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Ortie

ortie

L’ortie dioïque, urtica dioica, également appelée la grande ortie, fait partie de la famille des urticacées, qui comprend une cinquantaine de genres et près de 700 espèces réparties à travers le monde. Plante élancée, à fleurs petites en grappes ou en boulettes de couleur verdâtre, ses 4 sépales donnent naissance à un fruit, l’akène, sans oublier ses nombreux poils urticants. Redoutée le plus souvent pour ses piqûres, cette plante est appréciée depuis le 1er siècle avant J.C.:Dioscoride,le célèbre médecin grec utilisait déjà ses feuilles fraîches pour soigner les blessures infectées, son jus pour stopper les saignements de nez. De nos jours, l’ortie reste prescrite en cas de fièvre, d’arthrite, d’anémie et trouve également un usage en cuisine, son goût n’étant pas sans rappeler celui de l’épinard.

Que contient l’ortie ?

  • L’ortie fait partie de ces plantes aux vertus médicinales de par les nombreux composants qu’elle renferme au niveau de ses feuilles : des antioxydants* dont des flavonoïdes sous forme de quercétine et des tanins,des lignanes, des amines ( histamine, choline, acétylcholine, sérotonine), de la chlorophylle, du xanthophylle ainsi que des minéraux (calcium, potassium, acide silicique, fer).
  • Les vitamines pro-A (bêta-carotène), B9 (acide folique), B5 (acide penthothenique), C (acide ascorbique), E (tocopherol) et K y sont bien représentées.
  • On note la présence de 8 acides aminés essentiels dont la leucine, l’isoleucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, le tryptophane, la thréonine et la valine.
  • La richesse en protéines végétales des feuilles représente de 5 à 9 %, ce qui en fait un aliment plus riche que le soja.
  • Les cathécolamines présentes dans les poils urticants sont responsables des réactions urticantes.
  • Ses racines contiennent, quant à elle, des phytostérols, aux vertus particulièrement diurétiques recherchées, ainsi que des lignanes, des sels minéraux et des composés phénoliques.
  • Le fruit de l’ortie est riche en protéines, en mucilage, en vitamine E et comprend une huile grasse, riche en omégas 3, à forte proportion d’acide linoléique, d’acide linolénique en moins grande quantité ainsi que des caroténoïdes.

Les vertus de l’ortie :

  • Cette plante est recherchée avant tout pour son action diurétique : c’est un dépuratif naturel qui trouve toute sa place notamment en cas d’eczéma et d’arthrite, du à un dysfonctionnement des reins ou à de la rétention d’eau.
  • De par son côté astringent, du à la présence de cholorophylle et de tanins, l’ortie trouve toute sa place en cas de saignements de nez ou de plaies à cicatriser, tout en ayant une action sur les menstruations trop abondantes, en réduisant leur flux.
  • En cas de rhumes des foins, d’asthme, l’ortie apporte un soulagement.
  • Son jus est efficace pour soulager justement les piqûres d’orties, tout comme les démangeaisons en général.
  • Les feuilles de l’ortie combattent l’anémie, de par la richesse de sa composition en minéraux et peuvent stimuler la montée de lait : c’est une plante reminéralisante par excellence.
  • La racine trouve son utilité afin de combattre l’hypertrophie de la prostate.
  • L’ortie peut être utilisée pour tout dérèglement endocrinien de part ses propriétés adaptogènes et toniques sur les surrénales : c’est la plante idéale pour aider à régulariser le métabolisme et à diminuer les effets nocifs du stress.

Les parties de l’ortie utilisées :

  • Les parties aériennes, qu’elles soient sèches ou fraîches sont très recherchées, du fait de la forte concentration d’éléments nutritifs. Elles sont consommées comme toniques et intégrées dans bon nombre de préparations médicinales : onguent, infusion à raison de 200 ml pour un effet fortifiant ou tout simplement en soupe.
  • Les racines, utilisables aussi bien fraîches ou séchées, peuvent être bues sous forme de décoction, en cas d’hypertrophie de la prostate, à raison d’une tasse par jour : les phytostérols qu’elle contient permettraient d’inhiber la 5 alpha-réductase, une enzyme impliquée dans l’activation des facteurs de croissance qui stimulent la prolifération cellulaire.
  • La teinture-mère permet de soigner les rhumes de foin, à raison d’une cuillère à café diluée dans 100 ml, 2 fois par jour. Sous forme de gélules dosée à 100 mg, l’ortie régularise les flux menstruels. 
  • L’ortie connait de nombreuses espèces, dont l’ortie brûlante, Urtica urens, très utilisée en homéopathie, avec des vertus similaires à sa grande sœur.

* Cetinus E, Kilinc M, Inanc F, Kurutas EB, Buzkan N, The role of urtica dioica (urticaceae) in the prevention of oxidative stress caused by tourniquet application in rats, 2005, Japon
** Riehemann K, Behnke B, Schulze-Osthoff K. , Plant extracts from stinging nettle (Urtica dioica), an antirheumatic remedy, inhibit the proinflammatory transcription factor NF-kappaB. 1999, université de Tubingen

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Nickel

Nickel

Le nickel est un oligo-élément peu répandu dans le corps humain : il n’en renferme que 500 microgrammes, surtout localisés au niveau du poumon.

Lorsque cet oligo-élément est absorbé, il est ensuite éliminé au niveau urinaire ainsi qu’au niveau de la bile, voir parfois par la sueur. Si son rôle sur l’insuline est connu depuis 1929, son rôle essentiel chez l’homme ne l’est que depuis 1974.Une alimentation, si elle est équilibrée et diversifiée, fournit les apports journaliers car cet oligo-élément est présent, même en quantité infinitésimale, dans bon nombre de végétaux mais aussi dans certaines protéines animales.

A quoi sert le nickel ?

  • Le nickel aide au bon fonctionnement et au bon équilibre du pancréas. Il a en effet un rôle très ciblé sur le métabolisme des glucides et dans l’utilisation des sucres puisqu’il concourt à augmenter l’effet de l’insuline.
  • Il régule la production d’adrénaline et présente de ce fait une action hypotensive.
  • Associé à un autre oligo-élément, le cobalt, il permet de réguler le pancréas, notamment en cas de digestions difficiles.

Où trouver le nickel dans l’alimentation ?

L’un des aliments les plus riches en nickel reste le chocolat, à condition toutefois qu’il soit noir (70% de cacao). Les légumes secs mais aussi les fruits ainsi que le thé ( en vrac d’origine biologique) en sont richement pourvus. Attention toutefois à leur consommation concomitante avec des céréales : les phytates qu’elles contiennent peuvent perturber l’absorption du nickel. Il en va de même s’il est associé à des aliments (voir des compléments) riches en fer, cuivre ou zinc : il s’ensuit une compétition au niveau intestinal dont le nickel ne sort pas vainqueur. Le mode de cuisson peut être une source de nickel supplémentaire si les aliments sont cuisinés dans de l’acier inoxydable (source Afssa ).

Les apports recommandés en nickel :

Même si à l’heure actuelle, il n’existe pas de recommandation d’apport journalier, on estime que les besoins seraient d’environ 75 microgrammes par jour (besoins extrapolés à partir de données animales), dose qui est largement dépassée par l’alimentation. En Europe, les apports varient entre 110 et 230 microgrammes.

Carences ou excès en nickel :

Les carences sont inexistantes et sa toxicité, en cas d’excès, ne peut se manifester qu’à des doses supérieures à 600 microgrammes/ jour, les organes touchés pouvant être le poumon, la peau (dermatoses) ou les reins.
Les apports en excès ne peuvent être causés que par des apports extérieurs à l’alimentation. Le nickel, lorsqu’il est inhalé, peut favoriser le cancer du poumon en se combinant avec le monoxyde de carbone. Se forme alors du carbonyle de nickel, que l’on retrouve notamment dans la fumée des cigarettes.

Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments

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Manganèse

Manganèse

Identifié dans le règne végétal, où il intervient dans la synthèse chlorophyllienne, il fut le premier métal reconnu comme oligoélément essentiel par le grand chimiste français Gabriel Bertrand.

Le manganèse est un oligo-élément essentiel, non synthétisé par l’organisme : il doit donc obligatoirement être apporté par l’alimentation. Notre corps en renferme entre 12 à 20 mg, dont près d’un tiers est renouvelé chaque jour. Le foie, les reins et les glandes endocrines sont les tissus les plus riches en manganèse.

Un oligo-élément aux multiples fonctions :

  • Le manganèse active de nombreux systèmes enzymatiques et intervient indirectement dans la lutte de l’organisme contre l’oxydation : l’action des radicaux libres est ainsi limitée.
  • Il intervient dans la synthèse du collagène et dans la formation des cartilages et des articulations : il permet de maintenir l’intégrité des os.
  • Il joue également un rôle dans le métabolisme des glucides, des lipides ainsi que dans la synthèse du cholestérol.
  • Le manganèse semble exercer une activité hypoglycémiante en agissant sur la fabrication du glucose à partir d’autres produits que le glycogène : c’est un ami pour votre pancréas.
  • Il intervient dans la coagulation en relation avec la vitamine K, en participant à la synthèse de la prothrombine.
  • la production des hormones sexuelles, leur activité ainsi que la montée de lait après l’accouchement seraient dépendantes du manganèse.
  • Au niveau du cerveau, il stimulerait l’hypophyse, notre chef d’orchestre, en association avec l’acide para-aminobenzoïque, pour sécréter de l’acétylcholine , un neuromédiateur capital dans le fonctionnement du cerveau : la mémoire, le concentration et l’action sont ainsi renforcées.

Quels sont les apports quotidiens recommandés en manganèse ? (AQR)

Les besoins en manganèse diffèrent légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus. L’OMS (organisation mondiale de la santé) recommande de consommer entre 2 et 5 mg de manganèse par jour pour un adulte et l’AFSSAPS (agence de sécurité sanitaire des produits de santé) a défini, quant à elle, une limite de sécurité de 4,2 à 10 mg par jour, afin d’éviter les risques au niveau du système nerveux. (2001) Des risques réels toutefois d’intoxication existent dans les industries* du manganèse ainsi que dans les usines de traitement du métal et de ses minerais (toxicité chronique).

Comment savoir s’il on est carencé en manganèse : des signes caractéristiques

  • Une carence en manganèse risque principalement de se porter sur les os et sur les articulations ( douleurs, faiblesse). Des phénomènes d’ostéoporose sont fréquemment observés.
  • Des affections allergiques touchant l’appareil ORL sont courantes.
  • Des troubles comme des atteintes nerveuses sont possibles : irritabilité, voir même des hallucinations.

Où trouver le manganèse dans l’alimentation ?

  • On le trouve surtout le germe de blé et certains  oléagineux ( 10 mg/100 g) :  noix, amandes, noisettes
  • Les céréales : blé, riz non décortiqué
  • Certains condiments : clou de girofle, gingembre, thym, laurier
  • Dans un certain nombre de légumes : haricots, petits pois, carottes, betterave, châtaigne, soja
  • Les aliments pauvres en manganèse sont les viandes, les poissons, les œufs et les fruits qui en sont pratiquement dépourvus avec des teneurs inférieures à 1 mg/kg.

Attention toutefois aux interactions possibles avec d’autres oligo-éléments :

  • Au niveau du duodénum, il existe une compétition d’absorption entre le fer et le manganèse : dégustez votre steak haché avec une salade plutôt qu’avec des céréales.
  • De même magnésium et manganèse peuvent se substituer l’un à l’autre (au niveau du noyau cellulaire)
  • L’administration de doses élevées de manganèse diminue l’accumulation du cuivre dans l’organisme.
  • Le manganèse, enfin, interfère avec le calcium et le phosphore dans l’estomac et l’intestin : évitez le bol de céréales de blé, couplé à du lait de vache si vous êtes en déficit de manganèse.

En résumé :

Prenez une poignée de fruits secs en dehors des repas, c’est un moyen très simple de bien absorber votre dose de manganèse, sans aucun risque de compétition possible.Et évitez de boire de l’alcool : l’éthanol augmenterait l’absorption du manganèse et faciliterait aussi sa rétention hépatique et ses effets toxiques. Privilégiez plutôt le thé ou certaines eaux minérales qui en sont riches, tout en étant bien absorbées par votre organisme.

Alessio L, Apostoli P, Ferioli A et al., 1989. Interference of manganese on neuroendocrinal
system in exposed workers. Preliminary report. Biol Trace Elem Res 21:249-253.

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Lithium

Lithium

Présent à l’état de traces dans le plancton et chez tous les êtres vivants, le lithium provient du grec lithos, qui signifie pierre.

Cet oligo-élément fut découvert en 1817 par Johan August Arfwedson sur l’île de Utö ,en Suède, qui analysait alors d’autres minéraux. D’où son nom de lithium, attribué par J.J. Berzelius, puisqu’il ne provient pas de matières d’origine végétale, contrairement à d’autres composés. Même si son métabolisme chez l’homme reste assez mal connu, il reste probablement proche de celui du sodium et du potassium. Après absorption digestive, le lithium se concentre à hauteur de 50% sur les muscles ainsi que sur le tissu cérébral, son élimination se faisant par voie rénale : le sang en contient environ 30 microgrammes par litre.

Comment fonctionne le lithium ?

  • Les propriétés du lithium seraient probablement dues à sa participation dans le fonctionnement des cellules nerveuses ainsi qu’à sa régulation sur les molécules impliquées dans la transmission des informations au niveau cérébral. Le lithium intervient en effet au niveau des échanges membranaires, tout comme le potassium, le sodium et le magnésium, ce qui expliquerait en partie son rôle tranquillisant sur le système nerveux.
  • Au niveau de la glande thyroïde, il a la capacité de bloquer la libération de l’hormone thyroïdienne (la thyroxine), hormone connue pour favoriser l’apparition d’un goitre.

Les vertus du lithium :

  • Le lithium aide à réguler certains problèmes de sommeil ainsi que les troubles de l’humeur : le sommeil est plus récupérateur. Le lithium renforçant les effets du magnésium, il est un oligo-élément de choix pour réguler les états spasmophile ainsi que certaines situations de stress. Une légère tendance dépressive, des difficultés d’adaptation (changements de rythme de vie, horaires décalés) peuvent être améliorées par la prise de lithium ( avec un suivi médical).
  • Le lithium a démontré, à fortes doses, toute son utilité dans la prise en charge de certaines pathologies psychiatriques, la découverte de ses propriétés sur les troubles de l’humeur et du comportement ayant déjà été décrites par J.F.J Cade en 1949.
  • La dose préconisée est de 70 à 140 mg/jour, avec une surveillance biologique nécessaire afin d’éviter tout effet délétère au niveau neurologique mais aussi rénal : la marge thérapeutique est faible. Le lithium, sous forme de sels de lithium s’est révélée efficace comme thymo-régulateur, notamment en cas de trouble bipolaire.
  • Le lithium est utilisé depuis des décennies dans le traitement de la goutte, les sels de lithium de l’acide urique étant très solubles dans l’eau.
  • En simple application locale, sous forme de lotion, le lithium peut aider à réguler un excès de sébum au niveau de la peau et du cuir chevelu (dermite séborrhéique).

Les aliments riches en lithium :

L’eau de boisson reste le plus gros fournisseur de lithium, suivi de près par les céréales, les légumes verts. Les concentrations dans les eaux de boisson peuvent aller de 200 à 600 microgrammes : mieux vaut toujours lire les étiquettes, même s’il n’existe aucune recommandation quant aux AJR*.
Les protéines d’origine animale comme les poissons, les viandes mais aussi les œufs en sont de bonnes sources.

* apports journaliers recommandés

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Cade

Cade - Juniperus oxycedrus

De la famille du genévrier et des Cupressacés, le cade, de son nom latin Juniperus oxycedrus, est un petit arbre qui se complaît dans le bassin méditerranéen. En aromathérapie, ses rameaux une fois distillés, délivrent une huile essentielle très appréciée tout autant pour traiter certains maux chez l’homme tout comme chez certains animaux.

Appelé aussi oxycèdre, petite cèdre ou cèdre piquant, le cade forme des baies rouges foncées, au bois réputé pour faire fuir les insectes ou mites. 

Sa composition biochimique :

La distillation à la vapeur des rameaux du cade permet d’obtenir une huile essentielle riche en sesquiterpènes, dont l’alpha-cédrène, le delta-cadinène, le zonarène ainsi que le beta-caryophyllène. Cette huile peut également contenir quelque pourcentage de phénols (entre 7 à 10%), ainsi que du cadinol, un sesquiterpénol.

Les vertus de l’huile essentielle de cade :

  • L’huile essentielle de cade possède à la fois des propriétés parasiticides, antiseptiques et vermifuges.
  • Son action antiparasitaire* permet de venir à bout de bon nombre de maux cutanés fréquents chez le cheval, le chien ou le chat, en frictions et en applications locales, pure ou bien diluée dans une huile végétale comme celle de neem.
  • Que ce soit en onction, en massage ou tout simplement dans le bain, l’huile essentielle de cade constitue un véritable soin naturel pour les cheveux, permettant également de traiter le cuir chevelu, notamment en cas d’affections cutanées ( psoriasis, eczéma, pellicules, cheveux gras, mycose). Une lotion composée à hauteur de 3 gouttes dans 10 ml d’huile végétale appliquée régulièrement sur le cuir chevelu contribue à rendre les cheveux forts et brillants.
  • En inhalation ou en diffusion, les molécules de cette huile essentielle peuvent aider en cas d’addictions, d’angoisse, d’anxiété ou tout simplement à permettre de méditer : une détente assurée rien qu’en respirant cette huile essentielle.
  • Pour combattre les vers intestinaux, la voie interne ainsi que vaginale restent les voies les plus appropriées , les conseils d’un aromathérapeute étant toutefois vivement recommandés dans le choix de ce mode d’administration.

Une autre huile de la même famille :

L’huile essentielle de baies de genévrier appartient à la famille des cupressacées mais est extraite à partir du Juniperus communis L., une autre variété de genévrier, dont les composants majoritaires sont cette fois des monoterpènes, essentiellement des alpha-pinènes.

Les précautions de l’huile essentielle de cade :

  • De par notamment la présence de phénols, cette huile essentielle reste déconseillée chez la femme enceinte pendant les 3 premiers mois de grossesse, ainsi que chez les jeunes enfants.
  • Son usage interne nécessite d’autre part un suivi médical ou thérapeutique.

www.distilleriedescevennes.com

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Bleuet

Bleuet

Le bleuet ou Centaurea Cyanus, de son nom plus scientifique, fait partie de la famille des Astéracées. Cette plante annuelle ou bisannuelle, aux fleurs bleu ciel en été croît dans les champs cultivés des régions tempérées. Originaire du Proche-Orient, le bleuet présente de nombreuses vertus, de par les différents constituants qu’il renferme, via à la fois ses fleurs, ses graines et ses feuilles, lui conférant ainsi une place de choix dans le domaine de la phytothérapie.

L’histoire du bleuet :


Déjà au 12ème siècle, la célèbre Sainte Hildegarde de Bingen faisait l’éloge du bleuet et de ses nombreuses vertus. Au 16ème, le non moins fameux herboriste P. Mattioli, s’appuyant sur la théorie des signatures, méthode des plus prisés à l’époque, selon laquelle l’apparence extérieure d’une plante indiquait ses applications thérapeutiques, renforça les usages médicinaux du bleuet : sa couleur bleu foncée, évoquant ainsi les yeux sains contribua à associer la plante comme remède contres les affections oculaires. La centaurea scabiosa, une plante d’une famille proche, servait au Moyen-âge à fabriquer un onguent des plus efficaces afin de cicatriser les blessures, tout en traitant les infections cutanées.

Que renferme le bleuet ?

Le bleuet contient de la chicine, un principe amer, des composés acétyléniques ainsi que des anthocyanosides et des flavonoïdes : un cocktail d’antioxydants à l’état pur.

Les effets et indications du bleuet :

  • Les pétales de la fleur de bleuet, riches en principes amers, présentent à la fois une action stimulante et fortifiante. Le bleuet, utilisé en décoction ou en teinture-mère, contribue à augmenter la sécrétion gastrique et salivaire, facilitant ainsi la digestion, tout en renforçant l’activité du foie. Son effet amer, en favorisant l’envie de manger, peut trouver une place afin de traiter certains problèmes liés à l’anorexie.
  • Très bon anti-inflammatoire naturel, ses feuilles en décoction permettent de soulager certaines douleurs rhumatismales, de par leurs effets également analgésiques.
  • Les graines du bleuet, de par leur action légèrement laxative, contribuent à lever certains problèmes de constipation passagère, notamment chez l’enfant.
  • Le bleuet constitue le remède de choix dans la sphère oculaire, apaisant ainsi les yeux irrités de façon douce : soit en bains d’yeux , une fois l’infusion filtrée, soit directement en cataplasmes via les pétales.
  • Le bleuet, distillé, permet d’obtenir un hydrolat particulièrement apprécié pour apaiser et réparer les yeux fatigués ou irrités. Plus particulièrement préconisé pour les personnes sujets aux allergies, il s’utilise également en compresses sur les yeux mais pas seulement. Il trouve un usage de surcroît pour tonifier le tissu cutané et s’emploie contre la couperose.

Une confusion possible avec d’autres centaurées :

Les petites centaurées, qui présentent des fleurs roses ou jaunes , appartiennent à la famille des Gentianacées, du genre Centaurium, qu’il convient de ne confondre avec le bleuet, du genre Centaurea, mais appartenant donc à la grande famille des Astéracées.

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Histidine

Histidine

L’histidine, de son nom grec « ἱστίον », qui signifie mât ou voile de navire, fait partie des acides aminés essentiels que l’organisme ne peut produire seul. Il représente 3% des acides aminés des protéines de l’organisme humain, pouvant être apporté par l’alimentation ou par des compléments alimentaires.

Le rôle de l’histidine

  • L’un de ses rôles principaux est de contribuer à assurer un niveau correct de zinc et de fer dans le sang : elle sert notamment de transporteur au zinc qu’elle va livrer aux cellules, assurant ainsi un taux d’énergie suffisant ainsi qu’un fonctionnement adéquat du système immunitaire, de par sa stimulation des phagocytes. Garante d’une bonne santé des globules, sa carence peut entraîner une anémie, de par la diminution de l’hémoglobine ( protéine des globules rouges) et de l’hématocrite. 
  • L’organisme humain requiert la présence de bon nombre d’enzymes, pour assurer un bon nombre de fonctions (digestion, métabolisation etc….), enzymes produits seulement en présence de certains acides aminés. L’histidine, de par son rôle de précurseur de l’histamine, contribue notamment à assurer la production de gastrine, une enzyme indispensable au bon fonctionnement du système digestif : elle peut diminuer les manifestations dues à une mauvaise digestion. Elle entre également dans la composition de la trypsine, l’enzyme pancréatique permettant la digestion des protéines.
  • L’histidine contribue à améliorer la cicatrisation notamment des plaies et reste un acide aminé incontournable afin de réparer mais aussi de permettre la croissance des tissus.
  • L’histidine est importante pour maintenir l’intégrité de la myéline, assurant ainsi une protection des nerfs.
  • Elle est un antidote au nickel et à l’aluminium mais contribue aussi à la détoxification en cas d’excès de fer, cuivre, soulageant ainsi les articulations de certains malades dits arthritiques. En cas de cirrhose ou de toxicité liée au cadmium, l’histidine peut avoir un rôle protecteur vis-à-vis du foie.
  • De par son effet vasodilatateur, l’histidine permet au sang de circuler dans les zones du corps et notamment dans les zones génitales : elle contribue largement à augmenter la libido et reste nécessaire au mécanisme de l’orgasme.
  • L’histidine pourrait avoir un effet calmant *sur le système nerveux, de par sa capacité à modifier certaines ondes cérébrales, en les faisant passer en ondes alpha, celles-là même qui apportent un repos et une sérénité.

Les aliments riches en histidine

  • La morue salée est l’aliment qui en détient le plus avec 1,8 gramme pour 100 grammes de poisson consommé.
  • Certaines céréales comme le riz, l’avoine mais aussi le germe de blé en contiennent des quantités intéressantes.
  • Les fromages, type gruyère mais aussi le parmesan, l’edam, le gouda ou l’emmental renferment pas moins d’1 gramme d’histidine pour 100 grammes. Toutes les viandes, avec plus particulièrement celles issues de gibier, représentent des sources intéressantes et faciles à consommer au quotidien.
  • Les graines de soja et de moutardes jaunes, tout comme la dulse et la spiruline, des types d’algues, sont une alternative notamment pour les végétariens, qui peuvent vite en être carencés.

Peut-on être carencé en histidine ?

Si les apports alimentaires en sont insuffisants, la réponse est oui, les carences principales se traduisent par de l’anémie, une surdité voir même une arthrite rhumatoïde : la dose journalière recommandée se situe autour de 500 à 3000 mg.

* études réalisées à titre expérimentales

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Gaulthérie

Gaulthérie

La gaulthérie Procumbens, dite « couchée », également appelée bruyère du Canada ou thé du Canada est une plante de la famille des Ericaceae, originaire du Nord des Etats-unis et du Canada.

C’est un médecin-botaniste du Roi au Québec, qui la fit découvrir au non moins célèbre naturaliste Carl von Linne. Son feuillage toujours vert lui a valu également son surnom anglais de « Wintergreen ». En juin, l’arbuste se charge de fleurs blanches qui deviendront des petites baies rouges, comestibles tout comme ses feuilles.La plante est souvent utilisée pour ses vertus toniques, stimulantes, astringentes, aromatiques et diurétiques.

L’histoire de la gaulthérie 

La gaulthérie a longtemps été utilisée dans divers rites afin de se protéger du « mauvais sort » : une plante placée dans chaque coin de la maison garantissait à ses habitants au Moyen-âge une défense contre les envoûtements.
De nos jours, les feuilles sont utilisées en infusion, notamment au Canada, pour leurs vertus astringentes, toniques et anti-diarrhéiques. Ses baies ajoutées au brandy le parfument délicieusement.
C’est au 19ème siècle, en Amérique du Nord, que son huile essentielle fut extraite pour la première fois par distillation à la vapeur : l’essence de Wintergreen était née.

Que contient l’huile essentielle de gaulthérie ?

Son constituant majeur, isolé par W.Procter et A.Cahours, est le salicylate de méthyle qui, une fois hydrolisé, donne l’acide salicylique : la plante peut renfermer jusqu’à 99% de salicylate de méthyle. De couleur jaune pâle à rosâtre (suivant sa provenance), l’odeur de cette huile essentielle est très caractéristique : camphrée, aux notes de cuir, voir quelques soupçons d’odeur caramélée. La gaulthérie renferme également un autre principe actif : le gaulthérilène.

Les utilisations de l’huile essentielle de gaulthérie 

  • L’huile essentielle de Gaulthérie est un anti-inflammatoire naturel par excellence, qui peut être utilisée en massage pour toutes les pathologies musculaires articulaires douloureuses : arthrose, tendinites, entorse, lumbago, goutte, polyarthrite, épicondylites.
  • Elle est antirhumatismale, antispasmodique et parfaite pour régénérer le foie, notamment en cas de séquelles ou de petites insuffisances hépatites.
  • Elle a toute sa place en tant que diurétique, vasodilatateur et hypotenseur et peut soulager certains eczémas inflammatoires.
  • Cette huile essentielle sert à aromatiser les dentifrices, en association avec la menthe ou l’eucalyptus.

Ses principales précautions 

  • Son huile essentielle peut être irritante, si elle est utilisée à l’état pur: il est recommandé de la diluer à 20 % dans une huile végétale (1 goutte pour 10 gouttes).
  • Elle est contre indiquée chez les personnes sous traitement anticoagulant : le salicylate de méthyle qu’elle renferme a la même action que l’aspirine (1 ml d’HE de Gaulthérie odorante correspond à 1,4 g d’aspirine)
  • Cette huile essentielle est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez les enfants de moins de 6 ans.
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Fluor

Fluor

Le fluor fut pour la première fois mentionné au 16 ème siècle par Basile Valentin puis décrit par Georgius Agricola en tant que substance permettant la fusion des métaux ou des minéraux.

Le nom fluor vient du latin fluere, qui signifie flux ou fondant. Le fluor est présent naturellement dans la croûte terrestre où on peut le trouver dans les roches, le charbon et l’argile. De ce fait, l’être humain est exposé au fluor par l’intermédiaire de la nourriture,de l’eau qu’il boit et de l’air qu’il respire.

 Ou peut-on trouver le fluor ?

  • Les dentifrices mais aussi certaines eaux minérales (Vichy), le thé, la bière, le vin, les épinards, le persil, le pissenlit, les graines de tournesol germées, le poisson, les fruits de mer, les algues, les abats, les céréales complètes, la carotte, le chou et l’abricot en sont les meilleures sources.
  • Le fluor, en tant que tel n’a aucun rôle métabolique connu chez les animaux ou l’être humain, c’est l’ion fluorure, sous la forme de fluorure de sodium, qui peut présenter un intérêt sur l’organisme : des fluorures sont parfois ajoutés au sel de ménage mais aussi aux dentifrices, voir aussi dans certaines sources d’eau pour lutter notamment contre les caries dentaires.

Les bienfaits du fluor sur notre organisme :

D’après les recherches scientifiques, le fluor intervient directement dans la dentition notamment en matière de prévention de la carie dentaire. Ses composants permettent notamment de fortifier les dents ainsi qu’à favoriser sa reminéralisation lorsqu’elle est touchée par la plaque dentaire. Des apports journaliers aux doses recommandées permettent de protéger contre l’ostéoporose. Le fluor est un oligo-élément qui se fixe dans l’émail des dents et les rend beaucoup plus résistantes aux attaques des bactéries de la plaque dentaire. Son action renforce la fixation du calcium et du phosphore dans le tissu osseux. Il intervient également dans la tonicité des ligaments.

Peut-on être carencé en fluor ?

  • La dose quotidienne recommandée est de 2 mg pour les homme adultes et de 2,5 mg pour les femmes, le seuil pour les enfants de moins de 3 ans étant fixé à 0,5 mg au quotidien: les carences sont extrêmement rares. 
  • Par contre , au-delà des ces seuils, il peut y avoir un excès, une surconsommation de fluor (supérieur à 4 mg/jour) pouvant devenir toxique (fluorose) : l’apparition de tâches pigmentées sur l’émail, surtout si elles sont brunâtres et nombreuses, signe une fluorose sévère et nécessite une consultation chez le médecin. En cas d’overdose de fluor, une fluorose du squelette (10 à 40 mg/jour), un retard de croissance (pour 100 mg de fluor/jour) voir une surdose rénale( 125 mg /jour) sont possibles.
  • D’autre part, le risque d’intoxication chez les enfants reste plus élevé du fait de la présence souvent importante du fluor dans les dentifrices : il convient notamment de bien expliquer aux enfants qu’ils doivent recracher le dentifrice.

Une réglementation du taux de fluor dans l’eau existe:

  • Les pays ont diverses normes et règlements en matière de fluoration de l’eau, les formes les plus utilisées étant l’hexafluorosilicate de sodium et l’acide hexafluorosilicique mais leurs utilisations dans l’eau du robinet sont parfois difficiles à obtenir.
  • La fluoration du sel ( sous la forme de fluorure de potassium) est, quant à elle, plus claire, celle-ci devant être étiquetée, en mentionnant sel fluoré ou sel iodé et fluoré : le sel est supplémenté en fluor à raison de 250 mg/kg. Depuis 1993, une réglementation impose l’usage de sel fluoré dans les cantines scolaires françaises.
  • Les emballages doivent également alerter le consommateur par la mention : « ne pas consommer si l’eau de boisson contient plus de 0,5 mg/litre de fluor ».
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Epine-vinette

Epine-vinette

L’épine vinette, cet arbuste épineux de la famille des Berbéridacées, Berberis vulgaris, originaire d’Europe, a été introduit en Amérique du Nord.

Facilement reconnaissable à ses fleurs jaunes, portant des baies rouges en automne, ce dernier reste prisé pour son écorce ainsi que ses baies et sa souche en phytothérapie.

L’histoire de l’épine-vinette:

Déjà utilisées dans l’Egypte ancienne, les baies de cet arbuste, macérées avec des graines de fenouil, constituaient un parfait traitement pour faire baisser la fièvre. Plus tard, certaines tribus d’indiens d’Amérique du Nord lui conférèrent une autre indication, à savoir les ulcères d’estomac.

Que renferme l’épine-vinette ?

  • Son écorce ainsi que ses baies renferment des alcaloïdes isoquinoléiques, dont la berbérine et la berbamine qui auraient toutes deux des propriétés bactéricides.
  • Ces alcaloïdes recèleraient d’autre part des vertus anticancéreuses, même si des études plus poussées sont nécessaires pour en affirmer le bien fondé, de façon scientifique.

Les vertus et usages de l’épine-vinette :

  • De part la présence de berbérine, l’épinette-vinette agit sur le fonctionnement de la vésicule biliaire, en augmentant notamment la production de bile tout en apportant un soulagement important en cas de douleurs vésiculaires ainsi que lors de la présence de calculs biliaires.
  • De par ses propriétés antiseptiques, certaines dysenteries amibiennes et infections gastro-intestinales similaires peuvent être soulagées.
  • L’écorce présentant une forte astringence, celle-ci est toute indiquée pour combattre les diarrhées tout en favorisant la cicatrisation du tube digestif.
  • En décoction, l’épine-vinette aide à soulager, voir même certains problèmes d’eczémas et de psoriasis, tout en étant un parfait bain oculaire léger.

Les contre-indications de l’épine-vinette :

L’écorce ainsi que les baies ne doivent être utilisées que sous contrôle médical. De fait, les alcaloïdes qui y sont présents peuvent devenir toxiques à fortes doses. Leur usage est d’autre part déconseillé chez la femme enceinte ainsi que sur une durée supérieure à 6 semaines.