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Thréonine

Thréonine-aide-de-digestion

La thréonine fait partie de ces acides aminés dits essentiels, le corps ne pouvant le fabriquer. Des apports via l’alimentation représentent les seules sources possibles afin de couvrir les besoins.

A quoi sert la thréonine ?

  • Une digestion optimale n’est possible qu’en présence de thréonine, un contributeur majeur des échanges nutritifs notamment entre les intestins et le sang, tout en participant à la dispersion des graisses au niveau du foie : 60% de la thréonine est utilisée par le tube digestif, celui-ci en ayant besoin pour la production des sécrétions digestives ( mucus).
  • La thréonine joue un rôle dans la formation de l’émail des dents ainsi que dans celle du collagène et de l’élastine, dont la peau, les cheveux mais aussi les tissus conjonctifs en général ne sauraient se priver.
  • Du fait de la teneur élevée en thréonine des immunoglobulines, nos anticorps, un déficit en thréonine peut en affecter leur production : une bonne réponse immunitaire n’est possible qu’en présence, entre autre, de thréonine.
  • La thréonine joue un rôle de précurseur pour la formation de glycine et de sérine, deux autres acides aminés dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. 
  • Enfin, la thréonine contribue à maintenir l’équilibre protéique au sein de l’organisme.

Ou trouver la thréonine ?

Les protéines animales comme la viande, rouge ou blanche, les œufs ainsi que les produits laitiers en renferment des quantités non-négligeables. Côté végétal, le germe de blé ainsi que certaines graines oléagineuses, comme les noix, et les fèves représentent les autres sources d’apport possibles.

Les recommandations en thréonine :

  • La dose recommandée de thréonine est fixée entre 500 à 1500 mg/jour.
  • Une carence en thréonine demeure possible, celle-ci pouvant entraîner des problèmes de peau, une mauvaise digestion, voir même une malnutrition ainsi qu’une irritabilité.
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Sarriette

Sarriette

La sarriette des montagnes, de la famille des Lamiacees, est également connue sous son nom plus scientifique de Satureja montana.

Originaire d’Europe du sud, cette plante aromatique aux feuilles lancéolées et aux fleurs blanches et roses reste une incontournable dans le domaine de la phytothérapie.

L’ histoire de la sarriette

A l’ aire de Dioscoride et Galien , cette plante vivace était utilisée comme le thymus vulgaris, son petit cousin, de par ses effets réchauffants et séchants.

Que contient la sarriette ?

Ses fleurs renferment jusqu’à 2 % d’ huile essentielle, qui selon l’ origine de la plante, peut être riche soit en carvacrol, soit en thymol.

Les vertus de la sarriette

  • Souvent plus utilisée en cuisine qu’ en phytothérapie de par ses molécules très odorantes, la sarriette possède des vertus médicinales.
  • Elle demeure très efficace en cas de flatulences, de coliques et de problèmes digestifs en général.
  • De par son action dite réchauffante, la sarriette a toute sa place en cas d’infections des voies respiratoires, à type de bronchite.
  • Le pouvoir bactéricide de son huile essentielle permet de traiter des infections cutanées dermatologiques, comme les candidoses et le mycoses, parfois résistantes a certains antibiotiques.

Les cousines de la sarriette

La sarriette des jardins, Satureja hortensis, possède des propriétés similaires, avec toutefois une huile essentielle un peu moins puissante. Il en va de même du calament, Calmintha ascendens, d’ un spectre d’ action également très proche

Les précautions liées a la sarriette

  • De par la présence de cétones, cette plante est contre-indiquée chez la femme enceinte ainsi que chez l’enfant.
  • De manière plus globale, elle nécessite un suivi médical et ne doit jamais être prise au long cours.
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Romarin

Romarin

Plante originaire du bassin méditerranéen, de la famille des Lamiacées, elle était déjà utilisée dès l’Antiquité pour améliorer et stimuler la mémoire.

Autant de vertus que reflète sa flaveur reconnaissable entre toutes : ses fleurs bleu pâle dégagent une odeur aromatique déjà stimulante. Le romarin, de son nom latin Rosmarinus officinalis, renferme de nombreux constituants bénéfiques pour la santé : des flavonoïdes (apigénine, diosmine),des tanins, de l’acide rosmarinique, de la rosmaricine et des diterpènes.

Les propriétés de l’huile essentielle de romarin :

  • Elle est l’huile essentielle par excellence du système digestif, puisqu’elle stimule le foie et la vésicule biliaire, régule la digestion et diminue les flatulences.
  • Elle possède des vertus antiseptiques, antibactériennes, antifongiques tout en étant diurétique et purifiante.
  • Parfaite pour tonifier également la circulation ( avec ou sans varices) et pour décongestionner en cas de cellulite : un massage régulier, l’huile toujours diluée dans une base d’acides gras.
  • Elle lutte également contre l’acné, l’eczéma, le psoriasis, la chéloïde, le durillon, les pellicules, les poux ou la chute des cheveux.
  • Sur le plan émotionnel, l’huile apaise l’épuisement psychique et clarifie l’esprit tout en soulageant les maux de tête et l’hypotension. L’inhalation d’huile essentielle de romarin déposée sur un mouchoir peut largement aider à contrer la sensation de faiblesse ou de fatigue nerveuse c’est l’huile antifatigue par excellence.
  • L’inhalation de quelques gouttes d’huile essentielle de romarin déposées sur un mouchoir peut aider à contrer la sensation de faiblesse ou la fatigue nerveuse. Les vaporiser dans l’atmosphère est une autre option : au bureau, dans la pièce principale de la maison.

De quelle huile essentielle de romarin parle-t-on ?

  • Les feuilles récoltées en été peuvent être distillées, mais ce sont surtout ses sommités qui sont recherchées : la teneur en huile essentielle dépend de la plante et de sa spécificité biochimique. Il existe le Rosmarinus officinalis, à verbénone, à cinéole et à camphre, les trois déclinaisons n’ayant pas tout fait les mêmes vertus et indications.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à verbénone est riche en alpha-pinène (monoterpènes) et en bornéol (monoterpénols), en esters terpéniques, mais aussi en camphre ( cétones) et en verbénone. L’odeur rappelle le côté herbacé, un peu floral. Cette huile a toute sa place dans la régénération des cellules hépatiques mais aussi pour drainer le foie : 2 gouttes dans une cuillère d’huile d’olive ou de miel le matin à jeun.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à cinéole est, quant à elle, plus puissante au niveau senteur, avec des notes plus camphrées. Sa teneur principale est constituée de 1,8-cinéole (oxyde terpénique), d’alpha-pinène mais en moindre quantité que l’huile essentielle précédente, avec toujours la présence de camphre. Cette huile a donc toute sa place dans les pathologies de la sphère haute : bronchite, sinusite, refroidissement pulmonaire, sans oublier les problèmes liés à la fatigue et au surmenage en général : elle est parfaite en inhalation, en diffusion mais aussi directement sur le thorax, en cas de problèmes ORL.
  • L’huile essentielle de Rosmarinus officinalis à camphre est riche en alpha-pinène, en 1,8-cinéole, comme les deux autres, avec toutefois des pourcentages plus élevés en camphre : elle est plus indiquée en cas de contractures musculaires, de rhumatismes ou de courbatures. Son utilisation requiert de toujours la diluer dans un support huileux, à raison de 2 gouttes pour 4 gouttes d’huile végétale ( jojoba, argan, olive).

Quelques précautions d’emploi à respecter :

L’huile essentielle de romarin, et ce, quelque soit sa spécificité biochimique, contient des cétones potentiellement neurotoxiques et abortifs : elle ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, ni chez les femmes allaitantes, les bébés, chez les personnes épileptiques ou hypertendus ainsi qu’en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein.


En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Pergularia

pergularia

La pergularia, de son nom latin pergularia extensa, fait partie de la famille des Asclépiadacées. Cette plante vivace grimpante, originaire d’Inde, est également nommée uttran ou Sadorani dans ce continent.

Renfermant dans ces petites fleurs blanc verdâtre plusieurs principes actifs, la pergularia reste encore très utilisée en phytothérapie.

La composition de la pergularia :

Les parties aériennes de la plante renferme des principes amers, ainsi que des stérols et une résine amère.

Les vertus de la pergularia :

  • La pergularia posséderait à la fois des vertus digestives, expectorantes, diurétiques et laxative.
  • Le jus des feuilles présente des vertus expectorantes, qui trouvent toute leur place dans les maladies catarrhales, la décoction des dites feuilles étant plus conseillée en cas de toux. Cette plante reste très utilisée en Inde pour soigner tout autant la bronchite que l’asthme.
  • Le jus des feuilles de pergularia peut être donné pour traiter la diarrhée chez les enfants.
  • La pergularia peut être considérée comme un tonique utérin, contribuant ainsi à réduire les saignements utérins aux diverses origines.
  • Le suc extrait des feuilles est employé pour résorber les kystes et atténuer l’inflammation des articulations. En usage interne, le suc, associé au gingembre contribue à soulager les rhumatismes.
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Ortie

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L’ortie dioïque, urtica dioica, également appelée la grande ortie, fait partie de la famille des urticacées, qui comprend une cinquantaine de genres et près de 700 espèces réparties à travers le monde. Plante élancée, à fleurs petites en grappes ou en boulettes de couleur verdâtre, ses 4 sépales donnent naissance à un fruit, l’akène, sans oublier ses nombreux poils urticants. Redoutée le plus souvent pour ses piqûres, cette plante est appréciée depuis le 1er siècle avant J.C.:Dioscoride,le célèbre médecin grec utilisait déjà ses feuilles fraîches pour soigner les blessures infectées, son jus pour stopper les saignements de nez. De nos jours, l’ortie reste prescrite en cas de fièvre, d’arthrite, d’anémie et trouve également un usage en cuisine, son goût n’étant pas sans rappeler celui de l’épinard.

Que contient l’ortie ?

  • L’ortie fait partie de ces plantes aux vertus médicinales de par les nombreux composants qu’elle renferme au niveau de ses feuilles : des antioxydants* dont des flavonoïdes sous forme de quercétine et des tanins,des lignanes, des amines ( histamine, choline, acétylcholine, sérotonine), de la chlorophylle, du xanthophylle ainsi que des minéraux (calcium, potassium, acide silicique, fer).
  • Les vitamines pro-A (bêta-carotène), B9 (acide folique), B5 (acide penthothenique), C (acide ascorbique), E (tocopherol) et K y sont bien représentées.
  • On note la présence de 8 acides aminés essentiels dont la leucine, l’isoleucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, le tryptophane, la thréonine et la valine.
  • La richesse en protéines végétales des feuilles représente de 5 à 9 %, ce qui en fait un aliment plus riche que le soja.
  • Les cathécolamines présentes dans les poils urticants sont responsables des réactions urticantes.
  • Ses racines contiennent, quant à elle, des phytostérols, aux vertus particulièrement diurétiques recherchées, ainsi que des lignanes, des sels minéraux et des composés phénoliques.
  • Le fruit de l’ortie est riche en protéines, en mucilage, en vitamine E et comprend une huile grasse, riche en omégas 3, à forte proportion d’acide linoléique, d’acide linolénique en moins grande quantité ainsi que des caroténoïdes.

Les vertus de l’ortie :

  • Cette plante est recherchée avant tout pour son action diurétique : c’est un dépuratif naturel qui trouve toute sa place notamment en cas d’eczéma et d’arthrite, du à un dysfonctionnement des reins ou à de la rétention d’eau.
  • De par son côté astringent, du à la présence de cholorophylle et de tanins, l’ortie trouve toute sa place en cas de saignements de nez ou de plaies à cicatriser, tout en ayant une action sur les menstruations trop abondantes, en réduisant leur flux.
  • En cas de rhumes des foins, d’asthme, l’ortie apporte un soulagement.
  • Son jus est efficace pour soulager justement les piqûres d’orties, tout comme les démangeaisons en général.
  • Les feuilles de l’ortie combattent l’anémie, de par la richesse de sa composition en minéraux et peuvent stimuler la montée de lait : c’est une plante reminéralisante par excellence.
  • La racine trouve son utilité afin de combattre l’hypertrophie de la prostate.
  • L’ortie peut être utilisée pour tout dérèglement endocrinien de part ses propriétés adaptogènes et toniques sur les surrénales : c’est la plante idéale pour aider à régulariser le métabolisme et à diminuer les effets nocifs du stress.

Les parties de l’ortie utilisées :

  • Les parties aériennes, qu’elles soient sèches ou fraîches sont très recherchées, du fait de la forte concentration d’éléments nutritifs. Elles sont consommées comme toniques et intégrées dans bon nombre de préparations médicinales : onguent, infusion à raison de 200 ml pour un effet fortifiant ou tout simplement en soupe.
  • Les racines, utilisables aussi bien fraîches ou séchées, peuvent être bues sous forme de décoction, en cas d’hypertrophie de la prostate, à raison d’une tasse par jour : les phytostérols qu’elle contient permettraient d’inhiber la 5 alpha-réductase, une enzyme impliquée dans l’activation des facteurs de croissance qui stimulent la prolifération cellulaire.
  • La teinture-mère permet de soigner les rhumes de foin, à raison d’une cuillère à café diluée dans 100 ml, 2 fois par jour. Sous forme de gélules dosée à 100 mg, l’ortie régularise les flux menstruels. 
  • L’ortie connait de nombreuses espèces, dont l’ortie brûlante, Urtica urens, très utilisée en homéopathie, avec des vertus similaires à sa grande sœur.

* Cetinus E, Kilinc M, Inanc F, Kurutas EB, Buzkan N, The role of urtica dioica (urticaceae) in the prevention of oxidative stress caused by tourniquet application in rats, 2005, Japon
** Riehemann K, Behnke B, Schulze-Osthoff K. , Plant extracts from stinging nettle (Urtica dioica), an antirheumatic remedy, inhibit the proinflammatory transcription factor NF-kappaB. 1999, université de Tubingen

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Nickel

Nickel

Le nickel est un oligo-élément peu répandu dans le corps humain : il n’en renferme que 500 microgrammes, surtout localisés au niveau du poumon.

Lorsque cet oligo-élément est absorbé, il est ensuite éliminé au niveau urinaire ainsi qu’au niveau de la bile, voir parfois par la sueur. Si son rôle sur l’insuline est connu depuis 1929, son rôle essentiel chez l’homme ne l’est que depuis 1974.Une alimentation, si elle est équilibrée et diversifiée, fournit les apports journaliers car cet oligo-élément est présent, même en quantité infinitésimale, dans bon nombre de végétaux mais aussi dans certaines protéines animales.

A quoi sert le nickel ?

  • Le nickel aide au bon fonctionnement et au bon équilibre du pancréas. Il a en effet un rôle très ciblé sur le métabolisme des glucides et dans l’utilisation des sucres puisqu’il concourt à augmenter l’effet de l’insuline.
  • Il régule la production d’adrénaline et présente de ce fait une action hypotensive.
  • Associé à un autre oligo-élément, le cobalt, il permet de réguler le pancréas, notamment en cas de digestions difficiles.

Où trouver le nickel dans l’alimentation ?

L’un des aliments les plus riches en nickel reste le chocolat, à condition toutefois qu’il soit noir (70% de cacao). Les légumes secs mais aussi les fruits ainsi que le thé ( en vrac d’origine biologique) en sont richement pourvus. Attention toutefois à leur consommation concomitante avec des céréales : les phytates qu’elles contiennent peuvent perturber l’absorption du nickel. Il en va de même s’il est associé à des aliments (voir des compléments) riches en fer, cuivre ou zinc : il s’ensuit une compétition au niveau intestinal dont le nickel ne sort pas vainqueur. Le mode de cuisson peut être une source de nickel supplémentaire si les aliments sont cuisinés dans de l’acier inoxydable (source Afssa ).

Les apports recommandés en nickel :

Même si à l’heure actuelle, il n’existe pas de recommandation d’apport journalier, on estime que les besoins seraient d’environ 75 microgrammes par jour (besoins extrapolés à partir de données animales), dose qui est largement dépassée par l’alimentation. En Europe, les apports varient entre 110 et 230 microgrammes.

Carences ou excès en nickel :

Les carences sont inexistantes et sa toxicité, en cas d’excès, ne peut se manifester qu’à des doses supérieures à 600 microgrammes/ jour, les organes touchés pouvant être le poumon, la peau (dermatoses) ou les reins.
Les apports en excès ne peuvent être causés que par des apports extérieurs à l’alimentation. Le nickel, lorsqu’il est inhalé, peut favoriser le cancer du poumon en se combinant avec le monoxyde de carbone. Se forme alors du carbonyle de nickel, que l’on retrouve notamment dans la fumée des cigarettes.

Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments

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Manganèse

Manganèse

Identifié dans le règne végétal, où il intervient dans la synthèse chlorophyllienne, il fut le premier métal reconnu comme oligoélément essentiel par le grand chimiste français Gabriel Bertrand.

Le manganèse est un oligo-élément essentiel, non synthétisé par l’organisme : il doit donc obligatoirement être apporté par l’alimentation. Notre corps en renferme entre 12 à 20 mg, dont près d’un tiers est renouvelé chaque jour. Le foie, les reins et les glandes endocrines sont les tissus les plus riches en manganèse.

Un oligo-élément aux multiples fonctions :

  • Le manganèse active de nombreux systèmes enzymatiques et intervient indirectement dans la lutte de l’organisme contre l’oxydation : l’action des radicaux libres est ainsi limitée.
  • Il intervient dans la synthèse du collagène et dans la formation des cartilages et des articulations : il permet de maintenir l’intégrité des os.
  • Il joue également un rôle dans le métabolisme des glucides, des lipides ainsi que dans la synthèse du cholestérol.
  • Le manganèse semble exercer une activité hypoglycémiante en agissant sur la fabrication du glucose à partir d’autres produits que le glycogène : c’est un ami pour votre pancréas.
  • Il intervient dans la coagulation en relation avec la vitamine K, en participant à la synthèse de la prothrombine.
  • la production des hormones sexuelles, leur activité ainsi que la montée de lait après l’accouchement seraient dépendantes du manganèse.
  • Au niveau du cerveau, il stimulerait l’hypophyse, notre chef d’orchestre, en association avec l’acide para-aminobenzoïque, pour sécréter de l’acétylcholine , un neuromédiateur capital dans le fonctionnement du cerveau : la mémoire, le concentration et l’action sont ainsi renforcées.

Quels sont les apports quotidiens recommandés en manganèse ? (AQR)

Les besoins en manganèse diffèrent légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus. L’OMS (organisation mondiale de la santé) recommande de consommer entre 2 et 5 mg de manganèse par jour pour un adulte et l’AFSSAPS (agence de sécurité sanitaire des produits de santé) a défini, quant à elle, une limite de sécurité de 4,2 à 10 mg par jour, afin d’éviter les risques au niveau du système nerveux. (2001) Des risques réels toutefois d’intoxication existent dans les industries* du manganèse ainsi que dans les usines de traitement du métal et de ses minerais (toxicité chronique).

Comment savoir s’il on est carencé en manganèse : des signes caractéristiques

  • Une carence en manganèse risque principalement de se porter sur les os et sur les articulations ( douleurs, faiblesse). Des phénomènes d’ostéoporose sont fréquemment observés.
  • Des affections allergiques touchant l’appareil ORL sont courantes.
  • Des troubles comme des atteintes nerveuses sont possibles : irritabilité, voir même des hallucinations.

Où trouver le manganèse dans l’alimentation ?

  • On le trouve surtout le germe de blé et certains  oléagineux ( 10 mg/100 g) :  noix, amandes, noisettes
  • Les céréales : blé, riz non décortiqué
  • Certains condiments : clou de girofle, gingembre, thym, laurier
  • Dans un certain nombre de légumes : haricots, petits pois, carottes, betterave, châtaigne, soja
  • Les aliments pauvres en manganèse sont les viandes, les poissons, les œufs et les fruits qui en sont pratiquement dépourvus avec des teneurs inférieures à 1 mg/kg.

Attention toutefois aux interactions possibles avec d’autres oligo-éléments :

  • Au niveau du duodénum, il existe une compétition d’absorption entre le fer et le manganèse : dégustez votre steak haché avec une salade plutôt qu’avec des céréales.
  • De même magnésium et manganèse peuvent se substituer l’un à l’autre (au niveau du noyau cellulaire)
  • L’administration de doses élevées de manganèse diminue l’accumulation du cuivre dans l’organisme.
  • Le manganèse, enfin, interfère avec le calcium et le phosphore dans l’estomac et l’intestin : évitez le bol de céréales de blé, couplé à du lait de vache si vous êtes en déficit de manganèse.

En résumé :

Prenez une poignée de fruits secs en dehors des repas, c’est un moyen très simple de bien absorber votre dose de manganèse, sans aucun risque de compétition possible.Et évitez de boire de l’alcool : l’éthanol augmenterait l’absorption du manganèse et faciliterait aussi sa rétention hépatique et ses effets toxiques. Privilégiez plutôt le thé ou certaines eaux minérales qui en sont riches, tout en étant bien absorbées par votre organisme.

Alessio L, Apostoli P, Ferioli A et al., 1989. Interference of manganese on neuroendocrinal
system in exposed workers. Preliminary report. Biol Trace Elem Res 21:249-253.

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Lithium

Lithium

Présent à l’état de traces dans le plancton et chez tous les êtres vivants, le lithium provient du grec lithos, qui signifie pierre.

Cet oligo-élément fut découvert en 1817 par Johan August Arfwedson sur l’île de Utö ,en Suède, qui analysait alors d’autres minéraux. D’où son nom de lithium, attribué par J.J. Berzelius, puisqu’il ne provient pas de matières d’origine végétale, contrairement à d’autres composés. Même si son métabolisme chez l’homme reste assez mal connu, il reste probablement proche de celui du sodium et du potassium. Après absorption digestive, le lithium se concentre à hauteur de 50% sur les muscles ainsi que sur le tissu cérébral, son élimination se faisant par voie rénale : le sang en contient environ 30 microgrammes par litre.

Comment fonctionne le lithium ?

  • Les propriétés du lithium seraient probablement dues à sa participation dans le fonctionnement des cellules nerveuses ainsi qu’à sa régulation sur les molécules impliquées dans la transmission des informations au niveau cérébral. Le lithium intervient en effet au niveau des échanges membranaires, tout comme le potassium, le sodium et le magnésium, ce qui expliquerait en partie son rôle tranquillisant sur le système nerveux.
  • Au niveau de la glande thyroïde, il a la capacité de bloquer la libération de l’hormone thyroïdienne (la thyroxine), hormone connue pour favoriser l’apparition d’un goitre.

Les vertus du lithium :

  • Le lithium aide à réguler certains problèmes de sommeil ainsi que les troubles de l’humeur : le sommeil est plus récupérateur. Le lithium renforçant les effets du magnésium, il est un oligo-élément de choix pour réguler les états spasmophile ainsi que certaines situations de stress. Une légère tendance dépressive, des difficultés d’adaptation (changements de rythme de vie, horaires décalés) peuvent être améliorées par la prise de lithium ( avec un suivi médical).
  • Le lithium a démontré, à fortes doses, toute son utilité dans la prise en charge de certaines pathologies psychiatriques, la découverte de ses propriétés sur les troubles de l’humeur et du comportement ayant déjà été décrites par J.F.J Cade en 1949.
  • La dose préconisée est de 70 à 140 mg/jour, avec une surveillance biologique nécessaire afin d’éviter tout effet délétère au niveau neurologique mais aussi rénal : la marge thérapeutique est faible. Le lithium, sous forme de sels de lithium s’est révélée efficace comme thymo-régulateur, notamment en cas de trouble bipolaire.
  • Le lithium est utilisé depuis des décennies dans le traitement de la goutte, les sels de lithium de l’acide urique étant très solubles dans l’eau.
  • En simple application locale, sous forme de lotion, le lithium peut aider à réguler un excès de sébum au niveau de la peau et du cuir chevelu (dermite séborrhéique).

Les aliments riches en lithium :

L’eau de boisson reste le plus gros fournisseur de lithium, suivi de près par les céréales, les légumes verts. Les concentrations dans les eaux de boisson peuvent aller de 200 à 600 microgrammes : mieux vaut toujours lire les étiquettes, même s’il n’existe aucune recommandation quant aux AJR*.
Les protéines d’origine animale comme les poissons, les viandes mais aussi les œufs en sont de bonnes sources.

* apports journaliers recommandés

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Cade

Cade - Juniperus oxycedrus

De la famille du genévrier et des Cupressacés, le cade, de son nom latin Juniperus oxycedrus, est un petit arbre qui se complaît dans le bassin méditerranéen. En aromathérapie, ses rameaux une fois distillés, délivrent une huile essentielle très appréciée tout autant pour traiter certains maux chez l’homme tout comme chez certains animaux.

Appelé aussi oxycèdre, petite cèdre ou cèdre piquant, le cade forme des baies rouges foncées, au bois réputé pour faire fuir les insectes ou mites. 

Sa composition biochimique :

La distillation à la vapeur des rameaux du cade permet d’obtenir une huile essentielle riche en sesquiterpènes, dont l’alpha-cédrène, le delta-cadinène, le zonarène ainsi que le beta-caryophyllène. Cette huile peut également contenir quelque pourcentage de phénols (entre 7 à 10%), ainsi que du cadinol, un sesquiterpénol.

Les vertus de l’huile essentielle de cade :

  • L’huile essentielle de cade possède à la fois des propriétés parasiticides, antiseptiques et vermifuges.
  • Son action antiparasitaire* permet de venir à bout de bon nombre de maux cutanés fréquents chez le cheval, le chien ou le chat, en frictions et en applications locales, pure ou bien diluée dans une huile végétale comme celle de neem.
  • Que ce soit en onction, en massage ou tout simplement dans le bain, l’huile essentielle de cade constitue un véritable soin naturel pour les cheveux, permettant également de traiter le cuir chevelu, notamment en cas d’affections cutanées ( psoriasis, eczéma, pellicules, cheveux gras, mycose). Une lotion composée à hauteur de 3 gouttes dans 10 ml d’huile végétale appliquée régulièrement sur le cuir chevelu contribue à rendre les cheveux forts et brillants.
  • En inhalation ou en diffusion, les molécules de cette huile essentielle peuvent aider en cas d’addictions, d’angoisse, d’anxiété ou tout simplement à permettre de méditer : une détente assurée rien qu’en respirant cette huile essentielle.
  • Pour combattre les vers intestinaux, la voie interne ainsi que vaginale restent les voies les plus appropriées , les conseils d’un aromathérapeute étant toutefois vivement recommandés dans le choix de ce mode d’administration.

Une autre huile de la même famille :

L’huile essentielle de baies de genévrier appartient à la famille des cupressacées mais est extraite à partir du Juniperus communis L., une autre variété de genévrier, dont les composants majoritaires sont cette fois des monoterpènes, essentiellement des alpha-pinènes.

Les précautions de l’huile essentielle de cade :

  • De par notamment la présence de phénols, cette huile essentielle reste déconseillée chez la femme enceinte pendant les 3 premiers mois de grossesse, ainsi que chez les jeunes enfants.
  • Son usage interne nécessite d’autre part un suivi médical ou thérapeutique.

www.distilleriedescevennes.com

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Bleuet

Bleuet

Le bleuet ou Centaurea Cyanus, de son nom plus scientifique, fait partie de la famille des Astéracées. Cette plante annuelle ou bisannuelle, aux fleurs bleu ciel en été croît dans les champs cultivés des régions tempérées. Originaire du Proche-Orient, le bleuet présente de nombreuses vertus, de par les différents constituants qu’il renferme, via à la fois ses fleurs, ses graines et ses feuilles, lui conférant ainsi une place de choix dans le domaine de la phytothérapie.

L’histoire du bleuet :


Déjà au 12ème siècle, la célèbre Sainte Hildegarde de Bingen faisait l’éloge du bleuet et de ses nombreuses vertus. Au 16ème, le non moins fameux herboriste P. Mattioli, s’appuyant sur la théorie des signatures, méthode des plus prisés à l’époque, selon laquelle l’apparence extérieure d’une plante indiquait ses applications thérapeutiques, renforça les usages médicinaux du bleuet : sa couleur bleu foncée, évoquant ainsi les yeux sains contribua à associer la plante comme remède contres les affections oculaires. La centaurea scabiosa, une plante d’une famille proche, servait au Moyen-âge à fabriquer un onguent des plus efficaces afin de cicatriser les blessures, tout en traitant les infections cutanées.

Que renferme le bleuet ?

Le bleuet contient de la chicine, un principe amer, des composés acétyléniques ainsi que des anthocyanosides et des flavonoïdes : un cocktail d’antioxydants à l’état pur.

Les effets et indications du bleuet :

  • Les pétales de la fleur de bleuet, riches en principes amers, présentent à la fois une action stimulante et fortifiante. Le bleuet, utilisé en décoction ou en teinture-mère, contribue à augmenter la sécrétion gastrique et salivaire, facilitant ainsi la digestion, tout en renforçant l’activité du foie. Son effet amer, en favorisant l’envie de manger, peut trouver une place afin de traiter certains problèmes liés à l’anorexie.
  • Très bon anti-inflammatoire naturel, ses feuilles en décoction permettent de soulager certaines douleurs rhumatismales, de par leurs effets également analgésiques.
  • Les graines du bleuet, de par leur action légèrement laxative, contribuent à lever certains problèmes de constipation passagère, notamment chez l’enfant.
  • Le bleuet constitue le remède de choix dans la sphère oculaire, apaisant ainsi les yeux irrités de façon douce : soit en bains d’yeux , une fois l’infusion filtrée, soit directement en cataplasmes via les pétales.
  • Le bleuet, distillé, permet d’obtenir un hydrolat particulièrement apprécié pour apaiser et réparer les yeux fatigués ou irrités. Plus particulièrement préconisé pour les personnes sujets aux allergies, il s’utilise également en compresses sur les yeux mais pas seulement. Il trouve un usage de surcroît pour tonifier le tissu cutané et s’emploie contre la couperose.

Une confusion possible avec d’autres centaurées :

Les petites centaurées, qui présentent des fleurs roses ou jaunes , appartiennent à la famille des Gentianacées, du genre Centaurium, qu’il convient de ne confondre avec le bleuet, du genre Centaurea, mais appartenant donc à la grande famille des Astéracées.