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Gingembre

Gingembre

Le gingembre, zingiber officinalis, est une plante vivace tropicale, originaire d’Asie, de la famille des zingibéracées dont il existe plus d’une centaine d’espèces.

Aujourd’hui, le gingembre est cultivé en Asie mais également sur l’île Maurice ou en Australie. Le mot gingembre vient du sanscrit singabera qui signifie « en forme de corne ». Son rhizome, sa tige souterraine ainsi que ses racines constituent les organes distillés afin d’obtenir une huile essentielle au parfum très marqué.

Que renferme l’huile essentielle de gingembre ?

Les principaux constituants biochimiques de cette huile essentielle s’articulent autour du α-zingibérène, β-sesquiphellandrène, curcumène (sesquiterpènes), camphène, β-phellandrène ( monoterpène ) ainsi que des phénols (gingérols) : toutes ces molécules bienfaitrices lui confèrent ainsi de multiples propriétés.

Les indications de l’huile essentielle de gingembre :

  • Particulièrement intéressante en cas de météorisme, de dyspepsie, de manque d’appétit, de constipation, de coliques, de nausée, de mal des transports. Cette huile est celle à utiliser en priorité en cas de problèmes digestifs de par ses vertus à la fois tonique digestive, stomachique et carminative.
  • En cas d’impuissance, cette huile essentielle est, tout comme la plante, réputée pour être un tonique sexuel et utilisé en tant que tel dans certains pays comme aphrodisiaque.
  • Elle est d’autre part utile pour apaiser les douleurs liées à l’appareil locomoteur, notamment en cas de rhumatismes ou de souffrance musculaire, de par ses vertus antalgiques et chauffantes.
  • Anti-fatigue physique, cette huile essentielle permet également de calmer le mental ainsi que toutes les fatigues nerveuses.
  • Enfin, quelques gouttes d’huile essentielle dans un shampoing ou en lotion peuvent contribuer à diminuer la chute des cheveux : elle constitue un excellent tonique capillaire.

Comment l’utiliser ?

Cette huile doit toujours être diluée toujours dans un peu d’huile végétale pour une application locale, en massage sur le ventre, à hauteur de 2 à 5% : 100 ml de support huileux pour 40 à 70 gouttes d’huile essentielle de gingembre. Per os, il convient de mettre les gouttes sur un support neutre, comme un comprimé ou dans une ½ cuillère à café de miel ou d’huile végétale, afin de ne pas risquer d’irriter certains épithéliums plus fragiles ( phénols).

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Eucalyptus

Eucalyptus huile essentielle

L’eucalyptus fait partie de la famille des Myrtacées, famille qui ne dénombre pas moins de 3000 espèces d’Eucalyptus.

L’huile essentielle distillée à partir soit de ses feuilles et de ses rameaux, soit des deux,offre une variété de 6 types d’huiles essentielles utilisées en aromathérapie.

Remède aborigène traditionnel, du fait de l’origine australienne de l’arbre, les feuilles séchées, fraîches tout comme leur huile essentielle ont de tout temps été des remèdes précieux afin de traiter les rhumes, les maux de gorge, les toux et autres infections.


Les différentes espèces d’Eucalyptus et ses huiles :

  • L’huile d’eucalyptus, quelque soit l’espèce utilisée, est une huile de couleur jaune pâle, facilement reconnaissable au niveau olfactif de par son odeur forte et fraîche à la fois : sa distillation est obtenue par entrainement à la vapeur.
  • Les huiles essentielles d’Eucalyptus globulus ou radiata sont de loin les huiles d’Eucalyptus les plus utilisées en aromathérapie : le 1,8-cinéole est leur principal constituant biochimique. Ces huiles présentent donc de ce fait des propriétés expectorantes et mucolytiques, ce qui leur confèrent ainsi toute leur place pour traiter les affections des voies respiratoires comme les bronchites, la grippe, les rhino-pharyngites, les laryngites. Elles n’ont pas leur pareil pour calmer les toux les plus tenaces ou permettre de fluidifier des bronches bien encombrées. Leur utilisation au quotidien reste simple : en diffusion dans une pièce pendant 10 minutes, sur un support en verre ou en bois, près d’une source chaleur ; par frictions sur le thorax, la nuque et le dos en mettant 10 gouttes dans l’équivalent d’une cuillère à soupe d’huile végétale ( amande douce, olive) ; ou tout simplement en inhalation en versant 10 gouttes dans un saladier en verre, tête recouverte avec un linge, ce, 3 fois par jours pendant 5 minutes. Du fait de leur spectre large, ces deux huiles présentent un intérêt pour diminuer les dermites bactériennes ou candidosiques : elles possèdent également des vertus antimicrobiennes, antibactériennes et antifongiques.
  • L’huile essentielle d’Eucalyptus smithii possède des constituants chimiques tel que le 1,8-cinéole, mais aussi des monoterpènes ( alpha-pinène, limonène), ce qui lui confère des indications aussi bien dans les problèmes de la sphère ORL mais aussi en cas de cystites ou de vaginites. De plus, cette autre variété d’huile essentielle d’Eucalyptus reste la mieux tolérée par la peau : elle peut donc être appliquée aussi bien pure que diluée.
  • L’huile essentielle d’Eucalyptus Citronné (Eucalyptus citriodora) renferme quant à elle du citronellal ,un aldéhyde terpénique, ses propriétés principales étant donc d’être anti-inflammatoire et antirhumatismale : cette huile est un remarquable antalgique. En cas d’arthrite inflammatoire, de polyarthrite rhumatoïde, d’épicondylite, de rhumatismes ou de tendinites, l’huile essentielle d’Eucalyptus Citronné semble tout indiquée. Il suffit d’en appliquer quelques gouttes sur les régions inflammatoires articulaires douloureuses ou cutanées, tout comme en cas de mycoses, de zona ou de prurit : elle est apaisante pour les dermes irrités. En diffusion atmosphérique, cette huile est parfaite pour éloigner les moustiques, du fait de la présence de citronellal.
  • L’huile essentielle d’Eucalyptus à cryptone (Eucalyptus polybractea cryptonifera), parfois également appelée Eucalyptus cumin, renferme des monoterpènes ( para-cymène) mais aussi du spathulénol, du cryptone ( un cétone) : cette huile essentielle permet de traiter bon nombre d’affections gynécologiques et urinaires d’origine virale tels que les cystites ou les urétrites. Egalement antivirale et antibactérienne, elle peut être diffusée afin de prévenir aussi les troubles ORL. Toutefois, du fait de la présence de cétone, son utilisation est formellement contre-indiquée chez les enfants, les personnes épileptiques ainsi que chez la femme enceinte.
  • L’huile essentielle d’Eucalyptus mentholé(Eucalyptus Piperitoniferum) , riche également en monoterpènes ( alpha-phellandrène) possède la particularité de renfermer de la pipéritone, un cétone puissant aux propriétés diverses. Cette huile, tout en étant anticatarrhale et mucolytique, permet de détruire les graisses, du fait de son action lipolytique. Elle permet de plus de drainer la sphère hépatique et rénale et est assimilée à un diurétique.
    Son usage reste avant tout externe : en frictions localisées suivant le mal( dos, sinus, bas-ventre, oreille),toujours diluée dans au moins 50% d’huile végétale.

De manière générale, mieux vaut utiliser les huiles essentielles d’Eucalyptus en frictions, en diffusion ou en massage, en évitant leur usage en interne. De plus, elles sont à éviter en cas de grossesse, surtout pendant les 3 premiers mois, ainsi que chez les enfants en bas âge.

En cas de doute sur l’utilisation d’une huile essentielle, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Sauge

Sauge

Déjà connue et utilisée pendant la dynastie égyptienne, la sauge a traversé les siècles et bon nombre de continents : elle a toujours été utilisée aussi bien comme aliment que comme médicament.

Le nom latin de cette plante indique clairement l’importance de son rôle en phytothérapie : « salvia » vient de « salvare » en latin qui signifie « guérir ». Originaire des pourtours de la Méditerranée, la sauge est un sous-arbuste de la famille des labiées ou lamiacées : pas loin de 500 espèces en ont été dénombrées. Toutefois, en aromathérapie, deux types de sauge sont distillées : la « salvia sclarea » et « salvia officinalis », qu’il convient de bien distinguer, de par leurs différences au niveau de certains de leurs composants.


L’huile essentielle de Sauge officinale :

  • La salvia officinalis et son huile essentielle renferme des molécules de cétones terpéniques : thujone et camphre, des monoterpènes ( surtout de l’ alpha-pinène et du camphène) et un peu d’oxydes terpéniques( le 1,8-cinéole).
  • Du fait de sa composition biochimique, ses propriétés sont très larges : elle est une huile antibactérienne spécifique sur les coques gram +, les staphylocoques dorés et les streptocoques, doublée d’une antifongique sur le fameux candida albicans, et elle est antivirale.
  • Du fait de la présente d’oxydes terpéniques, elle est expectorante, mucolytique et représente une huile essentielle intéressante en cas de bronches encombrées, par exemple.
  • Elle facilite l’élimination des graisses et a une action anti-cellulitique.
  • Côté digestion, elle stimule les sécrétions biliaires et pancréatiques et peut diminuer l’excès de cholestérol.
  • Elle régule les cycles menstruels et soulage les troubles liés aux cycles et à la ménopause : c’est une huile essentielle dite oestrogen-like.
  • Elle contribue à accélérer les cicatrisations cutanées, tout particulièrement en cas de chéloïde ou d’infections cutanées.
  • Du fait de sa teneur en thujone, cette huile essentielle peut être neurotoxique et abortive : elle doit donc être utilisée avec une grande prudence. Elle est formellement interdite aux femmes enceintes et aux enfants, aux personnes épileptiques, souffrant d’hypertension. Son usage doit être limité dans le temps, surtout s’il s’agit d’un usage interne (à réaliser exclusivement sous contrôle médical ).

L’huile essentielle de sauge sclarée :

  • De son nom latin « salvia sclarea » , la sauge sclarée est traditionnellement considérée moins puissante que sa cousine, la sauge officinale. Ses principaux constituants biochimiques sont essentiellement l’acétate de linalyle et le linalol, des diterpènes ( sclaréol) et des tanins, ce qui lui confèrent des propriétés majeures en tant que régulatrice des cycles menstruels : son action est similaire aux oestrogènes.
  • Elle permet également de réguler la sécrétion du sébum ainsi que de venir à bout des transpirations excessives. Côté capillaire, c’est un excellent tonique du cuir chevelu ( cheveux gras), tout en permettant d’éliminer les pellicules : quelques gouttes dans votre shampoing au moment de l’utilisation sont suffisantes.
  • En cas de problèmes de peaux (acné, furoncle, inflammations cutanées), cette huile essentielle a toute sa place.
  • En cas d’aménorrhée ( absence de règles), de pré-ménopause, pour diminuer certains effets de la ménopause comme l’irritabilité et les bouffées de chaleur, cette huile essentielle peut aider : 2 gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée sur un comprimé neutre ou dans une petite cuillère à café d’huile d’olive, et ce, trois fois par jour.
  • Cette huile essentielle, comme tout produit contenant des principes actifs, a ses contre-indications : elle peut être toxique en période de grossesse ainsi que chez les épileptiques, mais elle peut être utilisée par la femme allaitante, car elle favorise les montées de lait. Les personnes dont la tension artérielle est élevée doivent également éviter l’utilisation de cette huile essentielle.

En cas de doute sur l’utilisation d’une huile essentielle , n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Romarin

Romarin

Plante originaire du bassin méditerranéen, de la famille des Lamiacées, elle était déjà utilisée dès l’Antiquité pour améliorer et stimuler la mémoire.

Autant de vertus que reflète sa flaveur reconnaissable entre toutes : ses fleurs bleu pâle dégagent une odeur aromatique déjà stimulante. Le romarin, de son nom latin Rosmarinus officinalis, renferme de nombreux constituants bénéfiques pour la santé : des flavonoïdes (apigénine, diosmine),des tanins, de l’acide rosmarinique, de la rosmaricine et des diterpènes.

Les propriétés de l’huile essentielle de romarin :

  • Elle est l’huile essentielle par excellence du système digestif, puisqu’elle stimule le foie et la vésicule biliaire, régule la digestion et diminue les flatulences.
  • Elle possède des vertus antiseptiques, antibactériennes, antifongiques tout en étant diurétique et purifiante.
  • Parfaite pour tonifier également la circulation ( avec ou sans varices) et pour décongestionner en cas de cellulite : un massage régulier, l’huile toujours diluée dans une base d’acides gras.
  • Elle lutte également contre l’acné, l’eczéma, le psoriasis, la chéloïde, le durillon, les pellicules, les poux ou la chute des cheveux.
  • Sur le plan émotionnel, l’huile apaise l’épuisement psychique et clarifie l’esprit tout en soulageant les maux de tête et l’hypotension. L’inhalation d’huile essentielle de romarin déposée sur un mouchoir peut largement aider à contrer la sensation de faiblesse ou de fatigue nerveuse c’est l’huile antifatigue par excellence.
  • L’inhalation de quelques gouttes d’huile essentielle de romarin déposées sur un mouchoir peut aider à contrer la sensation de faiblesse ou la fatigue nerveuse. Les vaporiser dans l’atmosphère est une autre option : au bureau, dans la pièce principale de la maison.

De quelle huile essentielle de romarin parle-t-on ?

  • Les feuilles récoltées en été peuvent être distillées, mais ce sont surtout ses sommités qui sont recherchées : la teneur en huile essentielle dépend de la plante et de sa spécificité biochimique. Il existe le Rosmarinus officinalis, à verbénone, à cinéole et à camphre, les trois déclinaisons n’ayant pas tout fait les mêmes vertus et indications.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à verbénone est riche en alpha-pinène (monoterpènes) et en bornéol (monoterpénols), en esters terpéniques, mais aussi en camphre ( cétones) et en verbénone. L’odeur rappelle le côté herbacé, un peu floral. Cette huile a toute sa place dans la régénération des cellules hépatiques mais aussi pour drainer le foie : 2 gouttes dans une cuillère d’huile d’olive ou de miel le matin à jeun.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à cinéole est, quant à elle, plus puissante au niveau senteur, avec des notes plus camphrées. Sa teneur principale est constituée de 1,8-cinéole (oxyde terpénique), d’alpha-pinène mais en moindre quantité que l’huile essentielle précédente, avec toujours la présence de camphre. Cette huile a donc toute sa place dans les pathologies de la sphère haute : bronchite, sinusite, refroidissement pulmonaire, sans oublier les problèmes liés à la fatigue et au surmenage en général : elle est parfaite en inhalation, en diffusion mais aussi directement sur le thorax, en cas de problèmes ORL.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à camphre est riche en alpha-pinène, en 1,8-cinéole, comme les deux autres, avec toutefois des pourcentages plus élevés en camphre : elle est plus indiquée en cas de contractures musculaires, de rhumatismes ou de courbatures. Son utilisation requiert de toujours la diluer dans un support huileux, à raison de 2 gouttes pour 4 gouttes d’huile végétale ( jojoba, argan, olive).

Quelques précautions d’emploi à respecter :

L’huile essentielle de romarin, et ce, quelque soit sa spécificité biochimique, contient des cétones potentiellement neurotoxiques et abortifs : elle ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, ni chez les femmes allaitantes, les bébés, chez les personnes épileptiques ou hypertendus ainsi qu’en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein.


En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Cade

Cade - Juniperus oxycedrus

De la famille du genévrier et des Cupressacés, le cade, de son nom latin Juniperus oxycedrus, est un petit arbre qui se complaît dans le bassin méditerranéen. En aromathérapie, ses rameaux une fois distillés, délivrent une huile essentielle très appréciée tout autant pour traiter certains maux chez l’homme tout comme chez certains animaux.

Appelé aussi oxycèdre, petite cèdre ou cèdre piquant, le cade forme des baies rouges foncées, au bois réputé pour faire fuir les insectes ou mites. 

Sa composition biochimique :

La distillation à la vapeur des rameaux du cade permet d’obtenir une huile essentielle riche en sesquiterpènes, dont l’alpha-cédrène, le delta-cadinène, le zonarène ainsi que le beta-caryophyllène. Cette huile peut également contenir quelque pourcentage de phénols (entre 7 à 10%), ainsi que du cadinol, un sesquiterpénol.

Les vertus de l’huile essentielle de cade :

  • L’huile essentielle de cade possède à la fois des propriétés parasiticides, antiseptiques et vermifuges.
  • Son action antiparasitaire* permet de venir à bout de bon nombre de maux cutanés fréquents chez le cheval, le chien ou le chat, en frictions et en applications locales, pure ou bien diluée dans une huile végétale comme celle de neem.
  • Que ce soit en onction, en massage ou tout simplement dans le bain, l’huile essentielle de cade constitue un véritable soin naturel pour les cheveux, permettant également de traiter le cuir chevelu, notamment en cas d’affections cutanées ( psoriasis, eczéma, pellicules, cheveux gras, mycose). Une lotion composée à hauteur de 3 gouttes dans 10 ml d’huile végétale appliquée régulièrement sur le cuir chevelu contribue à rendre les cheveux forts et brillants.
  • En inhalation ou en diffusion, les molécules de cette huile essentielle peuvent aider en cas d’addictions, d’angoisse, d’anxiété ou tout simplement à permettre de méditer : une détente assurée rien qu’en respirant cette huile essentielle.
  • Pour combattre les vers intestinaux, la voie interne ainsi que vaginale restent les voies les plus appropriées , les conseils d’un aromathérapeute étant toutefois vivement recommandés dans le choix de ce mode d’administration.

Une autre huile de la même famille :

L’huile essentielle de baies de genévrier appartient à la famille des cupressacées mais est extraite à partir du Juniperus communis L., une autre variété de genévrier, dont les composants majoritaires sont cette fois des monoterpènes, essentiellement des alpha-pinènes.

Les précautions de l’huile essentielle de cade :

  • De par notamment la présence de phénols, cette huile essentielle reste déconseillée chez la femme enceinte pendant les 3 premiers mois de grossesse, ainsi que chez les jeunes enfants.
  • Son usage interne nécessite d’autre part un suivi médical ou thérapeutique.

www.distilleriedescevennes.com

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Gaulthérie

Gaulthérie

La gaulthérie Procumbens, dite « couchée », également appelée bruyère du Canada ou thé du Canada est une plante de la famille des Ericaceae, originaire du Nord des Etats-unis et du Canada.

C’est un médecin-botaniste du Roi au Québec, qui la fit découvrir au non moins célèbre naturaliste Carl von Linne. Son feuillage toujours vert lui a valu également son surnom anglais de « Wintergreen ». En juin, l’arbuste se charge de fleurs blanches qui deviendront des petites baies rouges, comestibles tout comme ses feuilles.La plante est souvent utilisée pour ses vertus toniques, stimulantes, astringentes, aromatiques et diurétiques.

L’histoire de la gaulthérie 

La gaulthérie a longtemps été utilisée dans divers rites afin de se protéger du « mauvais sort » : une plante placée dans chaque coin de la maison garantissait à ses habitants au Moyen-âge une défense contre les envoûtements.
De nos jours, les feuilles sont utilisées en infusion, notamment au Canada, pour leurs vertus astringentes, toniques et anti-diarrhéiques. Ses baies ajoutées au brandy le parfument délicieusement.
C’est au 19ème siècle, en Amérique du Nord, que son huile essentielle fut extraite pour la première fois par distillation à la vapeur : l’essence de Wintergreen était née.

Que contient l’huile essentielle de gaulthérie ?

Son constituant majeur, isolé par W.Procter et A.Cahours, est le salicylate de méthyle qui, une fois hydrolisé, donne l’acide salicylique : la plante peut renfermer jusqu’à 99% de salicylate de méthyle. De couleur jaune pâle à rosâtre (suivant sa provenance), l’odeur de cette huile essentielle est très caractéristique : camphrée, aux notes de cuir, voir quelques soupçons d’odeur caramélée. La gaulthérie renferme également un autre principe actif : le gaulthérilène.

Les utilisations de l’huile essentielle de gaulthérie 

  • L’huile essentielle de Gaulthérie est un anti-inflammatoire naturel par excellence, qui peut être utilisée en massage pour toutes les pathologies musculaires articulaires douloureuses : arthrose, tendinites, entorse, lumbago, goutte, polyarthrite, épicondylites.
  • Elle est antirhumatismale, antispasmodique et parfaite pour régénérer le foie, notamment en cas de séquelles ou de petites insuffisances hépatites.
  • Elle a toute sa place en tant que diurétique, vasodilatateur et hypotenseur et peut soulager certains eczémas inflammatoires.
  • Cette huile essentielle sert à aromatiser les dentifrices, en association avec la menthe ou l’eucalyptus.

Ses principales précautions 

  • Son huile essentielle peut être irritante, si elle est utilisée à l’état pur: il est recommandé de la diluer à 20 % dans une huile végétale (1 goutte pour 10 gouttes).
  • Elle est contre indiquée chez les personnes sous traitement anticoagulant : le salicylate de méthyle qu’elle renferme a la même action que l’aspirine (1 ml d’HE de Gaulthérie odorante correspond à 1,4 g d’aspirine)
  • Cette huile essentielle est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez les enfants de moins de 6 ans.
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Niaouli

Niaouli

De la famille des myrtacées, le niaouli Melaleuca viridifolia est un arbre très présent en Nouvelle-Calédonie où ses forêts occupent près de 1/5 de la superficie de l’île

Son huile essentielle présente des vertus médicinales utilisée depuis la nuit des temps par les kanaks pour combattre la malaria. Madagascar représente également un autre lieu de prédilection pour la culture désormais à grande échelle de cet arbre et surtout pour son huile essentielle la plus souvent d’origine biologique.

En France cette huile a été longtemps utilisée sous forme d’une spécialité, le Goménol, pour traiter bon nombre d’infections, avant d’être détrônée par les antibiotiques.

Comment obtenir l’huile essentielle de niaouli ?

Les feuilles et les rameaux sont distillés à la vapeur avec un rendement de 70 kilos de masse végétale afin d’obtenir au moins 1 litre d’huile essentielle. Incolore, cette huile apporte un parfum camphré, légèrement herbacé, qui n‘est pas sans rappeler l’eucalyptus , de par sa nuance fleurie parfois perceptible.

Que contient l’huile essentielle de l’huile essentielle de niaouli ?

  • Cette huile renferme avant tout des oxydes (surtout le 1,8-cinéole) pouvant atteindre jusqu’à 60% de ses constituants : elle demeure une huile essentielle majeure pour la sphère respiratoire en tant que mucolytique et expectorante. Les monoterpènes, de type alpha-pinène (15% en moyenne), des sesquiterpénols (viridiflorol), des monoterpénols (alpha-terpinol) et quelques traces de composés soufrés constituent les autres éléments les plus souvent retrouvés lors des analyses.

Les propriétés de l’huile essentielle de niaouli :

  • L’huile essentielle de niaouli présente avant tout un spectre large sur bon nombre de bactéries pathogènes, à commencer par celles à gram positif, le staphylocoque ainsi que les streptocoques des groupes A et B ainsi que certains champignons : cette huile présente une puissante action antibactérienne autant au niveau de la sphère ORL ( sinusite, bronchite, coqueluche) que celle au niveau urogénitale ( mycoses à Candida albicans, cystite)..
  • Intéressante pour ses propriétés immuno-stimulantes, elle reste efficace pour raffermir les tissus conjonctifs, notamment en cas de varices, de phlébites ou d’hémorroïdes : régénérante cellulaire, cette huile apporte une protection dermique ainsi qu’un effet stimulant sur le métabolisme cutané. Cette huile peut être utilisée notamment en cas de radiodermite, en prévention et en soins liés à la radiothérapie.
  • Utile pour tonifier les gencives, elle n’a pas son pareil pour calmer les inflammations au niveau de la cavité buccale : cette huile possède des qualités antiseptiques, analgésiques et anti-inflammatoires.
  • Elle reste également une excellente huile répulsive contre les insectes : l’une des raisons peut être pour laquelle la malaria a pu être repoussée dans les zones marécageuses de Nouvelle-Calédonie.

Comment utiliser l’huile essentielle de niaouli :

  • Elle peut être appliquée directement sur la peau non diluée notamment en cas de panaris ou diluée dans une huile végétale type calophylle ou amande douce pour une plus grande surface à hauteur de 6%.
  • La prise par voie orale*, sur une base de comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel est tout à fait possible , notamment en cas d’encombrement bronchique, sans jamais dépasser 1 goutte par prise, ce 3 fois par jour pendant le temps nécessaire.
  • En diffusion, elle reste très utile en période virale, associée avec une huile essentielle d’eucalyptus à cinéole ou de ravintsara.
  • En l’absence d’études, cette huile reste déconseillée chez l’enfant de moins de 3 ans ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Laurier noble

Laurier noble

De son joli nom latin Laurus nobilis, le laurier fait partie de la famille des Lauracées, dont on distille ses feuilles et ses rameaux pour obtenir une huile essentielle.

De jaune pâle à plus soutenue, cette huile reste facilement perceptible du fait de son parfum très aromatique, épicé, un peu camphré.

Pas moins de 100 kilogrammes de feuilles de laurier noble sont nécessaires pour obtenir 150 ml d’huile essentielle de laurier noble.

Que contient l’huile essentielle de laurier ?

  • Cette huile essentielle renferme autour de 50% d’oxydes (1,8-cinéole), 15% de monoterpènes, ce qui lui confère une place de choix en cas de rhumes : le mucus peut être évacué, la toux facilitée.
  • Du fait de la présence des phénols, cette huile permet de traiter bon nombre de problèmes cutanés comme les cicatrices, l’acné, les mycoses, les furoncles ou les ulcères de la .bouche : l’huile essentielle de laurier possède des vertus antibactériennes et antifongiques. Les bactéries telles que staphylocoques, streptocoques, gonocoques, klebsiella peuvent être éradiquées après un traitement à base de cette huile.
  • Puissante contre les virus, cette huile reste très efficace en cas de grippe, de par son action sur l’immunité.
  • Elle est une huile antidouleur, particulièrement précieuse en cas d’arthrite, de polyarthrite, de rhumatisme et toute adaptée pour diminuer les bleus et les hématomes.
  • Elle a la capacité de dilater les vaisseaux sanguins qui irriguent le cœur, plus spécialement les coronaires et d’assurer une souplesse des tissus en général : l’huile essentielle de laurier noble est antisclérosante et antinécrosante.
  • Excellente pour tonifier le cuir chevelu, elle lutte contre les pellicules tout en stimulant la croissance des cheveux : quelques gouttes dans un shampoing base neutre et le tour est joué.
  • L’huile essentielle de Laurier possède des effets sur le système nerveux, de par ses propriétés antispasmodiques et analgésiques : les esters qu’elle contient font de cette huile une aide idéale en cas d’anxiété, de peur voir même de psychose.

Comment utiliser l’huile essentielle de laurier noble ?

  • En interne, elle possède une action apéritive et protectrice vis à vis de la sphère digestive : 5 gouttes dans une tisane permettent de soulager des gaz intestinaux, de spasmes, des crampes d’estomac, des ulcères.
  • En externe, l’huile essentielle de laurier peut être utilisée en inhalation, notamment lors d’affections des voies respiratoires ( asthme, bronchite, rhume, fièvre, migraines, congestion nasale).
  • En gargarisme, elle est idéale pour soulager les inflammations locales au niveau de la gorge.
  • En bain aromatique, cette huile essentielle lutte contre l’asthénie, les douleurs musculaires, arthritiques et rhumatismales mais également sur les troubles du sommeil et en cas de fatigue mentale : elle apaise le système nerveux.
  • En massage, elle permet de soulager efficacement bon nombre de douleurs, diluée dans une base d’huile végétale ( de 3 à 5% pour 100 ml ) : cette huile ne peut être utilisée pure car elle pourrait être irritante sur les peaux sensibles ainsi que pour les personnes présentant un terrain allergique. Mieux vaut dans ce cas commencer par une petite surface en cas d’application cutanée (compresse, massage) et attendre 48 heures, pour écarter tout risque de réaction allergique.
  • Même si cette huile essentielle est non toxique, elle reste contre-indiquée en cas de grossesse ainsi que chez l’enfant.


En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins

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Katrafay

Le Katrafay, ou Cedrelopsis Grevei, de la famille des Lauracées, est un arbuste endémique qui croît dans sud et l’ouest de Madagascar de Madagascar.

Le Katrafay, qui entre dans la pharmacopée malgache, délivre une huile essentielle extraite de son écorce, d’une couleur variant du jaune clair à l’orangé, très utilisée dans le domaine de l’aromathérapie.

La composition de l’huile essentielle de katafray :

  • Cette huile contient bon nombre de molécules aux précieuses vertus, à commencer par des sesquiterpènes, présentes en majorité, dont surtout l’ ishwarane, l’allo-aromadendrène et le béta-élémène, couplé à l’alpha-copaène. Côté alcools terpéniques, le myrtenol et l’ epicubebol y sont présentes pour moins de 1% toutefois.
  • D’une odeur relativement boisée et sauvage, cette huile peut s’utiliser tout aussi bien en interne qu’en externe : en massage, en diffusion atmosphérique ou dans l’eau du bain.

Les vertus de l’huile essentielle de katafray :

  • Cette huile présente tout d’abord une efficacité indéniable pour soulager en cas de rhumatismes, du fait de sa puissante action anti-inflammatoire et analgésique : en massage, diluée dans une huile végétale fluide type noisette, ou amande douce, à raison de 5 gouttes pour 1 cuillère a soupe d’huile, ce, 3 fois par jour. L’huile essentielle de katafray aide à décontracter les muscles et les articulations.
  • Une autre des ses vocations reste la régénération des matrices de la femme après l’accouchement, l’écorce de la plante étant traditionnellement utilisée dans ce sens à Madagascar.
  • De par son action fortifiante et tonifiante, l’huile essentielle de katafray permet de lutter contre la fatigue générale, de stimuler l’amélioration des capacités physiques et mentales tout en luttant contre le surmenage et le stress, tout simplement utilisée en diffusion atmosphérique, en synergie avec d’autres huiles type romarin ou menthe poivrée.
  • En bain ou en infusion, cette huile contribue en plus de diminuer la fatigue, d’agir sur les maux de tête ainsi que ceux liés à la gorge.
  • L’huile essentielle de katafray offre une action antiparasitaire, faisant ainsi fuir les mouches, les moustiques, les insectes, simplement diluée dans de l’eau et mise à pulvériser.
  • Enfin, l’huile essentielle de katafray soulage les infections fongiques internes, notamment le mal de ventre, les troubles gastriques, les colites, les diarrhées et toutes les douleurs liées au ventre.
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Nard

L'huile essentielle de nard

L’huile essentielle de nard, extraite des rhizomes ou racines de cette plante au doux nom de Nardostachys jatamansi, fait partie de la famille des Valérianacées, tout comme la valériane.

Parfois appelée Nard de l’Himalaya, où elle croît sur les contreforts de l’Himalaya, cette plante reste très utilisée en médecine ayurvédique traditionnelle tout comme son huile essentielle. De couleur jaune clair à jaune brun, elle possède une odeur épicée, très légèrement anisée, restant douce au demeurant.

Que renferme l’huile essentielle de Nard ?

Cette huile essentielle, riche en sesquiterpènes dont surtout du béta-gurjunène ainsi que du seychellène contient également des cétones dont la valéranone ainsi que des aldéhydes sesquiterpéniques dont le valérénal.

Les vertus principales de l’huile essentielle de nard: 

  • L’huile essentielle de nard est tout d’abord d’un usage des plus simples, aussi bien en interne, à raison de 2 gouttes sur un comprime neutre, que pure ou diluée sur une petite partie de la peau.
  • De par ses vertus apaisantes et calmantes, cette huile est toute indiquée en cas de tensions nerveuses, avec retentissement tout aussi bien sur la sphère cardiaque que respiratoire: en applications pures sur le plexus solaire, au niveau des poignets ou derrière la nuque.
  • Appliquée en massage, l’huile essentielle de nard permet de soulager les douleurs liées au psoriasis, souvent d’origine nerveuse, tout étant lie
  • Cette huile, diffusée dans une chambre a coucher, permet de favoriser un bon sommeil et se prête volontiers pour accompagner les adeptes de la méditation.
  • Ajoutée a hauteur de 10% dans une lotion capillaire, cette précieuse huile peut stimuler la repousse des cheveux.
  • Du fait de la présence de valerenal, les chats en apprécient particulièrement son odeur : attention a ne pas vous faire subtiliser votre flacon par les félins!

Les précautions d’emploi liées a l’huile essentielle de nard:

  • Du fait de la présence de cétones, mieux vaut éviter de l’utiliser chez la femme enceinte comme allaitante
  • En cas de prise de somnifères ou d’anxiolytiques, n’hésitez pas a demander l’avis de votre médecin ou thérapeute, ceci afin d’éviter des effets concomitants potentiels.