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Arbre de Judée, ou gainier commun

Arbre de Judée, ou gainier commun

L’Arbre de Judée, ou gainier commun, de son nom latin Cercis siliquastrum, fait partie de la famille des Fabacées.

Originaire du sud de l’Europe et de l’ouest de l’Asie, ses feuilles ainsi que ses rameaux délivrent des couleurs utilisées pour teindre depuis plusieurs siècles.

Un peu d’histoire :

Selon la légende, cet arbre aurait été celui de la potence de Judas, après qu’il eut trahi Jésus Christ. Plus près de nous, le maitre teinturier Dambourney en a étudié ses propriétés tinctoriales, permettant ainsi de nommer Nankin sa couleur jaune prononcée typique. Les bourgeons de cet arbre possèdent des propriétés de fluidifiant sanguin, utilisés de tout temps pour soigner également les nausées, vomissements ainsi qu’en cas de dysenterie.

L’arbre de Judée et ses pigments :

  • Les feuilles et le jeunes rameaux, récoltés au printemps, peuvent être ensuite utilisés frais ou séchés : ils contiennent des flavonols, appartenant à la grande famille des flavonoïdes, des substances au demeurant très colorantes.
  • A l’aide d’un mordant à base d’alun et de tartre, ces parties, sans ajout d’additifs, délivrent une couleur jaune citron ou verte, si l’on y adjoint du cuivre.
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Zinc

L’organisme humain renferme 2,5g de zinc dont 60% sont présents dans les muscles et 30% dans les os.

Le zinc est indispensable à l’homme parce qu’il intervient dans la
plupart des métabolismes par l’intermédiaire d’enzymes (dégradation des
lipides, des protides, des hydrates de carbone).Il intervient dans la biosynthèse de certaines hormone, notamment l’insuline…

Les apports journaliers conseillés sont de 6 mg pour les enfants jusqu’à 3 ans, de 7 à 12 mg entre 7 ans et ce jusqu’à l’âge adulte. La femme qui allaite devra en consommer 19 mg par jour. C’est un oligo-élément nécessaire pour l’absorption et l’activité des vitamines, surtout celles du groupe B.

Le rôle du zinc :

  • Le zinc est indispensable à l’homme parce qu’il intervient dans la plupart des métabolismes par l’intermédiaire d’enzymes (dégradation des lipides, des protides, des hydrates de carbone).
  • Il intervient dans la biosynthèse de certaines hormones, notamment l’insuline (régulation du taux de sucre dans le sang)
  • Il a un rôle majeur dans le rétablissement des relations entre psychisme, glandes endocrines(hormones thyroïdiennes et de croissance) et système immunitaire : Il réactive les fonctions endocriniennes au niveau du cerveau et de l’hippocampe
  • En association avec la vitamine B6, il combat les effets du stress
  • Enfin, il a non seulement un effet bactéricide (antimicrobien), mais aussi de stimulation dans la production de cellules immunitaires de défense ( lymphocytes et macrophages)

Que se passe t’il en cas de carence en zinc : Des manifestations peuvent apparaitre

  • Sous forme de troubles de la sphère ORL (glossite, stomatite) et dermatologiques (alopécie, retard de cicatrisation)
  • Troubles gastro-intestinaux : Anorexie, diarrhée
  • Troubles sensoriels : Troubles de la vue, du goût, de l’odorat
  • Troubles sexuels : Impuissance, troubles de la fertilité
  • Diminution de la réaction immunitaire* : Diminution de la production de lymphocytes, augmentation de la sensibilité aux infections
  • En cas de grossesse : Risque plus élevé de spinabifida et de troubles de croissance du fœtus

Où trouver le zinc dans l’alimentation ?

  • On trouve du zinc dans les crustacés, les mollusques, les coquillages, le palmarès revenant aux huîtres avec 20mg pour 100g
  • La viande rouge essentiellement, mais également la volaille, les œufs
  • Les produits laitiers,
  • Les légumes (haricots verts, cresson, soja, champignon, pommes de terre),
  • Les céréales complètes (avoine, seigle, millet, riz brun, pain complet), les légumineuses(lentilles, fèves, haricots en grains, pois cassés…), les fruits secs (noix, noisettes), les germes de blé, les graines de quinoa, les levures, les agrumes.
     

De manière générale, le zinc contenu dans les protéines animales est mieux absorbé que celui contenu dans les protéines végétales. Cette diminution de l’absorption du zinc est due à la présence de phytates (fibres végétales), notamment dans les céréales complètes. Mais il ne fonctionne pas tout seul, Il est étroitement lié au magnésium et au phosphore, ces trois éléments réunis permettant ainsi la production des nouvelles protéines pour le corps.

Pensez donc à consommer des produits riches en magnésium :

  • Les germes des céréales : 250 à 500 mg
  • Le cacao : 465 mg, le chocolat (110 mg)
  • Les bigorneaux : 400 mg
  • Certaines eaux minérales : Hépar (110mg/litre), Badoit (83 mg/litre)
  • Les fruits secs et les fruits séchés : Entre 130 à 250 mg
  • Le pain complet et les légumes secs cuits (entre 50 à 80 mg/100g)

Sans oublier ceux pourvus en phosphore :

  • Germe de blé et fromages fondus (800 mg/100g)
  • Déréales au son (600mg/100g)
  • Graines de sésame, de tournesol, noix du Brésil, pistache, amande (entre 500 à 800mg/100g)
  • Sardine à l’huile, bar, baudroie ainsi que le foie d’agneau et la viande de pigeon

Respectez un bon équilibre alimentaire :

Le zinc est généralement déficient chez les individus mangeant beaucoup de céréales, mais peu de protéines animales. Les céréales contiennent de l’acide phytique qui se lie au zinc et gêne son absorption au niveau intestinal 

* Myung SJ, Yang SK, Jung HY, Jung SA, Kang GH, Ha HK, Hong WS, Min YI: Zinc deficiency manifested by dermatitis and visual dysfunction in a patient with Crohn’s disease. J Gastroenterol 1998 Dec;33(6):876-9

** Shankar AH, Prasad AS: Zinc and immune function: the biological basis of altered resistance to infection. Am J Clin Nutr 1998 Aug;68(2 Suppl):447S-463S

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La valine

La valine, dont le nom tire son origine de la valériane, fait partie des acides aminés essentiels, puisque le corps ne peut la produire.

La valine, dont le nom tire son origine de la valériane, fait partie des acides aminés essentiels, puisque le corps ne peut la produire.

Les plantes la synthétisent à partir de l’acide pyruvique ; les besoins doivent donc être fournis régulièrement par l’alimentation.

Élément essentiel pour fournir de l’énergie aux muscles, la valine représente un excellent stimulant du système nerveux.

Ou trouve t’on la valine ?

Ses meilleures sources restent avant tout les oléagineux comme l’arachide, le soja ainsi que les graines de sésame, les lentilles, les fromages, les produits laitiers. Les protéines d’origine animale comme le poisson, les volailles, la viande en général en sont des sources intéressantes, faciles à consommer au quotidien.

Le rôle de la valine:

  • La valine possède des effets stimulants sur le métabolisme, notamment au niveau musculaire. Élément indispensable aux muscles, la valine leur permet de produire de l’énergie rapidement, son assimilation par l’organisme étant des plus rapides : un bon apport de valine contribue à améliorer la récupération après l’effort tout en aidant à la réparation des tissus de manière générale.
  • Stimulante pour le système nerveux, elle participe à son bon fonctionnement, augmentant ainsi vivacité mentale tout comme la coordination musculaire.

Les besoins en valine :

  • La dose recommandée de valine, bien que très large, présente une toxicité pour une consommation supérieure à 20 g/jour.
  • La valine est un acide aminé ramifié de la famille de la leucine et de l’isoleucine, constituant à eux trois 35% des acides aminés présents au niveau des protéines de l’organisme : les associer sous forme de suppléments permet de stimuler la croissance musculaire, une pratique des plus fréquentes chez les culturistes.

Peut-on être carencé en valine :

  • Un apport insuffisant de valine reste dramatique chez le nourrisson, pouvant occasionner tout aussi bien un retard au niveau du poids qu’au niveau mental, avec des risques accrus de convulsions .
  • A l’opposé, un excès de valine peut entraîner des hallucinations ainsi que d’éventuels fourmillements au niveau de la peau.
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La taurine est un dérivé d’acide aminé soufré naturellement présent dans le corps humain mais aussi dans tout le règne animal

La taurine est un dérivé d’acide aminé soufré naturellement présent dans le corps humain mais aussi dans tout le règne animal. Découverte en 1827 par des scientifiques allemands, Friedrich Tiedemann et Leopold Gmelin, elle tire son nom de la bile de taureau à partir de laquelle elle fut isolée.

Même si elle est considérée comme non essentielle puisque le corps peut la synthétiser lui même à partir de l’alimentation, elle reste indispensable : c’est l’acide aminé dont la quantité est la plus élevée dans le corps. Présente en majorité dans le système musculaire mais aussi dans le muscle cardiaque, le cerveau, la rate, le rein, le foie, le pancréas, le muscle de l’intestin et les tissus conjonctifs en contiennent également. Absorbée dans le tube digestif, elle est distribuée dans tout l’organisme par voie sanguine grâce aux plaquettes.

A quoi sert la taurine ?

  • La taurine intervient dans la régulation des échanges osmotiques, notamment ceux concernant le calcium mais aussi le potassium, tout en favorisant l’entrée du chlore et du magnésium. Au niveau musculaire, la taurine module la concentration de calcium dans les tissus musculaires, permettant ainsi la contraction du muscle. Mais elle contribue également à favoriser la rétention de potassium et de magnésium dans les cellules, tout en rejetant le sodium.
  • La taurine est un neurotransmetteur inhibiteur du cerveau, accompagné de la glycine, un autre acide aminé ainsi que le GABA (acide gamma aminobutyrique): effet calmant assuré
  • Elle protège la rétine du stress oxydatif, tout en participant à son bon fonctionnement : pas de « bon »œil sans taurine.
  • La taurine présente de nombreux effets positifs en cas de diabète* ainsi que pour prévenir certaines de ses complications : par son action sur l’insuline( augmentation de la sensibilité et la réponse), et inhibition de la glycation, source de stress oxydatif.
  • Ses effets protecteurs sur la sphère cardiologique sont reconnus, de par sa régulation sur les concentrations calciques. Elle aurait également une action anti-hypertensive** et s’oppose aux dépôts des plaques d’athéromes.
  • En cas d’intoxication hépatique, liée à une cirrhose ou à certains métaux lourds( cadmium***), la taurine est un acide aminé protecteur du foie.
  • La taurine contribue à l’émulsification des graisses dans le tube digestif, ce qui favorise la digestion et augmente l’élimination du cholestérol
  • La taurine permettrait également une meilleure évacuation des déchets métaboliques produits durant l’effort (ammoniaque…)

La taurine et l’alimentation :

  • La taurine fait l’objet d’une synthèse dans l’organisme, principalement au niveau du cerveau et du cœur mais reste très faible, d’où une nécessité de l’apporter par l’alimentation : les besoins seraient de 50 à 100 mg par jour.
  • La taurine est présente essentiellement dans les aliments riches en protéines : viande, volaille, poisson, crustacés, produits laitiers et œufs. Attention donc aux carences fréquentes notamment dans le cas d’une alimentation végétarienne stricte Les haricots et les noix, même s’ils ne contiennent pas de taurine, restent des aliments utiles à consommer : la méthionine et de la cystéine qu’ils renferment peuvent être transformées en taurine dans le corps, à condition d’avoir des apports suffisants de vitamine B6.
  • Chez les bébés et les jeunes enfants, la capacité de produire de la taurine n’est pas encore développée, de sorte que la taurine est un acide aminé essentiel pour eux: le lait maternel contient environ 4,2 mg de taurine pour 100 ml ( 0,240mg/100ml pour le lait de vache) mais les laits infantiles en ont été supplémentés.
  • La taurine est présente dans certaines boissons énergisantes comme le RedBull (1000mg de taurine), le Burn energy drink (avec taurine),bien qu’elle fut interdite en France à la suite des conclusions rendues par l’AFSSA en 2003 : les effets neuro-comportementaux indésirables rapportés seraient dus à l’association détonante de l’alcool et de la caféine.
  • Les oestrogènes diminuant la synthèse de taurine, ses apports doivent être augmentés notamment chez les femmes sous contraceptif mais aussi chez les sportifs, les nourrissons et les personnes âgées.

Une carence en taurine fréquente :

  • En cas de déficit en vitamines C, B1, B5, B8 et B9, l’organisme produit moins de cystéine, un acide aminé qui permet la synthèse de taurine.
  • Une carence en taurine peut provoquer une hypertension, une crise d’épilepsie, une anxiété accrue, une hyperactivité, une congestion cérébrale et peut augmenter les risques de développer une cataracte.

* Taurine and excitable tissues P109-116, Advances in experimental medicine
and biology, volume 483, edited by L.Della Corte, R.J Huxtable, G.Scaragli, K.F
Tipton
** Antihypertensive effect of taurine in rat.Hu J, Xu X, Yang J, Wu G, Sun C, Lv Q.
*** Cadmium-induced neurological disorders: prophylactic role of taurine.Sinha M,
Manna P, Sil PC.

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Plante vivace de l’Europe méridionale, la santoline se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Plante vivace de l'Europe méridionale, la santoline se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Plante vivace de l’Europe méridionale, la santoline, de son nom latin Santolina Chamœcyparissus (Astéracées), se complaît dans les terrains rocailleux et calcaires.

Santoline petit cyprès ou blanche, Garde-robe, Faux cyprès ou Aurone femelle, tels sont les autres noms vernaculaires dont elle est parfois affublée. Facilement reconnaissable de par son odeur puissante couplée à un goût particulièrement amer, la santoline demeure une plante tout autant utilisée en phytothérapie qu’en aromathérapie.

La composition de la santoline :

  • Tanins et résines représentent les deux composants majeurs de cette plante, contenus dans les sommités fleuries récoltées pendant l’été ainsi que dans ses feuilles, récoltées, quant à elles, avant la floraison.
  • Les semences, une fois distillées, permettent d’obtenir une huile essentielle, particulièrement appréciée en aromathérapie.

Les propriétés de la santoline :

  • En bain aromatique, l’huile essentielle de santoline, de par ses vertus emménagogues, soulage les douleurs menstruelles, les douleurs ainsi que les spasmes musculaires et combat la fatigue imputable au surmenage et à la nervosité, de par son action stimulante.
  • En onguent, l’huile essentielle de santoline est un fameux baume pour les blessures cutanées, les plaies, les piqûres d’insectes, les écorchures, les brûlures.
  • De par son action vermifuge, elle représente un remède des plus efficaces pour éradiquer les parasites intestinaux ou vers (oxyures, ascaris), soit en infusant les graines, soit en ayant recours à son huile essentielle : 6 gouttes d’huile essentielle de santoline, prise quotidiennement, ce, une semaine par mois, dans une cuillère à café de miel ou dans 250 ml de tisane ou d’eau chaude permettent de se vermifuger de façon naturelle.

Les autres utilisations de la santoline :

  • Egalement utilisée pour agrémenter les jardins, de par ses belles feuilles grises et ses capitules d’un splendide jaune d’or qu’elle déploie, la santoline permet de protéger le linge de maison des mites : son feuillage dégageant une odeur de lavande très forte fait d’elle un parfait insectifuge.
  • Jadis, cette plante était utilisée pour éloigner les mouches de la viande sur les étalages.
  • En Italie, les feuilles, de par leur goût amer, peuvent agrémenter certains ragoûts de viande ou plats de poisson italiens) : une plante condiment des plus faciles à utiliser en petites quantités toutefois.

Les précautions d’emploi de la santoline :

  • L’huile essentielle pouvant s’avérer éventuellement toxique à forte dose, et en l’absence d’études de sa parfaite innocuité, elle demeure contre-indiquée chez l’enfant ainsi que chez la femme enceinte.
  • Ne pas confondre la santoline avec la santonine, une autre plante de la famille des Astéracées « Artemisia cina ».
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La Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux, cette plante annuelle, très commune en Europe, est facilement reconnaissable à ses tiges couchées sur le sol et à ses petites fleurs blanches et roses, dont l’éclosion perdure de juin à novembre.

De la famille des Polygonacées, qui ne compte pas moins de 150 espèces, le Polygonum aviculare, de son nom latin, reste connu sous les noms vernaculaires d’aviculaire, traînasse, herbe des saints innocents, ou herbe à cochon, certains agriculteurs s’en servant comme nourriture pour leur bétail.

L’histoire de la renouée :

En Chine, la Renouée des oiseaux est utilisée depuis plus de 2000 ans pour ses vertus diurétiques. Au 1er siècle de notre ère, Dioscoride y avait également recours pour lesdites vertus ainsi que pour diminuer les règles abondantes et soigner les morsures de serpent. Plante longtemps considérée comme remède à part entière pour soigner la tuberculose, ce, dès l’Antiquité, la renouée fut employée au siècle dernier pour soulager les rhumatismes en liant la tige de renouée liée autour du membre douloureux. Les bergers avaient pour habitude d’égrener la renouée à la manière d’un chapelet , conférant ainsi à la plante des vertus plus spirituelles.

Que renferme la renouée ?

La Renouée des oiseaux contient, dans ses parties aériennes, de grandes quantités de tanin, des flavonoïdes, des polyphénols ainsi que de l’acide salicique ( environ 1%) et un mucilage.

Les indications de la renouée :

  • Facilement identifiables de par sa saveur typique, astringente, la renouée demeure avant tout diurétique et constitue un parfait vermifuge naturel. La renouée peut de ce fait soigner les diarrhées, les hémorroïdes, soulager en cas de crise de goutte, ainsi que lors d’épisodes rhumatismaux ou contribuer à éliminer certains calculs rénaux.
  • De par la présence de tanins, qui lui confèrent ainsi des vertus astringentes, la renouée contribue à étancher le sang des plaies, à régulariser les règles ainsi qu’à enrayer les saignements de nez.
  • Riche en acide salicique, la renouée trouve toute sa place dans le cas de maladies pulmonaires, permettant ainsi de renforcer le tissu cellulaire des poumons.

Une tisane astringente, à base de renouée :

La renouée des oiseaux, associée en quantités égales à de la bistorte, de la bourse à pasteur et de l’ortie, le tout pris sous forme de tisane représente un parfait diurétique naturel : 50 grammes du mélange mis à bouillir dans 1 litre d’eau pendant 5 minutes puis à laisser infuser 10 minutes ,ce 3 à 4 tasses par jour à boire entre les repas.

Les autres variétés de renouée :

  • La renouée âcre ou brûlante, Polygonum hydropiper, également connue sous le nom de persicaire âpre, présente également des vertus diurétiques et excitantes.
  • La Renouée du Japon, Fallopia japonica, de la famille des Magnoliophytae, fut introduite au Moyen Âge par la route de la soie comme plante fourragère. Toutefois son envahissement demeure le plus souvent signe d’une pollution des sols en métaux, surtout l’aluminium. Bien que riche en anthraquinones, stilbènes, flavonoïdes, lignanes et composés phénoliques, tous de puissants antioxydants, mieux vaut la laisser de côté.
  • La Renouée bistorte,Polygonum bistorta, très astringente, possède en plus des polyphénols et des tanins, des phlobaphènes dans ses feuilles ainsi que dans ses rhizomes, riches également en féculents.

Les contre-indications de la renouée :

Les tanins pouvant chélater le fer, en cas de prise concomitante, mieux vaut consommer sa tisane ou décoction de renouée à distance d’au moins 2 heures de cet oligo-élément.

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Quinquina, originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde…

Quinquina, originaire d'Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde...

Originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde, à Java ainsi que dans certaines régions d’Afrique. Le Cinchona Officinalis, de son nom latin, fait partie de la famille des Rubiacés. Egalement connu sous le nom de « quina lanuda « en Equateur ou « hoja de zambo « en Colombie, cet arbre comprend plusieurs espèces qui présentent toutes un intérêt au niveau médicinal, de par la présence de substances actives contenues dans son écorce : le quinquina jaune ( Chinchona calisaya), de loin le plus utilisé et cultivé, le quinquina rouge (Chinchona calisaya) et l’arbre à quinine (Chinchona officinalis). D’une production annuelle d’écorces estimée à 8200 tonnes, pas moins de 6 ans sont nécessaires avant de pouvoir en prélever la précieuse substance tant recherchée : la quinine.

L’histoire du quinquina :

Le mot quinquina viendrait pour certains du mot quechua « kinakina » ou de « quina », dans sa version indienne, pour d’autres. Toujours est-il que les Indiens du Pérou ont toujours utilisé le quinquina, sous forme de décoction d’écorce, pour soigner les fièvres, des problèmes digestifs et des infections. Son nom latin de « cinchona » fut attribué par Linné, le célèbre botaniste, en souvenir de la Comtesse El Cincho, qui fut guérie grâce aux principes actifs contenus dans l’écorce, à savoir la quinine. Déjà largement utilisée sous le règne de Louis XIV, l’engouement grandissant pour cette substance miracle va petit à petit appauvrir les plantations de quinquina de l’ancienne Grande Colombie, jusqu’alors sauvages. Les britanniques vont introduire le quinquina rouge à Ceylan, suivis par les Hollandais qui développeront la culture du quinquina jaune à Java, l’une de leurs colonies.Vers le milieu du 19ème siècle, la France, sous la houlette de deux pharmaciens, réussiront à isoler de l’écorce de cet arbre deux substances thérapeutiques, la quinine et la cinchonine, mettant plus ou moins un terme à l’utilisation de l’écorce de quinquina.

Que contient le quinquina ?

Le quinquina renferme dans ses principaux constituants des alcaloïdes, pour au moins 6% , qui se répartissent en quinine pour 30 à 60% et de cinchonine pour le reste : le quinquina jaune, pour un kilo d’écorce tiré, renferme 32 grammes de quinine, raison pour laquelle il est la variété la plus cultivée à ce jour. L’écorce de quinquina rouge, riche également en quinine et en cinchonine, renferme des composés phénoliques ( cinchonaïne, pro-anthocyanidol). La saveur amère du quinquina est due à la présence de quinovine, un glucoside triterpénique.

Les vertus du quinquina :

  • Au Brésil, l’écorce de quinquina est considérée comme tonifiante et antipyrétique. Bon nombre d’anémie, de désordres gastro-intestinaux, de fatigue, de fièvre et de crises de paludisme s’en trouvent soulagés.
  • Déjà l’un des traitements du paludisme jusqu’en 1914, la quinine a été remise au premier plan à partir des années 60, du fait de la résistance du parasite au traitement de synthèse, la chloroquine issu de l’industrie pharmaceutique.
  • De par son côté tonique amer, le quinquina stimule les glandes salivaires, les sécrétions digestives et l’appétit : il a donc toute sa place pour stimuler la digestion.
  • Le quinquina soulage les irritations et les infections localisées au niveau de la gorge, utilisé en gargarismes.
  • Cette plante est capable de soulager les crampes et les douleurs liées à l’arthrite.
  • En Inde, cette plante est toujours d’usage pour traiter la sciatique, la dysenterie mais aussi les problèmes de « khapa », classement déterminé par la médecine ayurvédique et qui prône l’usage des certaines saveurs pour traiter certaines pathologies : de par son côté amer, le quinquina permet de renforcer le principe de l’eau.
  • L’écorce de quinquina a toute sa place, même en cuisine, puisque certaines boissons amères en contiennent, tout comme certaines limonades toniques ou liqueurs très sucrées et amères, sans oublier les boissons alcoolisées Quinquina ou de la marque Dubonnet qui ont connu leur période de gloire.

Les préparations et usages du quinquina :

La poudre de quinquina reste réservée pour soigner le paludisme. La décoction, remède bien connu sous cette forme pour faire baisser la fièvre, peut être utilisée également en gargarismes, afin de soulager les maux de gorge. La teinture, d’un goût très amer, est toute-indiquée pour alléger les digestions les plus difficiles.

Les précautions liées au quinquina :

  • La surconsommation de quinine peut provoquer le quinisme, dont l’aboutissement peut être un coma mortel : la prise de quinine reste sous la responsabilité médicale. A savoir que les comprimés existants correspondent à 600 mg de sulfate de quinine dihydratée, la dose par voie orale toxique se situant aux alentours de 3 g.
  • Elle est déconseillée chez la femme enceinte, car réputée abortive à fortes doses.
  • L’administration de quinine, surtout par voie intraveineuse peut favoriser la sécrétion d’insuline et induire une hypoglycémie.
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Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu'à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu’à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Bien que pourvu de belles fleurs blanches à mauve pâle en période de floraison, seules ses jeunes feuilles et pousses trouvent un usage en phytothérapie et en cosmétologie avant tout. Originaire de Malaisie et d’Asie, le patchouli est de nos jours cultivé également dans les régions tropicales et subtropicales.

L’histoire du patchouli :

Réputé aphrodisiaque et utilisé en tant que tel depuis la nuit des temps, en Asie ainsi que dans les pays arabes, le patchouli, sous forme d’huile essentielle, fut et demeure la base de nombreux parfums en Inde ainsi que pour éloigner les insectes. Arrivé en Europe au XVIIIe siècle, les propriétés insecticides du patchouli étaient utilisées par les marchands de soieries et de tissus précieux qui n’hésitaient pas à glisser des feuilles de patchouli afin de préserver leurs chargements.

Que renferme le patchouli ?

  • Ses vertus découlent avant tout de son huile essentielle, distillée à partir des jeunes feuilles et pousses et qui renferme des constituants des plus efficaces et particulièrement prisés.
  • L’huile essentielle de patchouli contient majoritairement du patchoulol, un sesquiterpénol pouvant osciller entre 30 et 60% suivant le lieu de culture. Le bulsénésène, un sesquiterpène, peut atteindre entre 40 et 60%, couplé à du bulnésénoxyde ainsi que du patchoulènone, un cétone sesquiterpénique : la présence de ces sequiterpènes rares ainsi que de patchoulol confère à cette huile essentielle un parfum inimitable, une substance d’ailleurs des plus utilisées en parfumerie et devenu le symbole de la génération dite hippies.

Les propriétés du patchouli :

  • Ses propriétés, à travers son huile essentielle, représente un allié de choix dans l’arsenal d’aromathérapie pour traiter les problèmes dermatologiques tels que l’eczéma séborrhéique, la dermatite atopique, l’impétigo,le prurit,l’acné, les crevasses, certains parasites de la peau (gale), les peaux irritées en général de par l’action anti-inflammatoire et régénérante sur la sphère cutanée qu’elle délivre.
  • De par ses propriétés phlébotoniques, l’huile essentielle de patchouli représente un excellent tonique veineux, qui trouve toute sa place en cas de varices ou d’hémorroïdes.
  • De par ses actions à la fois ré-équilibrantes, toniques et antidépressives, l’huile essentielle de patchouli permet de diminuer les épisodes de spasmophilie, de nervosité*, de stress, voir également de troubles addictifs, tout simplement en respirant ou la diffusant.
  • Les flavonoïdes contenus dans son huile essentielle (méthylériodictyol, , méthylkaempférol, ombuine, pachypodol et kumatakénine) font l’objet de recherches notamment dans le domaine de l’oncologie, de par leurs effets supposés antimutagènes** ,même si d’autres études sont nécessaires pour venir étayer ses vertus anticancéreuses.
  • Dans certains pays, comme l’Inde, cette huile sert tout simplement à parfumer le linge, les tapis de par son action répulsive sur les insectes : un insecticide des plus naturels pour le bien de tous et de la planète.

Les précautions liées au patchouli :

Cette plante reste contre-indiquée chez la femme enceinte par la présence notamment de cétone et son huile essentielle reste d’un usage exclusivement par voie externe.

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Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille…

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l'onagre de la famille...

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille des oenothéracées ou onagracées, Oenothera biennis et originaire d’Amérique du Nord, est présente sur bon nombre de talus, de terrains incultes ou de certaines dunes de sable du littoral Atlantique.

Ses grandes corolles jaunes s’ouvrant en fin de journée en quelques minutes, sa haute tige tachetée de rouge, sa floraison parfumée estivale font de l’onagre une belle plante facilement reconnaissable au détour d’une balade dans la nature. A noter que l’espèce la plus répandue reste l’onagre bisannuelle, la seule possédant un intérêt thérapeutique.

L’histoire de l’onagre :

Les Indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient déjà aussi bien en usage externe qu’interne : blessures, abcès mais aussi toux et douleurs gastriques étaient ainsi soulagées grâce aux vertus de cette plante. Ce n’est que vers le 18ème siècle que les graines, contenues dans la terre utilisée à l’époque pour lester les bateaux, germeront en Europe : son usage s’étendra ensuite du fait de la découverte et des travaux publiés autour des omégas 3.

Que contient l’onagre ?

  • L’onagre est avant tout utilisée pour ses graines, dont on extrait une huile, très riche en acide gras essentiel. L’acide linoléique , présent à hauteur de 70% dans les graines, reste un acide gras essentiel insaturé permettant la synthèse des prostaglandines ( PEG 1), en tant que précurseur. L’acide gamma-linolénique ( AGL), également un précurseur des PEG1, s’oppose aux effets de la prolactine, diminuant ainsi les troubles associés au syndrome prémenstruel. L’homme ne possédant pas naturellement l’acide gamma-linolénique, celui-ci étant très rare dans la nature, seules quelques plantes en contiennent des quantités suffisantes dont l’onagre. L’acide oléique y est également présent, à hauteur de 10% environ : l’onagre présente donc une grande richesse en omégas 6.
  • La chaleur détruisant les principes actifs, il est primordial de choisir une huile d’onagre produite par 1ère pression à froid et de la conserver à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur : optez lors de l’achat pour de l’huile conservée dans une bouteille en verre ambrée
  • Elle renferme également de la lignine ainsi que des mucilages, des tanins, dont l’oenothérine, des composés flavoniques, aux vertus antioxydantes ainsi que des phytostérols, particulièrement recherchés pour aider à lutter contre le mauvais cholestérol.
  • Comme pour tout type d’acides gras essentiels, il convient toujours d’associer une prise de vitamine E et C, en parallèle, ceci afin de protéger les membranes de ces précieux omégas particulièrement fragiles : l’huile d’onagre n’échappe pas à cette règle.

Les propriétés de l’onagre :

  • L’onagre présente des propriétés antispasmodiques, hépato-protectrices, astringentes, vasodilatatrices, anti-inflammatoires, anticoagulantes, hypocholestérolémiantes, utilisable aussi bien en externe qu’en interne.
  • En usage externe, l’huile d’onagre peut être utilisée directement sur la peau, ou bien intégrée dans des produits cosmétiques : hydratante par excellence, celle-ci présente une action antirides, assurant une élasticité de la peau et une activation de la circulation. Elle lutte contre la fragilité des ongles et des cheveux, notamment dans le cas de certains types d’alopécie masculine, en dehors des facteurs héréditaires, parfois à l’origine.
  • Associée à de la vitamine C et B6, l’onagre permet de pallier à certains problèmes de sécheresse, plus spécialement touchant les muqueuses des yeux et de la bouche.
  • En usage interne, de par son action anti-inflammatoire due à la stimulation notamment des lymphocytes T8 suppresseurs, empêchant ainsi les globules blancs de s’attaquer à ses propres organes, l’onagre présente des effets bénéfiques sur certaines pathologies dites auto-immunes, comme l’arthrite rhumatoïde ou la polyarthrite rhumatoïde, en diminuant les douleurs le plus souvent ressenties au niveau des articulations des doigts et des poignets.
  • Les manifestations allergiques présentes en cas d’eczéma*, d’urticaire, d’asthme ou de rhinite saisonnière peuvent être calmée par la prise d’onagre en interne. L’allergie en général est due à une perturbation du système immunitaire qui provoque une réaction excessive de l’organisme face à des substances, qu’elles soient étrangères ou pas : s‘ensuivent une production excessive d’anticorps ainsi qu’une libération d’histamine. En stimulant les lymphocytes T suppresseurs, l’huile d’onagre contribue à calmer cette surexpression dudit système immunitaire, tout en diminuant la réaction inflammatoire. En usage externe, l’eczéma atopique du nourrisson peut être calmé par de simples frictions sur le ventre.
  • L’onagre est toute indiquée en cas de taux de cholestérol élevé, pour lutter contre l’athérosclérose et en prévention des maladies cardio-vasculaires. Ceci est du au fait que l’onagre est capable de diminuer l’agrégabilité des plaquettes sanguines et de diminuer le risque d’obstruction artérielle, de par son effet anti-thrombolytique.
  • Certains symptômes ressentis quelques jours avant la période des règles, comme la tension au niveau des seins, des ballonnements abdominaux, mais aussi au niveau psychique comme des troubles de l’humeur, sources possibles d’insomnie voire même de dépression, peuvent trouver leur origine dans une production excessive de prolactine : c’est le syndrome prémenstruel** parfois tant redouté chez certaines femmes. La prise régulière d’onagre sur plusieurs mois, de par son action sur les PEG1, peut soulager bon nombre de ces symptômes, si l’alimentation est carencée en acides gras essentiels.
  • De par son action ré-équilibrante au niveau de la balance PEG1/PEG2, l’onagre pourrait aider à traiter certaines ulcérations gastriques induites par l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et soulager des troubles intestinaux, dont le terrain présente une inflammation.

Les parties de l’onagre utilisées :

  • Toutes les parties de l’onagre, à savoir l’écorce, la tige, la feuille, la fleur ou la graine peuvent être utilisées. En alimentation, les feuilles ainsi que sa racine peuvent être consommées, une fois bouillies. C’est de là que vient son appellation « jambon du jardinier », sa racine une fois cuite ressemblant à s’y méprendre à son homologue animal.
  • L’onagre, sous forme d’huile, en phytothérapie, peut être consommée à hauteur de 3 à 6 grammes par jour : il convient toutefois d être vigilant sur sa méthode de fabrication, son titrage en acide gamma-linolénique ( au moins de 8%) ainsi que sa conservation dans une bouteille ambrée en verre.
  • L’onagre, en infusion, peut comporter les feuilles et les tiges, hâchées menues et séchées : 1 cuillère à thé infusée dans 250 ml d’eau bouillante peut contribuer à calmer le rhume ou certains troubles gastriques.

Les contre-indications de l’huile d’onagre :

  • L’huile d’onagre présente des interactions possibles avec les anticoagulants et avec les médicaments prescrits en cas de schizophrénie .
  • L’acide gamma-linolénique( AGL) qu’elle contient peut entraîner des crises d’épilepsie chez les personnes traitées notamment par phénothiazine : son usage en est fortement déconseillé.
  • La prise régulière de corticostéroïdes a un effet inhibiteur sur l’AGL : l’huile d’onagre ne pourra donc agir efficacement si elle est utilisée pour traiter un eczéma.
  • En l’absence d’études et de tests, l’huile d’onagre ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

*Evening primrose oil is effective in atopic dermatitis: a randomized placebo-controlled trial. Senapati S, Banerjee S, Gangopadhyay DN. Indian J Dermatol Venereol Leprol. 2008 Sep-Oct;74(5):447-52. Texte intégral : www.ijdvl.com
**Budeiri D, Li Wan Po A, Dornan JC. Is evening primrose oil of value in the treatment of premenstrual syndrome?Controlled Clinical Trials 1996; 17: 60-68.

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L’huile essentielle de nard

L'huile essentielle de nard

L’huile essentielle de nard, extraite des rhizomes ou racines de cette plante au doux nom de Nardostachys jatamansi,fait partie de la famille des Valérianacées, tout comme la valériane.

Parfois appelée Nard de l’Himalaya, où elle croît sur les contreforts de l’Himalaya, cette plante reste très utilisée en médecine ayur-védique traditionnelle tout comme son huile essentielle. De couleur jaune clair à jaune brun, elle possède une odeur épicée, très légèrement anisée, restant douce au demeurant.

Que renferme l’huile essentielle de Nard ?

Cette huile essentielle, riche en sesquiterpènes dont surtout du béta-gurjunène ainsi que du seychellène contient également des cétones dont la valéranone ainsi que des aldéhydes sesquiterpéniques dont le valérénal.

Les vertus principales de l’huile essentielle de nard: 

  • L’huile essentielle de nard est tout d’abord d’un usage des plus simples:aussi bien en interne, a raison de 2 gouttes sur un comprime neutre, que pure ou diluée sur une petite partie de la peau.
  • De par ses vertus apaisantes et calmantes, cette huile est toute indiquée en cas de tensions nerveuses, avec retentissement tout aussi bien sur la sphère cardiaque que respiratoire: en applications pures sur le plexus solaire, au niveau des poignets ou derrière la nuque.
  • Appliquée en massage, l’huile essentielle de nard permet de soulager les douleurs liées au psoriasis, souvent d’origine nerveuse, tout étant lie
  • Cette huile, diffusée dans une chambre a coucher, permet de favoriser un bon sommeil et se prête volontiers pour accompagner les adeptes de la méditation.
  • Ajoutée a hauteur de 10% dans une lotion capillaire, cette précieuse huile peut stimuler la repousse des cheveux.
  • Du fait de la présence de valerenal, les chats en apprécient particulièrement son odeur: attention a ne pas vous faire subtiliser votre flacon par les félins!

Les précautions d’emploi liées a l’huile essentielle de nard:

  • Du fait de la présence de cétones, mieux vaut éviter de l’utiliser chez la femme enceinte comme allaitante
  • En cas de prise de somnifères ou d’anxiolytiques, n’hésitez pas a demander l’avis de votre médecin ou thérapeute, ceci afin d’éviter des effets concomitants potentiels.