bardane reste surtout une plante détoxifiante et purifiante par excellence : les graines aident à évacuer les excès de toxines, surtout générées lors des poussées de fièvre (angines, oreillons, rougeole), les racines permettant au corps d’éliminer les déchets lors de problèmes dermatologiques chroniques ( dermatoses infectées, séborrhéiques, sèches, ou accompagnant des syndromes métaboliques) ainsi qu’en cas d’arthrite.

Comment utiliser la bardane ?

  • Les feuilles, souvent utilisées séchées et les fruits, recouverts de bractées pointues , sont récoltés à la fin de l’été : ils renferment les précieuses graines. La racine séchée reste réservée à l’usage de préparations médicinales .
  • La bardane utilisée sous forme de teinture est plus indiquée pour soigner les problèmes de peau ou l’arthrite : prendre alors 20 gouttes diluées dans de l’eau, deux à trois par jour pendant 4 semaines maximum. La décoction à base de ses racines est tout aussi indiquée et efficace, à condition de boire 350 ml par jour dudit breuvage, sans dépasser 4 semaines.
  • Le cataplasme de feuille est à appliquer sur les abcès et les furoncles, l’infusion de ses graines venant compléter l‘arsenal thérapeutique dans ces indications, utilisée alors comme lotion en application locale.

  Les associations bardane et autres plantes :

  • La bardane est rarement utilisée seule en phytothérapie. Deux cuillères à café de racine de bardane, couplées à 5 cuillères à café de racine de pissenlit en décoction , dans un litre d’eau, peuvent venir à bout d’un bouton infecté : il suffit de boire une tasse de cette préparation 2 fois par jour. L’association avec le pissenlit « Taraxacum officinale » permet notamment d’atténuer la puissante action purifiante de la bardane.
  • Dans certaines inflammations cutanées aiguës, la bardane et le cassis, à parties égales, créent une synergie des plus efficaces. En cas d’eczémas suintants, son association avec la pensée sauvage sera plus indiquée, toujours à parts égales.

Les contre-indications de la bardane :

Aucune toxicité n’a été rapportée à ce jour concernant la bardane mais elle reste toutefois déconseillée en cas de gestation ou d’allaitement , du fait de ses propriétés ocytociques ainsi qu’en cas de diabète insulinodépendant.

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Angelica archangelica (Archange Angélique)

Angelica archangelica

De son joli nom latin Angelica archangelica, l’Archange Angélique, plante annuelle aromatique de la famille des Apiacées, se fait parfois appeler l’herbe aux anges, Herbe du Saint-Esprit ou Ginseng de l’Occident.

Originaire d’Europe du Nord mais également répandue en Himalaya et en Sibérie, l’archange angélique se complaît dans les zones humides ainsi qu’au bord des rivières. En phytothérapie, sa racine, ses feuilles et ses tiges récoltées au début de l’été, tout comme ses semences sont toutes autant recherchées, ses valeurs gustatives lui conférant une place entière en cuisine.

L’histoire de l’archange angélique :

Selon la légende, ce serait l’archange Raphaël qui l’aurait fait découvrir à Charlemagne pour guérir son armée atteinte par la peste en 1510 lors du siège de Milan : c’est de là que viendrait peut être son joli nom d’ herbe du Saint Esprit , l’autre explication se référant plus simplement à l’époque de sa floraison qui intervient à la Saint Michel, l’archange. Totalement inconnue de la civilisation gréco-romaine, ce n’est qu’à partir du XV siècle que l’archange angélique sera cultivée dans les monastères, les Suédois en couronnant ses poètes par la suite et les Lapons l’utilisant comme remède contre les coliques, courant du XIXème siècle.

Les utilisations de  l’archange angélique ?

  • Le rhizome, les tiges et les graines de l’archange angélique renferment une huile essentielle, riche en alpha- et béta-phellandrène ainsi qu’en alpha-pinène et en furanocoumarines : cette huile essentielle tout comme la plante d’ailleurs, constituent de ce fait une arme efficace pour diminuer les problèmes digestifs liés aux coliques intestinales, les flatulences, les digestions difficiles, les atonies digestives. Cette plante présente à la fois des vertus apéritives, carminatives et dépuratives, de par sa saveur aromatique amère: une infusion de 20 grammes de racines ou de semences pour 1 litre, ce pendant 15 minutes, la dose efficace se situant autour de 300 ml par jour .
  • La plante dans son totum possède des teneurs en flavonoïdes, notamment dus à la présence d’archangélénone : un plein d’antioxydants à l’état pur.
  • Certaines insomnies d’origine nerveuse, voir des syndromes dépressifs peuvent être calmées de par la présence d’impératorine, un composé organique de la classe des furocoumarines.
  • Toujours sous forme d’infusion, l’archange angélique permet de soulager les syndromes prémenstruels douloureux ainsi que les dysménorrhées.  
  • En provoquant l’expulsion des mucosités, l’angélique a un effet apaisant sur les bronchites,les toux, les pleurésies accompagnées de fièvre : elle a une action à la fois antimicrobienne, expectorante, fébrifuge et antiseptique, du fait notamment de la présence de 1,8 cinéole dans son huile essentielle.
  • Sa racine contient des œstrogènes, des substances peut être à l’origine de ses vertus aphrodisiaques qu’on lui prête parfois, d’où son petit nom de ginseng chinois. Elle demeure en l’état de cause un excellent fortifiant à l’état naturel, de par ses vertus toniques.
  • L’archange angélique stimulerait la circulation du sang vers les capillaires, raison pour laquelle elle a toute sa place notamment dans la maladie de Buerger, caractérisée par une mauvaise circulation dans les membres.
  • Les fruits verts, parfaits stimulants digestifs au demeurant, à la saveur puissante et excitante, peuvent servir de condiments en accompagnement de soupes, de plats de poissons ou de viandes mais aussi en pâtisseries ainsi que dans certaines liqueurs : la distillation de ses graines mais aussi de sa racine permet d’obtenir une huile qui sert à la fabrication du gin (graines), de la Bénédictine, de l’Eau de Mélisse des Carmes, de ratafia d’angélique ainsi qu’à la Liqueur de la Grande Chartreuse ou au vespétro.
  • Ses jeunes tiges pelées et coupées peuvent être consommées crues nature, en croque-sel ou bien assaisonnées en salade.
  • Ses tiges sont employées en pâtisserie et en confiserie, sous formes confites. Une fois les parties trop fibreuses des tiges ôtées, il suffit simplement de faire blanchir les dites tiges puis de les immerger dans un sirop de sucre que l’on concentre peu à peu en le chauffant à trois reprises pendant un quart d’heure à chaque fois.
  • Côté cosmétique, les tiges, mises à macérer plusieurs jours dans de l’eau, permet d’obtenir une eau de toilette, servant aussi à nettoyer les dents : le deux plus en un !

Les variétés d’archange angélique :

  • L’angélique sous sa forme sauvage existe, la plus courante étant l’angélique des bois A. sylvestris , qui présente une saveur plus corsée. Une autre variété, l’angélique panicii, croît dans les Alpes et les Pyrénées : elle peut vivre 7 à 8 ans, contrairement aux autres espèces qui ne dépassent guère 3 ans et ne fleurit qu’une seule fois, juste avant de mourir.
  • L’angélique des estuaires ainsi que l’angélique heterocarpa, dont les bords de la Gironde, de la Dordogne et de la Garonne sont leurs lieux de prédilection présente un fruit variable d’où son nom d’espèce « heterocarpa ». 
  • L’Angelica archangelica L. subsp. ainsi que l’Angelica razulii Gouan, qui se complaisent sur le littoral français,présentent une similarité avec l’aconit et la grande cigüe: attention à ne pas la confondre.

Les précautions d’emploi de l’archange angélique :

  • Des consommations à doses importantes de cette plante sont déconseillées chez la femme enceinte, du fait notamment de la présence de lactone, ainsi que chez le diabétique.
  • La présence de furocoumarines peut engendrer des phénomènes de photosensibiliation (photdermatoses) lors d’exposition solaire qui sont alors fortement déconseillées.
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Tamarinier

tamarinier

Originaire d’Inde et d’Afrique, le tamarinier, Tamarindus indica, est un arbre fruitier de la famille des Fabacées. Baptisé dattier d’Inde, tamar indi, le tamarin fut introduit en Europe par les Arabes, sous la coupe d’Avicenne et longtemps utilisé par les marins pour lutter contre le scorbut. Arbre à feuilles persistantes qui se couvrent de fleurs jaune-orangé, disposées en grappes, sa culture a conquis bon nombre de régions tropicales comme les Antilles, Madagascar, l’Asie du Sud-est pour les précieux fruits, les tamarins, qu’il délivre peu après le printemps.

Que contient le tamarin ?

  • Le tamarin se présente sous la forme d’une grosse gousse brune de 15 centimètres environ, renfermant une pulpe comestible et qui se prêtent à bon nombre de préparations en phytothérapie : décoctions, tisanes, macérations, infusions, poudres, comprimés, confitures, gélules, ampoules, sirops, gels ou tout simplement en jus.
  • L’écorce du tamarin, bien que moins utilisée que son fruit, représente une source de tanins, des précieux antioxydants.
  • Le fruit contient des acides organiques, dont notamment de l’acide citrique, malique et nicotinique, leurs teneurs pouvant atteindre jusqu’à 16% des constituants totaux dudit fruit.
  • En dehors de quelques traces d’huile essentielle, limonène et géraniol, le tamarin reste une précieuse source de sels minéraux, de sucre, de pectines ainsi que d’apports non-négligeables de calcium, phosphore, sodium, fer et de façon plus moindre de potassium.

Les effets médicinaux du tamarin :

  • Dans la médecine ayurvédique, le tamarin représente un fruit de plus usités pour à la fois stimuler l’appétit, tonifier l’estomac et combattre la constipation. Mélangé à du cumin et à du sucre, ce fruit pourrait agir contre la dysenterie.
  • En Chine, le tamarin également utilisé pour améliorer la sphère digestive, contribue à diminuer les nausées et vomissements surtout en cas de grossesse, pris sous forme de jus.
  • De par ses vertus bactéricides, cicatrisantes et antifongiques, le tamarin permet de soulager bon nombre de problèmes cutanés : plaies, infections, dermatoses infectées. Il suffit de faire cuire un morceau d’écorce d’environ 15 centimètres dans 1 litre d’eau pendant trente minutes puis de laisser macérer le tout au moins deux heures avant de l’appliquer directement sur les surfaces irritées.
  • En stomatologie, il soulage les personnes sujettes aux aphtes ou aux gingivites et demeure très puissant pour soulager les poussées dentaires des nourrissons, pris sous forme de bains de bouche, préparés à partir d’une décoction ou d’une infusion.
  • Le tamarin, de par ses vertus purgatives, demeure un fruit des plus naturels afin de d’améliorer la digestion et le transit, de par son léger côté laxatif et émollient ainsi que pour diminuer les flatulences : une décoction prises à raison de 2 verres par jour.
  • De par son action expectorante, le tamarin contribue à calmer les bronchites ainsi qu’à traiter les maux de gorge, sous forme d’une infusion de pulpe réalisée a partir de 20 grammes de pulpe dans un litre d’eau, bue régulièrement jusqu’à disparition des symptômes.

Le tamarin et ses autres utilisations :

  • En cuisine, la pulpe du tamarin, mélangée avec un peu de sucre, rentre dans la composition de boissons sud-américaines ou des Caraïbes, tout en servant d‘épice pour la préparation de certains plats. En Inde du sud, la soupe de tamarin est consommée pour remédier aux rhumes ainsi qu’aux affections entraînant des mucosités abondantes : un exemple parfait d’alicament ! Les anglais ne sauraient se passer du tamarin qui constitue l’ingrédient essentiel des chutneys et condiments dont la non moins célèbre Worcestershire sauce.

Les précautions d’emploi du tamarin :

  • Malgré sa douceur, le tamarin demeure tout de même un laxatif naturel : une consommation excessive pourrait entraîner une sensibilité intestinale chez les sujets plus prédisposés.
  • Bien que sans contre-indication connue à ce jour, il est conseillé de demander conseil à votre médecin pour un usage du tamarin chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez les enfants, en l’absence d’études validant son innocuité totale.
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Mandragore

mandragore

La mandragore ou Mandragora officinarum, dans sa version latine, est une plante vivace à forte odeur appartenant à la grande famille des Solanacées. Originaire de l’Europe méditerranéenne, la mandragore se complaît dans le lit des rivières à sec. Cette plante, en raison de la forme humaine de ses racines, rappelant quelque peu la silhouette d’un homme (bras, jambes, sexe), s’est vue attribuer les noms d’homonculus et d’anthropomorphon et inspira bon nombre de légendes, d’où une réputation assez sinistre. Ses racines constituent les parties les plus recherchées en phytothérapie, même si leur utilisation reste de nos jours soumises à des restrictions dans bon nombre de pays.

L’histoire de la mandragore :

  • Selon une légende, la racine de mandragore émettait, lorsqu’on la déterrait, un cri si puissant qu’il pouvait faire périr quiconque tentait de cueillir la plante. Cette plante servit de talisman pendant des millénaires, notamment pour favoriser la fertilité des femmes et repousser le mauvais sort. Au Moyen Âge, les sorcières avaient recours à un onguent à base de mandragore, afin de pouvoir entrer en transe.
  •  La plante était également utilisée par les guérisseuses, notamment pour faciliter les accouchements, ainsi qu’en cas de morsures de vipère. Le baume tranquille, créé en 1680 par un cordonnier, afin de soulager les rhumatismes, comportait en plus de la belladone, de la jusquiame et de la stramoine, de la mandragore.
  • Présente dans le codex jusqu’en 1949, son utilisation sera remise au goût du jour avec l’élan de la médecine anthroposophique : elle fait partie des constituants d’une pommade contre les douleurs musculaires ainsi que d’une dilution homéopathique ( Rheumadoron).

Que contient la mandragore ?

  • La plante est riche en alcaloïdes psychotropes, localisés au niveau de sa racine, à hauteur de 0,4 % : des alcaloïdes dits tropaniques, le tropanol ou le scopanol (scopoline), de l’atropine, surtout présente dans la racine durant la floraison, de l’hyoscyamine, de la scopolamine ainsi que des calystégines, plus concentrés dans les feuilles que dans les racines.
  • La mandragorine y est également présente : un autre composé alcaloïde présent chez d’autres solanacées (daturas, belladone) ainsi que dans la feuille de coca.
  • La présence de butyrate d’éthyle lui confère une légère odeur d’ananas, l’hexanol, celui de son arôme herbacé.

Les utilisations de la mandragore :

  • Avant tout, l’atropine, la scopolamine, l’un des premiers sérums de vérité, et surtout l’hyosciamine , peuvent être à l’origine d’une intoxication mortelle.
  • Les principes actifs de cette plante pouvant aisément traverser la peau et donc passer dans la circulation sanguine, la mandragore est reconnue pour ses effets hallucinogènes, tels que mydriase et surtout des hallucinations, débouchant sur des narcoses.
  • Bien que peu utilisée de nos jours, la mandragore peut être parfois prescrite sous forme de cataplasmes ou d’emplâtre, afin de soigner les douleurs rhumatismales et arthritiques.

Les parties utilisées de la plante :

  • Le suc peut être extrait de la tige, des feuilles ou du fruit ; la racine, débitée en rondelles et présentée sous forme d’alcoolat dans du vin de miel.
  • Ses baies jaunes ou rouges, une fois arrivés à maturité, sont des fruits juteux, tout à fait comestibles, mais à consommer en quantité modérée.

Les différentes variétés de mandragore :

En dehors de la variété officinale (M. officinarum L.), la mandragore croît également sur le versant sino-himalayenne,M. caulescens, une mandragore très localisée dans le Turkménistan Mandragora turcomanica, venant compléter le tableau.

Les précautions liées à la mandragore :

La mandragore reste avant tout une plante toxique, dont tout usage interne est fortement proscrit : son utilisation ne doit se faire que sou contrôle médical.