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Hysope

Hysope

De son nom latin, Hyssopus officinalis, l’hysope fait partie de la famille des Lamiacées. Originaire du sud de l’Europe, l’hysope apprécie plus particulièrement les lieux ensoleillés et secs, faisant du pourtour méditerranéen l’un de ses lieux de prédilection.

Ses belles sommités fleuries bleutées, récoltées en été, représentent les parties utilisées en phytothérapie, qui, une fois distillées, délivrent une huile essentielle utilisée en aromathérapie.

L’histoire de l’hysope :

Déjà utilisée au 1er siècle de notre ère par Dioscoride, l’hysope associée avec d’autres plantes, dont notamment le figuier, faisait figure de « panacée », ses usages étant réservés à l’époque à la sphère respiratoire pour calmer les toux chroniques, l’asthme, les pleurésies tout comme l’insuffisance respiratoire. Dans un autre usage, l’hysope représente l’un des ingrédients contenus dans la chartreuse de Parme, une liqueur non moins célèbre, toujours fabriquée de nos jours.

Que renferme l’hysope ?

  • Les sommités fleuries renferment une substance au principe amer, la marrubine, ainsi que des flavonoïdes et des tanins.
  • Son huile essentielle contient, quant à elle, du pino-camphone ainsi que du thyuone, des molécules qui nécessitent l’usage de son huile essentielle sous contrôle médical, du fait des crises d’épilepsie qu’elle pourrait engendrer.

Les indications de l’hysope :

  • De par ses propriétés à la fois sédatives et toniques, l’hysope présente une sphère d’action assez large.
  • De par la présence de marrubine, l’hysope constitue un puissant expectorant, particulièrement efficace lors d’épisodes bronchiques et d’affections respiratoires, ce d’autant plus, dans le cas de sécrétions abondantes : elle permet à la fois de fluidifier et d’expectorer.
  • De par son action sédative, l’hysope s’avère être une plante de première intention pour les terrains asthmatiques, d’autant plus si des congestions au niveau des muqueuses y sont associées.
  • L’appareil digestif y trouve également un soulagement, notamment en cas de flatulences, de colique ainsi qu’en cas d’épisodes d’indigestion.

Les précautions d’emploi  liées à l’hysope :

De par la présence des molécules contenues surtout dans son huile essentielle, l’hysope ne peut être obtenue que sur prescription médicale.

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Gentiane

gentiane

Gentiana lutea, de son nom plus latin, la gentiane appartient à la famille des Gentianacées, des plantes originaires des Alpes ainsi que des régions montagneuses ibériques et des Balkans. L’espèce sauvage, croissant à partir de 700 mètres, est de nos jours menacée et fait l’objet d’une protection dans certains pays.,

Désormais cultivée à partir de semis ou de divisions de ses puissantes racines, la gentiane offre un goût des plus puissants. Outre son utilisation dans la préparation d’apéritifs célèbres, la gentiane présente des vertus thérapeutiques en matière de phytothérapie.

L’histoire de la gentiane :

La gentiane jaune aurait déjà été utilisée au 2 ème siècle avant J.C, si l’on en croit les dires de Gentius, roi d’Illyrie, qui mettait déjà en avant à l’époque ses vertus bienfaisantes.

Les composants de la gentiane :

  • La gentiane contient de nombreux principes amers dont la principale, la gentiopicroside, ainsi que de l’amurogentine, une autre molécule, qui bien qu’en quantité moindre, possède une saveur amère 3000 fois plus puissante que la précédente.
  • Les autres constituants présents dans la racine se résument à la gentianose, l’inuline ainsi que des acides phénoliques.

Les vertus de la gentiane :

  • Tout d’abord, la gentiane est capable de stimuler le récepteur gustatif lié à la saveur amère, provoquant ainsi une augmentation à la fois des sécrétions salivaires et gastriques. La gentiane, prise sous forme de teinture-mère, à raison de 2 à 5 gouttes avant les repas, permet de stimuler l’appétit tout en améliorant les fonctions digestives.
  • Le travail de l’estomac peut être ainsi soulagé de par une augmentation concomitante des sécrétions gastriques, les flatulences ainsi que les problèmes de digestion diminués : la gentiane demeure souvent utilisée comme tonique digestif chez les personnes âgées et reste un traitement de référence en cas de troubles hépatiques, biliaires et digestifs.
  • La gentiane, prise sous forme de décoction, à raison de 25 ml 3 à 5 fois par jour, peut entrer dans le traitement de l’anémie liée à une carence en fer et permet de moduler les règles abondantes, évitant de ce fait les pertes accrues de fer.

Des espèces de gentiane voisines :

La gentiane japonaise, Gentiana scabra, ainsi que gentiana macrophylla, toutes deux appartenant également à la famille des Gentianacées, possèdent une saveur amère et reste utilisées en phytothérapie pour leurs même vertus communes.

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Fumeterre

fumeterre

La fumeterre, plus communément appelé fiel de terre, pisse-sang, herbe à la veuve,ou pied-de-géline tient son nom de son origine latine « fumus » qui signifie fumée et qui n’est pas sans rappeler l’odeur qui émane de cette plante.

Fumaria officinalis, de son nom plus scientifique, la fumeterre fait partie de la famille des Papavéracées, tout comme le pavot. Cette plante grimpante, originaire d’Europe et d’Afrique du Nord, pousse également en Amérique du Nord, en Asie ainsi qu’en Australie.

Que contient la fumeterre ?

  • Les parties aériennes fleuries constituent les parties les plus utilisées en phytothérapie même si le suc de la plante fut utilisé au début du siècle pour traiter certaines dermatoses, en association avec du suc de racine de patience, additionné d’un peu de miel et de vinaigre. La fumeterre entrait également dans la composition de l’électuaire de psilium, de séné, des pilule angéliques et de la confection de Hannech, des préparations délaissées de nos jours.
  • Cette plante, lorsque l’on écrase, exhale une odeur herbacée et possède une saveur amère, augmentée par la dessiccation.
  • La plante possède une teneur en tanin, du potassium, de l’acide fumarique (un alcalide amer), ainsi que des alcaloïdes, dont notamment de la protopine.
  • Réputée pour son gout amer, la fumeterre est régulatrice de la cholérèse : elle demeure la plante par excellence pour purifier le foie ainsi que pour stimuler la vésicule biliaire et venir à bout des migraines d’origine hépatique.
  • Toute indiquée en cas de difficultés respiratoires et d’affections de la peau, à tendance eczémateuse, la fumeterre présente des vertus diurétiques, voir également légèrement laxatives.

Comment utiliser la fumeterre ?

  • La décoction, pour les fomentations ou les cataplasmes, ou l’infusion de fumeterre, dépurative, se préparent à raison de 30 à 60 grammes par kilogramme d’eau. En cas de crise douloureuse, prendre entre les repas une tasse d’infusion de fumeterre, à raison de 2 cuillères à café de sommités fleuries pour 15 cl d’eau bouillante, infusées 10 minutes.
  • Son usage sous forme de sirop est tout à fait possible bien que déconseillée aux diabétiques : à préparer à parties égales de suc et de sucre.
  • Le suc, délayé dans un peu d’eau ou de lait, pourrait être appliqué en cas de dartres voir même de psoriasis et de gale, en recrue d’essence.

Les autres variétés de fumeterre :

  • Bon nombre d’autres espèces de fumeterre telles que fumaria media, spicata, capreolata présentent les mêmes propriétés que la fumeterre officinale, bien que les sucs des dernières variétés présentent des vertus plus toniques au niveau stomachique ainsi que purgatives.
  • Une autre variété, la fumeterre bulbeuse, Fumaria bulbosa ou Corydalis bulbosa, présente une racine bulbeuse riche en amidon, qui servit de tout temps de nourriture aux kalmouks et autres peuples de l’ancienne Russie. De plus, elle contient de la corydaline, une substance supposée fébrifuge, venant s’ajouter à ses vertus emménagogues et anthelmintiques.
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Erigeron

Erigeron

Egalement appelée vergerette du Canada, Erigeron canadensis syn. Conyza canadensis, de son nom scientifique, cette plante herbacée annuelle rudérale appartient à la famille des Astéracées.

Ses feuilles étroites, lancéolées, à grappes de petits capitules blancs se transforment en touffes blanches soyeuses. Originaire du nord de l’Amérique, bien que très répandue de nos jours dans les Amériques ainsi qu’en Europe, elle prospère en général sur les jachères. Ses parties aériennes présentent un intérêt en phytothérapie de par les nombreux constituants qu’elle renferme.

L’histoire de l’érigeron :

Utilisé par les Indiens d’Amérique à des fins médicinales et rituelles, cette plante était bouillie dans les saunas nord américains . Sous forme de poudre à priser, elle permettait de provoquer les éternuements, salvateurs en cas de rhume. La plante brûlée, cette fois, représentait un répulsif puissant afin d’éloigner les insectes.

Que contient l’érigeron ?

Ses parties aériennes délivrent une huile essentielle riche en limonène, en terpinéol ainsi qu’en linalol ainsi que des flavonoïdes, des terpènes et des tanins.

Les indications de l’érigeron :

  • La partie aérienne fleurie de la plante possède des vertus diurétiques et anti-inflammatoires. Utilisée en décoction, l’érigeron serait utilisé pour diminuer les saignements liés aux hémorroïdes.
  • De par ses vertus diurétiques, la plante permet de réguler certains problèmes de dysfonctionnement de la vésicule biliaire, tout en permettant une élimination des toxines : un traitement des plus naturels pour traiter certains rhumatismes, cas d’urétrites ainsi que certaines pathologies uro-génitales liées à un terrain acide.
  • De par ses effets astringents, l’érigeron présente un spectre intéressant pour traiter les troubles gastro-intestinaux, avec épisodes de diarrhée ainsi qu’en cas de dysenterie.

Deux autres variétés d’érigeron :

  • L’Erigeron affinis fut utilisée au Mexique sous forme de une poudre, en tant que dentifrice mais aussi pour soulager en cas de maux de dents.
  • Les Indiens Houmas traitaient les troubles menstruels avec une autre variété d’érigeron ,sa version Philadelphicus.
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Cardamone

Cardamone

Proche cousine du gingembre, de par la même famille botanique à laquelle elles appartiennent (zingibéracées), Elletera cardomomum, de son nom latin, reste l’une des épices les plus anciennes.

Déjà prisée dans l’antiquité pour confectionner des parfums, cette plante et surtout ses précieuses graines présentent des vertus médicinales, utilisées depuis des millénaires par la médecine ayurvédique notamment. Contenues dans les capsules vertes de la plante, elles développent des molécules puissamment aromatiques, aux notes florales et au registre citronné et mentholé évoquant pour les nez les plus raffines l’eucalyptus.

L’origine de la cardamone:

Originaire de l’Inde du Sud ainsi que de Ceylan, cette plante vivace, aux fleurs blanches et mauves, est désormais cultivée dans toute l’Asie du Sud-Est, même si son genre diffère quelque peu de son pays d’origine ( genre Amomum), ainsi qu’en Amérique centrale. Des sols ombrages, humides, en altitude représentent les conditions idéales pour assurer une pleine croissance et une bonne récolte. Les cosses, qui renferment les précieuses graines sont récoltées juste avant leur éclosion, par temps sec, en automne et laissées à sécher au soleil. 

Que renferment les graines de cardamone?

  • Elles contiennent une variété de minéraux essentiels a commencer par le calcium, le soufre et le phosphore.
  • Les graines de cardamone renferment une huile essentielle ( 5% de la masse de la graine), dont les recherches ont démontré depuis plusieurs années des vertus antispasmodiques et analgésiques, ce qui lui confère une place de choix dans les problèmes lies aux diarrhées, les nausées, les brûlures d’estomac ainsi que pour diminuer les flatulences. L’huile essentielle de cardamone est riche en constituants bien connus comme le bornéol, le camphre, du pinène, de l’humulène, du caryophyllène, de la carvone, de l’eucalyptol, du terpinène ainsi que de la sabinène, particulièrement actifs sur les troubles digestifs: il suffit de diluer 10 gouttes de cette huile dans 4 cuillères à café d’huile végétale d’amande douce puis de masser doucement le ventre, son usage par voie interne restant déconseillée de par la présence notamment de cétones.
  • La cardamone contient de l’indole-3-carbinol ainsi que du diindolylmethane, deux composes qui pourraient agir en prévention de certains cancers ( sein, ovaire, prostate).
  • Les graines une fois pilées peuvent être utilisées en infusion: une boisson agréable qui facilite la digestion tout en neutralisant l’arôme de plantes plus amères.
  • Sa teinture-mère, de par ses vertus apéritives, peut contribuer a augmenter l’appétit, a raison de 5 gouttes en association avec 15 gouttes de teinture-mère de gentiane, le tout, pris au moins 3 fois par jour. 
  • Les graines mâchées restent très efficaces pour rafraîchir l’haleine ainsi que pour neutraliser l’odeur de l’ail souvent tenace.
  • En Inde, la cardamone tient une place de choix dans la pharmacopée pour traiter l’asthme,les bronchites, les calculs rénaux, l’anorexie, l’asthénie ainsi que les faiblesses de « vata », bien connues de la médecine ayurvédique.
  • En Chine, elle reste très prescrite en cas d’incontinence urinaire et comme tonique.Elle peut agir comme diurétique pour diminuer certaines brûlures urogénitales ainsi que les douleurs ressenties lors des mictions.

Les couleurs de la cardamone:

  • les graines de bonne qualité proviennent des gousses vertes simplement séchées, naturellement et qui garantissent une conservation optimale de tous les principes actifs.
  • Les cosses de la cardamone brune, qui peuvent être fumées ou pas, sont spécifiquement d’origine chinoise, issues du fruit de l’Elletaria cardomomum « major ». Ces graines présentent un gout acre, particulièrement recherche pour rehausser la saveur de certains plats sales chinois.
  • Les cosses de cardamone blanche sont issues des gousses vertes, simplement blanchies par addition d’amidon, trempage dans du lait de chaux, voir plus chimiquement avec recours au sulfure d’hydrogène: plus chères et moins parfumées, elles présentent de par le mode de transformation subi un moindre intérêt cote thérapeutique. 
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Bétel

Bétel

Le bétel, plus scientifiquement connu sous le nom de Piper betle, est une plante grimpante, de la famille des poivres aux jolies feuilles en forme de cœur et aux petites fleurs jaunes-vertes.

Ses feuilles, mais aussi sa racine et ses fruits possèdent des propriétés médicinales psychostimulantes et tonifiantes, très appréciées dans les pays asiatiques ainsi que dans les Caraïbes et à Madagascar, là même où se trouvent la majorité des ses cultures. Les feuilles récoltées toute l’année sont ensuite mises à sécher pour être utilisées en extrait ou tout simplement entières.


L’histoire de l’utilisation du bétel:

  • Des squelettes datant de 3000 av. J.-C. découverts dans le caveau de Duyong aux Philippines ont apporté la preuve de la mastication de bétel, confirmée par des textes indiens datant de 504 av. J.-C. Bien que l’utilisation du bétel tire vraisemblablement son origine des archipels d’Asie du Sud-Est, sa chique, sa forme la plus couramment utilisée et qui peut revêtir un caractère sacré dans de nombreuses cultures a peu à peu envahie le Vietnam puis la Thaïlande, avant d’atteindre l’Inde par la suite.
  • Les feuilles de bétel mastiquées sont le plus souvent roulées autour d’une noix d’arec ( Areca catechu) et d’un morceau de lime ( Citrus aurantifolia), couplé à de la chaux éteinte (hydroxyde de calcium), avec l’ajout possible de tabac, d’épices et d’autres ingrédients complémentaires : Paan ou tambuki paan, tels sont les noms rencontrés en Inde pour désigner la chique à base de bétel.

Que renferment les parties utilisées du bétel ?

Les feuilles, utilisées soit telles qu’elles, en infusions, en onguents ou en inhalations, renferment avant tout une huile essentielle, riche en cadinène, chavicol, cinéol et chavibétol, cette dernière molécule pouvant atteindre jusqu’à 70% de la composition des principes actifs totaux suivant son lieu de culture.

Les vertus et effets médicinaux du bétel :

  • Le bétel a des propriétés psychostimulantes et tonifiantes, reconnues depuis fort longtemps, grâce à l’usage de la chique de bétel,sous forme de feuilles mâchées.
  • Ses feuilles ont également des effets antiseptiques, anti-inflammatoires et permettent de lutter contre les ulcères, de par ses vertus cicatrisantes reconnues.
  • Elles agissent sur le système digestif, en stimulant notamment la sécrétion salivaire, en réduisant les flatulences et en éliminant les vers de par leurs vertus antiseptiques. En infusions, elles calment les indigestions ou permettent de lutter contre une constipation passagère.
  • En inhalations, les feuilles de bétel peuvent apaiser certains maux de tête, surtout ceux d’origine digestive, voir également participer au traitement des migraines.
  • En Chine, la racine, les feuilles et les fruits sont parfois utilisés comme tonique léger ainsi que pour améliorer le fonctionnement de l’estomac.
  • La racine du bétel peut être parfois associée dans certains pays asiatiques au poivrier commun (Piper nigrum) ou à la liane réglisse ( Abrus precatorius) afin de provoquer la stérilité chez la femme, ses feuilles favorisant la lactation.
  • De par ses vertus anti-inflammatoires, les feuilles de bétel estompent les douleurs dues à l’arthrite ou aux rhumatismes.

Noix et bétel à ne pas confondre :

  • Petite graine de l’aréquier, un palmier que l’on trouve majoritairement en Inde et en Malaisie, la noix de Bétel, Areca catechu, est plus communément appelée noix d’Arec. Elle est alors consommée sous forme d’une préparation à mâcher avec la feuille de bétel.
  • La salive rouge vif caractéristique qui accompagne la mastication de chique de bétel est le produit de l’arécoline, un alcaloïde présent dans la noix d’arec et non dans les feuilles de bétel. Cette substance est prisée pour son pouvoir de réduction du stress et de la sensation de faim ainsi que d’élévation de la conscience dans le domaine spirituel.
  • Bien que présente dans certains cachous, la consommation fréquente de noix d’arec peut s’avérer dangereuse du fait de ses risques potentiels à déclencher certains cancers VADS (des voies aérodigestives supérieures) ainsi que des cancers de la bouche chez les fumeurs qui la mâchent.
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Aunée

aunée

Inula helenium, de son nom latin, l’aunée officinale, plus communément appelée inule aunée ou grande aunée, fait partie de la grande famille des Astéracées.

Cette plante vivace, aux belles fleurs jaune doré, pousse avant tout dans les régions tempérées et serait originaire d’Europe du Sud-est et de l’Asie occidentale.

Déjà connue sous le temps des Romains, l’aunée présente une racine riche en molécules actives, particulièrement recherchées en phytothérapie.

L’histoire de l’aunée :

L’aunée tiendrait son nom botanique d’helenium de l’épouse du roi Ménélas, Hélène de Sparte, qui aurait porté un bouquet d’aunée lorsqu’elle fut enlevée par Paris, l’autre version rapportant sa naissance depuis les larmes de ladite dame. Autant utilisée pour ses vertus médicinales que pour ses atouts culinaires à cette époque, l’aunée a su traverser les siècles tout en préservant sa place de plante incontournable au niveau de la sphère bronchique.

Que contient l’aunée ?

  • L’aunée présente de nombreux constituants au niveau de sa racine, qu’il convient de récolter à partir de la deuxième, voir troisième année de croissance de la plante.
  • La racine d’aunée exhale une odeur pénétrante, sa saveur tenant plutôt à l’amertume mais qui une fois mâchée, devient aromatique aux flaveurs piquantes.
  • Riche en inuline, les taux pouvant aller jusqu’à 40%, la racine d’aunée officinale renferme également une huile essentielle, riche en alanctone, des saponines triterpéniques ( dammaranédiénol), des phytostérols ainsi que des polyacétylènes.

Les vertus de l’aunée et ses indications :

  • Connue depuis la nuit des temps comme tonifiant du système respiratoire, l’aunée, de par l’action douce qu’elle entraîne, permet de soigner presque toutes les affections bronchiques. Pour calmer la toux, rien de tel qu’un sirop d’aunée préparé à partir d’une infusion, réduite de moitié à feu doux, à laquelle on ajoute du miel : reste à boire une à deux cuillères à café dudit sirop toutes les 2 heures.
  • De par ses effets expectorants, du fait de la présence de mucilages et de son huile essentielle, l’aunée est parfaite pour apaiser les bronches, en cas d’inflammation de ces dernières ainsi que pour faciliter l’expulsion des mucosités bronchiques. En cas de toux irritante, il convient de boire une demi-tasse de décoction, réalisée avec 5 grammes d’aunée, ce, 2 à 3 fois par jour.
  • Ses propriétés amères confèrent à l’aunée une action tonique sur la digestion : elle stimule l’appétit et la digestion, tout en étant un vermifuge antiseptique des plus efficaces.

Des variétés d’aunée assez proches :

  • L’inule odorante, Inula odora à la racine très aromatique, jouit des mêmes propriétés que celle de l’aunée officinale.
  • L’aunée des prairies, Inula Japonica, qui pousse au Japon et en Chine, fait partie des espèces voisines, tout comme le tournesol, Helianthus annuus.
  • L’aunée dysentérique, Inula dysenterica, dont les racines mais aussi ses feuilles et ses fleurs peuvent être utilisées en phytothérapie, présente un intérêt pour la sphère digestive, notamment en cas de dysenterie ou de diarrhées.
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Viorne

Viorne

La viorne, de son nom latin Viburnum prunifolium, fait partie de la famille des Caprifoliacées. Cet arbuste aux baies bleu-noir croît surtout dans les régions boisées du centre et du Sud de l’Amérique du Nord. Son écorce, récoltée sur les branches au printemps ainsi qu’en automne, tout comme ses racines, constituent les parties utilisées en phytothérapie, de par les molécules bénéfiques qu’elles renferment.

La viorne et son histoire :

Les Catawbas, une tribu nord-amérindienne, utilisaient déjà la viorne pour soigner la dysenterie. Plus proche de nous, au cours du 19ème siècle, son écorce, préparée sous forme de décoction, contribuait à interrompre les hémorragies utérines, du fait de son action tonique sur l’utérus.

Les constituants de la viorne :

La viorne renferme des coumarines dont le scopétol et l’esculétol, de la salicine, l’un des principes de l’aspirine, de la viburnine ( principe amer), des acides organiques, ainsi que quelques traces d’huile essentielle et de tanins.

Les vertus de la viorne :

  • Préparée en décoctions, en poudres, en teinture mère ou tout simplement en infusion, la viorne représente une plante particulièrement efficace pour traiter certains symptômes féminins.
  • De par ses vertus à la fois antispasmodiques et astringentes, la viorne contribue à diminuer certains troubles gynécologiques comme les règles abondantes, le prolapsus utérin et trouve toute sa place pour apaiser les symptômes liés à la ménopause.
  • De par son action sédative sur la sphère utérine, la viorne diminue les nausées matinales liées à une grossesse, tout en prévenant les risques de fausse couche. Après l’accouchement, la viorne peut apaiser les douleurs post-partum et réguler le syndrome des jambes lourdes.
  • La viorne, toujours de par son action antispasmodique, soulage également en cas de spasmes du côlon, de crampes douloureuses localisées au niveau de la vésicule biliaire, des voies digestives ou de l’appareil urinaire.

Les précautions d’emploi de la viorne :

L’emploi du viburnum est fortement déconseillée en cas d’allergie à l’aspirine.

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Thréonine

Thréonine-aide-de-digestion

La thréonine fait partie de ces acides aminés dits essentiels, le corps ne pouvant le fabriquer. Des apports via l’alimentation représentent les seules sources possibles afin de couvrir les besoins.

A quoi sert la thréonine ?

  • Une digestion optimale n’est possible qu’en présence de thréonine, un contributeur majeur des échanges nutritifs notamment entre les intestins et le sang, tout en participant à la dispersion des graisses au niveau du foie : 60% de la thréonine est utilisée par le tube digestif, celui-ci en ayant besoin pour la production des sécrétions digestives ( mucus).
  • La thréonine joue un rôle dans la formation de l’émail des dents ainsi que dans celle du collagène et de l’élastine, dont la peau, les cheveux mais aussi les tissus conjonctifs en général ne sauraient se priver.
  • Du fait de la teneur élevée en thréonine des immunoglobulines, nos anticorps, un déficit en thréonine peut en affecter leur production : une bonne réponse immunitaire n’est possible qu’en présence, entre autre, de thréonine.
  • La thréonine joue un rôle de précurseur pour la formation de glycine et de sérine, deux autres acides aminés dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. 
  • Enfin, la thréonine contribue à maintenir l’équilibre protéique au sein de l’organisme.

Ou trouver la thréonine ?

Les protéines animales comme la viande, rouge ou blanche, les œufs ainsi que les produits laitiers en renferment des quantités non-négligeables. Côté végétal, le germe de blé ainsi que certaines graines oléagineuses, comme les noix, et les fèves représentent les autres sources d’apport possibles.

Les recommandations en thréonine :

  • La dose recommandée de thréonine est fixée entre 500 à 1500 mg/jour.
  • Une carence en thréonine demeure possible, celle-ci pouvant entraîner des problèmes de peau, une mauvaise digestion, voir même une malnutrition ainsi qu’une irritabilité.
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Sarriette

Sarriette

La sarriette des montagnes, de la famille des Lamiacees, est également connue sous son nom plus scientifique de Satureja montana.

Originaire d’Europe du sud, cette plante aromatique aux feuilles lancéolées et aux fleurs blanches et roses reste une incontournable dans le domaine de la phytothérapie.

L’ histoire de la sarriette

A l’ aire de Dioscoride et Galien , cette plante vivace était utilisée comme le thymus vulgaris, son petit cousin, de par ses effets réchauffants et séchants.

Que contient la sarriette ?

Ses fleurs renferment jusqu’à 2 % d’ huile essentielle, qui selon l’ origine de la plante, peut être riche soit en carvacrol, soit en thymol.

Les vertus de la sarriette

  • Souvent plus utilisée en cuisine qu’ en phytothérapie de par ses molécules très odorantes, la sarriette possède des vertus médicinales.
  • Elle demeure très efficace en cas de flatulences, de coliques et de problèmes digestifs en général.
  • De par son action dite réchauffante, la sarriette a toute sa place en cas d’infections des voies respiratoires, à type de bronchite.
  • Le pouvoir bactéricide de son huile essentielle permet de traiter des infections cutanées dermatologiques, comme les candidoses et le mycoses, parfois résistantes a certains antibiotiques.

Les cousines de la sarriette

La sarriette des jardins, Satureja hortensis, possède des propriétés similaires, avec toutefois une huile essentielle un peu moins puissante. Il en va de même du calament, Calmintha ascendens, d’ un spectre d’ action également très proche

Les précautions liées a la sarriette

  • De par la présence de cétones, cette plante est contre-indiquée chez la femme enceinte ainsi que chez l’enfant.
  • De manière plus globale, elle nécessite un suivi médical et ne doit jamais être prise au long cours.