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Croissant facilement sur des sols pauvres et siliceux, l’ajonc résiste bien au vent ainsi qu’aux embruns…

L’ajonc, de son nom latin Ulex europaeus L., fait partie de la famille des Fabacées. Croissant facilement sur des sols pauvres et siliceux, l’ajonc résiste bien au vent ainsi qu’aux embruns. Cet arbuste épineux et buissonnant porte de nombreuses fleurs au moment du printemps, reconnaissables à leurs corolles jaune d’or papilionacée, offrant ainsi matière pour teinter bon nombre de tissus.

L’histoire de l’ajonc

Employé en teinture depuis d’Ecosse jusqu’au Maghreb, les ajoncs, dans leur version plus sauvage, ont de tout temps été recherchés en teinture pour leurs colorants jaunes.

L’ajonc en teinture

  • De cet arbrisseau vont être récoltées les jeunes pousses ainsi que ses fleurs pendant la période de floraison.
  • Conservées tout aussi bien fraîches ou sèches, ces parties bien spécifiques trouvent un usage dans le domaine tinctoriale de par les différents colorants qu’elles délivrent : des flavonols, des chalcones, des isoflavones ( génistine)ainsi que des caroténoïdes.

La préparation tinctoriale

En utilisant comme mordant l’alun ainsi que le tartre, les jeunes pousses et fleurs vont ensuite délivrer une couleur jaune, si aucun additif n’a été rajouté à la préparation ou un vert vif, en cas de recours au cuivre.

D’autres variétés d’ajonc

  • Le calitome velu, de son nom latin Calicotome villosa, est un arbuste croissant dans le maquis, tout aussi épineux que son cousin Ulex europaeus L. ,qui fournit quant à lui une couleur vert tendre dans le domaine tinctorial.
  • L’Ulex parviflorus Pourr. ,propre à l’espace méditerranéen, peut également s’employer en teinture.
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De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles…

De son nom latin Allium ursinum, l'ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d'étoiles

De son nom latin Allium ursinum, l’ail des ours est une plante vivace de la famille des liliacées aux belles fleurs blanches en forme d’étoiles. Originaire d’Europe et d’Asie, il pousse le plus souvent dans le sol boisées humides et zones ombragées. Ses bulbes et ses parties aériennes, particulièrement appréciés en phytothérapie, sont récoltés au début de l’été.

L’histoire de l’ail des ours :

Cette plante médicinale déjà connue par les Celtes et les Germains était considérée comme une plante magique et souvent associée à la magie blanche. Cet ail s’est fait au fil du temps une réputation de plantes aux vertus préventives. Déjà cité dans le célèbre dictionnaire de Trévoux au 18ème siècle, l’ail des ours était utilisé en cas de peste, de colique venteuse pour ne citer que quelques maladies de l’époque. Elle était d’ailleurs parfois nommée thériaque des paysans, ces derniers y ayant recours en tant que médicament.

Que contient l’ail des ours ?

L’ail des ours renferme des sulfures d’alkyle et qui une fois distillé, libère l’allicine, à la fois un antimicrobien et un antibiotique naturel puissant. De plus la vitamine C y est présente en grande quantité, lui conférant de ce fait des effets et propriétés supérieurs à son cousin l’ail commun « ail sativum ».

Les indications de l’ail des ours :

  • De son bulbe, il est possible de préparer des teintures, des sirops, de réaliser des décoctions, des cataplasmes ou tout simplement des jus, bien que son odeur soufrée puisse en effrayer certains.
  • L’ail des ours permet de soulager les douleurs de l’estomac ainsi que de faciliter la digestion, ce qui lui donne une place de premier choix pour traiter tout aussi bien les diarrhées, les coliques, les indigestions, les flatulences ainsi que pour stimuler l’appétit.
  • Tout comme son cousin « commun », l’ail des ours permet de faire baisser la tension artérielle et de prévenir l’artériosclérose : anti-agrégant plaquettaire, il lutte contre la formation des plaques d’athéromes.
  • L’ail des ours, pris en infusion constitue un excellent remède pour lutter contre les ascaris : un vermifuge facile à préparer.
  • De par sa stimulation sur la circulation sanguine, l’ail des ours reste un précieux allié pour soulager certains rhumatismes en friction et arthrites, plus spécialement par le recours à son huile essentielle extraite du bulbe. A défaut d’huile essentielle, 30 grammes d’ail écrasé et mis à macérer dans 25 centilitres de vinaigre de cidre pendant 10 jours donneront les mêmes effets.
  • Les feuilles fraîches trouvent une place tout aussi bien comme base de réalisation de cataplasmes, associées à de l’argile verte ou tout simplement en tant qu’épice alicament en cas de diarrhées chroniques, aiguës ou de constipation : quelques feuilles coupées finement à ajouter dans la soupe, la salade, ou sur une tartine de pain grillé.

Comment faire son vin à l’ail des ours ?

Le vin à l’ail des ours, considéré comme une recette de « grand-mère » a souvent était utilisé pour soulager certains troubles respiratoires, notamment ceux dus à des engorgements chroniques.Pour le fabriquer soi-même, rien de plus simple.

Il suffit pour cela de couper finement quelques feuilles, puis de les faire bouillir dans un ¼ de litre de vin blanc, d’y ajouter 2 cuillères à soupe de miel et de boire cevin tout au long de la journée, sauf en cas de grossesse, de cirrhose hépatique ou de sevrage alcoolique.

L’ail des ours et ses précautions :

  • Avant floraison, l’ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai, la colchique d’automne ou l’arum sauvage, des plantes toutes très toxiques : il suffit simplement de froisser les feuilles qui dégagent une odeur légèrement soufrée sans être entêtante.
  • En cas d’irritation gastrique, d’irritation intestinale ou urinaire, mieux vaut s’abstenir de consommer de l’ail des ours, les molécules soufrées pouvant accentuer les phénomènes inflammatoires chez certaines personnes.
  • De par son engouement croissant auprès des laboratoires mais aussi des cueilleurs du dimanche, l’ail des ours fait partie des espèces botaniques menacées.
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L’arginine est un constituant des protéines ainsi qu’une source d’énergie, de carbone et d’azote pour les organismes vivants. Lors de traumatismes…

L'arginine est un constituant des protéines ainsi qu'une source d'énergie, de carbone et d'azote pour les organismes vivants. Lors de traumatismes...

Découverte par le chimiste suisse Ernst Schultze en 1886, l’arginine fut isolée pour la première fois à partir de plants de lupin. L’arginine fait partie des acides aminés qualifié de « non essentiel », celle-ci pouvant être synthétisée par l’organisme humain, à partir de la proline, de la glutamine et du glutamate. L’arginine est un constituant des protéines ainsi qu’une source d’énergie, de carbone et d’azote pour les organismes vivants. Lors de traumatismes, d’une intervention chirurgicale importante ou de certaines maladies, il est toutefois utile de pouvoir l’apporter via l’alimentation ou sous forme compléments alimentaires, sa synthèse devenant alors insuffisante.

Le rôle de l’arginine :

  • Ses rôles sont multiples, l’un de ses premiers étant d’assurer la division cellulaire.
  • Le bon fonctionnement du système immunitaire reste entre autre sous sa dépendance , ainsi que la sécrétion de certaines hormones, dont notamment l’hormone de croissance.
  • Le processus de guérison des blessures va de pair avec une quantité adéquate d’arginine.
  • L’un de ses autres rôles réside dans le fait qu’elle contribue à éliminer l’ammoniaque présente dans le corps.
  • Elle régularise le niveau de sel dans le sang et évite la rétention d’eau sous-cutanée.
  • Sa synthèse permet de plus au corps de fabriquer de la créatine, un nutriment contribuant au développement et au bon fonctionnement des muscles mais aussi aidant à brûler les graisses.
  • À partir de l’arginine, le corps fabrique de l’oxyde nitrique, une substance qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins : l’arginine a toute sa place pour le traitement de certaines dysfonctions érectiles*, autant chez la femme que chez l’homme, tout comme pour prévenir l’apparition de certaines maladies cardio-vasculaires ( régularisation du taux de cholestérol et de l’hypertension artérielle).

Les aliments riches en arginine :

  • Les céréales complètes, le riz brun tout comme l’avoine et le sarrasin restent de bonnes sources d’arginine. Les protéines comme la viande rouge mais aussi la volaille, le poisson et les produits laitiers viennent compléter le tableau. Les oléagineux comme l’amande, la noisette ainsi que les graines de pistache ou de tournesol en contiennent des teneurs intéressantes, tout comme les légumes, faciles à consommer au quotidien. Le miel et les produits de la ruche en général en sont de bons pourvoyeurs.
  • Certaines boissons énergisantes, même si leurs vertus nutritives peuvent sembler contestables, en renferment parfois des quantités non-négligeables : le Red Bull mais aussi le Hornii, plus commercialisé aux Etats-Unis, pour n’en citer que quelques-unes.

Peut-on être carencé en arginine ?

La période de croissance tout comme celle liée à la vieillesse**, ainsi que lors de la pratique de sport intense sans oublier certaines maladies et une sous-alimentation chronique peuvent favoriser une carence. Les manifestations principales se traduisent la plupart du temps par une mauvaise cicatrisation, une chute des cheveux, une constipation ainsi qu’une dégénérescence graisseuse du foie : il est nécessaire dans ce cas de se supplémenter rapidement.

Les contre-indications de l’arginine :

  • La consommation d’arginine est déconseillée aux femmes enceintes ou à celles qui allaitent, aux asthmatiques , aux personnes souffrant d’une insuffisance rénale, d’une cirrhose de foie ou à aux personnes en crises d’herpès ( mais la prise d’arginine est possible en dehors de toute crise).
  • L’arginine ne doit pas être prise en même temps que certains « médicaments » vasodilatateur ou hypotenseur, tels que le Viagra® ou le Cialis®, l’arginine produisant également de l’oxyde nitrique.
  • Quelques effets indésirables tels que des malaises gastro-intestinaux, des maux de tête ou de la diarrhée peuvent parfois être observés.
  • L’arginine est utilisée en médecine humaine afin d’explorer les fonctions sécrétoires de l’hormone de croissance à doses toutefois élevées, avec de fréquents troubles digestifs.

Les apports recommandés en arginine :

A ce jour, il n’existe pas d’apports journaliers recommandés, même s’il on estime qu’ils se situent aux alentour de 5 à 6 grammes par jour pour un adulte, ayant une alimentation dite équilibrée. La production de l’organisme se situe quant à elle aux alentours des 15 grammes.

* Chen, I., Wollman, Y., Chernichovsky, T., Iaina, A., Sofer, M., & Matzkin, H. (2001) Effect of oral administration of high-dose nitric oxide donor l-arginine in men with organic erectile dysfunction: results of a double-blind, randomized, placebo-controlled study BJU International, Volume 83, issue 3, (pp. 269-273)
**Hursen, M., Regan, M.C. & Kirk S.J. (1995) Metabolic effects of arginine in a healthy elderly

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L’huile essentielle d’ammi ou de khella, son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons

L'huile essentielle d'ammi ou de khella, son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons

L’huile essentielle d’ammi ou de khella provient des graines d’une plante annuelle aux petites fleurs blanches, de la famille des Apiacées: l’amni visnaga.

Originaire d’Afrique du Nord, cette plante a progressivement élu domicile dans la région méditerranéenne bien que son utilisation en médecine traditionnelle remonte au temps des pharaons. Parfois appelée l’Herbe au cure-dents, cette plante, de par surtout ses vertus antispasmodiques, est utilisée soit par fumigation ou décoction de son ombelle et de ses fruits, soit par distillation de ses semences : une huile essentielle incolore mais très aromatique aux notes anisées.

Que contient l’huile essentielle d’ammi ?

  • Cette huile essentielle demeure avant tout riche en esters terpéniques (2-méthylbutanoate de 2-méthylbutyle) mais contient également du linalol et du bornéol ( monoterpénols) très connus pour leurs propriétés antiseptiques et immunostimulantes.
  • Des lactones, plus particulièrement de l’allantolactone. ainsi que des coumarines, des furocoumarines, pyrocoumarines et chromones y sont présentes tout comme la khlelline, un vrai spasmolytique à elle seule.

Les propriétés de l’huile essentielle d’ammi :

  • De par ses constituants, qui lui confère un puissant effet spasmolytique, l’huile essentielle d’ammi contribue à dilater les bronches et présente de ce fait un intérêt majeur en cas d’asthme.
  • En cas d’asthme allergique ou nerveux , appliquer au niveau du plexus solaire un mélange composé de 0, 5 ml d’huile essentielle de khella( environ 10 gouttes), associée à de l’huile essentielle de marjolaine à coquilles ou de petitgrain bigaradier, dans les mêmes proportions, le tout dans 20 ml d’huile végétale de noisette.
  • De même, l’huile essentielle d’ammi permet de lever les spasmes situés au niveau des artères coronaires, tout en fluidifiant la circulation du sang, de par son action anticoagulante.
  • Efficace d’autre part pour éliminer les calculs biliaires, cette huile l’est tout autant en cas de calculs rénaux : en détendant les muscles de l’uretère, elle atténue la douleur causée par le calcul tout en favorisant son évacuation.

Les contre-indications de l’huile essentielle d’ammi :

  • Cette huile reste réservée à un usage externe et ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, l’allaitement ainsi que chez les enfants de moins de 6 ans, de par notamment la présence de lactones.
  • Photosensibilisante, de par la présence de coumarines, son utilisation suppose d’éviter de s’exposer au soleil après une application cutanée de cette huile.
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Aubépine, plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps

Aubépine

Plante médicinale utilisée depuis la nuit des temps, l’aubépine du genre Crataegus fait partie de la famille des Rosacées.

Cette plante buissonnante de 2 à 4 mètres forme souvent des haies à la lisère des bois ou dans les champs, dans toutes les régions tempérées de l’hémisphère Nord. Cultivée également par bouturage, ses branches fleuries, aux fleurs blanches agréablement parfumées sont coupées à la fin du printemps, ses baies d’un rouge vif, récoltées au début de l’automne. Parfois appelée cenellier, du nom de ses fruits mûrs (cenelles), bois de mai ou valériane du cœur, l’aubépine est considérée comme la plante du cœur : elle accroit le flux sanguin vers cet organe et régularise le rythme cardiaque. Attention toutefois à ne pas la confondre avec l’épine noire ou le Prunellier sauvage (Prunus spinosa), aux fleurs très proches mais aux fruits noirs.

L’histoire de l’aubépine :

Déjà employée en médecine traditionnelle chinoise, il y a plus de 600 ans, afin de traiter les troubles cardiovasculaires , les médecins de la Grèce antique lui conféraient des vertus toutes aussi importantes : l’écorce des jeunes rameaux étaient utilisés pour leur action fébrifuge, les fruits pour leur astringence. Vers la fin du XIXe siècle, ses propriétés furent mises à jour suite aux recherches effectuées par les Dr Jennings et Clément , deux médecins américains. En France, l’aubépine gagnera ses lettres de noblesse sous la houlette du Dr Leclerc, le chef de file de l’école française de phytothérapie, de par ses expérimentations sur ses patients durant plus de trente ans : il découvrit que cette plante pouvait régulariser les mouvements du cœur, contribuer à assurer un bon sommeil et diminuer l’anxiété.

Les composants et les vertus de l’aubépine :

  • Tonique cardiaque, vasodilatateur, relaxant, antioxydant, tels sont les principaux effets reconnus de l’aubépine. Cela tient au fait que l’aubépine renferme avant tout de nombreux flavonoïdes, dont la rutine et la quercétine ainsi que des procyanidines et des polyphénols ( tanins), tous de puissants antioxydants : ils contribuent notamment à réduire les risques de dégénérescence des vaisseaux sanguins.
  • Les fleurs de l’aubépine, et elles seules, contiennent une amine, le triméthylamine, reconnu pour activer la circulation. De façon générale, les flavonoïdes, les stérols et les triterpènes que contient la plante peuvent calmer les palpitations, agir sur certains symptômes liés à l’insuffisance cardiaque* (en complément de diurétiques ou inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine), diminuer le stress et faciliter le sommeil : les artères coronaires sont dilatées, le flux sanguin augmenté vers le cœur et les symptômes d’angine de poitrine** réduits. 
  • La Commission E***, l’Organisation mondiale de la Santé et l’ESCOP( European Scientific Cooperative On Phytotherapy) ont d’ailleurs reconnu l’usage de l’extrait d’aubépine (feuilles et fleurs) pour traiter l’insuffisance cardiaque congestive de classe II.
  • Attention toutefois à ne pas la consommer à des doses excessives et à éviter les cures trop prolongées : l’aubépine pourrait alors avoir une action dépressive sur le cœur et altérer les cellules hépatiques : il est nécessaire de respecter des fenêtres thérapeutiques.
  • Il est parfois nécessaire d’attendre au moins 6 semaines avant de ressentir les premiers effets positifs, suite à la prise d’un extrait d’aubépine, et 6 mois pour en ressentir la pleine efficacité.

Comment utiliser l’aubépine ?

  • La fleur de l’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques : la cueillette doit s’effectuer quand la fleur est en bouton, en veillant bien à ne cueillir que les petits bouquets et surtout à bien sécher le tout dans un endroit sec et aéré. Pour leur assurer une bonne conservation, une boite en carton ou des sacs en papier (de soie) sont l’idéal.
  • En infusion, les fleurs d’aubépine revêtent un goût fort agréable, tout en contribuant à rétablir une tension artérielle normale : laisser infuser 1 gramme de fleurs séchées dans 250 ml d’eau bouillante et boire 3 à 4 tasses par jour de ladite préparation.
  • En soutien des fonctions cardiaques et circulatoires, la teinture de branches fleuries ou de baies, à raison de 1 ml à 2 ml, 3 fois par jour reste la préparation la plus utilisée. La décoction de branches fleuries est efficace contre les problèmes circulatoires, les comprimés, quant à eux, permettent une utilisation prolongée.
  • Les fruits, de par leur astringence marquée, peuvent être utilisés en gargarisme pour soulager de vilains maux de gorge.

L’aubépine et ses précautions :

  • Par manque de données toxicologiques complètes, les extraits d’aubépine sont à éviter en cas grossesse et d’allaitement, de même que chez les jeunes enfants.
  • Les effets de l’aubépine pourraient s’ajouter à ceux de la digitale et d’autres plantes ayant un effet sur la fonction cardiaque : pensez toujours à demander avis à un médecin ou un phytothérapeute.
  • Les risques d’accidents coronariens ou cardiovasculaires étant élevés, le diagnostic et le traitement inhérents aux troubles cardiaques avérés nécessitent un suivi médical par un professionnel de santé.

*Hawthorn extract for treating chronic heart failure. Pittler MH, Guo R, Ernst E. Cochrane Database Syst Rev. 2008 Jan 23;(1):CD005312. Review.
**Weng WL, Zhang WQ, et al. Therapeutic effect of Crataegus pinnatifida on 46 cases of angina pectoris–a double blind study. J Tradit Chin Med 1984;4(4):293-294
*** Commission créée en 1978 par le gouvernement allemand pour réviser les phytomédicaments

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L’arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme

L'arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme

L’arsenic est un oligo-élément indispensable à notre organisme, comme bon nombre d’oligo-éléments, et qui tire son nom du grec arsenikon « qui dompte le mâle ».

Sans goût et sans odeur, sa réputation de poison a traversé les siècles du fait de sa grande toxicité à doses infinitésimales, sous sa forme inorganique. Les gisements d’arsenic sont nombreux dans la croûte terrestre et les volcans en rejettent des milliers de tonnes. Présent dans les organismes vivants, dans l’environnement, les volcans en rejetant des milliers de tonnes, cet élément chimique d’origine naturelle joue un rôle dans un grand nombre des réactions liées aux os et aux dents.

Où trouve-t’on l’arsenic ?

  • L’arsenic n’étant pas biodégradable, il est présent dans les sols et les eaux et donc dans un grand nombre de végétaux, mais aussi de poissons et coquillages ainsi que dans l’eau de boisson.
  • L’arsenic est également présent à de très faibles concentrations (parties par milliard -ppb) dans la viande, la volaille, le lait, les produits laitiers, les pâtisseries et viennoiseries, les céréales, les légumes ainsi que dans les fruits et dans les jus de fruits.
  • Certains aliments contribuent toutefois plus à l’exposition alimentaire globale à l’arsenic inorganique, sa forme toxique : les céréales, les algues, le café, la bière, le riz, le poisson et des légumes. Le riz est la plante alimentaire qui le concentre le plus, sous sa forme minérale, la plus toxique.

Quels sont les besoins en arsenic ?

  • Les besoins de l’organisme se situent entre 10 et 20 microgrammes par jour, besoins largement couverts par l’alimentation (dans sa forme organique).
  • Toutefois, l’arsenic est à manier avec précaution puisqu’à très petites doses, répétées, il est classé comme cancérigène depuis 1980 (cancer de la peau, vessie et poumons), ainsi qu’étant suspecté de développer un diabète, une hépato-toxicité, des atteintes cutanées, une foeto-toxicité ainsi que des troubles cognitifs.
  • Les agences internationales ne donnent pas de valeur seuil concernant son effet cancérigène génotoxique , seulement un excès de risque unitaire : ne pas dépasser 2 litres d’eau par jour contenant 10 µg/L d’arsenic. Un seuil de 0,3 µg/kg pc/j pour une exposition chronique par voie orale pourrait avoir des effets non cancérogènes génotoxiques : en France, l’exposition moyenne (toutes formes confondues d’arsenic) est de 40 µg/j.

Comment peut-on diminuer le risque d’exposition à l’arsenic ?

En dehors de l’évincement des produits à haute teneur en arsenic, le choix d’une alimentation variant l’origine des produits alimentaires, les types de céréales, les poissons consommés, les légumes permet de réduire le risque d’exposition.

L’autre utilisation de l’arsenic :

Il est encore très employé dans certains pays comme pesticide, fongicide et insecticide et très présent dans le tabac. L’arsenic est également utilisé dans les pigments pour la peinture, dans le traitement du bois et des cuirs, le blanchiment de certains matériaux ainsi que dans le durcissement des cartouches.

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L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L'amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées

L’amaranthus hypocondriacus, de son nom plus latin fait partie de la famille des amaranthacées, le genre Amaranthus en comprenant plus d’une soixantaine. Cette plante était déjà utilisée par les grecs pour orner les tombeaux de bouquets,un symbole d’immortalité : amarante en grec signifiant « qui ne fletrit pas ».

Comment reconnaitre l’amarante ?

  • La famille des amarantes contient un bon nombre de plantes dont le genre Amaranthus,qui étaient dejà cultivé comme plantes potagères par les civilisations pré-colombiennes : leurs feuilles comestibles rappelent la saveur de l’épinard, leurs graines consommées grillées ou sous forme de farine déjà très prisées de par leur haute valeur nutritionnelle.
  • Egalement recherchée comme plante ornementale, la variété hypochondriacus, aux feuilles veinées et lancéolées, ainsi que ses petites fleurs pourpres en bouquets présentent un intérêt en phytologie du fait de ses propriétés astringentes, particulièrement efficaces contre les hémorragies.

Que contient l’amarante ?

  • Les parties utilisées de la plante se trouvent avant tout dans ses parties aériennes, qui renferment des tanins, aux propriétés astringentes, ainsi qu’un pigment rouge servant à teindre les aliments et les médicaments.
  • Riche en lysine, sa consommation sous forme de graines d’amarante permet d’apporter un certain nombre d’acides aminés en quantité optimale, ainsi que des oligo-éléments essentiels comme le fer, le calcium, le cuivre, le magnésium et le phosphore : la farine ne contient aucun gluten et reste de premier choix pour les intolérants voir pour les personnes souffrant de maladies coeliaques.

Les usages médicinaux de l’amarante :

  • Du fait de ses vertus astringentes, cette plante permet donc d’arrêter ou de diminuer les hémorragies tout en traitant certaines diarrhées et dysenterie.
  • En décoction, elle diminue les règles trop abondantes, régule les pertes blanches. Selon la médecine ayurvédique, Amaranthus spinosus peut contribuer à réduire la fréquence des crachats de sang.
  • En gargarisme, elle peut apaiser les inflammations du pharynx ainsi que les aphtes.

D’autres espèces voisines :

  • Dans le domaine nutritionnel, le quinoa, également de la famille des Amaranthus (caudatus )est une graine nutritive originaire des Andes, très consommée de par le monde de nos jours : pour la fabrication du pain, en salade mais aussi comme base de plats pour une grande partie de l’Amérique latine .
  • Les graines d’Amaranthus grandiflorus sont, quant à elles consommées par les aborigènes d’Australie.

L’amarante, de par les multiples variétés que la nature nous offre, représente une véritable source alimentaire, dénuée de gluten mais riche en macro et micro-nutriments, couplée à des vertus thérapeutiques indéniables : une plante dont on ne pourra peut être plus se passer dans les prochaines années.

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Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

Aloe, également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces

De la famille des liliacées, l’aloe également baptisé aloès, présente plus de 300 espèces, mais seules 15 d’entre elles possèdent des propriétés médicinales.

Même si l’aloe vera ou barbadensis reste le plus utilisé, l’aloe arborescens est particulièrement pébliscité au Japon, les variétés succotrina, curaçao, capiensis et ferox étant recherchées aussi bien pour leur gel que pour le latex qu’elles contiennent. Plante vivace sans tige, pas moins de 5 années sont nécessaires avant de pouvoir recueillir ses nombreux composants actifs qui ont su faire de cette plante ancestrale un produit de santé miracle.

L’histoire de l’aloe vera :

Dénommée « fontaine de jouvence » par les Mayas, l’aloe vera était déjà connu et utilisé pour traiter les problèmes d’infections cutanées dans l’Antiquité. Pline ou Hippocrate, le père de la médecine, avaient déjà découvert ses capacités à améliorer la coagulation sanguine, apaiser les ulcères et soigner les blessures les plus tenaces. Plus près de nous, la pharmacopée américaine au début du 19ème siècle va intégrer son latex dans les préparations pharmaceutiques du fait de ses propriétés laxatives. Utilisé au début de la seconde guerre mondiale pour traiter les brûlures causées par les rayons X, l’aloe vera va ensuite conquérir ses lettres de noblesse dans le secteur de la cosmétologie.

Que contient l’aloe vera ?

  • L’aloe vera contiendrait plus de 200 composants, des minéraux, des acides aminés et des vitamines : une vraie boite à pharmacie à elle toute seule.
  • Le latex jaune contenu dans les canaux de l’écorce contient des anthranoïdes (aloïne ou barbaloïne), des molécules aux vertus laxatives, parfois utilisées pour soulager en cas de constipation : attention toutefois à ne pas en abuser, le latex irritant la peau et les muqueuses en cas d’usage prolongé.
  • Le gel, quant à lui, est un mucilage clair aux vertus émollientes largement utilisé en cosmétologie par voie externe : il entre dans la composition de bon nombre de crèmes. Si vous possédez une plante d’aloe, il suffit de couper un bout d’une feuille et de la presser : le liquide visqueux qui en sort est tout simplement du gel, à l’état brut. Par voie interne, le gel peut être consommé sous forme de boissons, à hauteur égale d’eau et de gel, ou bien en gélules.

Les indications multiples de l’aloe vera :

  • Le gel, appliqué sur les brulures de 1er et 2ème degré, peut accélérer la guérison et réduire les symptômes liés au lichen plan, une maladie auto-immune.
  • En cas de prurit, d’eczéma, d’irritations, de mycoses et même de boutons de fièvre, l’aloe vera pris par voie interne comme externe reste l’allié pour combattre les problèmes de peau.
  • Les dermites causées par la radiothérapie* pourraient être prévenues par l’utilisation d’un gel d’aloès, même si de nouvelles études sont nécessaires pour confirmer ou non ses vertus protectrices.
  • Dans les cas de colite ulcéreuse**, le gel, consommé à hauteur de 200 ml par jour et sur au moins 4 semaines, pourrait améliorer l’état des patients souffrant de maladies intestinales. De façon générale, les crampes d’estomac et les maux gastriques* peuvent être rapidement soulagés. L’organisation mondiale de la Santé a reconnu l’efficacité du latex d’aloès pour traiter la constipation occasionnelle.
  • Le gel aurait un effet hypoglycémiant, qui pourrait s’ajouter à celui des médicaments à l’action identique : les médecines traditionnelles indiennes (ayurveda) et arabes l’utilisent dans cette indication depuis la nuit des temps.
  • Excellent stimulant immunitaire, l’aloe vera, pris par voie interne, est un réel antibiotique, puissamment cicatrisant et doté, de surcroit, d’une action anti-inflammatoire.
  • Faire une cure de jus d’aloe vera permet de nettoyer les émonctoires encombrés comme le foie, les reins : il aide à éliminer les toxines accumulées.
  • Le cuir chevelu ne saurait se passer du gel d’aloe vera, reconnu pour en assainir les racines, réparer les pointes fourchues et fortifier de façon globale, apportant brillance, souplesse et volume.

Les contre-indications de l’aloe vera :

  • Comme toutes les plantes, l’aloe vera peut présenter un risque de développer une allergie : en cas de doute, pensez à demander avis à votre médecin.
  • L’aloe vera reste contre-indiqué pendant la grossesse en usage interne ainsi que pendant l’allaitement et ne doit pas être administré aux enfants de moins de 6 ans.
  • Le latex d’aloès, comme tous les laxatifs stimulants, est formellement contre-indiqué en cas de d’obstruction intestinale, d’inflammation intestinale aiguë, d’appendicite, d’ulcère, de troubles rénaux, de maladies cardiaques ainsi qu’en cas de douleur abdominale d’origine inconnue.
  • Certains gels fabriqués de façon peu rigoureuse peuvent contenir de l’émodine, une substance connue pour entraîner une sensibilité au soleil : en cas de doute, faites le test sur une petite zone cutanée.

*Wickline MM. Prevention and treatment of acute radiation dermatitis: a literature review.Oncol Nurs Forum. 2004 Mar-Apr;31(2):237-47
* *Langmead L, Feakins RM, et al. Randomized, double-blind, placebo-controlled trial of oral aloe vera gel for active ulcerative colitis.Aliment Pharmacol Ther. 2004 Apr 1;19(7):739-47.

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L’absinthe, Artemisia absinthium

L'absinthe, Artemisia absinthium

L’absinthe, Artemisia absinthium, de la famille des Astéracées, fait partie des plantes les plus amères ,absinthium signifiant « sans douceur » en latin. Son amertume justifie son effet thérapeutique lorsqu’elle est absorbée à petites doses. Parfois appelée grande absinthe, aloïne, armoise ou herbe aux vers, cette variété ne doit pas être confondue avec la petite absinthe.

Plante aromatique de par nature, elle était utilisée autrefois pour parfumer des boissons alcoolisées, dont le célèbre vermouth. Plante originaire d’Europe, elle pousse désormais tout aussi bien en Asie centrale, en Afrique du Nord ainsi que sur la côte Est des Etats-Unis.

L’histoire de l’absinthe :

Déjà utilisée dans l’Antiquité en infusion comme antidote de la cigüe et pour ses propriétés abortives, son usage s’orientera petit à petit comme ingrédient principal d’une boisson populaire, dans le courant du 19ème siècle, après avoir été une référence en tant qu’insecticide au 17ème siècle. Cette plante renferme une substance devenant vite toxique à haute dose, la thuyone. Interdite de ce fait dans de nombreux pays au début du siècle, l’absinthe est de nouveau autorisée à la vente, son taux de thuyone ne devant pas dépasser un certain taux.

Que contient l’absinthe ?

  • Les parties les prisées de cette plante se résument aux parties aériennes, à consommer fraîches ou séchées ainsi que ses feuilles, à utiliser toutefois seulement fraîches.
  • Cette plante renferme, au niveau de ses parties aériennes, des lactones sesquiterpéniques, dont l’artabasine et l’anabsinthine. Des flavonoïdes, des composés phénoliques et des lignanes y sont également bien représentés. L’absinthe, distillée, permet d’obtenir une huile essentielle, riche en thuyone, azulène ( d’où sa couleur légèrement bleutée) ainsi qu’en terpènes.
  • De par la présence de tous ces constituants dont la plupart sont amers, l’absinthe permet aux récepteurs gustatifs de la langue de réagir par réflexe en stimulant la production des sucs gastriques, intestinaux et pancréatiques.
  • Cette plante soulage bon nombre de maux d’estomac, améliore la digestion, augmente l’absorption des aliments de par la stimulation de suc gastrique et de bile qu’elle engendre.
  • Des études menées au Pakistan, il y a plus de 20 ans, avaient déjà conclues à une activité hépato-protectrice élevée, grâce à son action inhibitrice sur les enzymes responsables du métabolisme du foie.
  • Flatulences et ballonnements sont éliminées et l’absinthe constitue de plus un bon vermifuge naturel, comme en témoigne son nom en anglais qui signifie tue-vers.
  • Les parties aériennes séchées de la plante constituent un excellent insecticide et un anti-moustiques efficace. Son purin, quant à lui, tue les pucerons et éloigne les acariens.
  • L’effet anti-inflammatoire de l’absinthe lui permet de traiter certaines maladies.

Comment utiliser l’absinthe ?

  • L’infusion à base d’absinthe constitue un très bon remède aux troubles digestifs : mettre 5 g de sommités fleuries séchées par litre d’eau bouillante et prendre une petite tasse 2 à 3 fois par jour.
  • La teinture-mère d’absinthe sert à soigner les troubles digestifs ainsi que l’anémie : 15 gouttes dans 100 ml d’eau, à prendre 2 à 3 fois par jour, quelques minutes avant le repas. 30 gouttes prises 3 fois par jour dans 50 ml d’eau permettent d’augmenter la sécrétion biliaire.
  • L’absinthe, macérée dans 1 litre d’eau de vie à 60° pendant 15 jours, en association avec quelques baies de genièvre, d’écorces d’orange, de cannelle et de poivre de la Jamaïque donnera, une fois le sucre rajouté, un apéritif des plus naturels.

Les précautions d’emploi de l’absinthe :

Cette plante ne doit être absorbée que par petites doses, sans dépasser un usage de plus de 4 semaines et reste contre-indiquée aux femmes enceintes ainsi qu’à celles qui allaitent.

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L’huile essentielle de Cannelle

L'huile essentielle de Cannelle

La cannelle, de son nom latin Cinnamomum verum syn. C.zeylanicum est un arbuste de la famille des Lauracées, originaire du Sri Lanka et du sud de l’Inde. Epice de renommée mondiale, elle était déjà utilisée en tant que plante médicinale en Egypte. Cultivée dans toutes les régions tropicales, notamment aux Antilles et aux Philippines, son écorce ainsi que ses feuilles sont très prisées pour en extraire une huile essentielle aux multiples vertus.

Comment obtient-on l’huile essentielle de cannelle ?

L’huile essentielle de cannelle s’obtient en premier lieu par la distillation de l’écorce, mais également des feuilles ou des racines du cannelier : l’huile essentielle de l’écorce reste la plus utilisée, car elle contient davantage de principe actif. De couleur jaune, son odeur chaude et sucrée est très caractéristique de la cannelle.

L’huile essentielle obtenue à partir de l’écorce :

  • Cette huile contient du cinnamaldéhyde ( 65 à 75%), son principe actif majeur, des sesquiterpènes ( béta-caryophyllène), des esters terpéniques (acétate de cinnamyle ) et des phénols (eugénol).
  • Ses principales propriétés se situe surtout au niveau de la sphère digestive puisqu’elle est antispasmodique et antiseptique intestinal, en plus d’être très utile dans les problèmes d’alternances de diarrhées et de constipation avec flatulences. Son spectre d’action ne s’arrête pas là puisqu’elle possède également une action tonique nerveuse, cardiaque et respiratoire. Pour soulager les affections des voies respiratoires et les refroidissements divers, il suffit de verser 1 goutte d’huile essentielle de cannelle sur 1 comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel.
  • À forte dose, l’huile essentielle de cannelle devient très stimulante : elle stimule l’énergie vitale, lors par exemple de dépression nerveuse par surmenage physique.

L’huile essentielle obtenue à partir des feuilles :

Cette huile essentielle, de couleur brun clair à brun foncé, est surtout riche en phénols ( eugénol), avec des propriétés plutôt axées sur les problèmes d’infections intestinales ( diarrhées, dysenteries,…), urinaires (cystites),les amibiases, les verminoses ainsi que les entérocolites infectieuses. Elle est un anti-bactérien à très large spectre, couplée d’une action puissante.

Les précautions liées à l’huile essentielle de cannelle :

  • C’est une huile dermocaustique, qu’il convient toujours de diluer au maximum à 20% dans une huile végétale, pour un usage externe ( friction sur l’estomac et l’abdomen en cas de douleurs ou de diarrhée), à poser sur un comprimé neutre ou à diluer dans une cuillère de miel en cas d’usage par voie interne.
  • Cette huile essentielle est à éviter chez les femmes enceintes, allaitantes, chez les enfants de moins de 5 ans et son utilisation ne doit jamais dépasser 7 jours.

Une autre huile essentielle de cannelle :

L’huile essentielle de cannelle de Chine est extraite du cinnamomum cassia, toujours de la famille des Lauracées. Son principal composant biochimique est toujours le cinnamaldéhyde ( 80% environ) avec quelques traces d’esters. Cette huile possède une action antibactérienne très puissante : elle agit souvent alors que d’autres huiles ou médicaments restent inefficaces. En plus de son action antivirale, elle présente des propriétés fongicides et parasiticides.

Les autres utilisations de l’huile essentielle de cannelle :

De par son odeur suave, boisée et sa saveur sucrée, cette huile essentielle est utilisée dans l’industrie du parfum mais également parfaite pour aromatiser les plats de viande, les vins aux épices, les bouillons ainsi que tous les plats sucrés ( crèmes, gâteaux, sirops). Une seule précaution à observer : ne pas avoir la main trop leste car son odeur risque de couvrir toutes les autres molécules odorantes de vos plats. En général, une à deux gouttes suffisent pour surprendre les papilles.

En cas de doute sur l’utilisation d’une huile essentielle, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.