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Cardamone

Cardamone

Proche cousine du gingembre, de par la même famille botanique à laquelle elles appartiennent (zingibéracées), Elletera cardomomum, de son nom latin, reste l’une des épices les plus anciennes.

Déjà prisée dans l’antiquité pour confectionner des parfums, cette plante et surtout ses précieuses graines présentent des vertus médicinales, utilisées depuis des millénaires par la médecine ayurvédique notamment. Contenues dans les capsules vertes de la plante, elles développent des molécules puissamment aromatiques, aux notes florales et au registre citronné et mentholé évoquant pour les nez les plus raffines l’eucalyptus.

L’origine de la cardamone:

Originaire de l’Inde du Sud ainsi que de Ceylan, cette plante vivace, aux fleurs blanches et mauves, est désormais cultivée dans toute l’Asie du Sud-Est, même si son genre diffère quelque peu de son pays d’origine ( genre Amomum), ainsi qu’en Amérique centrale. Des sols ombrages, humides, en altitude représentent les conditions idéales pour assurer une pleine croissance et une bonne récolte. Les cosses, qui renferment les précieuses graines sont récoltées juste avant leur éclosion, par temps sec, en automne et laissées à sécher au soleil. 

Que renferment les graines de cardamone?

  • Elles contiennent une variété de minéraux essentiels a commencer par le calcium, le soufre et le phosphore.
  • Les graines de cardamone renferment une huile essentielle ( 5% de la masse de la graine), dont les recherches ont démontré depuis plusieurs années des vertus antispasmodiques et analgésiques, ce qui lui confère une place de choix dans les problèmes lies aux diarrhées, les nausées, les brûlures d’estomac ainsi que pour diminuer les flatulences. L’huile essentielle de cardamone est riche en constituants bien connus comme le bornéol, le camphre, du pinène, de l’humulène, du caryophyllène, de la carvone, de l’eucalyptol, du terpinène ainsi que de la sabinène, particulièrement actifs sur les troubles digestifs: il suffit de diluer 10 gouttes de cette huile dans 4 cuillères à café d’huile végétale d’amande douce puis de masser doucement le ventre, son usage par voie interne restant déconseillée de par la présence notamment de cétones.
  • La cardamone contient de l’indole-3-carbinol ainsi que du diindolylmethane, deux composes qui pourraient agir en prévention de certains cancers ( sein, ovaire, prostate).
  • Les graines une fois pilées peuvent être utilisées en infusion: une boisson agréable qui facilite la digestion tout en neutralisant l’arôme de plantes plus amères.
  • Sa teinture-mère, de par ses vertus apéritives, peut contribuer a augmenter l’appétit, a raison de 5 gouttes en association avec 15 gouttes de teinture-mère de gentiane, le tout, pris au moins 3 fois par jour. 
  • Les graines mâchées restent très efficaces pour rafraîchir l’haleine ainsi que pour neutraliser l’odeur de l’ail souvent tenace.
  • En Inde, la cardamone tient une place de choix dans la pharmacopée pour traiter l’asthme,les bronchites, les calculs rénaux, l’anorexie, l’asthénie ainsi que les faiblesses de « vata », bien connues de la médecine ayurvédique.
  • En Chine, elle reste très prescrite en cas d’incontinence urinaire et comme tonique.Elle peut agir comme diurétique pour diminuer certaines brûlures urogénitales ainsi que les douleurs ressenties lors des mictions.

Les couleurs de la cardamone:

  • les graines de bonne qualité proviennent des gousses vertes simplement séchées, naturellement et qui garantissent une conservation optimale de tous les principes actifs.
  • Les cosses de la cardamone brune, qui peuvent être fumées ou pas, sont spécifiquement d’origine chinoise, issues du fruit de l’Elletaria cardomomum « major ». Ces graines présentent un gout acre, particulièrement recherche pour rehausser la saveur de certains plats sales chinois.
  • Les cosses de cardamone blanche sont issues des gousses vertes, simplement blanchies par addition d’amidon, trempage dans du lait de chaux, voir plus chimiquement avec recours au sulfure d’hydrogène: plus chères et moins parfumées, elles présentent de par le mode de transformation subi un moindre intérêt cote thérapeutique.