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Bardane

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La bardane, de son joli nom latin « arctium lappa » fait partie de la grande famille des Astéracées.

La bardane, de son joli nom latin « arctium lappa » fait partie de la grande famille des Astéracées. Originaire d’Asie et d’Europe, la bardane pousse désormais dans toutes les zones tempérées du monde, de façon sauvage mais aussi en culture, les semis étant mis en place au printemps pour une récolte de ses graines ou de la plante entière pendant l’été. Cette plante biennale est facilement reconnaissable grâce à ses capitules rouge-pourpre, sa hauteur n’excédant jamais le 1,50 mètre.

L’histoire de la bardane :

Dans les médecines traditionnelles Chinoise et Indienne (médecine ayurvédique), La bardane a toujours su trouver sa pour soigner les infections des voies respiratoires, les douleurs articulaires et les abcès. Plus près de nous, Dioscoride, médecin grec ( 1er siècle ap. J.C), l’avait déjà mentionné dans le « De materia medica », herbier de référence de l’époque. Bon nombre de problèmes de peau, de vessie, de rein et de maladies vénériennes furent traités au Moyen-âge par cette même plante. Au cours du XXème siècle, elle fut intégrée dans deux préparations phytothérapiques aux Etats-unis et au Canada, pour aider à lutter contre certains cancers. Remède médicinal par excellence, la bardane est également un légume, consommée fréquemment fraîche en Chine et au Japon.

Les principaux constituants de la bardane :

  • Elle renferme des polyosides comme l’inuline, un glucide semblable à l’amidon, utilisé comme moyen de stockage de l’énergie ainsi que des mucilages, de la gomme et des saponosides.
  • Les composés phénoliques qu’elle contient ( flavonoïdes, acides phénols, tanins….) exercent une activité anti-oxydante en inhibant la formation des radicaux libres, grâce notamment à la présence d’artigénine . Elle diminue de plus les oedèmes sous-cutané, de par son activité antiprurigineuse.
  • Les dérivés polyacétyléniques ( tridécadiène, dérivés théophéniques, stérols…), contenus surtout dans ses racines fraîches, lui confère des vertus antibactériennes, vis-à-vis des Staphycoques, des colibacilles, Shigella et Pseudomonas aeruginosa, en plus d’une activité anti fongique sur les candidoses. C’est la plante de prédilection pour aider à la maturation des abcès ainsi qu’à l’élimination du pus.
  • De part la présence de lignanes, la bardane possède des propriétés anti-inflammatoires.
  • Les glucosides sont présents surtout sous forme d’arctiopicrine : cette lactone, à l’origine de l’amertume de la bardane , lui confère des propriétés antibactériennes et antifongiques, mais aussi anti-tumorales.

L’action majeure de la bardane :

En plus de ses actions antibiotiques et antiseptiques, la bardane reste surtout une plante détoxifiante et purifiante par excellence : les graines aident à évacuer les excès de toxines, surtout générées lors des poussées de fièvre (angines, oreillons, rougeole), les racines permettant au corps d’éliminer les déchets lors de problèmes dermatologiques chroniques ( dermatoses infectées, séborrhéiques, sèches, ou accompagnant des syndromes métaboliques) ainsi qu’en cas d’arthrite.

Comment utiliser la bardane ?

  • Les feuilles, souvent utilisées séchées et les fruits, recouverts de bractées pointues , sont récoltés à la fin de l’été : ils renferment les précieuses graines. La racine séchée reste réservée à l’usage de préparations médicinales .
  • La bardane utilisée sous forme de teinture est plus indiquée pour soigner les problèmes de peau ou l’arthrite : prendre alors 20 gouttes diluées dans de l’eau, deux à trois par jour pendant 4 semaines maximum. La décoction à base de ses racines est tout aussi indiquée et efficace, à condition de boire 350 ml par jour dudit breuvage, sans dépasser 4 semaines.
  • Le cataplasme de feuille est à appliquer sur les abcès et les furoncles, l’infusion de ses graines venant compléter l‘arsenal thérapeutique dans ces indications, utilisée alors comme lotion en application locale.

  Les associations bardane et autres plantes :

  • La bardane est rarement utilisée seule en phytothérapie. Deux cuillères à café de racine de bardane, couplées à 5 cuillères à café de racine de pissenlit en décoction , dans un litre d’eau, peuvent venir à bout d’un bouton infecté : il suffit de boire une tasse de cette préparation 2 fois par jour. L’association avec le pissenlit « Taraxacum officinale » permet notamment d’atténuer la puissante action purifiante de la bardane.
  • Dans certaines inflammations cutanées aiguës, la bardane et le cassis, à parties égales, créent une synergie des plus efficaces. En cas d’eczémas suintants, son association avec la pensée sauvage sera plus indiquée, toujours à parts égales.

Les contre-indications de la bardane :

Aucune toxicité n’a été rapportée à ce jour concernant la bardane mais elle reste toutefois déconseillée en cas de gestation ou d’allaitement , du fait de ses propriétés ocytociques ainsi qu’en cas de diabète insulinodépendant.