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Orcanette

Orcanette

De la famille des Borraginacées, l’orcanette, genre Alkanna, est une plante qui croît essentiellement autour du Bassin méditerranéen ainsi qu’en Europe centrale (Slovaquie, Hongrie, Turquie) bien que devenant de plus en plus rare. Orcanette et Alkanna tireraient leur origine du mot arabe al-Hinnâ, le henné (Lawsonia inermis) de par le colorant rouge qu’elles produisent même si elles sont classées dans une autre famille botanique. Composée en Europe de deux espèces essentiellement méditerranéennes, Alkanna fastigiata, l’orcanette fastigiée, et Alkanna matthioli ou tinctoria, l’orcanette des teinturiers, leurs racines furent de tout temps utilisées pour la palette de couleurs qu’elles offrent, les nuances pouvant aller depuis le bleu jusqu’au rouges et violets.

Comment reconnaître l’orcanette ?

De la même famille que la bourrache ou la buglosse, l’orcanette, une plante velue, à port prostré et à fleurs groupées en racèmes de cymes unipares, n‘est pas sans rappeler la vipérine de par ses jolies inflorescences violettes entourées de bractées. Son calice comporte cinq lobes profondément divisés, accompagné d’une corolle tubulée se terminant par cinq lobes arrondis. Produisant des akènes à la belle saison, sa racine pivotante, visiblement pourpre, constitue l’élément utilisé en teinture.

L’histoire de l’orcanette :

  • Déjà mentionnée par les alchimistes grecs d’Alexandrie, sur des papyrus égyptiens datant du 3ème siècle, l’orcanette était utilisée afin d’imiter la précieuse pourpre mais également très employée comme cosmétique par les femmes romaines notamment dans la fabrication des rouges à lèvres et fards à joues. Bon nombre de recettes concoctées à cette époque avaient déjà contrecarré son inconvénient majeur, à savoir son versant non hydrosoluble, l’alkannine, son pigment étant alors diluée à partir de graisses (noix pilées), de tanins (pommes de pin), d’acides ( urine de chameau, suc des bettes, lie de vin) ou d’alcalis. Pour fixer l’orcanette, les ingrédients utilisés à l’époque, différaient quelque peu de ceux d’aujourd’hui, à savoir de l’urine de brebis pour sa teneur en ammoniaque, de l’arbousier ( tanin), de la jusquiame, riche en nitrate ou tout simplement en mélangeant à parties égales du cotylédon, issu du nombril de Vénus et d’alun.
  • D’une utilisation très limitée jusqu’à la fin du XVIIIè siècle, du à son caractère non soluble dans l’eau, son colorant fit partie intégrante de la teinture des imprimés appelés indiennes, courant du 19ème siècle, l’alcool à 35° ayant alors supplanté les solvants ancestraux, même si les insectes type cochenille ou des mélanges garance-indigo furent majoritairement employés, de par le moindre coût qu’ils engendraient.
  • On recourrait à l’orcanette jaune, jadis abondante en Provence, afin de teindre en pourpre certaines liqueurs sirupeuses, tout comme pour colorer certaines pommades, onguents, cires et huiles en pharmacie.

Que contient l’orcanette ?

  • Les racines, et surtout les écorces de l’orcanette renferment de l’alkannine, un colorant de la famille des naphtoquinones, qui délivre des pigments variant des roses-violets, sans ajout d’additif ou des nuances grises, avec ajout de fer, dans le procédé tinctorial.
  • Ce pigment peut être obtenu de nos jours industriellement et notamment au Japon, grâce à la voie biotechnologique. La bactérie Lithospernum, présente dans une Borraginée orientale, Lithospernum erythrorhizon, introduite dans une culture in vitro de cellules végétales, est capable de synthétiser le précieux colorant.

Comment obtenir la teinture ?

  • Faire tout d’abord chauffer un bain d’alcool à 40°C puis y plonger les racines broyées en petits morceaux ou réduite en poudre, à hauteur de 65 grammes par litre, ainsi que des fibres mordancées, tout en remuant le tout. Ces dernières doivent rester une heure dans le bain avant d’être rincées dans un autre bain d’eau à même température puis mises à sécher ensuite à l’ombre.
  • D’un usage peu courant, à l’état brut, en matière de teinture de tissus, du fait notamment de sa rareté, l’orcanette trouve également un usage en savonnerie, ses copeaux devant être alors directement mis à chauffer dans des huiles.
  • La poudre sèche d’orcanette, en infusion, donne une teinte plutôt orangée qui peut être mélangée à un henné : la couleur de teinture pour les cheveux n’en sera que plus intense.

Les contre-indications et précautions d’usage :

  • L’orcanette, bien que chef de file des plantes fébrifuges, recommandées jadis contre les inflammations de poitrine, ne doit pas être utilisée en usage interne.
  • L’odeur de l’orcanette, une fois travaillée, peut dégager une odeur peu agréable.
  • Cette plante, de par sa rareté croissante, ne doit pas être récoltée à l’état sauvage.
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Niaouli

Niaouli

De la famille des myrtacées, le niaouli Melaleuca viridifolia est un arbre très présent en Nouvelle-Calédonie où ses forêts occupent près de 1/5 de la superficie de l’île

Son huile essentielle présente des vertus médicinales utilisée depuis la nuit des temps par les kanaks pour combattre la malaria. Madagascar représente également un autre lieu de prédilection pour la culture désormais à grande échelle de cet arbre et surtout pour son huile essentielle la plus souvent d’origine biologique.

En France cette huile a été longtemps utilisée sous forme d’une spécialité, le Goménol, pour traiter bon nombre d’infections, avant d’être détrônée par les antibiotiques.

Comment obtenir l’huile essentielle de niaouli ?

Les feuilles et les rameaux sont distillés à la vapeur avec un rendement de 70 kilos de masse végétale afin d’obtenir au moins 1 litre d’huile essentielle. Incolore, cette huile apporte un parfum camphré, légèrement herbacé, qui n‘est pas sans rappeler l’eucalyptus , de par sa nuance fleurie parfois perceptible.

Que contient l’huile essentielle de l’huile essentielle de niaouli ?

  • Cette huile renferme avant tout des oxydes (surtout le 1,8-cinéole) pouvant atteindre jusqu’à 60% de ses constituants : elle demeure une huile essentielle majeure pour la sphère respiratoire en tant que mucolytique et expectorante. Les monoterpènes, de type alpha-pinène (15% en moyenne), des sesquiterpénols (viridiflorol), des monoterpénols (alpha-terpinol) et quelques traces de composés soufrés constituent les autres éléments les plus souvent retrouvés lors des analyses.

Les propriétés de l’huile essentielle de niaouli :

  • L’huile essentielle de niaouli présente avant tout un spectre large sur bon nombre de bactéries pathogènes, à commencer par celles à gram positif, le staphylocoque ainsi que les streptocoques des groupes A et B ainsi que certains champignons : cette huile présente une puissante action antibactérienne autant au niveau de la sphère ORL ( sinusite, bronchite, coqueluche) que celle au niveau urogénitale ( mycoses à Candida albicans, cystite)..
  • Intéressante pour ses propriétés immuno-stimulantes, elle reste efficace pour raffermir les tissus conjonctifs, notamment en cas de varices, de phlébites ou d’hémorroïdes : régénérante cellulaire, cette huile apporte une protection dermique ainsi qu’un effet stimulant sur le métabolisme cutané. Cette huile peut être utilisée notamment en cas de radiodermite, en prévention et en soins liés à la radiothérapie.
  • Utile pour tonifier les gencives, elle n’a pas son pareil pour calmer les inflammations au niveau de la cavité buccale : cette huile possède des qualités antiseptiques, analgésiques et anti-inflammatoires.
  • Elle reste également une excellente huile répulsive contre les insectes : l’une des raisons peut être pour laquelle la malaria a pu être repoussée dans les zones marécageuses de Nouvelle-Calédonie.

Comment utiliser l’huile essentielle de niaouli :

  • Elle peut être appliquée directement sur la peau non diluée notamment en cas de panaris ou diluée dans une huile végétale type calophylle ou amande douce pour une plus grande surface à hauteur de 6%.
  • La prise par voie orale*, sur une base de comprimé neutre ou dans une cuillère à café de miel est tout à fait possible , notamment en cas d’encombrement bronchique, sans jamais dépasser 1 goutte par prise, ce 3 fois par jour pendant le temps nécessaire.
  • En diffusion, elle reste très utile en période virale, associée avec une huile essentielle d’eucalyptus à cinéole ou de ravintsara.
  • En l’absence d’études, cette huile reste déconseillée chez l’enfant de moins de 3 ans ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins.

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Mandragore

mandragore

La mandragore ou Mandragora officinarum, dans sa version latine, est une plante vivace à forte odeur appartenant à la grande famille des Solanacées. Originaire de l’Europe méditerranéenne, la mandragore se complaît dans le lit des rivières à sec. Cette plante, en raison de la forme humaine de ses racines, rappelant quelque peu la silhouette d’un homme (bras, jambes, sexe), s’est vue attribuer les noms d’homonculus et d’anthropomorphon et inspira bon nombre de légendes, d’où une réputation assez sinistre. Ses racines constituent les parties les plus recherchées en phytothérapie, même si leur utilisation reste de nos jours soumises à des restrictions dans bon nombre de pays.

L’histoire de la mandragore :

  • Selon une légende, la racine de mandragore émettait, lorsqu’on la déterrait, un cri si puissant qu’il pouvait faire périr quiconque tentait de cueillir la plante. Cette plante servit de talisman pendant des millénaires, notamment pour favoriser la fertilité des femmes et repousser le mauvais sort. Au Moyen Âge, les sorcières avaient recours à un onguent à base de mandragore, afin de pouvoir entrer en transe.
  •  La plante était également utilisée par les guérisseuses, notamment pour faciliter les accouchements, ainsi qu’en cas de morsures de vipère. Le baume tranquille, créé en 1680 par un cordonnier, afin de soulager les rhumatismes, comportait en plus de la belladone, de la jusquiame et de la stramoine, de la mandragore.
  • Présente dans le codex jusqu’en 1949, son utilisation sera remise au goût du jour avec l’élan de la médecine anthroposophique : elle fait partie des constituants d’une pommade contre les douleurs musculaires ainsi que d’une dilution homéopathique ( Rheumadoron).

Que contient la mandragore ?

  • La plante est riche en alcaloïdes psychotropes, localisés au niveau de sa racine, à hauteur de 0,4 % : des alcaloïdes dits tropaniques, le tropanol ou le scopanol (scopoline), de l’atropine, surtout présente dans la racine durant la floraison, de l’hyoscyamine, de la scopolamine ainsi que des calystégines, plus concentrés dans les feuilles que dans les racines.
  • La mandragorine y est également présente : un autre composé alcaloïde présent chez d’autres solanacées (daturas, belladone) ainsi que dans la feuille de coca.
  • La présence de butyrate d’éthyle lui confère une légère odeur d’ananas, l’hexanol, celui de son arôme herbacé.

Les utilisations de la mandragore :

  • Avant tout, l’atropine, la scopolamine, l’un des premiers sérums de vérité, et surtout l’hyosciamine , peuvent être à l’origine d’une intoxication mortelle.
  • Les principes actifs de cette plante pouvant aisément traverser la peau et donc passer dans la circulation sanguine, la mandragore est reconnue pour ses effets hallucinogènes, tels que mydriase et surtout des hallucinations, débouchant sur des narcoses.
  • Bien que peu utilisée de nos jours, la mandragore peut être parfois prescrite sous forme de cataplasmes ou d’emplâtre, afin de soigner les douleurs rhumatismales et arthritiques.

Les parties utilisées de la plante :

  • Le suc peut être extrait de la tige, des feuilles ou du fruit ; la racine, débitée en rondelles et présentée sous forme d’alcoolat dans du vin de miel.
  • Ses baies jaunes ou rouges, une fois arrivés à maturité, sont des fruits juteux, tout à fait comestibles, mais à consommer en quantité modérée.

Les différentes variétés de mandragore :

En dehors de la variété officinale (M. officinarum L.), la mandragore croît également sur le versant sino-himalayenne,M. caulescens, une mandragore très localisée dans le Turkménistan Mandragora turcomanica, venant compléter le tableau.

Les précautions liées à la mandragore :

La mandragore reste avant tout une plante toxique, dont tout usage interne est fortement proscrit : son utilisation ne doit se faire que sou contrôle médical.

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Laurier noble

Laurier noble

De son joli nom latin Laurus nobilis, le laurier fait partie de la famille des Lauracées, dont on distille ses feuilles et ses rameaux pour obtenir une huile essentielle.

De jaune pâle à plus soutenue, cette huile reste facilement perceptible du fait de son parfum très aromatique, épicé, un peu camphré.

Pas moins de 100 kilogrammes de feuilles de laurier noble sont nécessaires pour obtenir 150 ml d’huile essentielle de laurier noble.

Que contient l’huile essentielle de laurier ?

  • Cette huile essentielle renferme autour de 50% d’oxydes (1,8-cinéole), 15% de monoterpènes, ce qui lui confère une place de choix en cas de rhumes : le mucus peut être évacué, la toux facilitée.
  • Du fait de la présence des phénols, cette huile permet de traiter bon nombre de problèmes cutanés comme les cicatrices, l’acné, les mycoses, les furoncles ou les ulcères de la .bouche : l’huile essentielle de laurier possède des vertus antibactériennes et antifongiques. Les bactéries telles que staphylocoques, streptocoques, gonocoques, klebsiella peuvent être éradiquées après un traitement à base de cette huile.
  • Puissante contre les virus, cette huile reste très efficace en cas de grippe, de par son action sur l’immunité.
  • Elle est une huile antidouleur, particulièrement précieuse en cas d’arthrite, de polyarthrite, de rhumatisme et toute adaptée pour diminuer les bleus et les hématomes.
  • Elle a la capacité de dilater les vaisseaux sanguins qui irriguent le cœur, plus spécialement les coronaires et d’assurer une souplesse des tissus en général : l’huile essentielle de laurier noble est antisclérosante et antinécrosante.
  • Excellente pour tonifier le cuir chevelu, elle lutte contre les pellicules tout en stimulant la croissance des cheveux : quelques gouttes dans un shampoing base neutre et le tour est joué.
  • L’huile essentielle de Laurier possède des effets sur le système nerveux, de par ses propriétés antispasmodiques et analgésiques : les esters qu’elle contient font de cette huile une aide idéale en cas d’anxiété, de peur voir même de psychose.

Comment utiliser l’huile essentielle de laurier noble ?

  • En interne, elle possède une action apéritive et protectrice vis à vis de la sphère digestive : 5 gouttes dans une tisane permettent de soulager des gaz intestinaux, de spasmes, des crampes d’estomac, des ulcères.
  • En externe, l’huile essentielle de laurier peut être utilisée en inhalation, notamment lors d’affections des voies respiratoires ( asthme, bronchite, rhume, fièvre, migraines, congestion nasale).
  • En gargarisme, elle est idéale pour soulager les inflammations locales au niveau de la gorge.
  • En bain aromatique, cette huile essentielle lutte contre l’asthénie, les douleurs musculaires, arthritiques et rhumatismales mais également sur les troubles du sommeil et en cas de fatigue mentale : elle apaise le système nerveux.
  • En massage, elle permet de soulager efficacement bon nombre de douleurs, diluée dans une base d’huile végétale ( de 3 à 5% pour 100 ml ) : cette huile ne peut être utilisée pure car elle pourrait être irritante sur les peaux sensibles ainsi que pour les personnes présentant un terrain allergique. Mieux vaut dans ce cas commencer par une petite surface en cas d’application cutanée (compresse, massage) et attendre 48 heures, pour écarter tout risque de réaction allergique.
  • Même si cette huile essentielle est non toxique, elle reste contre-indiquée en cas de grossesse ainsi que chez l’enfant.


En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un thérapeute confirmé : la prescription d’huiles essentielles par voie orale est réservée exclusivement aux médecins

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Katrafay

Le Katrafay, ou Cedrelopsis Grevei, de la famille des Lauracées, est un arbuste endémique qui croît dans sud et l’ouest de Madagascar de Madagascar.

Le Katrafay, qui entre dans la pharmacopée malgache, délivre une huile essentielle extraite de son écorce, d’une couleur variant du jaune clair à l’orangé, très utilisée dans le domaine de l’aromathérapie.

La composition de l’huile essentielle de katafray :

  • Cette huile contient bon nombre de molécules aux précieuses vertus, à commencer par des sesquiterpènes, présentes en majorité, dont surtout l’ ishwarane, l’allo-aromadendrène et le béta-élémène, couplé à l’alpha-copaène. Côté alcools terpéniques, le myrtenol et l’ epicubebol y sont présentes pour moins de 1% toutefois.
  • D’une odeur relativement boisée et sauvage, cette huile peut s’utiliser tout aussi bien en interne qu’en externe : en massage, en diffusion atmosphérique ou dans l’eau du bain.

Les vertus de l’huile essentielle de katafray :

  • Cette huile présente tout d’abord une efficacité indéniable pour soulager en cas de rhumatismes, du fait de sa puissante action anti-inflammatoire et analgésique : en massage, diluée dans une huile végétale fluide type noisette, ou amande douce, à raison de 5 gouttes pour 1 cuillère a soupe d’huile, ce, 3 fois par jour. L’huile essentielle de katafray aide à décontracter les muscles et les articulations.
  • Une autre des ses vocations reste la régénération des matrices de la femme après l’accouchement, l’écorce de la plante étant traditionnellement utilisée dans ce sens à Madagascar.
  • De par son action fortifiante et tonifiante, l’huile essentielle de katafray permet de lutter contre la fatigue générale, de stimuler l’amélioration des capacités physiques et mentales tout en luttant contre le surmenage et le stress, tout simplement utilisée en diffusion atmosphérique, en synergie avec d’autres huiles type romarin ou menthe poivrée.
  • En bain ou en infusion, cette huile contribue en plus de diminuer la fatigue, d’agir sur les maux de tête ainsi que ceux liés à la gorge.
  • L’huile essentielle de katafray offre une action antiparasitaire, faisant ainsi fuir les mouches, les moustiques, les insectes, simplement diluée dans de l’eau et mise à pulvériser.
  • Enfin, l’huile essentielle de katafray soulage les infections fongiques internes, notamment le mal de ventre, les troubles gastriques, les colites, les diarrhées et toutes les douleurs liées au ventre.
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Henné

Henné - la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia

Le henné, de son nom scientifique Lawsonia inermis, fait partie de la famille des Lythracées, un arbuste épineux qui croît à l’état naturel essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie du Sud, bien que l’objet désormais d’une culture intensive.

Connu dans le bassin méditerranéen depuis au moins trois mille ans, le henné fut un colorant déjà manié par les Egyptiens pour orner les bas-reliefs du temple de la reine Hatchepsout ainsi que pour teindre les ongles de certaines momies.

Parfois appelé mehndi, mendhi, anella ou hinna’, le henné permet plusieurs utilisations dont la teinte de tissus mais également des cheveux, de certaines parties de l’épiderme ainsi qu’en médecine ayurvédique pour les bienfaits sur la santé qu’il procure.

Que renferme le henné ?

Les colorants contenus surtout dans ses feuilles, une fois réduites en poudre, contiennent une molécule particulière, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone,dite lawsone, du nom scientifique de l’arbuste. Délivrant tout à la fois des teintes rouges, jaunes et orangées, le henné contient des molécules apparentées à celles que renferme le noyer.

Le henné en teinture :

  • Les feuilles séchées sont pulvérisées et diluées dans de l’eau tiède, la fibre à teindre devant être du même poids que les feuilles utilisées : le bain doit ensuite être maintenu pendant environ une heure à 90°C.
  • La laine constitue la matière qui « prend » réellement la teinture, en délivrant des teintes allant du brun au fauve. Par recours au mordançage au fer, les couleurs ont tendance à foncer mais également à ternir, virant entre le grisâtre et le verdâtre.
  • Associé au cuivre, les couleurs ternissent sans foncer, les teintes verdâtres tirant vers la couleur moutarde. Sans recours à l’alun, les couleurs obtenues sont plus orangées, brunes, avec des notes moins puissantes de jaune.

Une plante tinctoriale mais pas seulement :

  • Le henné, mélangé au savon noir, permet d’adoucir la peau tout en la nettoyant.
  • Les feuilles réduites en poudre, et humectées à consistance d’une pâte, sont utilisées pour teindre les cheveux en roux.
  • Ses fleurs en longues grappes, une fois extraites, délivrent un parfum des plus puissants particulièrement apprécié au Proche Orient ainsi que dans les pays du Maghreb.
  • Le henné, riche en tanin et en quinones, protège efficacement la peau contre les rudes conditions des climats chauds.
  • La feuille une fois pilée et tamisée présente des effets antimicrobiens, antifongiques, bactériostatiques et antispasmodiques : la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia.
  • En maroquinerie, le henné permit de teindre le bois blanc en acajou ainsi qu’à teindre les cuirs et peaux et pourrait peut être même devenir une alternative face aux colorants toxiques, incluant des métaux lourds, lesdites molécules tant incriminées et décriées de nos jours.
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Gattilier

Egalement surnommé poivre de Moine, le gattilier fait partie de la famille des Verbénacées, tout comme la verveine( Verbena officinalis ou Lippia citriodora).

De son nom latin Vitex agnus castus, cet arbre aromatique déploie en été ses fleurs odorantes qui poussent en verticille sur de longs épis. Bien qu’étant originaire d’Asie occidentale et du bassin méditerranéen, le gattilier est désormais cultivé dans les zones subtropicales, ses baies mûres étant récoltées en automne.

L’histoire du gattilier :

Depuis des siècles, la légende attribue au gattilier des vertus aphrodisiaques bien que son nom latin vitex, de « vieo », tresser évoque plus l’emploi de ses rameux souples pour la confection de vannerie. Dioscoride fut le premier à le citer sous le nom d’agnos lui conférant ainsi une connotation de pureté, de chasteté ( castus) qui lui donna ainsi sa réputation de poivre des moines : les moines dormaient sur un lit de feuilles pour écarter tout désir de luxure.

Que contient le gattilier ?

  • Il renferme avant tout une huile essentielle ( cinéol) ainsi que des flavonoïdes ( casticine) et des iridoïdes comme l’aucubine, l’agnoside et l’eurotoside.
  • L’action privilégiée qui lui est conférée repose avant tout sur la régularisation de la production des hormones, même si les constituants responsables de cette action n’ont pu être encore isolés à ce jour. Les baies du gattilier bloqueraient l’action des hormones mâles ( androgènes), tout en exerçant un effet progestatif en agissant sur la glande pituitaire, une glande à l’origine de la régularisation du cycle menstruel : la production de progestérone et d’oestrogène se trouve ainsi équilibrée.
  • D’autres troubles féminins comme le syndrome prémenstruel, les gonflements des seins, l’irritabilité si fréquente à cette période, les règles irrégulières ou absentes, voir les migraines ou les poussées d’acné peuvent être diminués de par la prise des baies, sur plusieurs mois toutefois.
  • Le gattilier favoriserait la conception en cas de stérilité due à un taux de progestérone insuffisant et seulement dans ce cas.
  • Les mamans qui veulent allaiter et rencontrent des montées de lait difficiles voient la sécrétion de lait augmentée si la plante leur est administrée.

Comment bien utiliser le gattilier ?

  • Les baies, de couleur jaune et rouge sont les seules parties de la plante présentent des vertus thérapeutiques. Les comprimés constituent la forme galénique la plus intéressante pour lutter contre le syndrome prémenstruel, à condition toutefois de pouvoir garantir au moins un extrait standardisé en casticine autour de 1% ou d’agnuside à hauteur de 5% .
  • Sous forme de teinture, les baies prises à raison de 40 gouttes dans un peu d’eau et ce, pendant 3 mois, peuvent contribuer à rétablir un cycle devenu irrégulier.

Les contre-indications du gattilier :

  • Un dérèglement hormonal peut trouver son origine dans bon nombre de causes dont certaines maladies comme le cancer : il convient donc d’en parler à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute administration de cette plante.
  • Il pourrait interférer avec certains traitements antagonistes des récepteurs de la dopamine, du fait d’une action potentiellement dopaminergique : veillez bien à demander conseil à votre praticien de santé.

Evaluating therapeutic effect in symptoms-moderate-to-severe premenstrual syndrome with Vitex agnus castus ( BNO 1095) in Chinese women.Ma L, Lin S, et al.Aust N Z J Obstet Gynaecol. 2010 Apr;50(2):189-93

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Fer

Fer - Il est très important d'assurer des apports en fer suffisants à tous les stades de la vie et tout particulièrement chez le nourrisson, l'enfant et la femme enceinte

L’importance du fer pour la santé est connue depuis l’Antiquité. Autrefois, on donnait aux enfants de l’eau où un clou avait été laissé à rouiller afin de les supplémenter en fer.

Bien que présent en très faible quantité dans l’organisme (environ 4 grammes), c’est un oligo-élément essentiel.

Il est très important d’assurer des apports en fer suffisants à tous les stades de la vie et tout particulièrement chez le nourrisson, l’enfant et la femme enceinte. Une carence en fer peut en effet être à l’origine d’une baisse de l’hémoglobine et d’anomalies des globules rouges, appelées anémie.

Le rôle du fer :

  • Le fer est un constituant fondamental de l’hémoglobine, impliquée dans les échanges gazeux et notamment dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang. Il joue un rôle similaire dans la myoglobine, qui est la forme de réserve de l’oxygène dans le muscle.
  • Il intervient également dans notre système immunitaire et nous protège contre les infection.
  • Il est un composant essentiel de nombreuses enzymes.
  • Le fer contenu dans les globules fonctionne en circuit fermé : il est récupéré et réutilisé quotidiennement, ce qui limite nos besoins. Les pertes liées aux sueurs (chez le sportif notamment), les selles, les urines et les menstruations doivent toutefois être compensées.
  • Nos besoins quotidiens varient selon le sexe, de 9 milligrammes par jour chez l’homme à 16 milligrammes chez la femme du fait des pertes menstruelles. Chez la femme enceinte, les besoins atteignent 25 mg/jour.

Les aliments riches en fer : quels sont-ils ?

  • L’assimilation du fer est difficile et seul un faible pourcentage ingéré est réellement utilisé par l’organisme. Le fer existe dans les aliments sous deux formes différentes : le fer héminique et le fer non héminique.
  • Le fer héminique se trouve dans les aliments d’origine animale : la viande mais aussi le poisson et les fruits de mer (22mg/100g) représentent une excellente source. Le boudin noir (17mg/100g) et les abats (foie, cœur, rognons) en sont également riches.
  • Le fer non héminique se trouve dans les aliments d’origine végétale: les légumes secs (pois cassé, haricots azukis, pois chiche, lentilles) mais aussi les fruits secs (figue, abricot, banane). Les œufs (surtout le jaune) et les produits laitiers représentent des apports intéressants. Le fer non-héminique n’est absorbé par l’organisme qu’à hauteur de 5%.

Une absorption variable selon le type de fer :

  • L’organisme humain absorbe 25% des apports en fer héminique, contre 5% en ce qui concerne le fer non héminique: pensez à associer les deux types de source héminique dans vos repas.
  • Les aliments contenant des tanins (café, thé, vin), des fibres alimentaires en forte quantité, des phytates (son du blé) diminuent l’absorption du fer non héminique dans l’organisme d’environ 60 à 70 %. De même, un apport insuffisant en protéines, couplé à des excès de cuivre, de calcium ou de phosphore ont des effets négatifs sur l’absorption du fer.

Une solution pour améliorer son assimilation : la vitamine C

  • Pensez à consommez des fruits et des légumes riches en vitamine C tels que le poivron, le brocoli cuit à la vapeur, les fruits rouges et les agrumes.
  • Associez votre poisson préféré à des légumes riches en fer, assaisonné avec un jus de citron fraîchement pressé et des herbes fraîches, comme le persil ou la coriandre.
  • Et n’oubliez pas de différer la dégustation de votre thé ou votre café d’au moins une heure après le repas, afin d’en améliorer son assimilation.

Comment savoir si vous êtes carencés en fer ?

  • Un manque de fer se traduit par de la fatigue, une pâleur, un essoufflement, des palpitations, des maladies à répétition, des problèmes de mémoire et des troubles intellectuels. Certaines personnes sont plus exposées que d’autres : les femmes (avec menstruations importantes), les femmes enceintes, les enfants en croissance, les personnes souffrant d’insuffisance rénale, les sportifs, les végétariens et les végétaliens.
  • Un excès de fer est également possible, le plus souvent provoqué par une maladie héréditaire (hémochromatose), et peut entraîner des douleurs articulaires, un diabète, des troubles cardiaques (cardiomyopathie), une cirrhose du foie, voire un cancer du foie. A fortes doses, le fer devient pro-oxydant : il est toujours conseillé de se supplémenter après avoir pris un avis médical et réaliser une prise de sang pour en objectiver les excès tout comme les carences.

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Eleuthérocoque

Eleuthérocoque - Eleutherococcus senticosus

L’éleuthérocoque fait partie de la famille des araliacées, tout comme le ginseng avec laquelle on la confond parfois, de par son appellation usurpée de ginseng sibérien, son nom latin étant « Eleutherococcus senticocus » et non « panax » : c’est une plante tonique aux nombreux effets bénéfiques, avec cette particularité de se révéler plus utile pour se maintenir en bonne santé que pour soigner les maladies. Elle fait partie des rares plantes médicinales dites « adaptogènes », de par sa capacité à aider l’organisme à répondre aux agressions dont il fait l’objet ainsi qu’à ses déséquilibres éventuels. L’Organisation mondiale de la santé reconnaît la racine d’éleuthérocoque comme « un tonique capable d’augmenter les capacités mentales et physiques lors de fatigue et au cours des convalescences ».

L’histoire de l’éleuthérocoque :

Plante originaire de la Russie et de pays asiatiques, cette plante est utilisée depuis plus de 4000 ans en Chine pour ses actions notamment sur la longévité, la mémoire, le tonus et l’appétit. Ses actifs contenus dans ses racines furent identifiés toutefois seulement au cours du 19 ème siècle par des médecins russes, d’où son appellation probable de ginseng russe. Efficace en cas de radiations et d’intoxications chimiques, cette plante fut distribuée à la population soviétique lors de l’explosion de la centrale de Tchernobyl.

Que contient l’éleuthérocoque ?

Ses principaux constituants se situent dans sa racine, arrachée en automne, séchée, pilée puis réduite en poudre pour un usage en phytothérapie.Riche en saponines, dont la fameuse eleuthéroside, son principe actif majeur, elle contient également des phénylpropanoïdes, des lignanes, des coumarines, des glycanes sous forme d’éleuthéranes ainsi que des sucres et des polysaccharides.

Les vertus de l’éleuthérocoque :

  • Cette plante, de par son action continue même après l’arrêt de la prise et de sa capacité, d’autre part, à améliorer les réactions de défense de l’organisme mais sans s’y substituer, fait partie des plantes prisées pour qui recherche un effet tonique général sur l’organisme : son action notamment sur les surrénales permet de résister aux modifications de température, aux infections, aux radiations, voir aux effets liés à l’apesanteur, d’où son utilisation chez les astronautes.
  • L’éleuthérocoque accroît le tonus intellectuel et réduit les effets du stress physique, notamment lors de périodes intenses d’entrainement : certains athlètes ont vu leurs performances s’accroître de l’ordre de 9%.
  • En cas d’épuisement ou d’asthénie, résultant de surmenage et/ou de périodes prolongées de stress, l’éleuthérocoque stimule les défenses immunitaires et facilite la convalescence suite à des affections chroniques.
  • L’éleuthérocoque peut être utilisé en traitement curatif, mais également en prévention, à raison de 3 à 4 cures par an.

Comment utiliser l’éleuthérocoque ?

  • En décoction, à raison de 50 grammes de racines séchées pour 1 litre d’eau, 35 ml de ce breuvage bu 2 fois par jour permettant d’obtenir un effet tonique.
  • Sa teinture-mère, à raison d’une demi-cuillerée à café avec un peu d’eau , reste particulièrement efficace durant les périodes d’activité intense.
  • Les gélules dosées à 1 gramme, faciles à faire soi-même au demeurant, permettent de soutenir l’organisme en cas de période de stress prolongée, à raison d’une gélule matin et soir, avec un verre d’eau.

Les précautions d’emploi de l’éleuthérocoque :

  • L’éleuthérocoque ayant un effet potentiellement stimulant, mieux vaut s’abstenir d’en consommer après 16 heures. De surcroît, il est préférable d’éviter de consommer tout produit à base de caféine( café, thé, chocolat, guarana, colas), aux vertus également stimulantes : leur prise concomitante pourrait entrainer des problèmes d’insomnie, des épisodes d’irritabilité voir de palpitations.
  • Elle doit rester d’un usage limité et sous contrôle médical pour les personnes ayant des problèmes cardiaques, et est contre-indiquée en cas de tension artérielle élevée.
  • Déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 12 ans, de par son absence prouvée d’innocuité, elle l’est également pour les femmes allaitantes, ses principes actifs étant susceptibles de passer dans le lait.
  • La prise d’éleuthérocoque avec des médicaments traitant le diabète peut augmenter le risque d’hypoglycémie.


En cas de doute concernant la prise d’une plante, ne pas hésiter à demander l’avis de son médecin ou thérapeute.

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Calcium

Le corps humain renferme de 1 à 1,2 kg de calcium : c'est l'élément minéral le plus abondant de l'organisme : le squelette renferme à lui seul plus de 90% du calcium organique. Le calcium intervient dans le métabolisme osseux, la coagulation sanguine, l'adhésion cellulaire, la stabilité et les échanges membranaires (entre les cellules), la régulation du pH. C'est aussi un minéral incontournable pour notre cœur. Comment savoir si vous manquez de calcium : Certains symptômes peuvent vous alerter comme : une croissance ralentie, une mauvaise qualité et formation des os mais aussi des dents, des crises de tétanie, des crampes dans les jambes, des menstruations excessives et douloureuses, une nervosité, des insomnies, des palpitations cardiaques. Des conditions pour que le calcium soit bien absorbé : Votre estomac doit avoir un taux faible d'acidité (mesuré par son pH) Un apport suffisant en vitamine C (agrumes, herbes fraiches) et D (petits poissons gras, jaune d'œuf, foie de veau et génisse) Un taux de calcium et phosphore compris entre 1,1 ou 1,2 : l'un ne va pas sans l'autre Une bonne alimentation, pourvue en protéines et en lactose Quels sont les aliments pourvoyeurs en calcium : Les produits laitiers sont connus pour leur valeur élevée en calcium. Ce sont surtout les fromages à pâte dure tels que l'Emmental et le Parmesan qui peuvent contenir jusqu'à 1100 mg de calcium pour une part de 100 g. Vous pouvez également consommer des yaourts mais pour les personnes qui sont intolérantes au lactose, vous pouvez retrouver le calcium peut-être là où vous ne l'attendiez pas... Les légumes sont d'excellents fournisseurs de calcium : pensez donc à savourer les légumes foncés, verts, à large feuille, les brocolis, les pois, les salades vertes, le pourpier* Les fèves de Lima, les pois mais aussi les oléagineux tels que les noix en sont riches. Pour ceux qui peuvent en consommer, faites le plein de dattes Les petits poissons, les œufs en sont pourvoyeurs Les laits végétaux tels que le lait d'amande, de noisette, de châtaigne Une mise en garde : Pour les personnes sujettes aux calculs, évitez toutefois de consommer des aliment riches en oxalates qui vont se combiner avec le calcium et former ces « cailloux » : dans ce cas, il vaut mieux bannir de votre alimentation les épinards, les blettes, la rhubarbe, les poireaux et les groseilles à maquereau. Evitez également une trop grosse consommation de protéines qui accroissent la concentration en oxalates dans les urines. Si vous apportez également trop de magnésium (voir article sur le magnésium), d'aluminium et de phosphates (produits industriels), votre absorption en calcium va s'en trouver diminuée et aucun élément ne sera absorbé. Enfin, si votre alimentation est trop grasse, le calcium va se retrouver prisonnier : privilégiez plutôt la cuisine à la vapeur ou à l'étouffée, à base de légumes et de viandes de volaille.

Le corps humain renferme de 1 à 1,2 kg de calcium : c’est l’élément minéral le plus abondant de l’organisme.

Le squelette renferme à lui seul plus de 90% du calcium organique.

Le calcium intervient dans le métabolisme osseux, la coagulation sanguine, l’adhésion cellulaire, la stabilité et les échanges membranaires (entre les cellules), la régulation du pH. C’est aussi un minéral incontournable pour notre cœur.

Comment savoir si vous manquez de calcium ?

Certains symptômes peuvent vous alerter comme :

  • une croissance ralentie,
  • une mauvaise qualité et formation des os mais aussi des dents,
  • des crises de tétanie,
  • des crampes dans les jambes,
  • des menstruations excessives et douloureuses,
  • une nervosité, des insomnies,
  • des palpitations cardiaques.

Des conditions pour que le calcium soit bien absorbé

  • Votre estomac doit avoir un taux faible d’acidité (mesuré par son pH)
  • Un apport suffisant en vitamine C (agrumes, herbes fraîches) et D (petits poissons gras, jaune d’œuf, foie de veau et génisse)
  • Un taux de calcium et phosphore compris entre 1,1 ou 1,2 : l’un ne va pas sans l’autre
  • Une bonne alimentation, pourvue en protéines et en lactose

Quels sont les aliments pourvoyeurs en calcium ?

  • Les produits laitiers sont connus pour leur valeur élevée en calcium. Ce sont surtout les fromages à pâte dure tels que l’Emmental et le Parmesan qui peuvent contenir jusqu’à 1100 mg de calcium pour une part de 100 g. Vous pouvez également consommer des yaourts mais pour les personnes qui sont intolérantes au lactose, vous pouvez retrouver le calcium peut-être là où vous ne l’attendiez pas…
  • Les légumes sont d’excellents fournisseurs de calcium : pensez donc à savourer les légumes foncés, verts, à large feuille, les brocolis, les pois, les salades vertes, le pourpier*
  • Les fèves de Lima, les pois mais aussi les oléagineux tels que les noix en sont riches. Pour ceux qui peuvent en consommer, faites le plein de dattes
  • Les petits poissons, les œufs en sont pourvoyeurs
  • Les laits végétaux tels que le lait d’amande, de noisette, de châtaigne

Une mise en garde

  • Pour les personnes sujettes aux calculs, évitez toutefois de consommer des aliment riches en oxalates qui vont se combiner avec le calcium et former ces « cailloux » : dans ce cas, il vaut mieux bannir de votre alimentation les épinards, les blettes, la rhubarbe, les poireaux et les groseilles à maquereau.
  • Évitez également une trop grosse consommation de protéines qui accroissent la concentration en oxalates dans les urines.
  • Si vous apportez également trop de magnésium (voir article sur le magnésium), d’aluminium et de phosphates (produits industriels), votre absorption en calcium va s’en trouver diminuée et aucun élément ne sera absorbé.
  • Enfin, si votre alimentation est trop grasse, le calcium va se retrouver prisonnier : privilégiez plutôt la cuisine à la vapeur ou à l’étouffée, à base de légumes et de viandes de volaille.