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Lycopode

Lycopode

Le lycopode, de son nom latin Lycopodium clavatum, est une fougère herbacée de la famille des Lycopodiacées, une plante vivace sans fleurs, parfois appelée aussi soufre végétal, herbe aux massues ou patte de loup. Récolté en été, le lycopode se complaît dans les régions tempérées ainsi que les zones montagneuses et marécageuses de l’hémisphère nord.

L’histoire du lycopode :

  • Durant le Moyen-âge, le lycopode fut utilisé en herboristerie pour ses propriétés diurétiques, ceci afin d’expulser notamment certains calculs rénaux.
  • Les hampes du lycopode portent des spores jaunes qui, hermétiques à l’humidité, ont servi pendant un temps à enrober les comprimés, tout en faisant le bonheur des artificiers de par leur côté très inflammable, d’où son nom vernaculaire de « soufre végétal « .

Que contient le lycopode ?

De ses parties aériennes (mousse et spores) sont extraits des alcaloïdes, dont la lycopodine et l’huperzine A , leur teneur pouvant atteindre jusqu’à 0,2% des constituants, ainsi que des polyphénols, des flavonoïdes (lutéoline, chrysoériol, apigénine-4′-glucoside) et des triterpènes.

Les propriétés du lycopode :

  • De par ses vertus diurétiques, calmantes et antispasmodiques, le lycopode demeure en phytothérapie, sous forme de teinture-mère ou en granules homéopathiques, très efficace afin de soigner certains troubles urinaires et calmer les douleurs rénales et vésicales.
  • Les spores, appliquées directement sur la peau, permettent de soulager en cas de démangeaisons et de protéger ainsi les zones irritées.
  • Les alcaloïdes, surtout l’huperzine A pourraient être utilisés dans le traitement des myasthénies voir même de venir en aide comme produit naturel utile lors de troubles de la mémoire (Alzheimer), même si à ce jour aucune scientifique n’a pu encore le démontrer de façon certaine.

Les précautions d’emploi du lycopode :

  • De par la présence d’alcaloïdes, le lycopode possède une forte toxicité rénale et hépatique, couplée à une irritation potentielle des muqueuses.
  • Cette plante nécessite d’être utilisée exclusivement sous contrôle médical.
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Caroubier

Caroubier - Dans l'Egypte ancienne, les gousses de caroubier constituait un remède naturel pour soigner déjà les diarrhées, mélangées avec de la bouillie d'avoine, du miel et de la cire. Les caroubes figuraient également comme traitement naturel dans les préparations vermifuges, couplées à une action au niveau oculaire, notamment en cas d'infections ainsi que comme plante pour traiter naturellement certains troubles visuels.

Le caroubier, de son nom latin Ceratonia silique , parfois dénommé figuier d’Egypte, pain de Saint Jean-Baptiste ou fève de Pythagore, fait partie de la famille des Fabacées. Cet arbuste à feuilles persistantes, aux fleurs vertes délivre des fruits marron et violet plus connus sous le nom de caroubes, récoltés au début de l’automne.

Originaire du Sud-est de l’Europe ainsi que d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord, le caroubier pousse sur des sols pauvres mais nécessite toutefois des climats tempérés. La gomme issue de l’enveloppe des graines ainsi que la farine de caroube, obtenue par torréfaction des gousses sont les parties utilisées en phytothérapie.

Histoire de la caroube

Dans l’Egypte ancienne, les gousses de caroubier constituait un remède naturel pour soigner déjà les diarrhées, mélangées avec de la bouillie d’avoine, du miel et de la cire. Les caroubes figuraient également comme traitement naturel dans les préparations vermifuges, couplées à une action au niveau oculaire, notamment en cas d’infections ainsi que comme plante pour traiter naturellement certains troubles visuels.

Que contient la caroube ?

Le fruit renferme surtout des sucres pouvant atteindre 60% de ses constituants, des tanins, de l’amidon, des protéines et quelques acides gras.

Les effets thérapeutiques de la caroube 

  • Nutritive par excellence, la caroube, consommée fraîche demeure un fruit antianémique par excellence. Consommée sous forme de farine, elle permet de remplacer la farine de blé adjointe dans les laits en poudre : moins d’éléments allergènes avec des teneurs élevées en éléments nutritifs.
  • Les caroubes, sous forme de poudre, présentent avant tout des vertus pour soulager bon nombre de troubles digestifs. La pulpe des fruits, consommée en décoction, est anti-diarrhéique et légèrement purifiante. En cas d’irritation du côlon, les caroubes peuvent soulager de façon naturelle tout comme en cas de reflux gastrique, d’acidité gastrique et de stéatorrhée : 30 grammes de poudre de caroubier, à diluer dans un liquide chaud et à répartir sur 24 heures, au moment des repas.
  • De par la présence de nombreux tanins, la caroube peut inhiber certaines enzymes digestives, contribuant ainsi à offrir une sensation de satiété, tout en assurant un certain volume dans l’estomac, de par sa teneur en fibres et en un sucre, le galactomannane : des fruits alliés pour réguler certains problèmes de surpoids, voir même en cas d’obésité, à prendre sous forme de poudre, une heure avant le repas.
  • De par la présence de polyphénols, surtout concentrés dans sa pulpe, le caroubier présente des vertus anticholestérolémiantes.

Les autres utilisations des caroubes 

  • La pulpe jaune, de par son goût légèrement chocolaté, représente un parfait substitut de cacao, les calories en moins.
  • Les graines de caroube grillées sont utilisées en substitution du café, en confiserie après le broyage des graines ou transformées en sirop
  • Les précautions d’emploi du caroubier :
  • Le caroubier risque de modifier les actions des plantes médicinales qui réduisent le taux de glycémie dans le sang et pourrait également diminuer la réponse glycémique de l’insuline chez les diabétiques.
  • Cette plante médicinale peut augmenter significativement l’effet des statines ou autres médicaments qui diminuent le taux de cholestérol.

Hostettler M, Steffen R, Tschopp A.Efficacy and tolerance of insoluble carob fraction in the treatment of travellers’ diarrhoea.1. J Diarrhoeal Dis Res. 1995 Sep;13(3):155-8
Zunft HJ, Lüder W, Harde A, Haber B, Graubaum HJ, Koebnick C, Grünwald J.Carob pulp preparation rich in insoluble fibre lowers total and LDL cholesterol in hypercholesterolemic patients. Eur J Nutr. 2003 Oct;42(5):235-42

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Bourdaine

bourdaine

La bourdaine, Rhamnus frangula, est un arbuste de la famille des Rhamnacées, à feuilles caduques et qui croît dans les régions européennes ainsi que dans certaines parties du Nord-est des Etats-unis. Ses fleurs blanches, ses petites baies jaunes et noires et surtout son écorce brune ont rendu cet arbuste prisé en phytothérapie.

Que contient la bourdaine ?

L’écorce de sa tige, la plus souvent récoltée à la fin du printemps ou au début de l’été, sur des arbres âgés d’au moins 4 ans, renferme des dérivés anthracéniques dont la fraguline, mais aussi des tanins, des flavonoïdes et des alcaloïdes.

L’histoire de la bourdaine :

Déjà décrite au XVIIème siècle par le célèbre botaniste anglais Nicolas Culpeper, sous une espèce voisine, le Rhamnus cathartica, les décoctions de son écorce servaient à purger la lymphe, la bile et les humeurs liquides responsables d’hydropisie.

Les vertus de la bourdaine :

  • Les anthraquinones ( anthrones et anthranols) de la bourdaine agissent sur la muqueuse du côlon, peuvent stimuler l’action de l’intestin, régulariser le fonctionnement de l’estomac et en cas de constipation( sauf en cas de tension de la paroi du côlon), être prescrite sans danger, contrairement au séné, pour régulariser le transit.
  • L’écorce de la bourdaine permet de stimuler la production de bile, effet particulièrement intéressant en cas de paresse biliaire.

Les emplois de la bourdaine :

  • En usage interne, l’écorce de la bourdaine peut être préparée sous forme de décoction, à raison de 2 grammes d’écorce séchée par tasse.
  • Pour un effet purgatif, il est alors nécessaire de doubler les doses, à savoir 4 grammes par tasse.
  • La décoction de bourdaine, appliquée en compresses sur les dartres peut faire merveille.

Les précautions liées à la bourdaine:

  • L’écorce fraîche de la bourdaine restant toutefois très purgative et surtout toxique, mieux vaut utiliser en phytothérapie celle séchée et stockée minimum un an. Il est vivement également déconseillé d’utiliser ses baies souvent décrites comme toxiques.
  • En cas de surdosage la bourdaine peut entraîner des vertiges, des convulsions, voire une aggravation de la constipation et son usage reste contre-indiquée chez la femme enceinte ainsi que chez les enfants.
  • Du fait de la présence de dérivés anthracéniques, potentiellement irritants pour le système gastro-intestinal, l’usage au long cours de la bourdaine est déconseillé et contre-indiquée en cas d’inflammations intestinales aiguës.

Des espèces de bourdaine voisines :

  • Le Rhamnus purshiana, plus communément appelé la cascara sagrada,originaire de la côte Pacifique de l’Amérique du Nord, présente une action similaire à la bourdaine.
  • Le nerprun, Rhamnus carthartica, originaire d’Europe,reste quant à lui plus utilisé en médecine vétérinaire.
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Vipérine

Viperine

La vipérine, Echium vulgare,parfois appelée également l’herbe aux vipères, fait partie de la famille des Boraginacées.

Plante vivace originaire d’Europe, ses capitules d’une couleur bleu-violacée ainsi que ses feuilles trouvent une place dans le domaine de la phytothérapie de par les constituants majeurs qu’elles renferment.

L’histoire de la vipérine :

Sa tige entièrement tâchée comme un serpent ou une vipère firent de cette plante un remède antipoison en cas de piqûre ou morsure de scorpions. L’herboriste anglais, Nicolas Culpeper, au cours du 17ème siècle, avait alors trouvé un usage lactifère de ses graines, macérées dans du vin, ainsi qu’une action antalgique notamment en cas de douleurs au niveau des reins et du bas du dos.

La vipérine et ses constituants :

Ses parties aériennes contiennent des mucilages ainsi que alcaloïdes pyrrolizidiniques, dont notamment l’allantoïne et des alkannines.

Les indications de la vipérine :

  • D’une action assez semblable à la bourrache, la vipérine reste avant tout diurétique, avec une stimulation de la transpiration.
  • De par la présence de mucilage, la vipérine calme les toux et facilite les expectorations : une plante des plus adaptées en cas d’affections respiratoires.
  • Les sommités fleuries de la vipérine, appliquées fraîches en cataplasme ou en pansement , contribuent à calmer les brûlures ainsi que les furoncles, les panaris ou mal blanc. La présence d’alkanines, aux vertus microbiennes, confère à cette plante, sous forme de jus de feuille, une indication dans les maladies de la peau ainsi que pour accélérer la cicatrisation, un rôle joué par l’allantoïne.

Les formes galéniques de la vipérine :

  • La macération de sommités fleuries dans une huile végétale permet de conserver, voir d’utiliser la vipérine et ses constituants de façon intéressante, en dehors de la saison de floraison.
  • Les sommités fleuries, placées dans une alcoolature, offrent une autre forme galénique, à savoir une teinture-mère.

La vipérine et ses précautions :

  • Inscrite à la liste B de la pharmacopée française, la vipérine contient de l’échiine, un poison paralysant du système nerveux comme le curare, mais seulement activé par les enzymes hépatiques.
  • Les alcaloïdes pyrrolizidiniques, une fois isolés, sont très toxiques, mais seulement lorsqu’ils sont utilisées par voie interne : une plante à utiliser seulement en usage externe.
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Trèfle d’eau

Trèfle d'eau

Malgré son nom, le trèfle d’eau n’a rien à voir avec les autres trèfles, des plantes de la famille des Fabacées : le Menyanthes trifoliata, aux noms vernaculaires de trèfle des marais ou de castor appartient à la famille des menyanthacées. Originaire d’ Europe tempérée et d’Amérique du Nord, cette plante vivace semi-aquatique demeure présente avant tout en lieux humides tels que les marais, marécages, bordures de lacs ainsi que les mares peu profondes.

Les parties utilisées en phytothérapie sont constituées de la plante entière, fraîche, lorsqu’elle est parée de ses petites fleurs délicates roses ou blanches ou simplement ses feuilles portées par des tiges rougeâtres au soleil.

L’histoire du trèfle d’eau :

Bien que préconisée dans des temps plus anciens pour soulager rhumatismes et arthrite, cette plante fut également utilisée pour traiter les problèmes de rétention d’eau ainsi que de gale et de scorbut, des pathologies très fréquentes durant le Moyen-âge.

Du fait de son amertume prononcée, le trèfle d’eau fut utilisé comme substitut au houblon blanc ( Humulus lupulus).

Que renferme le trèfle d’eau ?

Le trèfle d’eau renferme des glucosides sécoiridoïdes (ményanthine), des polysaccharides, de la rutine, des coumarines (scopolétol), des acides phénoliques, des triterpènes, des tanins ainsi que des alcaloïdes (gentianine) et des iridoïdes (loganoside, menthiafoline, dihydromenthiafoline) : une plante aux vertus fortifiantes, digestives et fébrifuges à la fois.

Le trèfle d’eau en phytothérapie :

  • Les feuilles, cueillies au moment de la floraison se prêtent parfaitement aux infusions, à raison de 20 grammes de feuilles pour un litre d’eau bouillante : une méthode naturelle aux vertus tout autant dépuratives que digestives, surtout en cas de maux d’estomac et de migraines d’origine digestive.
  • Le trèfle d’eau, du fait notamment de la présence d’iridoïdes, des constituants amers, contribue à ouvrir l’appétit de par sa stimulation au niveau gastrique.
  • En cas d’arthrite à caractère rhumatismal, qui plus est, couplée à de l’asthénie, un amaigrissement ou de la fatigue, le trèfle d’eau reste d’un usage efficace : les feuilles ne serait-ce qu’appliquées en cataplasmes apportent déjà un soulagement.

Les précautions d’emploi liées au trèfle d’eau :

  • Cette plante reste déconseillée chez la femme enceinte ainsi qu’allaitante, du fait notamment de la présence d’alcaloïdes.
  • A fortes doses, c’est-à-dire, au-delà de 2 tasses par jour, la prise de trèfle d’eau pourrait entraîner des vomissements.
  • Le trèfle d’eau est fortement déconseillée en cas de diarrhée, de dysenterie ou de colique.
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Rue

Rue

Parfois dénommée herbe de grâce, la rue concerne une centaine d’espèces parmi lesquelles figurent ruta graveolens et ruta chalepensis, les plus connues et utilisées. De la famille des rutacées, cette plante aromatique fétide croît dans les pays du bassin méditerranéen sur les sols ouverts et ensoleillés. Cultivée dans le monde entier en tant que plante d’agrément mais aussi pour ses propriétés médicinales, ces parties aériennes sont récoltées en été.

L’histoire de la rue :

La rue, Ruta chalepensis, selon la bible, aurait été la plante dans laquelle Jésus essaya de se cacher pour échapper aux soldats romains, ce qui lui valut sa renommée de plante protectrice contre les forces du mal, croyance encore bien vivante en Amérique du Sud. Dès l’Antiquité, en Grèce et en Egypte, la rue était déjà employée comme plante médicinale, notamment pour stimuler les règles, provoquer les avortements et renforcer l’acuité visuelle. Plante acclimatée dès le Moyen-âge dans les régions tempérées plus froides de l’Europe, elle fut introduite en Amérique du sud vers le 16ème siècle par les espagnols et les Portugais.

Que contient la rue ?

  • La ruta graveolens, de loin l’espèce la plus utilisée,renferme des flavonoïdes dont la rutine (jusqu’à 5%) ainsi que de la quercétine, de précieux protecteurs vasculaires ainsi que de puissants antioxydants qui font l’objet de bon nombre d’études publiées à ce jour.
  • La rue contient des furanocoumarines photosensibilisantes dont le bergaptène et le xanthotoxine : pas d’exposition solaire en cas d’utilisation de cette plante.
  • Des alcaloïdes dont la fagarine, de l’arborinine et de la skimmianine, peuvent atteindre jusqu’à 1,4% des constituants.
  • La rue contient une huile essentielle, très riche en méthyl-nonyl-cétone pour ce qui est de la plante et en 2-undécane pour ce qui est de ses fruits.

Les effets et usages de la rue :

  • De par ses vertus emménagogues, la rue est prescrite afin de réguler l’apparition des règles de par son effet stimulant sur les muscles de l’utérus.
  • De par son action spasmolytique, la rue favoriserait les contractions utérines, d’où sa contre-indication majeure chez la femme enceinte.
  • L’huile essentielle, de par ses vertus antihelminthiques représente un poison neurologique pour les parasites. En friction, elle permet de calmer les douleurs situées aux articulations ou aux muscles de par son action rubéfiante.
  • La rue, préparée en infusion, peut être appliquée sur les yeux cernés, fatigués ainsi que pour améliorer la vue.
  • De par la présence de rutine, la rue a pour autre action de renforcer les parois des vaisseaux sanguins ainsi que celle d’abaisser la tension.

Les différentes espèces de rue :

  • Des différentes espèces de rue existantes, seules trois restent encore utilisées de nos jours. Ruta graveolens et ruta chalepensis se ressemblent beaucoup, comparées à Ruta montana.
  • Seuls les pétales des fleurs en bouquets jaune-verdâtre permettent de faire la différence : ceux de Ruta graveolens sont lisses tandis que ceux de Ruta chalepensis sont finement divisés, laciniés, sur leur bordure.
  • Si Ruta graveolens reste l’espèce la plus utilisée en Europe, notamment en homéopathie, ruta chalepensis demeure très appréciée en Amérique du Sud. Dans la province de Corrientes, en Argentine, la coutume veut que chaque premier jour du mois d’Août, les habitants boivent une infusion de rue aromatisée au jus de canne s’assurant ainsi d’une bonne santé pour l’année à venir.

Les effets toxiques de la rue :

  • Les Furanocoumarines (psoralènes) contenues dans la rue sont phototoxiques.
  • Consommer des extraits de rue même en petite quantité peut entraîner des malformations fœtales, avec risque majoré d’avortement.
  • Les signes d’intoxications par la rue commencent par des troubles digestifs (douleurs, vomissements, hypersalivation) qui s’accompagnent rapidement de signes de choc (hypotension, troubles cardiaques), voire de convulsions,  en parallèle de saignements génitaux.
  • Selon la gravité de l’intoxication, il peut se développer une insuffisance rénale et hépatique pouvant conduire au décès.
  • Il n’y a pas d’antidote à l’intoxication par la rue, que ce soit pour l’espèce Ruta graveolens ou Ruta chalepensis.
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Peyotl

peyotl

Le peyotl, de son nom scientifique Lophophora williamsii, parfois nommé également mescal, de par la forme qu’offrent ses boutons floraux, fait partie de la famille des cactacées. Ce cactus à touffes poilues et à fleurs roses ou blanches croît dans le Nord du Mexique, plus particulièrement dans l’État de Zacatecas ainsi que dans le sud-ouest des Etats-Unis, de ses noms de baptême kamaba, huatari ou hicouri, désignant toujours la même espèce. Le puissant hallucinogène que renferme cette plante lui confère un usage soumis à la législation sur les stupéfiants dans bon nombre de pays.

L’histoire du peyotl :

Découvert par les conquistadors espagnols, le peyotl fait partie des rituels chamaniques depuis plus de 3000 ans, en Amérique du Nord, et fut utilisé notamment par les amérindiens afin d’assurer une communion plus profonde avec le monde spirituel.

Que renferme le peyotl ?

  • Cette plante, utilisée dans sa partie entière, renferme du mucilage et surtout des alcaloïdes isoquinoléiques dont la célèbre mescaline ou triméthoxyphényléthylamine, un puissant alcaloïde aux vertus hallucinogènes, la dose active se situant aux alentours de 250 mg.
  • Pour en consommer à l’état brut, il suffit de mâcher la partie supérieure de la plante puis de la cracher pour la rouler dans la main et enfin de l’avaler.

Les actions du peyotl :

  • De par la présence de son principe actif, la mescaline, consommer du peyotl peut entraîner une augmentation de la tension artérielle, une tachycardie, des nausées ainsi que des hallucinations visuelles.
  • Considéré en psychiatrie comme psychostimulant, du fait de son action agoniste sur les récepteurs sérotoninergiques et dopaminergiques, à la base de certains traitements permettant de lutter contre l’anxiété et certaines affections mentales.
  • Le peyotl accroît l’activité intellectuelle et procure une sensation de légèreté, lorsque sa consommation reste modérée.
  • Appliqué en cataplasme, le peyotl permet de soulager à la fois les fractures, douleurs articulaires, les plaies ainsi que les morsures de serpent, bien que pouvant être utilisé à l’état sec, en décoction ainsi que grillé.
  • Considéré comme drogue psychédélique, le peyotl, une fois ses effets hallucinogènes passés, peut plonger un individu dans une sorte d’hébétude pouvant perdurer 2 jours.
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Nombril de vénus

Nombril de vénus

De son nom latin Umbilicus rupestris, le nombril de Venus, parfois également appelé ombilic de Venus ou des rochers, Herbe aux hanches ou oreille abbé, fait partie de la famille des Crassulacées. Cette plante doit son nom a sa forme arrondie qui n’est pas sans rappeler une forme de nombril, situe au centre du limbe.Souvent présente dans le sud et l’Ouest de l’Europe ainsi qu’en Asie centrale et en Afrique du Nord, elle se complaît sur les murs ou aspérités des pierres ou des rochers: le nombril de Venus a besoin d’ humidité et d’ombre pour déployer ses fleurs en épis ou ses fruits verts en été.

Que renferme le nombril de Venus?

Mucilage, sels minéraux, vitamines, acides organiques mais, et surtout, de la triméthylamine ammoniaque, une substance également présente dans la vulvaire ainsi que dans l’ ergot de seigle en sont ses constituants principaux: tous ces éléments bénéfiques sont avant tout concentres dans ses feuilles.

Comment utiliser nombril de Venus?

  •  Les feuilles et les pieds de cette plante sont comestibles, leur saveur quelque peu acidulée se mariant parfaitement avec les crudités, même si leur texture gélatineuse peut en éloigner certains!
  • De par sa forme originale, l’ ombrelle peut tout simplement servir de mini-assiettes dans la préparation de mini- cocktails, avant d’ être consommée: un recyclage des plus écologiques et gustatifs qui soit.
  • En phytothérapie, ce sont les feuilles qui pressentent un intérêt à cicatriser et a calmer de façon agréable et efficace la douleur en cas de brûlures : il convient simplement d’ôter la fine pellicule qui tient lieu d’épiderme a la plante puis de l’apposer directement sur la zone a traiter. Le suc de la plante présente également les mêmes avantages, même si son utilisation demeure moins facile, du fait des petites quantités libérées.
  • Du fait de ses vertus émollientes et résolutives, la feuille du nombril de Venus reste indiquée également en cas d’ ulcères et d’ hémorroïdes.
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Maté

maté

Le maté, de son nom latin Ilex paraguariensis, fait partie de la famille des Aquifoliacées. Cet arbuste qui pousse spontanément en Amérique du Sud, se couvre de fleurs blanches puis de petites baies rougeâtres.

Ces dernières lorsqu’elles sont mûres marquent le temps de la récolte de ses larges feuilles persistantes, aux propriétés recherchés en phytothérapie.

Les constituants du maté :

Les feuilles du maté renferment des dérivés xanthiques, dont environ 1,5% de caféine, 0,2 % de théobromine, de la théophylline ainsi que 15% environ de tanins : des molécules communes à la fois au thé et au chocolat noir.

Les vertus du maté :

  • Le maté constitue une boisson tonique traditionnelle largement consommée en Amérique du Sud. Il s’avère être l’équivalent du thé asiatique de par les propriétés très voisines qu’il propose.
  • Connu comme étant une boisson énergétique, le maté possède des propriétés diurétiques ainsi qu’analgésiques.
  • Il est utilisé notamment pour soulager les maux de tête, la présence notamment de caféine aidant dans ce sens, ainsi que les migraines, les névralgies sans oublier certaines douleurs rhumatismales.
  • En cas de fatigue ou de dépression légère, boire régulièrement du maté peut contribuer à diminuer ces symptômes.

Un autre maté :

L’Ilex paraguariensis possède un cousin, Ilex guayusa qui croît en Equateur, avec les mêmes indications. Il est utilisé notamment pour traiter les crises de paludisme, les douleurs hépatiques ainsi qu’en cas de syphilis. Il permettrait, en outre, de favoriser la digestion, tout en nettoyant les voies digestives un peu encombrées.

Précautions d’emploi :

Le maté étant riche en tanin, il reste conseillé d’éviter de consommer cette boisson pendant les repas, ce composant pouvant altérer l’assimilation des aliments.

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Lobélie

Lobelie

La lobélie, qui comprend pas moins de 4 espèces, appartient à la famille des Lobéliacées. La lobelia inflata, la plus utilisée, se complaît sur les sols acides du continent nord-américain.

Plante annuelle aux fleurs bleu pâle et aux feuilles en forme de lance, ses parties aériennes séchées possèdent des propriétés thérapeutiques recherchées en phytothérapie.

L’histoire de la lobélie :

La lobélie, lobelia syphilis, une autre espèce du même genre, était utilisée dans la tradition amérindienne pour ses actions de libération au niveau de la sphère bronchique, l’expulsion des vers ainsi que pour traiter en cas de syphilis. De surcroît, les Indiens avaient pour coutume de fumer la lobélia, d’où son autre nom de tabac indien : elle était censée en avoir les mêmes effets. Plante de référence pour le botaniste Samuel Thomson, de par ses vertus vomitives, la lobélie, lobelia sinensis, quant à elle, reste encore de nos jours utilisée en Chine pour ses vertus diurétiques.

Les constituants et propriétés de la lobélie :

  • La lobélie renferme un grand nombre d’alcaloïdes, dont la lobéline, apparentée à la pipérine ainsi que des acides carboxyliques.
  • Ses principaux effets se situent donc au niveau respiratoire, de par ses propriétés à la fois antispasmodiques, expectorantes et stimulantes sur la respiration.
  • La plante dans son totum permet de stimuler une meilleure ventilation du cerveau, favorisant ainsi une meilleure oxygénation pouvant aller jusqu’à la circulation sanguine.
  • La lobélie peut ainsi traiter des troubles respiratoires tels que l’asthme, sous forme de teinture-mère et les bronchites chroniques, sous forme d’infusion, de par la détente qu’elle procure au niveau des bronchioles.
  • En application externe, sous forme de pommade ou de cataplasmes, la lobélie, de par son action réchauffante et antispasmodique, peut contribuer à soulager les muscles striés, allégeant ainsi certains problèmes de dos d’origine musculaire.
  • De par la ressemblance chimique entre la lobéline, contenue dans la plante et la nicotine, la prise de lobélia reste parfois conseillée pour aider certaines personnes désireuses d’arrêter de fumer.

Les contre-indications de la lobélia :

  • De par la présence d’alcaloïdes, la lobélia à fortes doses peut entraîner des effets vomitifs trop conséquents et devenir toxique.
  • Ne devant être consommée qu’une fois séchée, son utilisation requiert un contrôle et un suivi médical, avec une contre-indication majeure à la fois chez la femme enceinte, allaitante ainsi que chez l’enfant.