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Rue

Rue

Parfois dénommée herbe de grâce, la rue concerne une centaine d’espèces parmi lesquelles figurent ruta graveolens et ruta chalepensis, les plus connues et utilisées. De la famille des rutacées, cette plante aromatique fétide croît dans les pays du bassin méditerranéen sur les sols ouverts et ensoleillés. Cultivée dans le monde entier en tant que plante d’agrément mais aussi pour ses propriétés médicinales, ces parties aériennes sont récoltées en été.

L’histoire de la rue :

La rue, Ruta chalepensis, selon la bible, aurait été la plante dans laquelle Jésus essaya de se cacher pour échapper aux soldats romains, ce qui lui valut sa renommée de plante protectrice contre les forces du mal, croyance encore bien vivante en Amérique du Sud. Dès l’Antiquité, en Grèce et en Egypte, la rue était déjà employée comme plante médicinale, notamment pour stimuler les règles, provoquer les avortements et renforcer l’acuité visuelle. Plante acclimatée dès le Moyen-âge dans les régions tempérées plus froides de l’Europe, elle fut introduite en Amérique du sud vers le 16ème siècle par les espagnols et les Portugais.

Que contient la rue ?

  • La ruta graveolens, de loin l’espèce la plus utilisée,renferme des flavonoïdes dont la rutine (jusqu’à 5%) ainsi que de la quercétine, de précieux protecteurs vasculaires ainsi que de puissants antioxydants qui font l’objet de bon nombre d’études publiées à ce jour.
  • La rue contient des furanocoumarines photosensibilisantes dont le bergaptène et le xanthotoxine : pas d’exposition solaire en cas d’utilisation de cette plante.
  • Des alcaloïdes dont la fagarine, de l’arborinine et de la skimmianine, peuvent atteindre jusqu’à 1,4% des constituants.
  • La rue contient une huile essentielle, très riche en méthyl-nonyl-cétone pour ce qui est de la plante et en 2-undécane pour ce qui est de ses fruits.

Les effets et usages de la rue :

  • De par ses vertus emménagogues, la rue est prescrite afin de réguler l’apparition des règles de par son effet stimulant sur les muscles de l’utérus.
  • De par son action spasmolytique, la rue favoriserait les contractions utérines, d’où sa contre-indication majeure chez la femme enceinte.
  • L’huile essentielle, de par ses vertus antihelminthiques représente un poison neurologique pour les parasites. En friction, elle permet de calmer les douleurs situées aux articulations ou aux muscles de par son action rubéfiante.
  • La rue, préparée en infusion, peut être appliquée sur les yeux cernés, fatigués ainsi que pour améliorer la vue.
  • De par la présence de rutine, la rue a pour autre action de renforcer les parois des vaisseaux sanguins ainsi que celle d’abaisser la tension.

Les différentes espèces de rue :

  • Des différentes espèces de rue existantes, seules trois restent encore utilisées de nos jours. Ruta graveolens et ruta chalepensis se ressemblent beaucoup, comparées à Ruta montana.
  • Seuls les pétales des fleurs en bouquets jaune-verdâtre permettent de faire la différence : ceux de Ruta graveolens sont lisses tandis que ceux de Ruta chalepensis sont finement divisés, laciniés, sur leur bordure.
  • Si Ruta graveolens reste l’espèce la plus utilisée en Europe, notamment en homéopathie, ruta chalepensis demeure très appréciée en Amérique du Sud. Dans la province de Corrientes, en Argentine, la coutume veut que chaque premier jour du mois d’Août, les habitants boivent une infusion de rue aromatisée au jus de canne s’assurant ainsi d’une bonne santé pour l’année à venir.

Les effets toxiques de la rue :

  • Les Furanocoumarines (psoralènes) contenues dans la rue sont phototoxiques.
  • Consommer des extraits de rue même en petite quantité peut entraîner des malformations fœtales, avec risque majoré d’avortement.
  • Les signes d’intoxications par la rue commencent par des troubles digestifs (douleurs, vomissements, hypersalivation) qui s’accompagnent rapidement de signes de choc (hypotension, troubles cardiaques), voire de convulsions,  en parallèle de saignements génitaux.
  • Selon la gravité de l’intoxication, il peut se développer une insuffisance rénale et hépatique pouvant conduire au décès.
  • Il n’y a pas d’antidote à l’intoxication par la rue, que ce soit pour l’espèce Ruta graveolens ou Ruta chalepensis.
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Peyotl

peyotl

Le peyotl, de son nom scientifique Lophophora williamsii, parfois nommé également mescal, de par la forme qu’offrent ses boutons floraux, fait partie de la famille des cactacées. Ce cactus à touffes poilues et à fleurs roses ou blanches croît dans le Nord du Mexique, plus particulièrement dans l’État de Zacatecas ainsi que dans le sud-ouest des Etats-Unis, de ses noms de baptême kamaba, huatari ou hicouri, désignant toujours la même espèce. Le puissant hallucinogène que renferme cette plante lui confère un usage soumis à la législation sur les stupéfiants dans bon nombre de pays.

L’histoire du peyotl :

Découvert par les conquistadors espagnols, le peyotl fait partie des rituels chamaniques depuis plus de 3000 ans, en Amérique du Nord, et fut utilisé notamment par les amérindiens afin d’assurer une communion plus profonde avec le monde spirituel.

Que renferme le peyotl ?

  • Cette plante, utilisée dans sa partie entière, renferme du mucilage et surtout des alcaloïdes isoquinoléiques dont la célèbre mescaline ou triméthoxyphényléthylamine, un puissant alcaloïde aux vertus hallucinogènes, la dose active se situant aux alentours de 250 mg.
  • Pour en consommer à l’état brut, il suffit de mâcher la partie supérieure de la plante puis de la cracher pour la rouler dans la main et enfin de l’avaler.

Les actions du peyotl :

  • De par la présence de son principe actif, la mescaline, consommer du peyotl peut entraîner une augmentation de la tension artérielle, une tachycardie, des nausées ainsi que des hallucinations visuelles.
  • Considéré en psychiatrie comme psychostimulant, du fait de son action agoniste sur les récepteurs sérotoninergiques et dopaminergiques, à la base de certains traitements permettant de lutter contre l’anxiété et certaines affections mentales.
  • Le peyotl accroît l’activité intellectuelle et procure une sensation de légèreté, lorsque sa consommation reste modérée.
  • Appliqué en cataplasme, le peyotl permet de soulager à la fois les fractures, douleurs articulaires, les plaies ainsi que les morsures de serpent, bien que pouvant être utilisé à l’état sec, en décoction ainsi que grillé.
  • Considéré comme drogue psychédélique, le peyotl, une fois ses effets hallucinogènes passés, peut plonger un individu dans une sorte d’hébétude pouvant perdurer 2 jours.
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Nombril de vénus

Nombril de vénus

De son nom latin Umbilicus rupestris, le nombril de Venus, parfois également appelé ombilic de Venus ou des rochers, Herbe aux hanches ou oreille abbé, fait partie de la famille des Crassulacées. Cette plante doit son nom a sa forme arrondie qui n’est pas sans rappeler une forme de nombril, situe au centre du limbe.Souvent présente dans le sud et l’Ouest de l’Europe ainsi qu’en Asie centrale et en Afrique du Nord, elle se complaît sur les murs ou aspérités des pierres ou des rochers: le nombril de Venus a besoin d’ humidité et d’ombre pour déployer ses fleurs en épis ou ses fruits verts en été.

Que renferme le nombril de Venus?

Mucilage, sels minéraux, vitamines, acides organiques mais, et surtout, de la triméthylamine ammoniaque, une substance également présente dans la vulvaire ainsi que dans l’ ergot de seigle en sont ses constituants principaux: tous ces éléments bénéfiques sont avant tout concentres dans ses feuilles.

Comment utiliser nombril de Venus?

  •  Les feuilles et les pieds de cette plante sont comestibles, leur saveur quelque peu acidulée se mariant parfaitement avec les crudités, même si leur texture gélatineuse peut en éloigner certains!
  • De par sa forme originale, l’ ombrelle peut tout simplement servir de mini-assiettes dans la préparation de mini- cocktails, avant d’ être consommée: un recyclage des plus écologiques et gustatifs qui soit.
  • En phytothérapie, ce sont les feuilles qui pressentent un intérêt à cicatriser et a calmer de façon agréable et efficace la douleur en cas de brûlures : il convient simplement d’ôter la fine pellicule qui tient lieu d’épiderme a la plante puis de l’apposer directement sur la zone a traiter. Le suc de la plante présente également les mêmes avantages, même si son utilisation demeure moins facile, du fait des petites quantités libérées.
  • Du fait de ses vertus émollientes et résolutives, la feuille du nombril de Venus reste indiquée également en cas d’ ulcères et d’ hémorroïdes.
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Maté

maté

Le maté, de son nom latin Ilex paraguariensis, fait partie de la famille des Aquifoliacées. Cet arbuste qui pousse spontanément en Amérique du Sud, se couvre de fleurs blanches puis de petites baies rougeâtres.

Ces dernières lorsqu’elles sont mûres marquent le temps de la récolte de ses larges feuilles persistantes, aux propriétés recherchés en phytothérapie.

Les constituants du maté :

Les feuilles du maté renferment des dérivés xanthiques, dont environ 1,5% de caféine, 0,2 % de théobromine, de la théophylline ainsi que 15% environ de tanins : des molécules communes à la fois au thé et au chocolat noir.

Les vertus du maté :

  • Le maté constitue une boisson tonique traditionnelle largement consommée en Amérique du Sud. Il s’avère être l’équivalent du thé asiatique de par les propriétés très voisines qu’il propose.
  • Connu comme étant une boisson énergétique, le maté possède des propriétés diurétiques ainsi qu’analgésiques.
  • Il est utilisé notamment pour soulager les maux de tête, la présence notamment de caféine aidant dans ce sens, ainsi que les migraines, les névralgies sans oublier certaines douleurs rhumatismales.
  • En cas de fatigue ou de dépression légère, boire régulièrement du maté peut contribuer à diminuer ces symptômes.

Un autre maté :

L’Ilex paraguariensis possède un cousin, Ilex guayusa qui croît en Equateur, avec les mêmes indications. Il est utilisé notamment pour traiter les crises de paludisme, les douleurs hépatiques ainsi qu’en cas de syphilis. Il permettrait, en outre, de favoriser la digestion, tout en nettoyant les voies digestives un peu encombrées.

Précautions d’emploi :

Le maté étant riche en tanin, il reste conseillé d’éviter de consommer cette boisson pendant les repas, ce composant pouvant altérer l’assimilation des aliments.

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Lobélie

Lobelie

La lobélie, qui comprend pas moins de 4 espèces, appartient à la famille des Lobéliacées. La lobelia inflata, la plus utilisée, se complaît sur les sols acides du continent nord-américain.

Plante annuelle aux fleurs bleu pâle et aux feuilles en forme de lance, ses parties aériennes séchées possèdent des propriétés thérapeutiques recherchées en phytothérapie.

L’histoire de la lobélie :

La lobélie, lobelia syphilis, une autre espèce du même genre, était utilisée dans la tradition amérindienne pour ses actions de libération au niveau de la sphère bronchique, l’expulsion des vers ainsi que pour traiter en cas de syphilis. De surcroît, les Indiens avaient pour coutume de fumer la lobélia, d’où son autre nom de tabac indien : elle était censée en avoir les mêmes effets. Plante de référence pour le botaniste Samuel Thomson, de par ses vertus vomitives, la lobélie, lobelia sinensis, quant à elle, reste encore de nos jours utilisée en Chine pour ses vertus diurétiques.

Les constituants et propriétés de la lobélie :

  • La lobélie renferme un grand nombre d’alcaloïdes, dont la lobéline, apparentée à la pipérine ainsi que des acides carboxyliques.
  • Ses principaux effets se situent donc au niveau respiratoire, de par ses propriétés à la fois antispasmodiques, expectorantes et stimulantes sur la respiration.
  • La plante dans son totum permet de stimuler une meilleure ventilation du cerveau, favorisant ainsi une meilleure oxygénation pouvant aller jusqu’à la circulation sanguine.
  • La lobélie peut ainsi traiter des troubles respiratoires tels que l’asthme, sous forme de teinture-mère et les bronchites chroniques, sous forme d’infusion, de par la détente qu’elle procure au niveau des bronchioles.
  • En application externe, sous forme de pommade ou de cataplasmes, la lobélie, de par son action réchauffante et antispasmodique, peut contribuer à soulager les muscles striés, allégeant ainsi certains problèmes de dos d’origine musculaire.
  • De par la ressemblance chimique entre la lobéline, contenue dans la plante et la nicotine, la prise de lobélia reste parfois conseillée pour aider certaines personnes désireuses d’arrêter de fumer.

Les contre-indications de la lobélia :

  • De par la présence d’alcaloïdes, la lobélia à fortes doses peut entraîner des effets vomitifs trop conséquents et devenir toxique.
  • Ne devant être consommée qu’une fois séchée, son utilisation requiert un contrôle et un suivi médical, avec une contre-indication majeure à la fois chez la femme enceinte, allaitante ainsi que chez l’enfant.
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Hysope

Hysope

De son nom latin, Hyssopus officinalis, l’hysope fait partie de la famille des Lamiacées. Originaire du sud de l’Europe, l’hysope apprécie plus particulièrement les lieux ensoleillés et secs, faisant du pourtour méditerranéen l’un de ses lieux de prédilection.

Ses belles sommités fleuries bleutées, récoltées en été, représentent les parties utilisées en phytothérapie, qui, une fois distillées, délivrent une huile essentielle utilisée en aromathérapie.

L’histoire de l’hysope :

Déjà utilisée au 1er siècle de notre ère par Dioscoride, l’hysope associée avec d’autres plantes, dont notamment le figuier, faisait figure de « panacée », ses usages étant réservés à l’époque à la sphère respiratoire pour calmer les toux chroniques, l’asthme, les pleurésies tout comme l’insuffisance respiratoire. Dans un autre usage, l’hysope représente l’un des ingrédients contenus dans la chartreuse de Parme, une liqueur non moins célèbre, toujours fabriquée de nos jours.

Que renferme l’hysope ?

  • Les sommités fleuries renferment une substance au principe amer, la marrubine, ainsi que des flavonoïdes et des tanins.
  • Son huile essentielle contient, quant à elle, du pino-camphone ainsi que du thyuone, des molécules qui nécessitent l’usage de son huile essentielle sous contrôle médical, du fait des crises d’épilepsie qu’elle pourrait engendrer.

Les indications de l’hysope :

  • De par ses propriétés à la fois sédatives et toniques, l’hysope présente une sphère d’action assez large.
  • De par la présence de marrubine, l’hysope constitue un puissant expectorant, particulièrement efficace lors d’épisodes bronchiques et d’affections respiratoires, ce d’autant plus, dans le cas de sécrétions abondantes : elle permet à la fois de fluidifier et d’expectorer.
  • De par son action sédative, l’hysope s’avère être une plante de première intention pour les terrains asthmatiques, d’autant plus si des congestions au niveau des muqueuses y sont associées.
  • L’appareil digestif y trouve également un soulagement, notamment en cas de flatulences, de colique ainsi qu’en cas d’épisodes d’indigestion.

Les précautions d’emploi  liées à l’hysope :

De par la présence des molécules contenues surtout dans son huile essentielle, l’hysope ne peut être obtenue que sur prescription médicale.

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Gentiane

gentiane

Gentiana lutea, de son nom plus latin, la gentiane appartient à la famille des Gentianacées, des plantes originaires des Alpes ainsi que des régions montagneuses ibériques et des Balkans. L’espèce sauvage, croissant à partir de 700 mètres, est de nos jours menacée et fait l’objet d’une protection dans certains pays.,

Désormais cultivée à partir de semis ou de divisions de ses puissantes racines, la gentiane offre un goût des plus puissants. Outre son utilisation dans la préparation d’apéritifs célèbres, la gentiane présente des vertus thérapeutiques en matière de phytothérapie.

L’histoire de la gentiane :

La gentiane jaune aurait déjà été utilisée au 2 ème siècle avant J.C, si l’on en croit les dires de Gentius, roi d’Illyrie, qui mettait déjà en avant à l’époque ses vertus bienfaisantes.

Les composants de la gentiane :

  • La gentiane contient de nombreux principes amers dont la principale, la gentiopicroside, ainsi que de l’amurogentine, une autre molécule, qui bien qu’en quantité moindre, possède une saveur amère 3000 fois plus puissante que la précédente.
  • Les autres constituants présents dans la racine se résument à la gentianose, l’inuline ainsi que des acides phénoliques.

Les vertus de la gentiane :

  • Tout d’abord, la gentiane est capable de stimuler le récepteur gustatif lié à la saveur amère, provoquant ainsi une augmentation à la fois des sécrétions salivaires et gastriques. La gentiane, prise sous forme de teinture-mère, à raison de 2 à 5 gouttes avant les repas, permet de stimuler l’appétit tout en améliorant les fonctions digestives.
  • Le travail de l’estomac peut être ainsi soulagé de par une augmentation concomitante des sécrétions gastriques, les flatulences ainsi que les problèmes de digestion diminués : la gentiane demeure souvent utilisée comme tonique digestif chez les personnes âgées et reste un traitement de référence en cas de troubles hépatiques, biliaires et digestifs.
  • La gentiane, prise sous forme de décoction, à raison de 25 ml 3 à 5 fois par jour, peut entrer dans le traitement de l’anémie liée à une carence en fer et permet de moduler les règles abondantes, évitant de ce fait les pertes accrues de fer.

Des espèces de gentiane voisines :

La gentiane japonaise, Gentiana scabra, ainsi que gentiana macrophylla, toutes deux appartenant également à la famille des Gentianacées, possèdent une saveur amère et reste utilisées en phytothérapie pour leurs même vertus communes.

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Fumeterre

fumeterre

La fumeterre, plus communément appelé fiel de terre, pisse-sang, herbe à la veuve,ou pied-de-géline tient son nom de son origine latine « fumus » qui signifie fumée et qui n’est pas sans rappeler l’odeur qui émane de cette plante.

Fumaria officinalis, de son nom plus scientifique, la fumeterre fait partie de la famille des Papavéracées, tout comme le pavot. Cette plante grimpante, originaire d’Europe et d’Afrique du Nord, pousse également en Amérique du Nord, en Asie ainsi qu’en Australie.

Que contient la fumeterre ?

  • Les parties aériennes fleuries constituent les parties les plus utilisées en phytothérapie même si le suc de la plante fut utilisé au début du siècle pour traiter certaines dermatoses, en association avec du suc de racine de patience, additionné d’un peu de miel et de vinaigre. La fumeterre entrait également dans la composition de l’électuaire de psilium, de séné, des pilule angéliques et de la confection de Hannech, des préparations délaissées de nos jours.
  • Cette plante, lorsque l’on écrase, exhale une odeur herbacée et possède une saveur amère, augmentée par la dessiccation.
  • La plante possède une teneur en tanin, du potassium, de l’acide fumarique (un alcalide amer), ainsi que des alcaloïdes, dont notamment de la protopine.
  • Réputée pour son gout amer, la fumeterre est régulatrice de la cholérèse : elle demeure la plante par excellence pour purifier le foie ainsi que pour stimuler la vésicule biliaire et venir à bout des migraines d’origine hépatique.
  • Toute indiquée en cas de difficultés respiratoires et d’affections de la peau, à tendance eczémateuse, la fumeterre présente des vertus diurétiques, voir également légèrement laxatives.

Comment utiliser la fumeterre ?

  • La décoction, pour les fomentations ou les cataplasmes, ou l’infusion de fumeterre, dépurative, se préparent à raison de 30 à 60 grammes par kilogramme d’eau. En cas de crise douloureuse, prendre entre les repas une tasse d’infusion de fumeterre, à raison de 2 cuillères à café de sommités fleuries pour 15 cl d’eau bouillante, infusées 10 minutes.
  • Son usage sous forme de sirop est tout à fait possible bien que déconseillée aux diabétiques : à préparer à parties égales de suc et de sucre.
  • Le suc, délayé dans un peu d’eau ou de lait, pourrait être appliqué en cas de dartres voir même de psoriasis et de gale, en recrue d’essence.

Les autres variétés de fumeterre :

  • Bon nombre d’autres espèces de fumeterre telles que fumaria media, spicata, capreolata présentent les mêmes propriétés que la fumeterre officinale, bien que les sucs des dernières variétés présentent des vertus plus toniques au niveau stomachique ainsi que purgatives.
  • Une autre variété, la fumeterre bulbeuse, Fumaria bulbosa ou Corydalis bulbosa, présente une racine bulbeuse riche en amidon, qui servit de tout temps de nourriture aux kalmouks et autres peuples de l’ancienne Russie. De plus, elle contient de la corydaline, une substance supposée fébrifuge, venant s’ajouter à ses vertus emménagogues et anthelmintiques.
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Erigeron

Erigeron

Egalement appelée vergerette du Canada, Erigeron canadensis syn. Conyza canadensis, de son nom scientifique, cette plante herbacée annuelle rudérale appartient à la famille des Astéracées.

Ses feuilles étroites, lancéolées, à grappes de petits capitules blancs se transforment en touffes blanches soyeuses. Originaire du nord de l’Amérique, bien que très répandue de nos jours dans les Amériques ainsi qu’en Europe, elle prospère en général sur les jachères. Ses parties aériennes présentent un intérêt en phytothérapie de par les nombreux constituants qu’elle renferme.

L’histoire de l’érigeron :

Utilisé par les Indiens d’Amérique à des fins médicinales et rituelles, cette plante était bouillie dans les saunas nord américains . Sous forme de poudre à priser, elle permettait de provoquer les éternuements, salvateurs en cas de rhume. La plante brûlée, cette fois, représentait un répulsif puissant afin d’éloigner les insectes.

Que contient l’érigeron ?

Ses parties aériennes délivrent une huile essentielle riche en limonène, en terpinéol ainsi qu’en linalol ainsi que des flavonoïdes, des terpènes et des tanins.

Les indications de l’érigeron :

  • La partie aérienne fleurie de la plante possède des vertus diurétiques et anti-inflammatoires. Utilisée en décoction, l’érigeron serait utilisé pour diminuer les saignements liés aux hémorroïdes.
  • De par ses vertus diurétiques, la plante permet de réguler certains problèmes de dysfonctionnement de la vésicule biliaire, tout en permettant une élimination des toxines : un traitement des plus naturels pour traiter certains rhumatismes, cas d’urétrites ainsi que certaines pathologies uro-génitales liées à un terrain acide.
  • De par ses effets astringents, l’érigeron présente un spectre intéressant pour traiter les troubles gastro-intestinaux, avec épisodes de diarrhée ainsi qu’en cas de dysenterie.

Deux autres variétés d’érigeron :

  • L’Erigeron affinis fut utilisée au Mexique sous forme de une poudre, en tant que dentifrice mais aussi pour soulager en cas de maux de dents.
  • Les Indiens Houmas traitaient les troubles menstruels avec une autre variété d’érigeron ,sa version Philadelphicus.
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Cardamone

Cardamone

Proche cousine du gingembre, de par la même famille botanique à laquelle elles appartiennent (zingibéracées), Elletera cardomomum, de son nom latin, reste l’une des épices les plus anciennes.

Déjà prisée dans l’antiquité pour confectionner des parfums, cette plante et surtout ses précieuses graines présentent des vertus médicinales, utilisées depuis des millénaires par la médecine ayurvédique notamment. Contenues dans les capsules vertes de la plante, elles développent des molécules puissamment aromatiques, aux notes florales et au registre citronné et mentholé évoquant pour les nez les plus raffines l’eucalyptus.

L’origine de la cardamone:

Originaire de l’Inde du Sud ainsi que de Ceylan, cette plante vivace, aux fleurs blanches et mauves, est désormais cultivée dans toute l’Asie du Sud-Est, même si son genre diffère quelque peu de son pays d’origine ( genre Amomum), ainsi qu’en Amérique centrale. Des sols ombrages, humides, en altitude représentent les conditions idéales pour assurer une pleine croissance et une bonne récolte. Les cosses, qui renferment les précieuses graines sont récoltées juste avant leur éclosion, par temps sec, en automne et laissées à sécher au soleil. 

Que renferment les graines de cardamone?

  • Elles contiennent une variété de minéraux essentiels a commencer par le calcium, le soufre et le phosphore.
  • Les graines de cardamone renferment une huile essentielle ( 5% de la masse de la graine), dont les recherches ont démontré depuis plusieurs années des vertus antispasmodiques et analgésiques, ce qui lui confère une place de choix dans les problèmes lies aux diarrhées, les nausées, les brûlures d’estomac ainsi que pour diminuer les flatulences. L’huile essentielle de cardamone est riche en constituants bien connus comme le bornéol, le camphre, du pinène, de l’humulène, du caryophyllène, de la carvone, de l’eucalyptol, du terpinène ainsi que de la sabinène, particulièrement actifs sur les troubles digestifs: il suffit de diluer 10 gouttes de cette huile dans 4 cuillères à café d’huile végétale d’amande douce puis de masser doucement le ventre, son usage par voie interne restant déconseillée de par la présence notamment de cétones.
  • La cardamone contient de l’indole-3-carbinol ainsi que du diindolylmethane, deux composes qui pourraient agir en prévention de certains cancers ( sein, ovaire, prostate).
  • Les graines une fois pilées peuvent être utilisées en infusion: une boisson agréable qui facilite la digestion tout en neutralisant l’arôme de plantes plus amères.
  • Sa teinture-mère, de par ses vertus apéritives, peut contribuer a augmenter l’appétit, a raison de 5 gouttes en association avec 15 gouttes de teinture-mère de gentiane, le tout, pris au moins 3 fois par jour. 
  • Les graines mâchées restent très efficaces pour rafraîchir l’haleine ainsi que pour neutraliser l’odeur de l’ail souvent tenace.
  • En Inde, la cardamone tient une place de choix dans la pharmacopée pour traiter l’asthme,les bronchites, les calculs rénaux, l’anorexie, l’asthénie ainsi que les faiblesses de « vata », bien connues de la médecine ayurvédique.
  • En Chine, elle reste très prescrite en cas d’incontinence urinaire et comme tonique.Elle peut agir comme diurétique pour diminuer certaines brûlures urogénitales ainsi que les douleurs ressenties lors des mictions.

Les couleurs de la cardamone:

  • les graines de bonne qualité proviennent des gousses vertes simplement séchées, naturellement et qui garantissent une conservation optimale de tous les principes actifs.
  • Les cosses de la cardamone brune, qui peuvent être fumées ou pas, sont spécifiquement d’origine chinoise, issues du fruit de l’Elletaria cardomomum « major ». Ces graines présentent un gout acre, particulièrement recherche pour rehausser la saveur de certains plats sales chinois.
  • Les cosses de cardamone blanche sont issues des gousses vertes, simplement blanchies par addition d’amidon, trempage dans du lait de chaux, voir plus chimiquement avec recours au sulfure d’hydrogène: plus chères et moins parfumées, elles présentent de par le mode de transformation subi un moindre intérêt cote thérapeutique.