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L’huile essentielle d’ammi ou de khella, son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons

L'huile essentielle d'ammi ou de khella, son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons

L’huile essentielle d’ammi ou de khella provient des graines d’une plante annuelle aux petites fleurs blanches, de la famille des Apiacées: l’amni visnaga.

Originaire d’Afrique du Nord, cette plante a progressivement élu domicile dans la région méditerranéenne bien que son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons. Parfois appelée l’Herbe au cure-dents, cette plante, de par surtout ses vertus antispasmodiques, est utilisée soit par fumigation ou décoction de son ombelle et de ses fruits, soit par distillation de ses semences : une huile essentielle incolore mais très aromatique aux notes anisées.

Que contient l’huile essentielle d’ammi ?

  • Cette huile essentielle demeure avant tout riche en esters terpéniques (2-méthylbutanoate de 2-méthylbutyle) mais contient également du linalol et du bornéol ( monoterpénols) très connus pour leurs propriétés antiseptiques et immunostimulantes.
  • Des lactones, plus particulièrement de l’allantolactone. ainsi que des coumarines, des furocoumarines, pyrocoumarines et chromones y sont présentes tout comme la khlelline, un vrai spasmolytique à elle seule.

Les propriétés de l’huile essentielle d’ammi :

  • De par ses constituants, qui lui confère un puissant effet spasmolytique, l’huile essentielle d’ammi contribue à dilater les bronches et présente de ce fait un intérêt majeur en cas d’asthme.
  • En cas d’asthme allergique ou nerveux , appliquer au niveau du plexus solaire un mélange composé de 0, 5 ml d’huile essentielle de khella( environ 10 gouttes), associée à de l’huile essentielle de marjolaine à coquilles ou de petitgrain bigaradier, dans les mêmes proportions, le tout dans 20 ml d’huile végétale de noisette.
  • De même, l’huile essentielle d’ammi permet de lever les spasmes situés au niveau des artères coronaires, tout en fluidifiant la circulation du sang, de par son action anticoagulante.
  • Efficace d’autre part pour éliminer les calculs biliaires, cette huile l’est tout autant en cas de calculs rénaux : en détendant les muscles de l’uretère, elle atténue la douleur causée par le calcul tout en favorisant son évacuation.

Les contre-indications de l’huile essentielle d’ammi :

  • Cette huile reste réservée à un usage externe et ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, l’allaitement ainsi que chez les enfants de moins de 6 ans, de par notamment la présence de lactones.
  • Photosensibilisante, de par la présence de coumarines, son utilisation suppose d’éviter de s’exposer au soleil après une application cutanée de cette huile.
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Aubépine, plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps

Aubépine

Plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps, l’aubépine du genre Crataegus fait partie de la famille des Rosacées.

Cette plante buissonnante de 2 à 4 mètres forme souvent des haies à la lisère des bois ou dans les champs, dans toutes les régions tempérées de l’hémisphère Nord. Cultivée également par bouturage, ses branches fleuries, aux fleurs blanches agréablement parfumées sont coupées à la fin du printemps, ses baies d’un rouge vif, récoltées au début de l’automne. Parfois appelée cenellier, du nom de ses fruits mûrs (cenelles), bois de mai ou valériane du cœur, l’aubépine est considérée comme la plante du cœur : elle accroit le flux sanguin vers cet organe et régularise le rythme cardiaque. Attention toutefois à ne pas la confondre avec l’épine noire ou le Prunellier sauvage (Prunus spinosa), aux fleurs très proches mais aux fruits noirs.

L’histoire de l’aubépine :

Déjà employée en médecine traditionnelle chinoise, il y a plus de 600 ans, afin de traiter les troubles cardiovasculaires , les médecins de la Grèce antique lui conféraient des vertus toutes aussi importantes : l’écorce des jeunes rameaux étaient utilisés pour leur action fébrifuge, les fruits pour leur astringence. Vers la fin du XIXe siècle, ses propriétés furent mises à jour suite aux recherches effectuées par les Dr Jennings et Clément , deux médecins américains. En France, l’aubépine gagnera ses lettres de noblesse sous la houlette du Dr Leclerc, le chef de file de l’école française de phytothérapie, de par ses expérimentations sur ses patients durant plus de trente ans : il découvrit que cette plante pouvait régulariser les mouvements du cœur, contribuer à assurer un bon sommeil et diminuer l’anxiété.

Les composants et les vertus de l’aubépine :

  • Tonique cardiaque, vasodilatateur, relaxant, antioxydant, tels sont les principaux effets reconnus de l’aubépine. Cela tient au fait que l’aubépine renferme avant tout de nombreux flavonoïdes, dont la rutine et la quercétine ainsi que des procyanidines et des polyphénols ( tanins), tous de puissants antioxydants : ils contribuent notamment à réduire les risques de dégénérescence des vaisseaux sanguins.
  • Les fleurs de l’aubépine, et elles seules, contiennent une amine, le triméthylamine, reconnu pour activer la circulation. De façon générale, les flavonoïdes, les stérols et les triterpènes que contient la plante peuvent calmer les palpitations, agir sur certains symptômes liés à l’insuffisance cardiaque* (en complément de diurétiques ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine), diminuer le stress et faciliter le sommeil : les artères coronaires sont dilatées, le flux sanguin augmenté vers le cœur et les symptômes d’angine de poitrine** réduits. 
  • La Commission E***, l’Organisation mondiale de la Santé et l’ESCOP( European Scientific Cooperative On Phytotherapy) ont d’ailleurs reconnu l’usage de l’extrait d’aubépine (feuilles et fleurs) pour traiter l’insuffisance cardiaque congestive de classe II.
  • Attention toutefois à ne pas la consommer à des doses excessives et à éviter les cures trop prolongées : l’aubépine pourrait alors avoir une action dépressive sur le cœur et altérer les cellules hépatiques : il est nécessaire de respecter des fenêtres thérapeutiques.
  • Il est parfois nécessaire d’attendre au moins 6 semaines avant de ressentir les premiers effets positifs, suite à la prise d’un extrait d’aubépine, et 6 mois pour en ressentir la pleine efficacité.

Comment utiliser l’aubépine ?

  • La fleur de l’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques : la cueillette doit s’effectuer quand la fleur est en bouton, en veillant bien à ne cueillir que les petits bouquets et surtout à bien sécher le tout dans un endroit sec et aéré. Pour leur assurer une bonne conservation, une boite en carton ou des sacs en papier (de soie) sont l’idéal.
  • En infusion, les fleurs d’aubépine revêtent un goût fort agréable, tout en contribuant à rétablir une tension artérielle normale : laisser infuser 1 gramme de fleurs séchées dans 250 ml d’eau bouillante et boire 3 à 4 tasses par jour de ladite préparation.
  • En soutien des fonctions cardiaques et circulatoires, la teinture de branches fleuries ou de baies, à raison de 1 ml à 2 ml, 3 fois par jour reste la préparation la plus utilisée. La décoction de branches fleuries est efficace contre les problèmes circulatoires, les comprimés, quant à eux, permettent une utilisation prolongée.
  • Les fruits, de par leur astringence marquée, peuvent être utilisés en gargarisme pour soulager de vilains maux de gorge.

L’aubépine et ses précautions :

  • Par manque de données toxicologiques complètes, les extraits d’aubépine sont à éviter en cas grossesse et d’allaitement, de même que chez les jeunes enfants.
  • Les effets de l’aubépine pourraient s’ajouter à ceux de la digitale et d’autres plantes ayant un effet sur la fonction cardiaque : pensez toujours à demander avis à un médecin ou un phytothérapeute.
  • Les risques d’accidents coronariens ou cardiovasculaires étant élevés, le diagnostic et le traitement inhérents aux troubles cardiaques avérés nécessitent un suivi médical par un professionnel de santé.

*Hawthorn extract for treating chronic heart failure. Pittler MH, Guo R, Ernst E. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Jan 23;(1):CD005312. Review.
**Weng WL, Zhang WQ, et al. Therapeutic effect of Crataegus pinnatifida on 46 cases of angina pectoris–a double blind study. J Tradit Chin Med 1984;4(4):293-294
*** Commission créée en 1978 par le gouvernement allemand pour réviser les phytomédicaments

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L’arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme

L'arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme

L’arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme, comme bon nombre d’oligo-éléments, et qui tire son nom du grec arsenikon « qui dompte le mâle ».

Sans goût et sans odeur, sa réputation de poison a traversé les siècles du fait de sa grande toxicité à doses infinitésimales, sous sa forme inorganique. Les gisements d’arsenic sont nombreux dans la croûte terrestre et les volcans en rejettent des milliers de tonnes. Présent dans les organismes vivants, dans l’environnement, les volcans en rejetant des milliers de tonnes, cet élément chimique d’origine naturelle joue un rôle dans un grand nombre des réactions liées aux os et aux dents.

Où trouve-t’on l’arsenic ?

  • L’arsenic n’étant pas biodégradable, il est présent dans les sols et les eaux et donc dans un grand nombre de végétaux, mais aussi de poissons et coquillages ainsi que dans l’eau de boisson.
  • L’arsenic est également présent à de très faibles concentrations (parties par milliard -ppb) dans la viande, la volaille, le lait, les produits laitiers, les pâtisseries et viennoiseries, les céréales, les légumes ainsi que dans les fruits et dans les jus de fruits.
  • Certains aliments contribuent toutefois plus à l’exposition alimentaire globale à l’arsenic inorganique, sa forme toxique : les céréales, les algues, le café, la bière, le riz, le poisson et des légumes. Le riz est la plante alimentaire qui le concentre le plus, sous sa forme minérale, la plus toxique.

Quels sont les besoins en arsenic ?

  • Les besoins de l’organisme se situent entre 10 et 20 microgrammes par jour, besoins largement couverts par l’alimentation (dans sa forme organique).
  • Toutefois, l’arsenic est à manier avec précaution puisqu’à très petites doses, répétées, il est classé comme cancérigène depuis 1980 (cancer de la peau, vessie et poumons), ainsi qu’étant suspecté de développer un diabète, une hépato-toxicité, des atteintes cutanées, une foeto-toxicité ainsi que des troubles cognitifs.
  • Les agences internationales ne donnent pas de valeur seuil concernant son effet cancérigène génotoxique , seulement un excès de risque unitaire : ne pas dépasser 2 litres d’eau par jour contenant 10 µg/L d’arsenic. Un seuil de 0,3 µg/kg pc/j pour une exposition chronique par voie orale pourrait avoir des effets non cancérogènes génotoxiques : en France, l’exposition moyenne (toutes formes confondues d’arsenic) est de 40 µg/j.

Comment peut-on diminuer le risque d’exposition à l’arsenic ?

En dehors de l’évincement des produits à haute teneur en arsenic, le choix d’une alimentation variant l’origine des produits alimentaires, les types de céréales, les poissons consommés, les légumes permet de réduire le risque d’exposition.

L’autre utilisation de l’arsenic :

Il est encore très employé dans certains pays comme pesticide, fongicide et insecticide et très présent dans le tabac. L’arsenic est également utilisé dans les pigments pour la peinture, dans le traitement du bois et des cuirs, le blanchiment de certains matériaux ainsi que dans le durcissement des cartouches.

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L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L'amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées, le genre Amaranthus en comprenant plus d’une soixantaine. Cette plante était déjà utilisée par les grecs pour orner les tombeaux de bouquets,un symbole d’immortalité : amarante en grec signifiant « qui ne fletrit pas ».

Comment reconnaitre l’amarante ?

  • La famille des amarantes contient un bon nombre de plantes dont le genre Amaranthus,qui étaient dejà cultivé comme plantes potagères par les civilisations pré-colombiennes : leurs feuilles comestibles rappelent la saveur de l’épinard, leurs graines consommées grillées ou sous forme de farine déjà très prisées de par leur haute valeur nutritionnelle.
  • Egalement recherchée comme plante ornementale, la variété hypochondriacus, aux feuilles veinées et lancéolées, ainsi que ses petites fleurs pourpres en bouquets présentent un intérêt en phytologie du fait de ses propriétés astringentes, particulièrement efficaces contre les hémorragies.

Que contient l’amarante ?

  • Les parties utilisées de la plante se trouvent avant tout dans ses parties aériennes, qui renferment des tanins, aux propriétés astringentes, ainsi qu’un pigment rouge servant à teindre les aliments et les médicaments.
  • Riche en lysine, sa consommation sous forme de graines d’amarante permet d’apporter un certain nombre d’acides aminés en quantité optimale, ainsi que des oligo-éléments essentiels comme le fer, le calcium, le cuivre, le magnésium et le phosphore : la farine ne contient aucun gluten et reste de premier choix pour les intolérants voir pour les personnes souffrant de maladies coeliaques.

Les usages médicinaux de l’amarante :

  • Du fait de ses vertus astringentes, cette plante permet donc d’arrêter ou de diminuer les hémorragies tout en traitant certaines diarrhées et dysenterie.
  • En décoction, elle diminue les règles trop abondantes, régule les pertes blanches. Selon la médecine ayurvédique, Amaranthus spinosus peut contribuer à réduire la fréquence des crachats de sang.
  • En gargarisme, elle peut apaiser les inflammations du pharynx ainsi que les aphtes.

D’autres espèces voisines :

  • Dans le domaine nutritionnel, le quinoa, également de la famille des Amaranthus (caudatus )est une graine nutritive originaire des Andes, très consommée de par le monde de nos jours : pour la fabrication du pain, en salade mais aussi comme base de plats pour une grande partie de l’Amérique latine .
  • Les graines d’Amaranthus grandiflorus sont, quant à elles consommées par les aborigènes d’Australie.

L’amarante, de par les multiples variétés que la nature nous offre, représente une véritable source alimentaire, dénuée de gluten mais riche en macro et micro-nutriments, couplée à des vertus thérapeutiques indéniables : une plante dont on ne pourra peut être plus se passer dans les prochaines années.

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Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

De la famille des liliacées, l’aloe également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces, mais seules 15 d’entre elles possèdent des propriétés médicinales.

Même si l’aloe vera ou barbadensis reste le plus utilisé, l’aloe arborescens est particulièrement pébliscité au Japon, les variétés succotrina, curaçao, capiensis et ferox étant recherchées aussi bien pour leur gel que pour le latex qu’elles contiennent. Plante vivace sans tige, pas moins de 5 années sont nécessaires avant de pouvoir recueillir ses nombreux composants actifs qui ont su faire de cette plante ancestrale un produit de santé miracle.

L’histoire de l’aloe vera :

Dénommée « fontaine de jouvence » par les Mayas, l’aloe vera était déjà connu et utilisé pour traiter les problèmes d’infections cutanées dans l’Antiquité. Pline ou Hippocrate, le père de la médecine, avaient déjà découvert ses capacités à améliorer la coagulation sanguine, apaiser les ulcères et soigner les blessures les plus tenaces. Plus près de nous, la pharmacopée américaine au début du 19ème siècle va intégrer son latex dans les préparations pharmaceutiques du fait de ses propriétés laxatives. Utilisé au début de la seconde guerre mondiale pour traiter les brûlures causées par les rayons X, l’aloe vera va ensuite conquérir ses lettres de noblesse dans le secteur de la cosmétologie.

Que contient l’aloe vera ?

  • L’aloe vera contiendrait plus de 200 composants, des minéraux, des acides aminés et des vitamines : une vraie boite à pharmacie à elle toute seule.
  • Le latex jaune contenu dans les canaux de l’écorce contient des anthranoïdes (aloïne ou barbaloïne), des molécules aux vertus laxatives, parfois utilisées pour soulager en cas de constipation : attention toutefois à ne pas en abuser, le latex irritant la peau et les muqueuses en cas d’usage prolongé.
  • Le gel, quant à lui, est un mucilage clair aux vertus émollientes largement utilisé en cosmétologie par voie externe : il entre dans la composition de bon nombre de crèmes. Si vous possédez une plante d’aloe, il suffit de couper un bout d’une feuille et de la presser : le liquide visqueux qui en sort est tout simplement du gel, à l’état brut. Par voie interne, le gel peut être consommé sous forme de boissons, à hauteur égale d’eau et de gel, ou bien en gélules.

Les indications multiples de l’aloe vera :

  • Le gel, appliqué sur les brulures de 1er et 2ème degré, peut accélérer la guérison et réduire les symptômes liés au lichen plan, une maladie auto-immune.
  • En cas de prurit, d’eczéma, d’irritations, de mycoses et même de boutons de fièvre, l’aloe vera pris par voie interne comme externe reste l’allié pour combattre les problèmes de peau.
  • Les dermites causées par la radiothérapie* pourraient être prévenues par l’utilisation d’un gel d’aloès, même si de nouvelles études sont nécessaires pour confirmer ou non ses vertus protectrices.
  • Dans les cas de colite ulcéreuse**, le gel, consommé à hauteur de 200 ml par jour et sur au moins 4 semaines, pourrait améliorer l’état des patients souffrant de maladies intestinales. De façon générale, les crampes d’estomac et les maux gastriques* peuvent être rapidement soulagés. L’organisation mondiale de la Santé a reconnu l’efficacité du latex d’aloès pour traiter la constipation occasionnelle.
  • Le gel aurait un effet hypoglycémiant, qui pourrait s’ajouter à celui des médicaments à l’action identique : les médecines traditionnelles indiennes (ayurveda) et arabes l’utilisent dans cette indication depuis la nuit des temps.
  • Excellent stimulant immunitaire, l’aloe vera, pris par voie interne, est un réel antibiotique, puissamment cicatrisant et doté, de surcroit, d’une action anti-inflammatoire.
  • Faire une cure de jus d’aloe vera permet de nettoyer les émonctoires encombrés comme le foie, les reins : il aide à éliminer les toxines accumulées.
  • Le cuir chevelu ne saurait se passer du gel d’aloe vera, reconnu pour en assainir les racines, réparer les pointes fourchues et fortifier de façon globale, apportant brillance, souplesse et volume.

Les contre-indications de l’aloe vera :

  • Comme toutes les plantes, l’aloe vera peut présenter un risque de développer une allergie : en cas de doute, pensez à demander avis à votre médecin.
  • L’aloe vera reste contre-indiqué pendant la grossesse en usage interne ainsi que pendant l’allaitement et ne doit pas être administré aux enfants de moins de 6 ans.
  • Le latex d’aloès, comme tous les laxatifs stimulants, est formellement contre-indiqué en cas de d’obstruction intestinale, d’inflammation intestinale aiguë, d’appendicite, d’ulcère, de troubles rénaux, de maladies cardiaques ainsi qu’en cas de douleur abdominale d’origine inconnue.
  • Certains gels fabriqués de façon peu rigoureuse peuvent contenir de l’émodine, une substance connue pour entraîner une sensibilité au soleil : en cas de doute, faites le test sur une petite zone cutanée.

*Wickline MM. Prevention and treatment of acute radiation dermatitis: a literature review.Oncol Nurs Forum. 2004 Mar-Apr;31(2):237-47
* *Langmead L, Feakins RM, et al. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial of oral aloe vera gel for active ulcerative colitis.Aliment Pharmacol Ther. 2004 Apr 1;19(7):739-47.

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L’absinthe, Artemisia absinthium

L'absinthe, Artemisia absinthium

L’absinthe, Artemisia absinthium, de la famille des Astéracées, fait partie des plantes les plus amères ,absinthium signifiant « sans douceur » en latin. Son amertume justifie son effet thérapeutique lorsqu’elle est absorbée à petites doses. Parfois appelée grande absinthe, aloïne, armoise ou herbe aux vers, cette variété ne doit pas être confondue avec la petite absinthe.

Plante aromatique de par nature, elle était utilisée autrefois pour parfumer des boissons alcoolisées, dont le célèbre vermouth. Plante originaire d’Europe, elle pousse désormais tout aussi bien en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que sur la côte Est des Etats-Unis.

L’histoire de l’absinthe :

Déjà utilisée dans l’Antiquité en infusion comme antidote de la cigüe et pour ses propriétés abortives, son usage s’orientera petit à petit comme ingrédient principal d’une boisson populaire, dans le courant du 19ème siècle, après avoir été une référence en tant qu’insecticide au 17ème siècle. Cette plante renferme une substance devenant vite toxique à haute dose, la thuyone. Interdite de ce fait dans de nombreux pays au début du siècle, l’absinthe est de nouveau autorisée à la vente, son taux de thuyone ne devant pas dépasser un certain taux.

Que contient l’absinthe ?

  • Les parties les prisées de cette plante se résument aux parties aériennes, à consommer fraîches ou séchées ainsi que ses feuilles, à utiliser toutefois seulement fraîches.
  • Cette plante renferme, au niveau de ses parties aériennes, des lactones sesquiterpéniques, dont l’artabasine et l’anabsinthine. Des flavonoïdes, des composés phénoliques et des lignanes y sont également bien représentés. L’absinthe, distillée, permet d’obtenir une huile essentielle, riche en thuyone, azulène ( d’où sa couleur légèrement bleutée) ainsi qu’en terpènes.
  • De par la présence de tous ces constituants dont la plupart sont amers, l’absinthe permet aux récepteurs gustatifs de la langue de réagir par réflexe en stimulant la production des sucs gastriques, intestinaux et pancréatiques.
  • Cette plante soulage bon nombre de maux d’estomac, améliore la digestion, augmente l’absorption des aliments de par la stimulation de suc gastrique et de bile qu’elle engendre.
  • Des études menées au Pakistan, il y a plus de 20 ans, avaient déjà conclues à une activité hépato-protectrice élevée, grâce à son action inhibitrice sur les enzymes responsables du métabolisme du foie.
  • Flatulences et ballonnements sont éliminées et l’absinthe constitue de plus un bon vermifuge naturel, comme en témoigne son nom en anglais qui signifie tue-vers.
  • Les parties aériennes séchées de la plante constituent un excellent insecticide et un anti-moustiques efficace. Son purin, quant à lui, tue les pucerons et éloigne les acariens.
  • L’effet anti-inflammatoire de l’absinthe lui permet de traiter certaines maladies.

Comment utiliser l’absinthe ?

  • L’infusion à base d’absinthe constitue un très bon remède aux troubles digestifs : mettre 5 g de sommités fleuries séchées par litre d’eau bouillante et prendre une petite tasse 2 à 3 fois par jour.
  • La teinture-mère d’absinthe sert à soigner les troubles digestifs ainsi que l’anémie : 15 gouttes dans 100 ml d’eau, à prendre 2 à 3 fois par jour, quelques minutes avant le repas. 30 gouttes prises 3 fois par jour dans 50 ml d’eau permettent d’augmenter la sécrétion biliaire.
  • L’absinthe, macérée dans 1 litre d’eau de vie à 60° pendant 15 jours, en association avec quelques baies de genièvre, d’écorces d’orange, de cannelle et de poivre de la Jamaïque donnera, une fois le sucre rajouté, un apéritif des plus naturels.

Les précautions d’emploi de l’absinthe :

Cette plante ne doit être absorbée que par petites doses, sans dépasser un usage de plus de 4 semaines et reste contre-indiquée aux femmes enceintes ainsi qu’à celles qui allaitent.

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L’huile essentielle de Cannelle

L'huile essentielle de Cannelle

La cannelle, de son nom latin Cinnamomum verum syn. C.zeylanicum est un arbuste de la famille des Lauracées, originaire du Sri Lanka et du sud de l’Inde. Epice de renommée mondiale, elle était déjà utilisée en tant que plante médicinale en Egypte. Cultivée dans toutes les régions tropicales, notamment aux Antilles et aux Philippines, son écorce ainsi que ses feuilles sont très prisées pour en extraire une huile essentielle aux multiples vertus.

Comment obtient-on l’huile essentielle de cannelle ?

L’huile essentielle de cannelle s’obtient en premier lieu par la distillation de l’écorce, mais également des feuilles ou des racines du cannelier : l’huile essentielle de l’écorce reste la plus utilisée, car elle contient davantage de principe actif. De couleur jaune, son odeur chaude et sucrée est très caractéristique de la cannelle.

L’huile essentielle obtenue à partir de l’écorce :

  • Cette huile contient du cinnamaldéhyde ( 65 à 75%), son principe actif majeur, des sesquiterpènes ( béta-caryophyllène), des esters terpéniques (acétate de cinnamyle ) et des phénols (eugénol).
  • Ses principales propriétés se situe surtout au niveau de la sphère digestive puisqu’elle est antispasmodique et antiseptique intestinal, en plus d’être très utile dans les problèmes d’alternances de diarrhées et de constipation avec flatulences. Son spectre d’action ne s’arrête pas là puisqu’elle possède également une action tonique nerveuse, cardiaque et respiratoire. Pour soulager les affections des voies respiratoires et les refroidissements divers, il suffit de verser 1 goutte d’huile essentielle de cannelle sur 1 comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel.
  • À forte dose, l’huile essentielle de cannelle devient très stimulante : elle stimule l’énergie vitale, lors par exemple de dépression nerveuse par surmenage physique.

L’huile essentielle obtenue à partir des feuilles :

Cette huile essentielle, de couleur brun clair à brun foncé, est surtout riche en phénols ( eugénol), avec des propriétés plutôt axées sur les problèmes d’infections intestinales ( diarrhées, dysenteries,…), urinaires (cystites),les amibiases, les verminoses ainsi que les entérocolites infectieuses. Elle est un anti-bactérien à très large spectre, couplée d’une action puissante.

Les précautions liées à l’huile essentielle de cannelle :

  • C’est une huile dermocaustique, qu’il convient toujours de diluer au maximum à 20% dans une huile végétale, pour un usage externe ( friction sur l’estomac et l’abdomen en cas de douleurs ou de diarrhée), à poser sur un comprimé neutre ou à diluer dans une cuillère de miel en cas d’usage par voie interne.
  • Cette huile essentielle est à éviter chez les femmes enceintes, allaitantes, chez les enfants de moins de 5 ans et son utilisation ne doit jamais dépasser 7 jours.

Une autre huile essentielle de cannelle :

L’huile essentielle de cannelle de Chine est extraite du cinnamomum cassia, toujours de la famille des Lauracées. Son principal composant biochimique est toujours le cinnamaldéhyde ( 80% environ) avec quelques traces d’esters. Cette huile possède une action antibactérienne très puissante : elle agit souvent alors que d’autres huiles ou médicaments restent inefficaces. En plus de son action antivirale, elle présente des propriétés fongicides et parasiticides.

Les autres utilisations de l’huile essentielle de cannelle :

De par son odeur suave, boisée et sa saveur sucrée, cette huile essentielle est utilisée dans l’industrie du parfum mais également parfaite pour aromatiser les plats de viande, les vins aux épices, les bouillons ainsi que tous les plats sucrés ( crèmes, gâteaux, sirops). Une seule précaution à observer : ne pas avoir la main trop leste car son odeur risque de couvrir toutes les autres molécules odorantes de vos plats. En général, une à deux gouttes suffisent pour surprendre les papilles.

En cas de doute sur l’utilisation d’une huile essentielle, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Le brome, le 5ème anion du corps humain

le Le brome, 5ème anion du corps humain

Le brome est un élément qui fut isolé par Balard en 1826, élément présent naturellement dans bon nombre de substances inorganiques.

Le brome se produit notamment sous forme de sels dans l’eau de mer, les ressorts minéraux et les gisements de sel. Le brome, trouvé en tant que bromure, sa forme la plus habituelle, est abondant dans le plasma et les tissus humains, après le chlorure, le bicarbonate, le phosphate et le sulfate : il représente le 5ème anion du corps humain.

Les meilleures sources alimentaires de brome :

  • Toutes les céréales, les lentilles, le pain, le foie (abat), la viande et certains vins en contiennent mais c’est sans compter sur les légumes comme le champignon et l’artichaut.
  • Côté fruit, l’abricot, la figue, la fraise, la groseille, la mandarine, l’orange, la pomme et le raisin en sont de bonnes sources également. Le brome, sous sa forme de bromure, est utilisé dans certaines préparations minérales colloïdales ou liquides ainsi que dans certains remèdes homéopathiques ( bromatum de kali).

Les autres sources du brome :

L’homme a commencé à introduire dans l’environnement des composés organiques bromés, absorbés par la peau ou respirés, pas toujours naturels et qui peuvent s’avérer plutôt nocifs : des dysfonctionnements du système nerveux sont possibles, ainsi que des dommages sur des organes tels que le foie, les reins, les poumons, un dysfonctionnement de l’estomac et du système gastro-intestinal, voir même une perturbation du matériel génétique. Certaines formes de composés organiques bromés, comme le bromure d’éthylène, ont même été incriminés dans l’apparition de certains cancers.

Quel est le rôle exact du brome ?

  • A l’heure actuelle, même si aucun besoin n’a été précisé par les autorités compétentes, quelques cas d’insuffisances ont été constatées mais seulement chez les animaux (le brome est présent en petites quantités chez tous les êtres vivants), engendrant des diminutions de la fertilité et de l’espérance de vie.
  • Chez certains patients hémodialysés, leur problèmes d’insomnie ont été associés à une insuffisance de bromure : le brome aurait un effet sédatif sur le système nerveux. Le bromure de potassium a notamment été employé comme drogue sédative aux Etats-Unis et est de temps en temps employé comme sédatif et anticonvulsivant en Europe.
  • Le bromure de potassium, sa forme la plus utilisée, peut mener à l’intoxication s’il est ingéré en grandes doses, menant à une dépression grave du système nerveux central y compris le coma.

A travers la nourriture et l’eau, l’homme absorbe des doses élevées de composés bromés inorganiques, comportant un risque pour sa santé (système nerveux, glande thyroïde) : le brome n’est donc pas considéré comme un aliment essentiel pour les humains.

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Actée à grappes

Actée à grappes

Plante commune de la famille des renonculacées, la Cimicifuga racemosa a été rebaptisée au niveau botanique Actea racemosa récemment, cimicaire à grappes, racine de squaw restant ses noms vernaculaires. L’ombre des sous-bois reste son lieu de prédilection pour se développer, sa répartition géographique restant localisée au sud est canadien et au nord est du continent américain.

L’histoire de l’actée à grappes :

Les Amérindiens l’utilisaient pour combattre les douleurs menstruelles mais également celles liées à l’accouchement, un usage médicinal qui perdurera au travers des siècles : l’actée à grappes fit rapidement partie de la pharmacopée américaine dès le XIXe siècle, l’arthrite et les rhumatismes s’ajoutant à la liste des maux traités. Les médecins allemands l’utilisèrent à la même période pour aider les femmes ménopausées : un traitement d’hormonothérapie naturel.

Que renferme l’actée à grappes ?

L’actée à grappes noires renferme des tanins, de l’acide fukinolique et des glycosides triterpéniques (actéines, racemosides, cimicifugoside et 27-deoxyactéine), particulièrement recherchés dans le domaine cardio-vasculaire : ils diminueraient les spasmes vasculaires et la pression artérielle.

Les utilisations de l’actée à grappes :

  • L’actée à grappes est toute indiquée pour lutter contre les effets de la ménopause*, avec des effets positifs sur les bouffées de chaleur, la transpiration excessive, les troubles du sommeil et l’irritabilité, des indications considérées comme « établies » par l’Agence européenne du médicament. Son effet œstrogénique serait lié à certaines de ses composantes, qui via des neurotransmetteurs dopaminergiques, ont la capacité de se fixer aux récepteurs lorsque l’œstrogène est trop abondant, tandis que d’autres stimuleraient la formation d’œstrogènes lorsque le taux de cette hormone est trop bas.
  • Cette plante soulage également en cas de règles douloureuses ou irrégulières ainsi que dans le cas de syndrome prémenstruel : cette plante permet de diminuer la formation de caillots, facilite l’évacuation des résidus de l’endomètre en plus de son action antispasmodique.
  • L’actée, de par sa puissante action anti-inflammatoire, diminue aussi la congestion au niveau du bassin, que ce soit au niveau des ovaires ou de l’utérus
  • Des extraits d’actée noire semblent aussi augmenter l’excrétion de collagène 1 et d’ostéocalcine, d’où son intérêt croissant pour inhiber la perte de masse osseuse due aux changements hormonaux.
  • Associée au millepertuis, l’actée aide à lutter contre les troubles de l’humeur associés à la ménopause, comme la dépression et l’anxiété.
  • L’actée noire pourrait inhiber l’alpha-réductase, l’alpha dihydrotestostérone et le facteur de croissance à l’insuline (IGF) : une indication possible dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate,
  • En dilatant les vaisseaux périphériques, l’actée noire agit à titre d’hypotenseur mais pas seulement : elle contribue à faire baisser la tension, tout en renforçant le pouls, de par sa capacité à diminuer la constriction artérielle.

Les parties utilisées de l’actée à grappes:

  • Les rhizomes et les racines représentent les parties les plus prisées, recherchées pour leurs vertus médicinales. Une fois séchées et broyées, il est possible de produire des extraits standardisés dont les effets positifs n’apparaissent toutefois qu’après quatre à six semaines de traitement, pour une dose quotidienne équivalente à 40 mg de racine séchée.
  • Sous forme de teinture, les effets sont obtenus à partir de 0,5 ml à 2 ml par jour.
  • En décoction, il suffit de porter à ébullition 40 mg de racine et de rhizome séchés dans 150 ml d’eau, puis de filtrer le tout avant de boire le breuvage.

Les effets indésirables de l’actée à grappes:

  • Des troubles digestifs, une sensation de jambes lourdes, un gain de poids ou des manifestations allergiques peuvent apparaitre. En cas de fatigue mais surtout de jaunisse ou d’urines de couleur sombre, ne pas hésiter à demander avis à votre médecin ou phytho-thérapeute : cette plante a été suspectée d’être potentiellement toxique pour le foie en 2006 par l’Australie et la Grande-Bretagne, même si le lien de cause à effet n’a pu être établi.
  • Les produits à base d’actée à grappes noires pourraient interagir avec certains médicaments comme les hormones féminines, les médicaments pour traiter l’hypertension artérielle ainsi que les médicaments immunosuppresseurs destinés à prévenir les rejets de greffe.
  • Il est nécessaire de prendre le fer à distance de cette plante, les tanins qu’elle contient le chélatant et l’empêchant d’être assimilé.
  • Selon l’Agence européenne du médicament, il est préférable de ne pas prendre d’actée à grappes noires pendant la grossesse ni pendant l’allaitement et de ne pas l’administrer aux enfants de moins de douze ans.
  • Enfin, il existe deux autres Actea qu’il convient de ne pas confondre avec l’actée à grappes noires : elles n’ont pas les mêmes propriétés et sont toutes les deux toxiques. Il s’agit de l’Actea racemosa, une actée à grappes bleues ainsi que l’Actaea alba, à grappes blanches.

*Frei-Kleiner S, Schaffner W, et al. Cimicifuga racemosa dried ethanolic extract in menopausal disorders: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Maturitas. 2005 Aug 16;51(4):397-404

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L’huile essentielle de basilic

L'huile essentielle de basilic

De la famille des lamiacées, le basilic de son nom latin Osimum basilicum, est une plante aromatique annuelle, à feuilles vertes et à petites fleurs blanches ou roses, facilement reconnaissable à son parfum intense et frais à la fois.

Utilisé et apprécié en médecine chinoise et indienne depuis des millénaires , baptisée « la plante royale » déjà par les grecs, le basilic s’est petit à petit répandu à travers l’Europe et le monde, s’acclimatant facilement même dans des régions éloignées de son climat d’origine. Si de nombreuses variétés de basilic existent de nos jours et sont autant appréciées pour leurs vertus médicinales que culinaires, il en va de même pour l’huile essentielle qui, suivant les variétés distillées et leurs chémotypes, ne présente pas les mêmes propriétés et précautions.

Que contient l’huile essentielle de basilic ?

  • Son huile présente tout d’abord un aspect limpide, de couleur jaune claire avec une odeur associant à la fois les notes épicées, anisées et herbacées. Obtenue par distillation à la vapeur d’eau des parties aériennes de la plante, pas moins de 10 kilos de sommités fleuries sont nécessaires pour obtenir 10 ml d’huile essentielle.
    Le méthylchavicol, l’estragole et le linalol représentent les principales molécules obtenus lors de la distillation, avec des proportions variées suivant la variété distillée, lui conférant ainsi bon nombre de vertus mais aussi de précautions d’usages qu’il
  • convient de bien respecter.
  • L’huile essentielle de basilic tropical ou exotique chémotypée méthylchavicol présente des précautions spécifiques car le méthylchavicol (comme certains de ses dérivés),à fortes doses, sont classés comme substance cancérigène, une hépatocancérogénécité ayant été démontrée chez la souris : il convient d’après une recommandation européenne, de ne pas dépasser une à deux gouttes toutes les 24 heures d’huile essentielle de basilic tropical ,ce, sur une période n’excédant pas 24 à 72H.
  • L’huile essentielle de basilic commun originaire d’ Asie, « Ocimum gratissimum » chemotypé eugénol présente quant à lui des propriétés et précautions proches de l’huile essentielle de giroflier (clou). L’huile essentielle de basilic sacré « Ocimum sanctum », riche également en eugénol présente une forte action anti-inflammatoire liée à un pourcentage élevé de béta-caryophyllène.
  • Une autre variété à chémotype thymol , originaire et récoltée en Afrique, présente des propriétés et précautions proches de l’huile essentielle de thym commun chémotypé thymol.

Les indications de l’huile essentielle de basilic :

  • Idéale pour éliminer les ballonnements, les crampes d’estomac, les hoquets et les gaz intestinaux, cette huile peut être diluée à raison de 2 gouttes d’huile dans 250 ml d’eau tiède : il ne reste plus qu’à boire cette infusion délicatement parfumée. En cas de digestion difficile, mettre une goutte d’huile essentielle de basilic tropical sur un sucre, un morceau de pomme ou de miel.
  • Légèrement laxative, elle peut utilisée dans certains cas de constipation mais jamais au long cours.
  • Pour réguler le flux menstruel et soulager des douleurs utérines , associer au creux de la main 2 gouttes d’huile essentielle de basilic et 4 gouttes d’huile végétale de Calophyllum puis masser le ventre.
  • Puissante stimulante intellectuelle, cette huile soulage les migraines mais peut aussi aider les dépressifs, les insomniaques et les anxieux de par la grande stimulation énergétique qu’elle procure.
  • En cas de contractions musculaires, mais aussi d’arthrite, de tendinite, ou de rhumatisme, cette huile n’a guère son pareil pour agir sur tout le réseau musculaire du corps, en apportant une rapide sensation de bien-être et d’apaisement : elle est antalgique et anti-inflammatoire.
  • En cas de stress, il suffit simplement de verser une à deux gouttes d’huile essentielle de basilic sur un mouchoir et de respirer : détente et relaxation assurée.
  • Cette huile de par ses qualités antiseptiques et bactéricides protège des infections hivernales.
  • De par ses propriétés lipolytiques, elle est aussi indiquée pour dissoudre les graisses : à ne jamais toutefois utilisée pure sur la peau du fait de la présence de phénols, irritants pour la peau. Il convient de toujours diluer 2 gouttes pour 50 ml d’huile végétale en massage.

Les précautions d’emploi de l’huile essentielle de basilic :

Cette huile ne doit jamais être utilisée pure sur la peau, ni diffusée de par la présence des phénols qu’elle contient, irritants pour tous les types de muqueuses. Elle est également interdite en cas de grossesse, ainsi que chez les enfants.
En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.