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Henné

Henné - la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia

Le henné, de son nom scientifique Lawsonia inermis, fait partie de la famille des Lythracées, un arbuste épineux qui croît à l’état naturel essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Asie du Sud, bien que l’objet désormais d’une culture intensive.

Connu dans le bassin méditerranéen depuis au moins trois mille ans, le henné fut un colorant déjà manié par les Egyptiens pour orner les bas-reliefs du temple de la reine Hatchepsout ainsi que pour teindre les ongles de certaines momies.

Parfois appelé mehndi, mendhi, anella ou hinna’, le henné permet plusieurs utilisations dont la teinte de tissus mais également des cheveux, de certaines parties de l’épiderme ainsi qu’en médecine ayurvédique pour les bienfaits sur la santé qu’il procure.

Que renferme le henné ?

Les colorants contenus surtout dans ses feuilles, une fois réduites en poudre, contiennent une molécule particulière, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone,dite lawsone, du nom scientifique de l’arbuste. Délivrant tout à la fois des teintes rouges, jaunes et orangées, le henné contient des molécules apparentées à celles que renferme le noyer.

Le henné en teinture :

  • Les feuilles séchées sont pulvérisées et diluées dans de l’eau tiède, la fibre à teindre devant être du même poids que les feuilles utilisées : le bain doit ensuite être maintenu pendant environ une heure à 90°C.
  • La laine constitue la matière qui « prend » réellement la teinture, en délivrant des teintes allant du brun au fauve. Par recours au mordançage au fer, les couleurs ont tendance à foncer mais également à ternir, virant entre le grisâtre et le verdâtre.
  • Associé au cuivre, les couleurs ternissent sans foncer, les teintes verdâtres tirant vers la couleur moutarde. Sans recours à l’alun, les couleurs obtenues sont plus orangées, brunes, avec des notes moins puissantes de jaune.

Une plante tinctoriale mais pas seulement :

  • Le henné, mélangé au savon noir, permet d’adoucir la peau tout en la nettoyant.
  • Les feuilles réduites en poudre, et humectées à consistance d’une pâte, sont utilisées pour teindre les cheveux en roux.
  • Ses fleurs en longues grappes, une fois extraites, délivrent un parfum des plus puissants particulièrement apprécié au Proche Orient ainsi que dans les pays du Maghreb.
  • Le henné, riche en tanin et en quinones, protège efficacement la peau contre les rudes conditions des climats chauds.
  • La feuille une fois pilée et tamisée présente des effets antimicrobiens, antifongiques, bactériostatiques et antispasmodiques : la médecine ayurvédique le préconise notamment contre les maladies de peau, les brûlures et par voie interne, pour se débarrasser du ténia.
  • En maroquinerie, le henné permit de teindre le bois blanc en acajou ainsi qu’à teindre les cuirs et peaux et pourrait peut être même devenir une alternative face aux colorants toxiques, incluant des métaux lourds, lesdites molécules tant incriminées et décriées de nos jours.
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Gattilier

Egalement surnommé poivre de Moine, le gattilier fait partie de la famille des Verbénacées, tout comme la verveine( Verbena officinalis ou Lippia citriodora).

De son nom latin Vitex agnus castus, cet arbre aromatique déploie en été ses fleurs odorantes qui poussent en verticille sur de longs épis. Bien qu’étant originaire d’Asie occidentale et du bassin méditerranéen, le gattilier est désormais cultivé dans les zones subtropicales, ses baies mûres étant récoltées en automne.

L’histoire du gattilier :

Depuis des siècles, la légende attribue au gattilier des vertus aphrodisiaques bien que son nom latin vitex, de « vieo », tresser évoque plus l’emploi de ses rameux souples pour la confection de vannerie. Dioscoride fut le premier à le citer sous le nom d’agnos lui conférant ainsi une connotation de pureté, de chasteté ( castus) qui lui donna ainsi sa réputation de poivre des moines : les moines dormaient sur un lit de feuilles pour écarter tout désir de luxure.

Que contient le gattilier ?

  • Il renferme avant tout une huile essentielle ( cinéol) ainsi que des flavonoïdes ( casticine) et des iridoïdes comme l’aucubine, l’agnoside et l’eurotoside.
  • L’action privilégiée qui lui est conférée repose avant tout sur la régularisation de la production des hormones, même si les constituants responsables de cette action n’ont pu être encore isolés à ce jour. Les baies du gattilier bloqueraient l’action des hormones mâles ( androgènes), tout en exerçant un effet progestatif en agissant sur la glande pituitaire, une glande à l’origine de la régularisation du cycle menstruel : la production de progestérone et d’oestrogène se trouve ainsi équilibrée.
  • D’autres troubles féminins comme le syndrome prémenstruel, les gonflements des seins, l’irritabilité si fréquente à cette période, les règles irrégulières ou absentes, voir les migraines ou les poussées d’acné peuvent être diminués de par la prise des baies, sur plusieurs mois toutefois.
  • Le gattilier favoriserait la conception en cas de stérilité due à un taux de progestérone insuffisant et seulement dans ce cas.
  • Les mamans qui veulent allaiter et rencontrent des montées de lait difficiles voient la sécrétion de lait augmentée si la plante leur est administrée.

Comment bien utiliser le gattilier ?

  • Les baies, de couleur jaune et rouge sont les seules parties de la plante présentent des vertus thérapeutiques. Les comprimés constituent la forme galénique la plus intéressante pour lutter contre le syndrome prémenstruel, à condition toutefois de pouvoir garantir au moins un extrait standardisé en casticine autour de 1% ou d’agnuside à hauteur de 5% .
  • Sous forme de teinture, les baies prises à raison de 40 gouttes dans un peu d’eau et ce, pendant 3 mois, peuvent contribuer à rétablir un cycle devenu irrégulier.

Les contre-indications du gattilier :

  • Un dérèglement hormonal peut trouver son origine dans bon nombre de causes dont certaines maladies comme le cancer : il convient donc d’en parler à votre médecin ou à votre pharmacien avant toute administration de cette plante.
  • Il pourrait interférer avec certains traitements antagonistes des récepteurs de la dopamine, du fait d’une action potentiellement dopaminergique : veillez bien à demander conseil à votre praticien de santé.

Evaluating therapeutic effect in symptoms-moderate-to-severe premenstrual syndrome with Vitex agnus castus ( BNO 1095) in Chinese women.Ma L, Lin S, et al.Aust N Z J Obstet Gynaecol. 2010 Apr;50(2):189-93

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Fer

Fer - Il est très important d'assurer des apports en fer suffisants à tous les stades de la vie et tout particulièrement chez le nourrisson, l'enfant et la femme enceinte

L’importance du fer pour la santé est connue depuis l’Antiquité. Autrefois, on donnait aux enfants de l’eau où un clou avait été laissé à rouiller afin de les supplémenter en fer.

Bien que présent en très faible quantité dans l’organisme (environ 4 grammes), c’est un oligo-élément essentiel.

Il est très important d’assurer des apports en fer suffisants à tous les stades de la vie et tout particulièrement chez le nourrisson, l’enfant et la femme enceinte. Une carence en fer peut en effet être à l’origine d’une baisse de l’hémoglobine et d’anomalies des globules rouges, appelées anémie.

Le rôle du fer :

  • Le fer est un constituant fondamental de l’hémoglobine, impliquée dans les échanges gazeux et notamment dans le transport de l’oxygène au niveau des globules rouges du sang. Il joue un rôle similaire dans la myoglobine, qui est la forme de réserve de l’oxygène dans le muscle.
  • Il intervient également dans notre système immunitaire et nous protège contre les infection.
  • Il est un composant essentiel de nombreuses enzymes.
  • Le fer contenu dans les globules fonctionne en circuit fermé : il est récupéré et réutilisé quotidiennement, ce qui limite nos besoins. Les pertes liées aux sueurs (chez le sportif notamment), les selles, les urines et les menstruations doivent toutefois être compensées.
  • Nos besoins quotidiens varient selon le sexe, de 9 milligrammes par jour chez l’homme à 16 milligrammes chez la femme du fait des pertes menstruelles. Chez la femme enceinte, les besoins atteignent 25 mg/jour.

Les aliments riches en fer : quels sont-ils ?

  • L’assimilation du fer est difficile et seul un faible pourcentage ingéré est réellement utilisé par l’organisme. Le fer existe dans les aliments sous deux formes différentes : le fer héminique et le fer non héminique.
  • Le fer héminique se trouve dans les aliments d’origine animale : la viande mais aussi le poisson et les fruits de mer (22mg/100g) représentent une excellente source. Le boudin noir (17mg/100g) et les abats (foie, cœur, rognons) en sont également riches.
  • Le fer non héminique se trouve dans les aliments d’origine végétale: les légumes secs (pois cassé, haricots azukis, pois chiche, lentilles) mais aussi les fruits secs (figue, abricot, banane). Les œufs (surtout le jaune) et les produits laitiers représentent des apports intéressants. Le fer non-héminique n’est absorbé par l’organisme qu’à hauteur de 5%.

Une absorption variable selon le type de fer :

  • L’organisme humain absorbe 25% des apports en fer héminique, contre 5% en ce qui concerne le fer non héminique: pensez à associer les deux types de source héminique dans vos repas.
  • Les aliments contenant des tanins (café, thé, vin), des fibres alimentaires en forte quantité, des phytates (son du blé) diminuent l’absorption du fer non héminique dans l’organisme d’environ 60 à 70 %. De même, un apport insuffisant en protéines, couplé à des excès de cuivre, de calcium ou de phosphore ont des effets négatifs sur l’absorption du fer.

Une solution pour améliorer son assimilation : la vitamine C

  • Pensez à consommez des fruits et des légumes riches en vitamine C tels que le poivron, le brocoli cuit à la vapeur, les fruits rouges et les agrumes.
  • Associez votre poisson préféré à des légumes riches en fer, assaisonné avec un jus de citron fraîchement pressé et des herbes fraîches, comme le persil ou la coriandre.
  • Et n’oubliez pas de différer la dégustation de votre thé ou votre café d’au moins une heure après le repas, afin d’en améliorer son assimilation.

Comment savoir si vous êtes carencés en fer ?

  • Un manque de fer se traduit par de la fatigue, une pâleur, un essoufflement, des palpitations, des maladies à répétition, des problèmes de mémoire et des troubles intellectuels. Certaines personnes sont plus exposées que d’autres : les femmes (avec menstruations importantes), les femmes enceintes, les enfants en croissance, les personnes souffrant d’insuffisance rénale, les sportifs, les végétariens et les végétaliens.
  • Un excès de fer est également possible, le plus souvent provoqué par une maladie héréditaire (hémochromatose), et peut entraîner des douleurs articulaires, un diabète, des troubles cardiaques (cardiomyopathie), une cirrhose du foie, voire un cancer du foie. A fortes doses, le fer devient pro-oxydant : il est toujours conseillé de se supplémenter après avoir pris un avis médical et réaliser une prise de sang pour en objectiver les excès tout comme les carences.

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Eleuthérocoque

Eleuthérocoque - Eleutherococcus senticosus

L’éleuthérocoque fait partie de la famille des araliacées, tout comme le ginseng avec laquelle on la confond parfois, de par son appellation usurpée de ginseng sibérien, son nom latin étant « Eleutherococcus senticocus » et non « panax » : c’est une plante tonique aux nombreux effets bénéfiques, avec cette particularité de se révéler plus utile pour se maintenir en bonne santé que pour soigner les maladies. Elle fait partie des rares plantes médicinales dites « adaptogènes », de par sa capacité à aider l’organisme à répondre aux agressions dont il fait l’objet ainsi qu’à ses déséquilibres éventuels. L’Organisation mondiale de la santé reconnaît la racine d’éleuthérocoque comme « un tonique capable d’augmenter les capacités mentales et physiques lors de fatigue et au cours des convalescences ».

L’histoire de l’éleuthérocoque :

Plante originaire de la Russie et de pays asiatiques, cette plante est utilisée depuis plus de 4000 ans en Chine pour ses actions notamment sur la longévité, la mémoire, le tonus et l’appétit. Ses actifs contenus dans ses racines furent identifiés toutefois seulement au cours du 19 ème siècle par des médecins russes, d’où son appellation probable de ginseng russe. Efficace en cas de radiations et d’intoxications chimiques, cette plante fut distribuée à la population soviétique lors de l’explosion de la centrale de Tchernobyl.

Que contient l’éleuthérocoque ?

Ses principaux constituants se situent dans sa racine, arrachée en automne, séchée, pilée puis réduite en poudre pour un usage en phytothérapie.Riche en saponines, dont la fameuse eleuthéroside, son principe actif majeur, elle contient également des phénylpropanoïdes, des lignanes, des coumarines, des glycanes sous forme d’éleuthéranes ainsi que des sucres et des polysaccharides.

Les vertus de l’éleuthérocoque :

  • Cette plante, de par son action continue même après l’arrêt de la prise et de sa capacité, d’autre part, à améliorer les réactions de défense de l’organisme mais sans s’y substituer, fait partie des plantes prisées pour qui recherche un effet tonique général sur l’organisme : son action notamment sur les surrénales permet de résister aux modifications de température, aux infections, aux radiations, voir aux effets liés à l’apesanteur, d’où son utilisation chez les astronautes.
  • L’éleuthérocoque accroît le tonus intellectuel et réduit les effets du stress physique, notamment lors de périodes intenses d’entrainement : certains athlètes ont vu leurs performances s’accroître de l’ordre de 9%.
  • En cas d’épuisement ou d’asthénie, résultant de surmenage et/ou de périodes prolongées de stress, l’éleuthérocoque stimule les défenses immunitaires et facilite la convalescence suite à des affections chroniques.
  • L’éleuthérocoque peut être utilisé en traitement curatif, mais également en prévention, à raison de 3 à 4 cures par an.

Comment utiliser l’éleuthérocoque ?

  • En décoction, à raison de 50 grammes de racines séchées pour 1 litre d’eau, 35 ml de ce breuvage bu 2 fois par jour permettant d’obtenir un effet tonique.
  • Sa teinture-mère, à raison d’une demi-cuillerée à café avec un peu d’eau , reste particulièrement efficace durant les périodes d’activité intense.
  • Les gélules dosées à 1 gramme, faciles à faire soi-même au demeurant, permettent de soutenir l’organisme en cas de période de stress prolongée, à raison d’une gélule matin et soir, avec un verre d’eau.

Les précautions d’emploi de l’éleuthérocoque :

  • L’éleuthérocoque ayant un effet potentiellement stimulant, mieux vaut s’abstenir d’en consommer après 16 heures. De surcroît, il est préférable d’éviter de consommer tout produit à base de caféine( café, thé, chocolat, guarana, colas), aux vertus également stimulantes : leur prise concomitante pourrait entrainer des problèmes d’insomnie, des épisodes d’irritabilité voir de palpitations.
  • Elle doit rester d’un usage limité et sous contrôle médical pour les personnes ayant des problèmes cardiaques, et est contre-indiquée en cas de tension artérielle élevée.
  • Déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 12 ans, de par son absence prouvée d’innocuité, elle l’est également pour les femmes allaitantes, ses principes actifs étant susceptibles de passer dans le lait.
  • La prise d’éleuthérocoque avec des médicaments traitant le diabète peut augmenter le risque d’hypoglycémie.


En cas de doute concernant la prise d’une plante, ne pas hésiter à demander l’avis de son médecin ou thérapeute.

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Calcium

Le corps humain renferme de 1 à 1,2 kg de calcium : c'est l'élément minéral le plus abondant de l'organisme : le squelette renferme à lui seul plus de 90% du calcium organique. Le calcium intervient dans le métabolisme osseux, la coagulation sanguine, l'adhésion cellulaire, la stabilité et les échanges membranaires (entre les cellules), la régulation du pH. C'est aussi un minéral incontournable pour notre cœur. Comment savoir si vous manquez de calcium : Certains symptômes peuvent vous alerter comme : une croissance ralentie, une mauvaise qualité et formation des os mais aussi des dents, des crises de tétanie, des crampes dans les jambes, des menstruations excessives et douloureuses, une nervosité, des insomnies, des palpitations cardiaques. Des conditions pour que le calcium soit bien absorbé : Votre estomac doit avoir un taux faible d'acidité (mesuré par son pH) Un apport suffisant en vitamine C (agrumes, herbes fraiches) et D (petits poissons gras, jaune d'œuf, foie de veau et génisse) Un taux de calcium et phosphore compris entre 1,1 ou 1,2 : l'un ne va pas sans l'autre Une bonne alimentation, pourvue en protéines et en lactose Quels sont les aliments pourvoyeurs en calcium : Les produits laitiers sont connus pour leur valeur élevée en calcium. Ce sont surtout les fromages à pâte dure tels que l'Emmental et le Parmesan qui peuvent contenir jusqu'à 1100 mg de calcium pour une part de 100 g. Vous pouvez également consommer des yaourts mais pour les personnes qui sont intolérantes au lactose, vous pouvez retrouver le calcium peut-être là où vous ne l'attendiez pas... Les légumes sont d'excellents fournisseurs de calcium : pensez donc à savourer les légumes foncés, verts, à large feuille, les brocolis, les pois, les salades vertes, le pourpier* Les fèves de Lima, les pois mais aussi les oléagineux tels que les noix en sont riches. Pour ceux qui peuvent en consommer, faites le plein de dattes Les petits poissons, les œufs en sont pourvoyeurs Les laits végétaux tels que le lait d'amande, de noisette, de châtaigne Une mise en garde : Pour les personnes sujettes aux calculs, évitez toutefois de consommer des aliment riches en oxalates qui vont se combiner avec le calcium et former ces « cailloux » : dans ce cas, il vaut mieux bannir de votre alimentation les épinards, les blettes, la rhubarbe, les poireaux et les groseilles à maquereau. Evitez également une trop grosse consommation de protéines qui accroissent la concentration en oxalates dans les urines. Si vous apportez également trop de magnésium (voir article sur le magnésium), d'aluminium et de phosphates (produits industriels), votre absorption en calcium va s'en trouver diminuée et aucun élément ne sera absorbé. Enfin, si votre alimentation est trop grasse, le calcium va se retrouver prisonnier : privilégiez plutôt la cuisine à la vapeur ou à l'étouffée, à base de légumes et de viandes de volaille.

Le corps humain renferme de 1 à 1,2 kg de calcium : c’est l’élément minéral le plus abondant de l’organisme.

Le squelette renferme à lui seul plus de 90% du calcium organique.

Le calcium intervient dans le métabolisme osseux, la coagulation sanguine, l’adhésion cellulaire, la stabilité et les échanges membranaires (entre les cellules), la régulation du pH. C’est aussi un minéral incontournable pour notre cœur.

Comment savoir si vous manquez de calcium ?

Certains symptômes peuvent vous alerter comme :

  • une croissance ralentie,
  • une mauvaise qualité et formation des os mais aussi des dents,
  • des crises de tétanie,
  • des crampes dans les jambes,
  • des menstruations excessives et douloureuses,
  • une nervosité, des insomnies,
  • des palpitations cardiaques.

Des conditions pour que le calcium soit bien absorbé

  • Votre estomac doit avoir un taux faible d’acidité (mesuré par son pH)
  • Un apport suffisant en vitamine C (agrumes, herbes fraîches) et D (petits poissons gras, jaune d’œuf, foie de veau et génisse)
  • Un taux de calcium et phosphore compris entre 1,1 ou 1,2 : l’un ne va pas sans l’autre
  • Une bonne alimentation, pourvue en protéines et en lactose

Quels sont les aliments pourvoyeurs en calcium ?

  • Les produits laitiers sont connus pour leur valeur élevée en calcium. Ce sont surtout les fromages à pâte dure tels que l’Emmental et le Parmesan qui peuvent contenir jusqu’à 1100 mg de calcium pour une part de 100 g. Vous pouvez également consommer des yaourts mais pour les personnes qui sont intolérantes au lactose, vous pouvez retrouver le calcium peut-être là où vous ne l’attendiez pas…
  • Les légumes sont d’excellents fournisseurs de calcium : pensez donc à savourer les légumes foncés, verts, à large feuille, les brocolis, les pois, les salades vertes, le pourpier*
  • Les fèves de Lima, les pois mais aussi les oléagineux tels que les noix en sont riches. Pour ceux qui peuvent en consommer, faites le plein de dattes
  • Les petits poissons, les œufs en sont pourvoyeurs
  • Les laits végétaux tels que le lait d’amande, de noisette, de châtaigne

Une mise en garde

  • Pour les personnes sujettes aux calculs, évitez toutefois de consommer des aliment riches en oxalates qui vont se combiner avec le calcium et former ces « cailloux » : dans ce cas, il vaut mieux bannir de votre alimentation les épinards, les blettes, la rhubarbe, les poireaux et les groseilles à maquereau.
  • Évitez également une trop grosse consommation de protéines qui accroissent la concentration en oxalates dans les urines.
  • Si vous apportez également trop de magnésium (voir article sur le magnésium), d’aluminium et de phosphates (produits industriels), votre absorption en calcium va s’en trouver diminuée et aucun élément ne sera absorbé.
  • Enfin, si votre alimentation est trop grasse, le calcium va se retrouver prisonnier : privilégiez plutôt la cuisine à la vapeur ou à l’étouffée, à base de légumes et de viandes de volaille.
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Badamier

Buceras catappa ou amandier Pays, tels sont les noms dont est parfois affublé cet arbre de la famille des Combretacées, le badamier répondant au nom scientifique de terminalia catappa. Originaire de Nouvelle-Guinée mais présent dans de nombreuses régions tropicales, comme les Antilles, la Polynésie et l'Indonésie, le badamier est un arbre fruitier particulièrement apprécié pour ses fruits nutritifs ainsi que pour ses autres vertus.

Buceras catappa ou amandier Pays, tels sont les noms dont est parfois affublé cet arbre de la famille des Combretacées, le badamier répondant au nom scientifique de terminalia catappa. Originaire de Nouvelle-Guinée mais présent dans de nombreuses régions tropicales, comme les Antilles, la Polynésie et l’Indonésie, le badamier est un arbre fruitier particulièrement apprécié pour ses fruits nutritifs ainsi que pour ses autres vertus.

Que renferme le badamier ?

  • Les fruits du badamier, de couleur violet-rose, une fois atteint leur maturité, présentent une peau tendre ainsi qu’une fine couche de chair comestible au goût acide. Parfois appelé myrobalan ou badame, son fruit vert peut également être consommé comme un cornichon, une coutume culinaire plus spécifique de la Réunion.
  • L’intérieur du fruit renferme une amande riche en huile, comestible, au goût délicat qui n’est pas sans rappeler celui de la noisette.
  • Les feuilles du badamier constituent avant tout une source d’alimentation, de par la richesse nutritive qu’elles apportent.
  • De plus, ces feuilles tout comme sa racine, renferment des terpènes, un certain nombre d’antioxydants, dont les fameux flavonoïdes sous forme de quercétol, de leucocyanidine et de kaempférol, des composés phénoliques ainsi que des tanins : une source précieuses d’antioxydants aux actions tant recherchées dans la lutte des radicaux libres.
  • La décoction des feuilles pourrait présenter un intérêt dans le traitement de l’hypertension artérielle, de par leurs effets hypotenseurs supposés, couplés à une activité hépato-protectrice.
  • L’écorce du badamier, quant à elle, trouve toute sa place dans le traitement de la toux, prise sous forme d’extrait de jus ou dans le cas d’infections urinaires, consommée alors sous forme de décoction.

Les autres usages du badamier :

Au Vanuatu, le bois sert entre autre à fabriquer les célèbres pirogues ou bien à sclupter des objets artisanaux même s’il demeure avant tout un bon combustible ainsi qu’un bon bois de charpente.

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Arbre de Judée, ou gainier commun

Arbre de Judée, ou gainier commun

L’Arbre de Judée, ou gainier commun, de son nom latin Cercis siliquastrum, fait partie de la famille des Fabacées.

Originaire du sud de l’Europe et de l’ouest de l’Asie, ses feuilles ainsi que ses rameaux délivrent des couleurs utilisées pour teindre depuis plusieurs siècles.

Un peu d’histoire :

Selon la légende, cet arbre aurait été celui de la potence de Judas, après qu’il eut trahi Jésus Christ. Plus près de nous, le maître teinturier Dambourney en a étudié ses propriétés tinctoriales, permettant ainsi de nommer Nankin sa couleur jaune prononcée typique. Les bourgeons de cet arbre possèdent des propriétés de fluidifiant sanguin, utilisés de tout temps pour soigner également les nausées, vomissements ainsi qu’en cas de dysenterie.

L’arbre de Judée et ses pigments :

  • Les feuilles et le jeunes rameaux, récoltés au printemps, peuvent être ensuite utilisés frais ou séchés : ils contiennent des flavonols, appartenant à la grande famille des flavonoïdes, des substances au demeurant très colorantes.
  • A l’aide d’un mordant à base d’alun et de tartre, ces parties, sans ajout d’additifs, délivrent une couleur jaune citron ou verte, si l’on y adjoint du cuivre.
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Zinc

L’organisme humain renferme 2,5 g de zinc dont 60 % sont présents dans les muscles et 30 % dans les os.

Le zinc est indispensable à l’homme parce qu’il intervient dans la plupart des métabolismes par l’intermédiaire d’enzymes (dégradation des lipides, des protides, des hydrates de carbone).Il intervient dans la biosynthèse de certaines hormone, notamment l’insuline…

Les apports journaliers conseillés sont de 6 mg pour les enfants jusqu’à 3 ans, de 7 à 12 mg entre 7 ans et ce jusqu’à l’âge adulte. La femme qui allaite devra en consommer 19 mg par jour. C’est un oligo-élément nécessaire pour l’absorption et l’activité des vitamines, surtout celles du groupe B.

Le rôle du zinc :

  • Le zinc est indispensable à l’homme parce qu’il intervient dans la plupart des métabolismes par l’intermédiaire d’enzymes (dégradation des lipides, des protides, des hydrates de carbone).
  • Il intervient dans la biosynthèse de certaines hormones, notamment l’insuline (régulation du taux de sucre dans le sang)
  • Il a un rôle majeur dans le rétablissement des relations entre psychisme, glandes endocrines (hormones thyroïdiennes et de croissance) et système immunitaire : Il réactive les fonctions endocriniennes au niveau du cerveau et de l’hippocampe
  • En association avec la vitamine B6, il combat les effets du stress
  • Enfin, il a non seulement un effet bactéricide (antimicrobien), mais aussi de stimulation dans la production de cellules immunitaires de défense ( lymphocytes et macrophages)

Que se passe t’il en cas de carence en zinc : des manifestations peuvent apparaître

  • Sous forme de troubles de la sphère ORL (glossite, stomatite) et dermatologiques (alopécie, retard de cicatrisation)
  • Troubles gastro-intestinaux : Anorexie, diarrhée
  • Troubles sensoriels : Troubles de la vue, du goût, de l’odorat
  • Troubles sexuels : Impuissance, troubles de la fertilité
  • Diminution de la réaction immunitaire* : Diminution de la production de lymphocytes, augmentation de la sensibilité aux infections
  • En cas de grossesse : Risque plus élevé de spinabifida et de troubles de croissance du fœtus

Où trouver le zinc dans l’alimentation ?

  • On trouve du zinc dans les crustacés, les mollusques, les coquillages, le palmarès revenant aux huîtres avec 20mg pour 100g
  • La viande rouge essentiellement, mais également la volaille, les œufs
  • Les produits laitiers,
  • Les légumes (haricots verts, cresson, soja, champignon, pommes de terre),
  • Les céréales complètes (avoine, seigle, millet, riz brun, pain complet), les légumineuses(lentilles, fèves, haricots en grains, pois cassés…), les fruits secs (noix, noisettes), les germes de blé, les graines de quinoa, les levures, les agrumes.
     

De manière générale, le zinc contenu dans les protéines animales est mieux absorbé que celui contenu dans les protéines végétales. Cette diminution de l’absorption du zinc est due à la présence de phytates (fibres végétales), notamment dans les céréales complètes. Mais il ne fonctionne pas tout seul, Il est étroitement lié au magnésium et au phosphore, ces trois éléments réunis permettant ainsi la production des nouvelles protéines pour le corps.

Pensez donc à consommer des produits riches en magnésium :

  • Les germes des céréales : 250 à 500 mg
  • Le cacao : 465 mg, le chocolat (110 mg)
  • Les bigorneaux : 400 mg
  • Certaines eaux minérales : Hépar (110 mg/litre), Badoit (83 mg/litre)
  • Les fruits secs et les fruits séchés : Entre 130 à 250 mg
  • Le pain complet et les légumes secs cuits (entre 50 à 80 mg/100 g)

Sans oublier ceux pourvus en phosphore :

  • Germe de blé et fromages fondus (800 mg/100 g)
  • Céréales au son (600 mg/100 g)
  • Graines de sésame, de tournesol, noix du Brésil, pistache, amande (entre 500 à 800 mg/100 g)
  • Sardine à l’huile, bar, baudroie ainsi que le foie d’agneau et la viande de pigeon

Respectez un bon équilibre alimentaire :

Le zinc est généralement déficient chez les individus mangeant beaucoup de céréales, mais peu de protéines animales. Les céréales contiennent de l’acide phytique qui se lie au zinc et gêne son absorption au niveau intestinal 

* Myung SJ, Yang SK, Jung HY, Jung SA, Kang GH, Ha HK, Hong WS, Min YI: Zinc deficiency manifested by dermatitis and visual dysfunction in a patient with Crohn’s disease. J Gastroenterol 1998 Dec;33(6):876-9

** Shankar AH, Prasad AS: Zinc and immune function: the biological basis of altered resistance to infection. Am J Clin Nutr 1998 Aug;68(2 Suppl):447S-463S

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Valine

La valine, dont le nom tire son origine de la valériane, fait partie des acides aminés essentiels, puisque le corps ne peut la produire.

La valine, dont le nom tire son origine de la valériane, fait partie des acides aminés essentiels, puisque le corps ne peut la produire.

Les plantes la synthétisent à partir de l’acide pyruvique ; les besoins doivent donc être fournis régulièrement par l’alimentation.

Élément essentiel pour fournir de l’énergie aux muscles, la valine représente un excellent stimulant du système nerveux.

Ou trouve t’on la valine ?

Ses meilleures sources restent avant tout les oléagineux comme l’arachide, le soja ainsi que les graines de sésame, les lentilles, les fromages, les produits laitiers. Les protéines d’origine animale comme le poisson, les volailles, la viande en général en sont des sources intéressantes, faciles à consommer au quotidien.

Le rôle de la valine:

  • La valine possède des effets stimulants sur le métabolisme, notamment au niveau musculaire. Élément indispensable aux muscles, la valine leur permet de produire de l’énergie rapidement, son assimilation par l’organisme étant des plus rapides : un bon apport de valine contribue à améliorer la récupération après l’effort tout en aidant à la réparation des tissus de manière générale.
  • Stimulante pour le système nerveux, elle participe à son bon fonctionnement, augmentant ainsi vivacité mentale tout comme la coordination musculaire.

Les besoins en valine :

  • La dose recommandée de valine, bien que très large, présente une toxicité pour une consommation supérieure à 20 g/jour.
  • La valine est un acide aminé ramifié de la famille de la leucine et de l’isoleucine, constituant à eux trois 35% des acides aminés présents au niveau des protéines de l’organisme : les associer sous forme de suppléments permet de stimuler la croissance musculaire, une pratique des plus fréquentes chez les culturistes.

Peut-on être carencé en valine :

  • Un apport insuffisant de valine reste dramatique chez le nourrisson, pouvant occasionner tout aussi bien un retard au niveau du poids qu’au niveau mental, avec des risques accrus de convulsions .
  • A l’opposé, un excès de valine peut entraîner des hallucinations ainsi que d’éventuels fourmillements au niveau de la peau.
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Taurine

La taurine est un dérivé d’acide aminé soufré naturellement présent dans le corps humain mais aussi dans tout le règne animal.

Découverte en 1827 par des scientifiques allemands, Friedrich Tiedemann et Leopold Gmelin, elle tire son nom de la bile de taureau à partir de laquelle elle fut isolée.

Même si elle est considérée comme non essentielle puisque le corps peut la synthétiser lui même à partir de l’alimentation, elle reste indispensable : c’est l’acide aminé dont la quantité est la plus élevée dans le corps.

Présente en majorité dans le système musculaire mais aussi dans le muscle cardiaque, le cerveau, la rate, le rein, le foie, le pancréas, le muscle de l’intestin et les tissus conjonctifs en contiennent également.

Absorbée dans le tube digestif, elle est distribuée dans tout l’organisme par voie sanguine grâce aux plaquettes.

A quoi sert la taurine ?

  • La taurine intervient dans la régulation des échanges osmotiques, notamment ceux concernant le calcium mais aussi le potassium, tout en favorisant l’entrée du chlore et du magnésium. Au niveau musculaire, la taurine module la concentration de calcium dans les tissus musculaires, permettant ainsi la contraction du muscle. Mais elle contribue également à favoriser la rétention de potassium et de magnésium dans les cellules, tout en rejetant le sodium.
  • La taurine est un neurotransmetteur inhibiteur du cerveau, accompagné de la glycine, un autre acide aminé ainsi que le GABA (acide gamma aminobutyrique): effet calmant assuré
  • Elle protège la rétine du stress oxydatif, tout en participant à son bon fonctionnement : pas de « bon »œil sans taurine.
  • La taurine présente de nombreux effets positifs en cas de diabète* ainsi que pour prévenir certaines de ses complications : par son action sur l’insuline( augmentation de la sensibilité et la réponse), et inhibition de la glycation, source de stress oxydatif.
  • Ses effets protecteurs sur la sphère cardiologique sont reconnus, de par sa régulation sur les concentrations calciques. Elle aurait également une action anti-hypertensive** et s’oppose aux dépôts des plaques d’athéromes.
  • En cas d’intoxication hépatique, liée à une cirrhose ou à certains métaux lourds( cadmium***), la taurine est un acide aminé protecteur du foie.
  • La taurine contribue à l’émulsification des graisses dans le tube digestif, ce qui favorise la digestion et augmente l’élimination du cholestérol
  • La taurine permettrait également une meilleure évacuation des déchets métaboliques produits durant l’effort (ammoniaque…)

La taurine et l’alimentation :

  • La taurine fait l’objet d’une synthèse dans l’organisme, principalement au niveau du cerveau et du cœur mais reste très faible, d’où une nécessité de l’apporter par l’alimentation : les besoins seraient de 50 à 100 mg par jour.
  • La taurine est présente essentiellement dans les aliments riches en protéines : viande, volaille, poisson, crustacés, produits laitiers et œufs. Attention donc aux carences fréquentes notamment dans le cas d’une alimentation végétarienne stricte Les haricots et les noix, même s’ils ne contiennent pas de taurine, restent des aliments utiles à consommer : la méthionine et de la cystéine qu’ils renferment peuvent être transformées en taurine dans le corps, à condition d’avoir des apports suffisants de vitamine B6.
  • Chez les bébés et les jeunes enfants, la capacité de produire de la taurine n’est pas encore développée, de sorte que la taurine est un acide aminé essentiel pour eux: le lait maternel contient environ 4,2 mg de taurine pour 100 ml ( 0,240 mg/100 ml pour le lait de vache) mais les laits infantiles en ont été supplémentés.
  • La taurine est présente dans certaines boissons énergisantes comme le RedBull (1000 mg de taurine), le Burn energy drink (avec taurine),bien qu’elle fut interdite en France à la suite des conclusions rendues par l’AFSSA en 2003 : les effets neuro-comportementaux indésirables rapportés seraient dus à l’association détonante de l’alcool et de la caféine.
  • Les œstrogènes diminuant la synthèse de taurine, ses apports doivent être augmentés notamment chez les femmes sous contraceptif mais aussi chez les sportifs, les nourrissons et les personnes âgées.

Une carence en taurine fréquente :

  • En cas de déficit en vitamines C, B1, B5, B8 et B9, l’organisme produit moins de cystéine, un acide aminé qui permet la synthèse de taurine.
  • Une carence en taurine peut provoquer une hypertension, une crise d’épilepsie, une anxiété accrue, une hyperactivité, une congestion cérébrale et peut augmenter les risques de développer une cataracte.

* Taurine and excitable tissues P109-116, Advances in experimental medicine
and biology, volume 483, edited by L.Della Corte, R.J Huxtable, G.Scaragli, K.F
Tipton
** Antihypertensive effect of taurine in rat.Hu J, Xu X, Yang J, Wu G, Sun C, Lv Q.
*** Cadmium-induced neurological disorders: prophylactic role of taurine.Sinha M,
Manna P, Sil PC.