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Mandragore

mandragore

La mandragore ou Mandragora officinarum, dans sa version latine, est une plante vivace à forte odeur appartenant à la grande famille des Solanacées. Originaire de l’Europe méditerranéenne, la mandragore se complaît dans le lit des rivières à sec. Cette plante, en raison de la forme humaine de ses racines, rappelant quelque peu la silhouette d’un homme (bras, jambes, sexe), s’est vue attribuer les noms d’homonculus et d’anthropomorphon et inspira bon nombre de légendes, d’où une réputation assez sinistre. Ses racines constituent les parties les plus recherchées en phytothérapie, même si leur utilisation reste de nos jours soumises à des restrictions dans bon nombre de pays.

L’histoire de la mandragore :

  • Selon une légende, la racine de mandragore émettait, lorsqu’on la déterrait, un cri si puissant qu’il pouvait faire périr quiconque tentait de cueillir la plante. Cette plante servit de talisman pendant des millénaires, notamment pour favoriser la fertilité des femmes et repousser le mauvais sort. Au Moyen Âge, les sorcières avaient recours à un onguent à base de mandragore, afin de pouvoir entrer en transe.
  •  La plante était également utilisée par les guérisseuses, notamment pour faciliter les accouchements, ainsi qu’en cas de morsures de vipère. Le baume tranquille, créé en 1680 par un cordonnier, afin de soulager les rhumatismes, comportait en plus de la belladone, de la jusquiame et de la stramoine, de la mandragore.
  • Présente dans le codex jusqu’en 1949, son utilisation sera remise au goût du jour avec l’élan de la médecine anthroposophique : elle fait partie des constituants d’une pommade contre les douleurs musculaires ainsi que d’une dilution homéopathique ( Rheumadoron).

Que contient la mandragore ?

  • La plante est riche en alcaloïdes psychotropes, localisés au niveau de sa racine, à hauteur de 0,4 % : des alcaloïdes dits tropaniques, le tropanol ou le scopanol (scopoline), de l’atropine, surtout présente dans la racine durant la floraison, de l’hyoscyamine, de la scopolamine ainsi que des calystégines, plus concentrés dans les feuilles que dans les racines.
  • La mandragorine y est également présente : un autre composé alcaloïde présent chez d’autres solanacées (daturas, belladone) ainsi que dans la feuille de coca.
  • La présence de butyrate d’éthyle lui confère une légère odeur d’ananas, l’hexanol, celui de son arôme herbacé.

Les utilisations de la mandragore :

  • Avant tout, l’atropine, la scopolamine, l’un des premiers sérums de vérité, et surtout l’hyosciamine , peuvent être à l’origine d’une intoxication mortelle.
  • Les principes actifs de cette plante pouvant aisément traverser la peau et donc passer dans la circulation sanguine, la mandragore est reconnue pour ses effets hallucinogènes, tels que mydriase et surtout des hallucinations, débouchant sur des narcoses.
  • Bien que peu utilisée de nos jours, la mandragore peut être parfois prescrite sous forme de cataplasmes ou d’emplâtre, afin de soigner les douleurs rhumatismales et arthritiques.

Les parties utilisées de la plante :

  • Le suc peut être extrait de la tige, des feuilles ou du fruit ; la racine, débitée en rondelles et présentée sous forme d’alcoolat dans du vin de miel.
  • Ses baies jaunes ou rouges, une fois arrivés à maturité, sont des fruits juteux, tout à fait comestibles, mais à consommer en quantité modérée.

Les différentes variétés de mandragore :

En dehors de la variété officinale (M. officinarum L.), la mandragore croît également sur le versant sino-himalayenne,M. caulescens, une mandragore très localisée dans le Turkménistan Mandragora turcomanica, venant compléter le tableau.

Les précautions liées à la mandragore :

La mandragore reste avant tout une plante toxique, dont tout usage interne est fortement proscrit : son utilisation ne doit se faire que sou contrôle médical.

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Henné

Henné - la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia

Le henné, de son nom scientifique Lawsonia inermis, fait partie de la famille des Lythracées, un arbuste épineux qui croît à l’état naturel essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie du Sud, bien que l’objet désormais d’une culture intensive.

Connu dans le bassin méditerranéen depuis au moins trois mille ans, le henné fut un colorant déjà manié par les Egyptiens pour orner les bas-reliefs du temple de la reine Hatchepsout ainsi que pour teindre les ongles de certaines momies.

Parfois appelé mehndi, mendhi, anella ou hinna’, le henné permet plusieurs utilisations dont la teinte de tissus mais également des cheveux, de certaines parties de l’épiderme ainsi qu’en médecine ayurvédique pour les bienfaits sur la santé qu’il procure.

Que renferme le henné ?

Les colorants contenus surtout dans ses feuilles, une fois réduites en poudre, contiennent une molécule particulière, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone,dite lawsone, du nom scientifique de l’arbuste. Délivrant tout à la fois des teintes rouges, jaunes et orangées, le henné contient des molécules apparentées à celles que renferme le noyer.

Le henné en teinture :

  • Les feuilles séchées sont pulvérisées et diluées dans de l’eau tiède, la fibre à teindre devant être du même poids que les feuilles utilisées : le bain doit ensuite être maintenu pendant environ une heure à 90°C.
  • La laine constitue la matière qui « prend » réellement la teinture, en délivrant des teintes allant du brun au fauve. Par recours au mordançage au fer, les couleurs ont tendance à foncer mais également à ternir, virant entre le grisâtre et le verdâtre.
  • Associé au cuivre, les couleurs ternissent sans foncer, les teintes verdâtres tirant vers la couleur moutarde. Sans recours à l’alun, les couleurs obtenues sont plus orangées, brunes, avec des notes moins puissantes de jaune.

Une plante tinctoriale mais pas seulement :

  • Le henné, mélangé au savon noir, permet d’adoucir la peau tout en la nettoyant.
  • Les feuilles réduites en poudre, et humectées à consistance d’une pâte, sont utilisées pour teindre les cheveux en roux.
  • Ses fleurs en longues grappes, une fois extraites, délivrent un parfum des plus puissants particulièrement apprécié au Proche Orient ainsi que dans les pays du Maghreb.
  • Le henné, riche en tanin et en quinones, protège efficacement la peau contre les rudes conditions des climats chauds.
  • La feuille une fois pilée et tamisée présente des effets antimicrobiens, antifongiques, bactériostatiques et antispasmodiques : la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia.
  • En maroquinerie, le henné permit de teindre le bois blanc en acajou ainsi qu’à teindre les cuirs et peaux et pourrait peut être même devenir une alternative face aux colorants toxiques, incluant des métaux lourds, lesdites molécules tant incriminées et décriées de nos jours.
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Gattilier

Egalement surnommé poivre de Moine, le gattilier fait partie de la famille des Verbénacées, tout comme la verveine( Verbena officinalis ou Lippia citriodora).

De son nom latin Vitex agnus castus, cet arbre aromatique déploie en été ses fleurs odorantes qui poussent en verticille sur de longs épis. Bien qu’étant originaire d’Asie occidentale et du bassin méditerranéen, le gattilier est désormais cultivé dans les zones subtropicales, ses baies mûres étant récoltées en automne.

L’histoire du gattilier :

Depuis des siècles, la légende attribue au gattilier des vertus aphrodisiaques bien que son nom latin vitex, de « vieo », tresser évoque plus l’emploi de ses rameux souples pour la confection de vannerie. Dioscoride fut le premier à le citer sous le nom d’agnos lui conférant ainsi une connotation de pureté, de chasteté ( castus) qui lui donna ainsi sa réputation de poivre des moines : les moines dormaient sur un lit de feuilles pour écarter tout désir de luxure.

Que contient le gattilier ?

  • Il renferme avant tout une huile essentielle ( cinéol) ainsi que des flavonoïdes ( casticine) et des iridoïdes comme l’aucubine, l’agnoside et l’eurotoside.
  • L’action privilégiée qui lui est conférée repose avant tout sur la régularisation de la production des hormones, même si les constituants responsables de cette action n’ont pu être encore isolés à ce jour. Les baies du gattilier bloqueraient l’action des hormones mâles ( androgènes), tout en exerçant un effet progestatif en agissant sur la glande pituitaire, une glande à l’origine de la régularisation du cycle menstruel : la production de progestérone et d’oestrogène se trouve ainsi équilibrée.
  • D’autres troubles féminins comme le syndrome prémenstruel, les gonflements des seins, l’irritabilité si fréquente à cette période, les règles irrégulières ou absentes, voir les migraines ou les poussées d’acné peuvent être diminués de par la prise des baies, sur plusieurs mois toutefois.
  • Le gattilier favoriserait la conception en cas de stérilité due à un taux de progestérone insuffisant et seulement dans ce cas.
  • Les mamans qui veulent allaiter et rencontrent des montées de lait difficiles voient la sécrétion de lait augmentée si la plante leur est administrée.

Comment bien utiliser le gattilier ?

  • Les baies, de couleur jaune et rouge sont les seules parties de la plante présentent des vertus thérapeutiques. Les comprimés constituent la forme galénique la plus intéressante pour lutter contre le syndrome prémenstruel, à condition toutefois de pouvoir garantir au moins un extrait standardisé en casticine autour de 1% ou d’agnuside à hauteur de 5% .
  • Sous forme de teinture, les baies prises à raison de 40 gouttes dans un peu d’eau et ce, pendant 3 mois, peuvent contribuer à rétablir un cycle devenu irrégulier.

Les contre-indications du gattilier :

  • Un dérèglement hormonal peut trouver son origine dans bon nombre de causes dont certaines maladies comme le cancer : il convient donc d’en parler à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute administration de cette plante.
  • Il pourrait interférer avec certains traitements antagonistes des récepteurs de la dopamine, du fait d’une action potentiellement dopaminergique : veillez bien à demander conseil à votre praticien de santé.

Evaluating therapeutic effect in symptoms-moderate-to-severe premenstrual syndrome with Vitex agnus castus ( BNO 1095) in Chinese women.Ma L, Lin S, et al.Aust N Z J Obstet Gynaecol. 2010 Apr;50(2):189-93

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Eleuthérocoque

Eleuthérocoque - Eleutherococcus senticosus

L’éleuthérocoque fait partie de la famille des araliacées, tout comme le ginseng avec laquelle on la confond parfois, de par son appellation usurpée de ginseng sibérien, son nom latin étant « Eleutherococcus senticocus » et non « panax » : c’est une plante tonique aux nombreux effets bénéfiques, avec cette particularité de se révéler plus utile pour se maintenir en bonne santé que pour soigner les maladies. Elle fait partie des rares plantes médicinales dites « adaptogènes », de par sa capacité à aider l’organisme à répondre aux agressions dont il fait l’objet ainsi qu’à ses déséquilibres éventuels. L’Organisation mondiale de la santé reconnaît la racine d’éleuthérocoque comme « un tonique capable d’augmenter les capacités mentales et physiques lors de fatigue et au cours des convalescences ».

L’histoire de l’éleuthérocoque :

Plante originaire de la Russie et de pays asiatiques, cette plante est utilisée depuis plus de 4000 ans en Chine pour ses actions notamment sur la longévité, la mémoire, le tonus et l’appétit. Ses actifs contenus dans ses racines furent identifiés toutefois seulement au cours du 19 ème siècle par des médecins russes, d’où son appellation probable de ginseng russe. Efficace en cas de radiations et d’intoxications chimiques, cette plante fut distribuée à la population soviétique lors de l’explosion de la centrale de Tchernobyl.

Que contient l’éleuthérocoque ?

Ses principaux constituants se situent dans sa racine, arrachée en automne, séchée, pilée puis réduite en poudre pour un usage en phytothérapie.Riche en saponines, dont la fameuse eleuthéroside, son principe actif majeur, elle contient également des phénylpropanoïdes, des lignanes, des coumarines, des glycanes sous forme d’éleuthéranes ainsi que des sucres et des polysaccharides.

Les vertus de l’éleuthérocoque :

  • Cette plante, de par son action continue même après l’arrêt de la prise et de sa capacité, d’autre part, à améliorer les réactions de défense de l’organisme mais sans s’y substituer, fait partie des plantes prisées pour qui recherche un effet tonique général sur l’organisme : son action notamment sur les surrénales permet de résister aux modifications de température, aux infections, aux radiations, voir aux effets liés à l’apesanteur, d’où son utilisation chez les astronautes.
  • L’éleuthérocoque accroît le tonus intellectuel et réduit les effets du stress physique, notamment lors de périodes intenses d’entrainement : certains athlètes ont vu leurs performances s’accroître de l’ordre de 9%.
  • En cas d’épuisement ou d’asthénie, résultant de surmenage et/ou de périodes prolongées de stress, l’éleuthérocoque stimule les défenses immunitaires et facilite la convalescence suite à des affections chroniques.
  • L’éleuthérocoque peut être utilisé en traitement curatif, mais également en prévention, à raison de 3 à 4 cures par an.

Comment utiliser l’éleuthérocoque ?

  • En décoction, à raison de 50 grammes de racines séchées pour 1 litre d’eau, 35 ml de ce breuvage bu 2 fois par jour permettant d’obtenir un effet tonique.
  • Sa teinture-mère, à raison d’une demi-cuillerée à café avec un peu d’eau , reste particulièrement efficace durant les périodes d’activité intense.
  • Les gélules dosées à 1 gramme, faciles à faire soi-même au demeurant, permettent de soutenir l’organisme en cas de période de stress prolongée, à raison d’une gélule matin et soir, avec un verre d’eau.

Les précautions d’emploi de l’éleuthérocoque :

  • L’éleuthérocoque ayant un effet potentiellement stimulant, mieux vaut s’abstenir d’en consommer après 16 heures. De surcroît, il est préférable d’éviter de consommer tout produit à base de caféine( café, thé, chocolat, guarana, colas), aux vertus également stimulantes : leur prise concomitante pourrait entrainer des problèmes d’insomnie, des épisodes d’irritabilité voir de palpitations.
  • Elle doit rester d’un usage limité et sous contrôle médical pour les personnes ayant des problèmes cardiaques, et est contre-indiquée en cas de tension artérielle élevée.
  • Déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 12 ans, de par son absence prouvée d’innocuité, elle l’est également pour les femmes allaitantes, ses principes actifs étant susceptibles de passer dans le lait.
  • La prise d’éleuthérocoque avec des médicaments traitant le diabète peut augmenter le risque d’hypoglycémie.


En cas de doute concernant la prise d’une plante, ne pas hésiter à demander l’avis de son médecin ou thérapeute.

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Badamier

Buceras catappa ou amandier Pays, tels sont les noms dont est parfois affublé cet arbre de la famille des Combretacées, le badamier répondant au nom scientifique de terminalia catappa. Originaire de Nouvelle-Guinée mais présent dans de nombreuses régions tropicales, comme les Antilles, la Polynésie et l'Indonésie, le badamier est un arbre fruitier particulièrement apprécié pour ses fruits nutritifs ainsi que pour ses autres vertus.

Buceras catappa ou amandier Pays, tels sont les noms dont est parfois affublé cet arbre de la famille des Combretacées, le badamier répondant au nom scientifique de terminalia catappa. Originaire de Nouvelle-Guinée mais présent dans de nombreuses régions tropicales, comme les Antilles, la Polynésie et l’Indonésie, le badamier est un arbre fruitier particulièrement apprécié pour ses fruits nutritifs ainsi que pour ses autres vertus.

Que renferme le badamier ?

  • Les fruits du badamier, de couleur violet-rose, une fois atteint leur maturité, présentent une peau tendre ainsi qu’une fine couche de chair comestible au goût acide. Parfois appelé myrobalan ou badame, son fruit vert peut également être consommé comme un cornichon, une coutume culinaire plus spécifique de la Réunion.
  • L’intérieur du fruit renferme une amande riche en huile, comestible, au goût délicat qui n’est pas sans rappeler celui de la noisette.
  • Les feuilles du badamier constituent avant tout une source d’alimentation, de par la richesse nutritive qu’elles apportent.
  • De plus, ces feuilles tout comme sa racine, renferment des terpènes, un certain nombre d’antioxydants, dont les fameux flavonoïdes sous forme de quercétol, de leucocyanidine et de kaempférol, des composés phénoliques ainsi que des tanins : une source précieuses d’antioxydants aux actions tant recherchées dans la lutte des radicaux libres.
  • La décoction des feuilles pourrait présenter un intérêt dans le traitement de l’hypertension artérielle, de par leurs effets hypotenseurs supposés, couplés à une activité hépato-protectrice.
  • L’écorce du badamier, quant à elle, trouve toute sa place dans le traitement de la toux, prise sous forme d’extrait de jus ou dans le cas d’infections urinaires, consommée alors sous forme de décoction.

Les autres usages du badamier :

Au Vanuatu, le bois sert entre autre à fabriquer les célèbres pirogues ou bien à sclupter des objets artisanaux même s’il demeure avant tout un bon combustible ainsi qu’un bon bois de charpente.

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Santoline

Plante vivace de l'Europe méridionale, la santoline se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Plante vivace de l’Europe méridionale, la santoline, de son nom latin Santolina Chamœcyparissus (Astéracées), se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Santoline petit cyprès ou blanche, Garde-robe, Faux cyprès ou Aurone femelle, tels sont les autres noms vernaculaires dont elle est parfois affublée. Facilement reconnaissable de par son odeur puissante couplée à un goût particulièrement amer, la santoline demeure une plante tout autant utilisée en phytothérapie qu’en aromathérapie.

La composition de la santoline :

  • Tanins et résines représentent les deux composants majeurs de cette plante, contenus dans les sommités fleuries récoltées pendant l’été ainsi que dans ses feuilles, récoltées, quant à elles, avant la floraison.
  • Les semences, une fois distillées, permettent d’obtenir une huile essentielle, particulièrement appréciée en aromathérapie.

Les propriétés de la santoline :

  • En bain aromatique, l’huile essentielle de santoline, de par ses vertus emménagogues, soulage les douleurs menstruelles, les douleurs ainsi que les spasmes musculaires et combat la fatigue imputable au surmenage et à la nervosité, de par son action stimulante.
  • En onguent, l’huile essentielle de santoline est un fameux baume pour les blessures cutanées, les plaies, les piqûres d’insectes, les écorchures, les brûlures.
  • De par son action vermifuge, elle représente un remède des plus efficaces pour éradiquer les parasites intestinaux ou vers (oxyures, ascaris), soit en infusant les graines, soit en ayant recours à son huile essentielle : 6 gouttes d’huile essentielle de santoline, prise quotidiennement, ce, une semaine par mois, dans une cuillère à café de miel ou dans 250 ml de tisane ou d’eau chaude permettent de se vermifuger de façon naturelle.

Les autres utilisations de la santoline :

  • Egalement utilisée pour agrémenter les jardins, de par ses belles feuilles grises et ses capitules d’un splendide jaune d’or qu’elle déploie, la santoline permet de protéger le linge de maison des mites : son feuillage dégageant une odeur de lavande très forte fait d’elle un parfait insectifuge.
  • Jadis, cette plante était utilisée pour éloigner les mouches de la viande sur les étalages.
  • En Italie, les feuilles, de par leur goût amer, peuvent agrémenter certains ragoûts de viande ou plats de poisson italiens) : une plante condiment des plus faciles à utiliser en petites quantités toutefois.

Les précautions d’emploi de la santoline :

  • L’huile essentielle pouvant s’avérer éventuellement toxique à forte dose, et en l’absence d’études de sa parfaite innocuité, elle demeure contre-indiquée chez l’enfant ainsi que chez la femme enceinte.
  • Ne pas confondre la santoline avec la santonine, une autre plante de la famille des Astéracées « Artemisia cina ».
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Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux, cette plante annuelle, très commune en Europe, est facilement reconnaissable à ses tiges couchées sur le sol et à ses petites fleurs blanches et roses, dont l’éclosion perdure de juin à novembre.

De la famille des Polygonacées, qui ne compte pas moins de 150 espèces, le Polygonum aviculare, de son nom latin, reste connu sous les noms vernaculaires d’aviculaire, traînasse, herbe des saints innocents, ou herbe à cochon, certains agriculteurs s’en servant comme nourriture pour leur bétail.

L’histoire de la renouée :

En Chine, la Renouée des oiseaux est utilisée depuis plus de 2000 ans pour ses vertus diurétiques. Au 1er siècle de notre ère, Dioscoride y avait également recours pour lesdites vertus ainsi que pour diminuer les règles abondantes et soigner les morsures de serpent. Plante longtemps considérée comme remède à part entière pour soigner la tuberculose, ce, dès l’Antiquité, la renouée fut employée au siècle dernier pour soulager les rhumatismes en liant la tige de renouée liée autour du membre douloureux. Les bergers avaient pour habitude d’égrener la renouée à la manière d’un chapelet , conférant ainsi à la plante des vertus plus spirituelles.

Que renferme la renouée ?

La Renouée des oiseaux contient, dans ses parties aériennes, de grandes quantités de tanin, des flavonoïdes, des polyphénols ainsi que de l’acide salicique ( environ 1%) et un mucilage.

Les indications de la renouée :

  • Facilement identifiables de par sa saveur typique, astringente, la renouée demeure avant tout diurétique et constitue un parfait vermifuge naturel. La renouée peut de ce fait soigner les diarrhées, les hémorroïdes, soulager en cas de crise de goutte, ainsi que lors d’épisodes rhumatismaux ou contribuer à éliminer certains calculs rénaux.
  • De par la présence de tanins, qui lui confèrent ainsi des vertus astringentes, la renouée contribue à étancher le sang des plaies, à régulariser les règles ainsi qu’à enrayer les saignements de nez.
  • Riche en acide salicique, la renouée trouve toute sa place dans le cas de maladies pulmonaires, permettant ainsi de renforcer le tissu cellulaire des poumons.

Une tisane astringente, à base de renouée :

La renouée des oiseaux, associée en quantités égales à de la bistorte, de la bourse à pasteur et de l’ortie, le tout pris sous forme de tisane représente un parfait diurétique naturel : 50 grammes du mélange mis à bouillir dans 1 litre d’eau pendant 5 minutes puis à laisser infuser 10 minutes , 3 à 4 tasses par jour à boire entre les repas.

Les autres variétés de renouée :

  • La renouée âcre ou brûlante, Polygonum hydropiper, également connue sous le nom de persicaire âpre, présente également des vertus diurétiques et excitantes.
  • La Renouée du Japon, Fallopia japonica, de la famille des Magnoliophytae, fut introduite au Moyen Âge par la route de la soie comme plante fourragère. Toutefois son envahissement demeure le plus souvent signe d’une pollution des sols en métaux, surtout l’aluminium. Bien que riche en anthraquinones, stilbènes, flavonoïdes, lignanes et composés phénoliques, tous de puissants antioxydants, mieux vaut la laisser de côté.
  • La Renouée bistorte,Polygonum bistorta, très astringente, possède en plus des polyphénols et des tanins, des phlobaphènes dans ses feuilles ainsi que dans ses rhizomes, riches également en féculents.

Les contre-indications de la renouée :

Les tanins pouvant chélater le fer, en cas de prise concomitante, mieux vaut consommer sa tisane ou décoction de renouée à distance d’au moins 2 heures de cet oligo-élément.

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Quinquina

Quinquina, originaire d'Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde...

Originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde, à Java ainsi que dans certaines régions d’Afrique.

Le Cinchona Officinalis, de son nom latin, fait partie de la famille des Rubiacés. Egalement connu sous le nom de « quina lanuda « en Equateur ou « hoja de zambo « en Colombie, cet arbre comprend plusieurs espèces qui présentent toutes un intérêt au niveau médicinal, de par la présence de substances actives contenues dans son écorce : le quinquina jaune ( Chinchona calisaya), de loin le plus utilisé et cultivé, le quinquina rouge (Chinchona calisaya) et l’arbre à quinine (Chinchona officinalis).

D’une production annuelle d’écorces estimée à 8200 tonnes, pas moins de 6 ans sont nécessaires avant de pouvoir en prélever la précieuse substance tant recherchée : la quinine.

L’histoire du quinquina :

Le mot quinquina viendrait pour certains du mot quechua « kinakina » ou de « quina », dans sa version indienne, pour d’autres. Toujours est-il que les Indiens du Pérou ont toujours utilisé le quinquina, sous forme de décoction d’écorce, pour soigner les fièvres, des problèmes digestifs et des infections. Son nom latin de « cinchona » fut attribué par Linné, le célèbre botaniste, en souvenir de la Comtesse El Cincho, qui fut guérie grâce aux principes actifs contenus dans l’écorce, à savoir la quinine.

Déjà largement utilisée sous le règne de Louis XIV, l’engouement grandissant pour cette substance miracle va petit à petit appauvrir les plantations de quinquina de l’ancienne Grande Colombie, jusqu’alors sauvages. Les britanniques vont introduire le quinquina rouge à Ceylan, suivis par les Hollandais qui développeront la culture du quinquina jaune à Java, l’une de leurs colonies.

Vers le milieu du 19ème siècle, la France, sous la houlette de deux pharmaciens, réussiront à isoler de l’écorce de cet arbre deux substances thérapeutiques, la quinine et la cinchonine, mettant plus ou moins un terme à l’utilisation de l’écorce de quinquina.

Que contient le quinquina ?

Le quinquina renferme dans ses principaux constituants des alcaloïdes, pour au moins 6% , qui se répartissent en quinine pour 30 à 60% et de cinchonine pour le reste : le quinquina jaune, pour un kilo d’écorce tiré, renferme 32 grammes de quinine, raison pour laquelle il est la variété la plus cultivée à ce jour. L’écorce de quinquina rouge, riche également en quinine et en cinchonine, renferme des composés phénoliques ( cinchonaïne, pro-anthocyanidol). La saveur amère du quinquina est due à la présence de quinovine, un glucoside triterpénique.

Les vertus du quinquina :

  • Au Brésil, l’écorce de quinquina est considérée comme tonifiante et antipyrétique. Bon nombre d’anémie, de désordres gastro-intestinaux, de fatigue, de fièvre et de crises de paludisme s’en trouvent soulagés.
  • Déjà l’un des traitements du paludisme jusqu’en 1914, la quinine a été remise au premier plan à partir des années 60, du fait de la résistance du parasite au traitement de synthèse, la chloroquine issu de l’industrie pharmaceutique.
  • De par son côté tonique amer, le quinquina stimule les glandes salivaires, les sécrétions digestives et l’appétit : il a donc toute sa place pour stimuler la digestion.
  • Le quinquina soulage les irritations et les infections localisées au niveau de la gorge, utilisé en gargarismes.
  • Cette plante est capable de soulager les crampes et les douleurs liées à l’arthrite.
  • En Inde, cette plante est toujours d’usage pour traiter la sciatique, la dysenterie mais aussi les problèmes de « khapa », classement déterminé par la médecine ayurvédique et qui prône l’usage des certaines saveurs pour traiter certaines pathologies : de par son côté amer, le quinquina permet de renforcer le principe de l’eau.
  • L’écorce de quinquina a toute sa place, même en cuisine, puisque certaines boissons amères en contiennent, tout comme certaines limonades toniques ou liqueurs très sucrées et amères, sans oublier les boissons alcoolisées Quinquina ou de la marque Dubonnet qui ont connu leur période de gloire.

Les préparations et usages du quinquina :

La poudre de quinquina reste réservée pour soigner le paludisme. La décoction, remède bien connu sous cette forme pour faire baisser la fièvre, peut être utilisée également en gargarismes, afin de soulager les maux de gorge. La teinture, d’un goût très amer, est toute-indiquée pour alléger les digestions les plus difficiles.

Les précautions liées au quinquina :

  • La surconsommation de quinine peut provoquer le quinisme, dont l’aboutissement peut être un coma mortel : la prise de quinine reste sous la responsabilité médicale. A savoir que les comprimés existants correspondent à 600 mg de sulfate de quinine dihydratée, la dose par voie orale toxique se situant aux alentours de 3 g.
  • Elle est déconseillée chez la femme enceinte, car réputée abortive à fortes doses.
  • L’administration de quinine, surtout par voie intraveineuse peut favoriser la sécrétion d’insuline et induire une hypoglycémie.
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Patchouli

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu'à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu’à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Bien que pourvu de belles fleurs blanches à mauve pâle en période de floraison, seules ses jeunes feuilles et pousses trouvent un usage en phytothérapie et en cosmétologie avant tout. Originaire de Malaisie et d’Asie, le patchouli est de nos jours cultivé également dans les régions tropicales et subtropicales.

L’histoire du patchouli :

Réputé aphrodisiaque et utilisé en tant que tel depuis la nuit des temps, en Asie ainsi que dans les pays arabes, le patchouli, sous forme d’huile essentielle, fut et demeure la base de nombreux parfums en Inde ainsi que pour éloigner les insectes. Arrivé en Europe au XVIIIe siècle, les propriétés insecticides du patchouli étaient utilisées par les marchands de soieries et de tissus précieux qui n’hésitaient pas à glisser des feuilles de patchouli afin de préserver leurs chargements.

Que renferme le patchouli ?

  • Ses vertus découlent avant tout de son huile essentielle, distillée à partir des jeunes feuilles et pousses et qui renferme des constituants des plus efficaces et particulièrement prisés.
  • L’huile essentielle de patchouli contient majoritairement du patchoulol, un sesquiterpénol pouvant osciller entre 30 et 60% suivant le lieu de culture. Le bulsénésène, un sesquiterpène, peut atteindre entre 40 et 60%, couplé à du bulnésénoxyde ainsi que du patchoulènone, un cétone sesquiterpénique : la présence de ces sequiterpènes rares ainsi que de patchoulol confère à cette huile essentielle un parfum inimitable, une substance d’ailleurs des plus utilisées en parfumerie et devenu le symbole de la génération dite hippies.

Les propriétés du patchouli :

  • Ses propriétés, à travers son huile essentielle, représente un allié de choix dans l’arsenal d’aromathérapie pour traiter les problèmes dermatologiques tels que l’eczéma séborrhéique, la dermatite atopique, l’impétigo,le prurit,l’acné, les crevasses, certains parasites de la peau (gale), les peaux irritées en général de par l’action anti-inflammatoire et régénérante sur la sphère cutanée qu’elle délivre.
  • De par ses propriétés phlébotoniques, l’huile essentielle de patchouli représente un excellent tonique veineux, qui trouve toute sa place en cas de varices ou d’hémorroïdes.
  • De par ses actions à la fois ré-équilibrantes, toniques et antidépressives, l’huile essentielle de patchouli permet de diminuer les épisodes de spasmophilie, de nervosité*, de stress, voir également de troubles addictifs, tout simplement en respirant ou la diffusant.
  • Les flavonoïdes contenus dans son huile essentielle (méthylériodictyol, , méthylkaempférol, ombuine, pachypodol et kumatakénine) font l’objet de recherches notamment dans le domaine de l’oncologie, de par leurs effets supposés antimutagènes** ,même si d’autres études sont nécessaires pour venir étayer ses vertus anticancéreuses.
  • Dans certains pays, comme l’Inde, cette huile sert tout simplement à parfumer le linge, les tapis de par son action répulsive sur les insectes : un insecticide des plus naturels pour le bien de tous et de la planète.

Les précautions liées au patchouli :

Cette plante reste contre-indiquée chez la femme enceinte par la présence notamment de cétone et son huile essentielle reste d’un usage exclusivement par voie externe.

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Onagre

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l'onagre de la famille...

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille des oenothéracées ou onagracées, Oenothera biennis et originaire d’Amérique du Nord, est présente sur bon nombre de talus, de terrains incultes ou de certaines dunes de sable du littoral Atlantique.

Ses grandes corolles jaunes s’ouvrant en fin de journée en quelques minutes, sa haute tige tachetée de rouge, sa floraison parfumée estivale font de l’onagre une belle plante facilement reconnaissable au détour d’une balade dans la nature. A noter que l’espèce la plus répandue reste l’onagre bisannuelle, la seule possédant un intérêt thérapeutique.

L’histoire de l’onagre :

Les Indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient déjà aussi bien en usage externe qu’interne : blessures, abcès mais aussi toux et douleurs gastriques étaient ainsi soulagées grâce aux vertus de cette plante. Ce n’est que vers le 18ème siècle que les graines, contenues dans la terre utilisée à l’époque pour lester les bateaux, germeront en Europe : son usage s’étendra ensuite du fait de la découverte et des travaux publiés autour des omégas 3.

Que contient l’onagre ?

  • L’onagre est avant tout utilisée pour ses graines, dont on extrait une huile, très riche en acide gras essentiel. L’acide linoléique , présent à hauteur de 70% dans les graines, reste un acide gras essentiel insaturé permettant la synthèse des prostaglandines ( PEG 1), en tant que précurseur. L’acide gamma-linolénique ( AGL), également un précurseur des PEG1, s’oppose aux effets de la prolactine, diminuant ainsi les troubles associés au syndrome prémenstruel. L’homme ne possédant pas naturellement l’acide gamma-linolénique, celui-ci étant très rare dans la nature, seules quelques plantes en contiennent des quantités suffisantes dont l’onagre. L’acide oléique y est également présent, à hauteur de 10% environ : l’onagre présente donc une grande richesse en omégas 6.
  • La chaleur détruisant les principes actifs, il est primordial de choisir une huile d’onagre produite par 1ère pression à froid et de la conserver à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur : optez lors de l’achat pour de l’huile conservée dans une bouteille en verre ambrée
  • Elle renferme également de la lignine ainsi que des mucilages, des tanins, dont l’oenothérine, des composés flavoniques, aux vertus antioxydantes ainsi que des phytostérols, particulièrement recherchés pour aider à lutter contre le mauvais cholestérol.
  • Comme pour tout type d’acides gras essentiels, il convient toujours d’associer une prise de vitamine E et C, en parallèle, ceci afin de protéger les membranes de ces précieux omégas particulièrement fragiles : l’huile d’onagre n’échappe pas à cette règle.

Les propriétés de l’onagre :

  • L’onagre présente des propriétés antispasmodiques, hépato-protectrices, astringentes, vasodilatatrices, anti-inflammatoires, anticoagulantes, hypocholestérolémiantes, utilisable aussi bien en externe qu’en interne.
  • En usage externe, l’huile d’onagre peut être utilisée directement sur la peau, ou bien intégrée dans des produits cosmétiques : hydratante par excellence, celle-ci présente une action antirides, assurant une élasticité de la peau et une activation de la circulation. Elle lutte contre la fragilité des ongles et des cheveux, notamment dans le cas de certains types d’alopécie masculine, en dehors des facteurs héréditaires, parfois à l’origine.
  • Associée à de la vitamine C et B6, l’onagre permet de pallier à certains problèmes de sécheresse, plus spécialement touchant les muqueuses des yeux et de la bouche.
  • En usage interne, de par son action anti-inflammatoire due à la stimulation notamment des lymphocytes T8 suppresseurs, empêchant ainsi les globules blancs de s’attaquer à ses propres organes, l’onagre présente des effets bénéfiques sur certaines pathologies dites auto-immunes, comme l’arthrite rhumatoïde ou la polyarthrite rhumatoïde, en diminuant les douleurs le plus souvent ressenties au niveau des articulations des doigts et des poignets.
  • Les manifestations allergiques présentes en cas d’eczéma*, d’urticaire, d’asthme ou de rhinite saisonnière peuvent être calmée par la prise d’onagre en interne. L’allergie en général est due à une perturbation du système immunitaire qui provoque une réaction excessive de l’organisme face à des substances, qu’elles soient étrangères ou pas : s‘ensuivent une production excessive d’anticorps ainsi qu’une libération d’histamine. En stimulant les lymphocytes T suppresseurs, l’huile d’onagre contribue à calmer cette surexpression dudit système immunitaire, tout en diminuant la réaction inflammatoire. En usage externe, l’eczéma atopique du nourrisson peut être calmé par de simples frictions sur le ventre.
  • L’onagre est toute indiquée en cas de taux de cholestérol élevé, pour lutter contre l’athérosclérose et en prévention des maladies cardio-vasculaires. Ceci est du au fait que l’onagre est capable de diminuer l’agrégabilité des plaquettes sanguines et de diminuer le risque d’obstruction artérielle, de par son effet anti-thrombolytique.
  • Certains symptômes ressentis quelques jours avant la période des règles, comme la tension au niveau des seins, des ballonnements abdominaux, mais aussi au niveau psychique comme des troubles de l’humeur, sources possibles d’insomnie voire même de dépression, peuvent trouver leur origine dans une production excessive de prolactine : c’est le syndrome prémenstruel** parfois tant redouté chez certaines femmes. La prise régulière d’onagre sur plusieurs mois, de par son action sur les PEG1, peut soulager bon nombre de ces symptômes, si l’alimentation est carencée en acides gras essentiels.
  • De par son action ré-équilibrante au niveau de la balance PEG1/PEG2, l’onagre pourrait aider à traiter certaines ulcérations gastriques induites par l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et soulager des troubles intestinaux, dont le terrain présente une inflammation.

Les parties de l’onagre utilisées :

  • Toutes les parties de l’onagre, à savoir l’écorce, la tige, la feuille, la fleur ou la graine peuvent être utilisées. En alimentation, les feuilles ainsi que sa racine peuvent être consommées, une fois bouillies. C’est de là que vient son appellation « jambon du jardinier », sa racine une fois cuite ressemblant à s’y méprendre à son homologue animal.
  • L’onagre, sous forme d’huile, en phytothérapie, peut être consommée à hauteur de 3 à 6 grammes par jour : il convient toutefois d être vigilant sur sa méthode de fabrication, son titrage en acide gamma-linolénique ( au moins de 8%) ainsi que sa conservation dans une bouteille ambrée en verre.
  • L’onagre, en infusion, peut comporter les feuilles et les tiges, hâchées menues et séchées : 1 cuillère à thé infusée dans 250 ml d’eau bouillante peut contribuer à calmer le rhume ou certains troubles gastriques.

Les contre-indications de l’huile d’onagre :

  • L’huile d’onagre présente des interactions possibles avec les anticoagulants et avec les médicaments prescrits en cas de schizophrénie .
  • L’acide gamma-linolénique( AGL) qu’elle contient peut entraîner des crises d’épilepsie chez les personnes traitées notamment par phénothiazine : son usage en est fortement déconseillé.
  • La prise régulière de corticostéroïdes a un effet inhibiteur sur l’AGL : l’huile d’onagre ne pourra donc agir efficacement si elle est utilisée pour traiter un eczéma.
  • En l’absence d’études et de tests, l’huile d’onagre ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

*Evening primrose oil is effective in atopic dermatitis: a randomized placebo-controlled trial. Senapati S, Banerjee S, Gangopadhyay DN. Indian J Dermatol Venereol Leprol. 2008 Sep-Oct;74(5):447-52. Texte intégral : www.ijdvl.com
**Budeiri D, Li Wan Po A, Dornan JC. Is evening primrose oil of value in the treatment of premenstrual syndrome?Controlled Clinical Trials 1996; 17: 60-68.