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Quinquina, originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde…

Quinquina, originaire d'Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde...

Originaire d’Amérique du Sud, le quinquina est de nos jours cultivé de façon intensive en Inde, à Java ainsi que dans certaines régions d’Afrique. Le Cinchona Officinalis, de son nom latin, fait partie de la famille des Rubiacés. Egalement connu sous le nom de « quina lanuda « en Equateur ou « hoja de zambo « en Colombie, cet arbre comprend plusieurs espèces qui présentent toutes un intérêt au niveau médicinal, de par la présence de substances actives contenues dans son écorce : le quinquina jaune ( Chinchona calisaya), de loin le plus utilisé et cultivé, le quinquina rouge (Chinchona calisaya) et l’arbre à quinine (Chinchona officinalis). D’une production annuelle d’écorces estimée à 8200 tonnes, pas moins de 6 ans sont nécessaires avant de pouvoir en prélever la précieuse substance tant recherchée : la quinine.

L’histoire du quinquina :

Le mot quinquina viendrait pour certains du mot quechua « kinakina » ou de « quina », dans sa version indienne, pour d’autres. Toujours est-il que les Indiens du Pérou ont toujours utilisé le quinquina, sous forme de décoction d’écorce, pour soigner les fièvres, des problèmes digestifs et des infections. Son nom latin de « cinchona » fut attribué par Linné, le célèbre botaniste, en souvenir de la Comtesse El Cincho, qui fut guérie grâce aux principes actifs contenus dans l’écorce, à savoir la quinine. Déjà largement utilisée sous le règne de Louis XIV, l’engouement grandissant pour cette substance miracle va petit à petit appauvrir les plantations de quinquina de l’ancienne Grande Colombie, jusqu’alors sauvages. Les britanniques vont introduire le quinquina rouge à Ceylan, suivis par les Hollandais qui développeront la culture du quinquina jaune à Java, l’une de leurs colonies.Vers le milieu du 19ème siècle, la France, sous la houlette de deux pharmaciens, réussiront à isoler de l’écorce de cet arbre deux substances thérapeutiques, la quinine et la cinchonine, mettant plus ou moins un terme à l’utilisation de l’écorce de quinquina.

Que contient le quinquina ?

Le quinquina renferme dans ses principaux constituants des alcaloïdes, pour au moins 6% , qui se répartissent en quinine pour 30 à 60% et de cinchonine pour le reste : le quinquina jaune, pour un kilo d’écorce tiré, renferme 32 grammes de quinine, raison pour laquelle il est la variété la plus cultivée à ce jour. L’écorce de quinquina rouge, riche également en quinine et en cinchonine, renferme des composés phénoliques ( cinchonaïne, pro-anthocyanidol). La saveur amère du quinquina est due à la présence de quinovine, un glucoside triterpénique.

Les vertus du quinquina :

  • Au Brésil, l’écorce de quinquina est considérée comme tonifiante et antipyrétique. Bon nombre d’anémie, de désordres gastro-intestinaux, de fatigue, de fièvre et de crises de paludisme s’en trouvent soulagés.
  • Déjà l’un des traitements du paludisme jusqu’en 1914, la quinine a été remise au premier plan à partir des années 60, du fait de la résistance du parasite au traitement de synthèse, la chloroquine issu de l’industrie pharmaceutique.
  • De par son côté tonique amer, le quinquina stimule les glandes salivaires, les sécrétions digestives et l’appétit : il a donc toute sa place pour stimuler la digestion.
  • Le quinquina soulage les irritations et les infections localisées au niveau de la gorge, utilisé en gargarismes.
  • Cette plante est capable de soulager les crampes et les douleurs liées à l’arthrite.
  • En Inde, cette plante est toujours d’usage pour traiter la sciatique, la dysenterie mais aussi les problèmes de « khapa », classement déterminé par la médecine ayurvédique et qui prône l’usage des certaines saveurs pour traiter certaines pathologies : de par son côté amer, le quinquina permet de renforcer le principe de l’eau.
  • L’écorce de quinquina a toute sa place, même en cuisine, puisque certaines boissons amères en contiennent, tout comme certaines limonades toniques ou liqueurs très sucrées et amères, sans oublier les boissons alcoolisées Quinquina ou de la marque Dubonnet qui ont connu leur période de gloire.

Les préparations et usages du quinquina :

La poudre de quinquina reste réservée pour soigner le paludisme. La décoction, remède bien connu sous cette forme pour faire baisser la fièvre, peut être utilisée également en gargarismes, afin de soulager les maux de gorge. La teinture, d’un goût très amer, est toute-indiquée pour alléger les digestions les plus difficiles.

Les précautions liées au quinquina :

  • La surconsommation de quinine peut provoquer le quinisme, dont l’aboutissement peut être un coma mortel : la prise de quinine reste sous la responsabilité médicale. A savoir que les comprimés existants correspondent à 600 mg de sulfate de quinine dihydratée, la dose par voie orale toxique se situant aux alentours de 3 g.
  • Elle est déconseillée chez la femme enceinte, car réputée abortive à fortes doses.
  • L’administration de quinine, surtout par voie intraveineuse peut favoriser la sécrétion d’insuline et induire une hypoglycémie.
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Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu'à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Le patchouli, Pogotemon cablin, de la famille des Labiées, est un petit arbuste pouvant atteindre jusqu’à un mètre et présentant de grandes feuilles ovales, longuement pétiolées, crénelées et dentées, recouvertes de poils sécréteurs sur la face interne.

Bien que pourvu de belles fleurs blanches à mauve pâle en période de floraison, seules ses jeunes feuilles et pousses trouvent un usage en phytothérapie et en cosmétologie avant tout. Originaire de Malaisie et d’Asie, le patchouli est de nos jours cultivé également dans les régions tropicales et subtropicales.

L’histoire du patchouli :

Réputé aphrodisiaque et utilisé en tant que tel depuis la nuit des temps, en Asie ainsi que dans les pays arabes, le patchouli, sous forme d’huile essentielle, fut et demeure la base de nombreux parfums en Inde ainsi que pour éloigner les insectes. Arrivé en Europe au XVIIIe siècle, les propriétés insecticides du patchouli étaient utilisées par les marchands de soieries et de tissus précieux qui n’hésitaient pas à glisser des feuilles de patchouli afin de préserver leurs chargements.

Que renferme le patchouli ?

  • Ses vertus découlent avant tout de son huile essentielle, distillée à partir des jeunes feuilles et pousses et qui renferme des constituants des plus efficaces et particulièrement prisés.
  • L’huile essentielle de patchouli contient majoritairement du patchoulol, un sesquiterpénol pouvant osciller entre 30 et 60% suivant le lieu de culture. Le bulsénésène, un sesquiterpène, peut atteindre entre 40 et 60%, couplé à du bulnésénoxyde ainsi que du patchoulènone, un cétone sesquiterpénique : la présence de ces sequiterpènes rares ainsi que de patchoulol confère à cette huile essentielle un parfum inimitable, une substance d’ailleurs des plus utilisées en parfumerie et devenu le symbole de la génération dite hippies.

Les propriétés du patchouli :

  • Ses propriétés, à travers son huile essentielle, représente un allié de choix dans l’arsenal d’aromathérapie pour traiter les problèmes dermatologiques tels que l’eczéma séborrhéique, la dermatite atopique, l’impétigo,le prurit,l’acné, les crevasses, certains parasites de la peau (gale), les peaux irritées en général de par l’action anti-inflammatoire et régénérante sur la sphère cutanée qu’elle délivre.
  • De par ses propriétés phlébotoniques, l’huile essentielle de patchouli représente un excellent tonique veineux, qui trouve toute sa place en cas de varices ou d’hémorroïdes.
  • De par ses actions à la fois ré-équilibrantes, toniques et antidépressives, l’huile essentielle de patchouli permet de diminuer les épisodes de spasmophilie, de nervosité*, de stress, voir également de troubles addictifs, tout simplement en respirant ou la diffusant.
  • Les flavonoïdes contenus dans son huile essentielle (méthylériodictyol, , méthylkaempférol, ombuine, pachypodol et kumatakénine) font l’objet de recherches notamment dans le domaine de l’oncologie, de par leurs effets supposés antimutagènes** ,même si d’autres études sont nécessaires pour venir étayer ses vertus anticancéreuses.
  • Dans certains pays, comme l’Inde, cette huile sert tout simplement à parfumer le linge, les tapis de par son action répulsive sur les insectes : un insecticide des plus naturels pour le bien de tous et de la planète.

Les précautions liées au patchouli :

Cette plante reste contre-indiquée chez la femme enceinte par la présence notamment de cétone et son huile essentielle reste d’un usage exclusivement par voie externe.

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Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille…

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l'onagre de la famille...

Parfois appelée herbe aux ânes ou primevère du soir, l’onagre de la famille des oenothéracées ou onagracées, Oenothera biennis et originaire d’Amérique du Nord, est présente sur bon nombre de talus, de terrains incultes ou de certaines dunes de sable du littoral Atlantique.

Ses grandes corolles jaunes s’ouvrant en fin de journée en quelques minutes, sa haute tige tachetée de rouge, sa floraison parfumée estivale font de l’onagre une belle plante facilement reconnaissable au détour d’une balade dans la nature. A noter que l’espèce la plus répandue reste l’onagre bisannuelle, la seule possédant un intérêt thérapeutique.

L’histoire de l’onagre :

Les Indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient déjà aussi bien en usage externe qu’interne : blessures, abcès mais aussi toux et douleurs gastriques étaient ainsi soulagées grâce aux vertus de cette plante. Ce n’est que vers le 18ème siècle que les graines, contenues dans la terre utilisée à l’époque pour lester les bateaux, germeront en Europe : son usage s’étendra ensuite du fait de la découverte et des travaux publiés autour des omégas 3.

Que contient l’onagre ?

  • L’onagre est avant tout utilisée pour ses graines, dont on extrait une huile, très riche en acide gras essentiel. L’acide linoléique , présent à hauteur de 70% dans les graines, reste un acide gras essentiel insaturé permettant la synthèse des prostaglandines ( PEG 1), en tant que précurseur. L’acide gamma-linolénique ( AGL), également un précurseur des PEG1, s’oppose aux effets de la prolactine, diminuant ainsi les troubles associés au syndrome prémenstruel. L’homme ne possédant pas naturellement l’acide gamma-linolénique, celui-ci étant très rare dans la nature, seules quelques plantes en contiennent des quantités suffisantes dont l’onagre. L’acide oléique y est également présent, à hauteur de 10% environ : l’onagre présente donc une grande richesse en omégas 6.
  • La chaleur détruisant les principes actifs, il est primordial de choisir une huile d’onagre produite par 1ère pression à froid et de la conserver à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur : optez lors de l’achat pour de l’huile conservée dans une bouteille en verre ambrée
  • Elle renferme également de la lignine ainsi que des mucilages, des tanins, dont l’oenothérine, des composés flavoniques, aux vertus antioxydantes ainsi que des phytostérols, particulièrement recherchés pour aider à lutter contre le mauvais cholestérol.
  • Comme pour tout type d’acides gras essentiels, il convient toujours d’associer une prise de vitamine E et C, en parallèle, ceci afin de protéger les membranes de ces précieux omégas particulièrement fragiles : l’huile d’onagre n’échappe pas à cette règle.

Les propriétés de l’onagre :

  • L’onagre présente des propriétés antispasmodiques, hépato-protectrices, astringentes, vasodilatatrices, anti-inflammatoires, anticoagulantes, hypocholestérolémiantes, utilisable aussi bien en externe qu’en interne.
  • En usage externe, l’huile d’onagre peut être utilisée directement sur la peau, ou bien intégrée dans des produits cosmétiques : hydratante par excellence, celle-ci présente une action antirides, assurant une élasticité de la peau et une activation de la circulation. Elle lutte contre la fragilité des ongles et des cheveux, notamment dans le cas de certains types d’alopécie masculine, en dehors des facteurs héréditaires, parfois à l’origine.
  • Associée à de la vitamine C et B6, l’onagre permet de pallier à certains problèmes de sécheresse, plus spécialement touchant les muqueuses des yeux et de la bouche.
  • En usage interne, de par son action anti-inflammatoire due à la stimulation notamment des lymphocytes T8 suppresseurs, empêchant ainsi les globules blancs de s’attaquer à ses propres organes, l’onagre présente des effets bénéfiques sur certaines pathologies dites auto-immunes, comme l’arthrite rhumatoïde ou la polyarthrite rhumatoïde, en diminuant les douleurs le plus souvent ressenties au niveau des articulations des doigts et des poignets.
  • Les manifestations allergiques présentes en cas d’eczéma*, d’urticaire, d’asthme ou de rhinite saisonnière peuvent être calmée par la prise d’onagre en interne. L’allergie en général est due à une perturbation du système immunitaire qui provoque une réaction excessive de l’organisme face à des substances, qu’elles soient étrangères ou pas : s‘ensuivent une production excessive d’anticorps ainsi qu’une libération d’histamine. En stimulant les lymphocytes T suppresseurs, l’huile d’onagre contribue à calmer cette surexpression dudit système immunitaire, tout en diminuant la réaction inflammatoire. En usage externe, l’eczéma atopique du nourrisson peut être calmé par de simples frictions sur le ventre.
  • L’onagre est toute indiquée en cas de taux de cholestérol élevé, pour lutter contre l’athérosclérose et en prévention des maladies cardio-vasculaires. Ceci est du au fait que l’onagre est capable de diminuer l’agrégabilité des plaquettes sanguines et de diminuer le risque d’obstruction artérielle, de par son effet anti-thrombolytique.
  • Certains symptômes ressentis quelques jours avant la période des règles, comme la tension au niveau des seins, des ballonnements abdominaux, mais aussi au niveau psychique comme des troubles de l’humeur, sources possibles d’insomnie voire même de dépression, peuvent trouver leur origine dans une production excessive de prolactine : c’est le syndrome prémenstruel** parfois tant redouté chez certaines femmes. La prise régulière d’onagre sur plusieurs mois, de par son action sur les PEG1, peut soulager bon nombre de ces symptômes, si l’alimentation est carencée en acides gras essentiels.
  • De par son action ré-équilibrante au niveau de la balance PEG1/PEG2, l’onagre pourrait aider à traiter certaines ulcérations gastriques induites par l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et soulager des troubles intestinaux, dont le terrain présente une inflammation.

Les parties de l’onagre utilisées :

  • Toutes les parties de l’onagre, à savoir l’écorce, la tige, la feuille, la fleur ou la graine peuvent être utilisées. En alimentation, les feuilles ainsi que sa racine peuvent être consommées, une fois bouillies. C’est de là que vient son appellation « jambon du jardinier », sa racine une fois cuite ressemblant à s’y méprendre à son homologue animal.
  • L’onagre, sous forme d’huile, en phytothérapie, peut être consommée à hauteur de 3 à 6 grammes par jour : il convient toutefois d être vigilant sur sa méthode de fabrication, son titrage en acide gamma-linolénique ( au moins de 8%) ainsi que sa conservation dans une bouteille ambrée en verre.
  • L’onagre, en infusion, peut comporter les feuilles et les tiges, hâchées menues et séchées : 1 cuillère à thé infusée dans 250 ml d’eau bouillante peut contribuer à calmer le rhume ou certains troubles gastriques.

Les contre-indications de l’huile d’onagre :

  • L’huile d’onagre présente des interactions possibles avec les anticoagulants et avec les médicaments prescrits en cas de schizophrénie .
  • L’acide gamma-linolénique( AGL) qu’elle contient peut entraîner des crises d’épilepsie chez les personnes traitées notamment par phénothiazine : son usage en est fortement déconseillé.
  • La prise régulière de corticostéroïdes a un effet inhibiteur sur l’AGL : l’huile d’onagre ne pourra donc agir efficacement si elle est utilisée pour traiter un eczéma.
  • En l’absence d’études et de tests, l’huile d’onagre ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

*Evening primrose oil is effective in atopic dermatitis: a randomized placebo-controlled trial. Senapati S, Banerjee S, Gangopadhyay DN. Indian J Dermatol Venereol Leprol. 2008 Sep-Oct;74(5):447-52. Texte intégral : www.ijdvl.com
**Budeiri D, Li Wan Po A, Dornan JC. Is evening primrose oil of value in the treatment of premenstrual syndrome?Controlled Clinical Trials 1996; 17: 60-68.

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L’huile essentielle de nard

L'huile essentielle de nard

L’huile essentielle de nard, extraite des rhizomes ou racines de cette plante au doux nom de Nardostachys jatamansi,fait partie de la famille des Valérianacées, tout comme la valériane.

Parfois appelée Nard de l’Himalaya, où elle croît sur les contreforts de l’Himalaya, cette plante reste très utilisée en médecine ayur-védique traditionnelle tout comme son huile essentielle. De couleur jaune clair à jaune brun, elle possède une odeur épicée, très légèrement anisée, restant douce au demeurant.

Que renferme l’huile essentielle de Nard ?

Cette huile essentielle, riche en sesquiterpènes dont surtout du béta-gurjunène ainsi que du seychellène contient également des cétones dont la valéranone ainsi que des aldéhydes sesquiterpéniques dont le valérénal.

Les vertus principales de l’huile essentielle de nard: 

  • L’huile essentielle de nard est tout d’abord d’un usage des plus simples:aussi bien en interne, a raison de 2 gouttes sur un comprime neutre, que pure ou diluée sur une petite partie de la peau.
  • De par ses vertus apaisantes et calmantes, cette huile est toute indiquée en cas de tensions nerveuses, avec retentissement tout aussi bien sur la sphère cardiaque que respiratoire: en applications pures sur le plexus solaire, au niveau des poignets ou derrière la nuque.
  • Appliquée en massage, l’huile essentielle de nard permet de soulager les douleurs liées au psoriasis, souvent d’origine nerveuse, tout étant lie
  • Cette huile, diffusée dans une chambre a coucher, permet de favoriser un bon sommeil et se prête volontiers pour accompagner les adeptes de la méditation.
  • Ajoutée a hauteur de 10% dans une lotion capillaire, cette précieuse huile peut stimuler la repousse des cheveux.
  • Du fait de la présence de valerenal, les chats en apprécient particulièrement son odeur: attention a ne pas vous faire subtiliser votre flacon par les félins!

Les précautions d’emploi liées a l’huile essentielle de nard:

  • Du fait de la présence de cétones, mieux vaut éviter de l’utiliser chez la femme enceinte comme allaitante
  • En cas de prise de somnifères ou d’anxiolytiques, n’hésitez pas a demander l’avis de votre médecin ou thérapeute, ceci afin d’éviter des effets concomitants potentiels.
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Le nom magnésium provient du nom grec d’un district de Thessalie appelé Magnesia. Cette ville était…

Le nom magnésium provient du nom grec d'un district de Thessalie appelé Magnesia. Cette ville était...

Le nom magnésium provient du nom grec d’un district de Thessalie appelé Magnesia. Cette ville était extrêmement riche en magnésium et ce précieux oligo élément existait sous différentes formes.

Le magnésium joue un rôle très important dans l’équilibre du corps humain : il n’est pas moins responsables de plus 300 réactions enzymatiques.

De nombreux troubles peuvent être consécutifs à un manque de magnésium : dépression et angoisse, diabètes, spasmes musculaires, crampes, troubles cardiovasculaires, pression artérielle élevée, insomnie et ostéoporose. Les signes qui peuvent vous alerter sont la paupière qui saute, un sursaut à la moindre porte qui claque, des tremblements, et la sensation de froid même en plein été. Vous exercez une activité physique, vous êtes stressé ; vos stocks peuvent alors se retrouver au plus bas. Il faut penser à apporter à votre corps une alimentation riche en magnésium, voir sous forme de compléments alimentaires car il ne peut se produire tout seul.

Allons donc voir ensemble quels sont les aliments à privilégier :

La première source de magnésium est souvent d’origine céréalière

  • les produits à base de céréales intégrales ou de farine complète apportent de 3 à 5 fois plus de magnésium que les produits raffinés (pain blanc, riz blanc poli …)
  • ajouter dans vos plats les germes de maïs ,orge ou blé très riches en magnésium ( sous forme de graines germées par exemple)
  • un bol de flocons d’avoine pour votre petit-déjeuner

Tous les oléagineux pourront être consommés (sauf si vous êtes allergique à l’un de ces fruits ) :

  • Noix d’Amazonie,
  • amande sèche,
  • noix du Brésil,
  • noix de cajou,
  • noisette,
  • figue sèche

L’algue marine Nori est une source importante de protéines et de vitamine B 12. Vous pouvez en faire des tartares , la cuire avec un autre légume et la servir en soupe.

Les légumes secs comme les pois sec cassé, les haricots blanc sec (pensez à les faire tremper la veille et à changer l’eau le lendemain avant de les faire cuire)

Les fruits de mer (410mg de magnésium pour 100 grammes), les poissons(50mg), les escargots

Le cassis frais et la banane

Le pourpier qui pourra joliment agrémenter vos salades ,vos plats de crudités

Les oeufs

Le cacao en poudre , qui vous apporte entre 150 à 400mg de magnésium pour 100g

L’épinard cru , sans toutefois en abuser car le présence d’acide oxalique peut gêner son assimilation

Le sel de Nigari, un extrait naturel de sel marin qui contient 57% de chlorure de magnésium : à consommer de façon progressive car il peut provoquer au début des diarrhées.

N’oublions pas que le magnésium ne fonctionne pas tout seul : Il a besoin des vitamines du groupe B et notamment les vitamines B6 et B12 pour être fixé par votre organisme, ainsi que du tryptophane, un acide aminé essentiel que votre corps ne peut fabriquer et de la taurine (500 mg/Jour).

La vitamine B6 pourra être apportée par la consommation de saumon, de foie, les lentilles, le jaune d’œuf, les levures, les pommes de terre, le soja (si possible non OGM)

La vitamine B12 est contenue également dans le foie et les rognons mais aussi dans les fromages frais , les oeufs , les jus de légumes ,tous les légumes verts et les fruits rouges

Le tryptophane quant à lui se trouve dans tous les éléments cités ci-dessus et qui sont à privilégier : la nature est bien faite !

La taurine peut être fabriquée par votre organisme s’il ce dernier contient suffisamment de vitamine B6 , sinon vous la trouverez dans tous les aliments riches en protéines : la viande, le poisson, les crustacés, la volaille, les produits laitiers et les œufs. Attention aux boissons énergétiques qui en contiennent en trop grande quantité et qui est toujours d’origine synthétique !

Pensez également à privilégier les eaux de source riches en magnésium :

  • Rozana (160 mg/L)
  • Courmayeur (67 mg/L)
  • Quézac (95 mg/L),
  • Arvie (92 mg/L), pour les eaux gazeuses.

Une idée de plat riche en magnésium : Une tranche de foie accompagnée de lentilles ,d’une petite salade de pommes de terre , agrémentée de feuilles de pourpier et de courgettes découpées en lanières avec quelques paillettes de levure de bière et de coriandre fraîche ciselée au moment de servir : le tour est joué !

Attention :

Le magnésium est couplé au calcium : l’un ne va sans l’autre. Si vous apportez trop de calcium (supérieur à 1200 mg par jour), l’absorption du magnésium pourra être diminuée.

Le magnésium est absorbé dans votre intestin : il faudra donc veiller à avoir un système digestif en bon état afin que les « bons » aliments riches en magnésium puissent être assimilés.

L’apport recommandé quotidien est estimé à 300 mg de magnésium pour un adulte (le double pour les sportifs ou les femmes enceintes) ou encore 6 mg par kg de poids corporel (ANC CNERNA-CNRS 2001)

La consommation excessive de magnésium étant éliminée naturellement par l’organisme dans les urines, on veillera à en modérer les apports en cas d’altération de la fonction rénale. Seul l’empoisonnement par excès de magnésium peut exister chez l’enfant.

Tous ces conseils s’entendent pour des personnes en bonne santé. En cas de doutes, n‘hésitez pas à demander l’avis de notre pharmacienne ou votre médecin.

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Depuis des siècles, le lapacho et surtout son écorce font partie de la pharmacopée d’Amérique du sud.

Depuis des siècles, le lapacho et surtout son écorce font partie de la pharmacopée d’Amérique du sud.

Depuis des siècles, le lapacho et surtout son écorce font partie de la pharmacopée d’Amérique du sud.

Cet arbre, de par son caractère sacre, est plus connu sous le nom d’arbre sacre des Incas ou encore arbre de vie dans cette partie de l’hémisphère. Le lapacho, de son nom latin plus scientifique Tecoma adenophilla, de la famille des Bignoniacees, offre 3 variétés impetiginosa, heptaphylla et avellanedae qui ont su acquérir une réputation désormais mondiale. Celle-ci est tout autant liée a la qualité de son bois que de ses nombreuses propriétés contenue dans son écorce. Récoltée toute l’année dans les forêts brésiliennes, argentines, paraguayennes ou dans les Andes péruviennes, le lapacho demeure un arbre qui pousse a l’état sauvage, aucune culture n’existant encore a ce jour.

L’histoire du lapacho :

Les Incas, tout comme les Callaways du Brésil et d’autres peuples d’Amérique du Sud considéraient l’écorce du lapacho comme un remède universel : pour guérir les blessures, soulager les fièvres ( par les indiens Wayapi), en cas se dysenterie, d’inflammations intestinales et de morsures de serpent. Son écorce permettait également de se nourrir et de se nettoyer, du fait de ses propriétés detoxifiantes.

Que contient le lapacho ?

  • L’écorce de lapacho renferme de nombreux constituants dont des naphtoquinones( lapachol) et des anthraquinones, particulièrement efficace pour éradiquer le Candida albicans, en cas d’aphtes ou d’herpes, du fait de leurs vertus antifongiques et antibactériennes*.Ces molécules pourraient également, en simple décoction, inhiber la resistance au staphylocoque dore, même si d’autres études sont nécessaires pour en confirmer son action.
  • Elle contient d’autre part un certains nombre de flavonoïdes et de tanins, des antioxydants aux vertus radicalaires par excellence ainsi que des coumarines, connues pour accentuer la fluidité sanguine.De par son action anti-inflammatoire, cette écorce peut contribuer a traiter certaines inflammations, comme celles concernant l’estomac et l’intestin même si elle souvent préconise dans les cas d’inflammations au niveau urinaire( vessie,prostate, col de l’utérus).
  • Des propriétés tumorales**concernant notamment le lapachol ont été avancées des les années 60 par des recherches effectuées au Brésil, attribuant une efficacité dans le traitement de la leucémie: le lapachol aurait la capacité a freiner la croissance des cellules cancéreuses, en les empêchant d’assimiler l’oxygène. Ces tests cliniques, inspires de la tradition médicale indigène, nécessitent toutefois d’être poursuivis de façon plus intensive.
  • Riche en nombreux oligo-éléments, dont le magnesium, le zinc, le potassium, le cuivre, le chrome, la silice et le manganèse, l’écorce renferme du fer particulièrement bien assimilable par l’organisme qui trouve toute son indication en cas d’anémie.
  • De par sa richesse en nombreuses substances actives, l’écorce du lapacho représente l’un des produits naturels les plus utilises en cas d’infections virales ou bactériennes au niveau de la sphere ORL tout comme en cas de syndrome de fatigue chronique.
  • Son usage est des plus usité pour aider a épurer et a éliminer les déchets et les toxines pressentes dans le sang notamment en cas d’intoxication au mercure et aux métaux lourds.

Comment utiliser l’ecorce du lapacho ?

  • Seule la partie intérieure de l’écorce est séchée, permettant ainsi une utilisation sous différentes formes galéniques.Sous forme de décoction, particulièrement efficace en cas de candidose: laisser infuser 12 grammes d’écorce dans un litre d’eau chauffée a 100 degrés pendant au moins 15 minutes puis boire le mélange a raison de trois tasses, trois fois par jour.
  • Travaillée sous forme d’onguent, cette pâte peut être appliquée directement sur une plaie pour en accélérer la cicatrisation.
  • La teinture de lapacho convient ,quant a elle, a un usage au long cours, notamment en cas de fatigue virale ou de syndrome de fatigue chronique: en consommer 2ml dilues dans de l’eau, ce 3 fois par jour.

Les contre-indications du lapacho :

Son écorce contenant des coumarines aux vertus anti-coagulantes, elle reste contre indiquée en cas d’hémophilie tout comme pour les personnes deja traites par anticoagulants (antivitamine K, aspirine, héparine).


** Identification et valuation du lapacho comme agent antitumoral.Rao, Mc Bride JJ, Oleson JJ. Recherche sur le cancer 28:1952-4,oct 1968.Thérapies alimentaires.Clini.J.1993;43:309-319

*Comparaison des activités bactériennes et antifongiques de lapachol et beta-lapachol-Guiraud P,Steiman R.,Campos.GM.Planta Med 1994;60:373(4)

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Originaire d’Afrique occidentale, le kolatier, dont on utilise les précieuses graines, est désormais cultivé sous tous les tropiques.

Originaire d'Afrique occidentale, le kolatier, dont on utilise les précieuses graines, est désormais cultivé sous tous les tropiques.

Originaire d’Afrique occidentale, le kolatier, dont on utilise les précieuses graines, est désormais cultivé sous tous les tropiques.

De la famille des sterculiacées, cet arbre « cola acuminata »donnent de larges gousses qui peuvent contenir entre 5 à 10 graines, parfois qualifiées également de noix : récoltées à maturité, débarassées de leur enveloppe, elles seront ensuite séchées au soleil.

Que renferme la noix de kola ?

La noix de kola renferme de la caféine, sa teneur pouvant atteindre jusqu’à 2,5% de son poids, de 5 à 10% de tanins, des précieux anti-oxydants, du phlobaphène et des anthocyanines et quelques traces de théobromine : sa richesse en méthylxanthines a fait que la noix de kola entre dans la composition de médicaments pharmaceutiques, destinées aux maladies pulmonaires obstructives chroniques ainsi que dans l’asthme.

L’histoire du kolatier :

Le kolatier mais et surtout sa noix ont de tout temps étaient utilisés en Afrique centrale et occidentale, son usage faisant partie intégrante de la vie quotidienne. La graine est mâchée à longueur de journée du fait de ses propriétés digestives, toniques voir même aphrodisiaque, du fait de sa teneur en caféine. Plus près de nous, le Coca-Cola® renfermait à l’origine de la noix de kola, un ingrédient qui fut remplacé par une caféine de synthèse.

Les vertus et indications de la noix de kola :

  • Tout comme le café, la noix de kola permet de soigner les maux de tête ainsi que les migraines, de par la présence de caféine.
  • Diurétique et astringente, elle peut être d’un bon secours en cas de diarrhée ainsi que de dysenterie, du fait de la présence de flavonoïdes.
  • Connue pour son action stimulante sur le système nerveux, la noix de kola contribue également à favoriser la tonicité musculaire ainsi qu’à combattre la léthargie. En cas de fatigue, il est nécessaire de consommer au moins 60 mg de caféine pour obtenir à la fois des effets sur la vigilance mais aussi sur les performances cognitives.
  • Durant les périodes de convalescence faisant suite à des maladies chroniques, la noix de kola reste utilisée en Afrique occidentale mais aussi dans les pays anglo-saxons comme antidépresseur.

Les contre-indications de la noix de kola :

  • Son usage est déconseillé en cas d’ulcère gastrique et de palpitations, notamment lors d’une tension artérielle élevée.
  • Attention à toute association de noix de kola, et donc de caféine avec de l’éphédra et de l’éphédrine, leurs effets stimulants pouvant être plus qu’augmentés. Les effets du kola s’ajoutent également à ceux des aliments, boissons et autres produits qui contiennent de la caféine.
  • La caféine que contient le kola peut causer de l’insomnie, de la nervosité.

D’autres variétés de kola :

  • Ne pas confondre la noix de kola avec le gotu kola, une autre plante qui ne renferme pas de caféine, avec des usages thérapeutiques différents .
  • « Cola nitida », qui pousse en Afrique, au Brésil et aux Antilles est utilisée de la même manière que l noix de kola.
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L’iode un oligo-élément essentiel, dont le nom dérive du mot grec « ioeidès » qui signifie violet.

L'iode un oligo-élément essentiel, dont le nom dérive du mot grec "ioeidès" qui signifie violet.

L’iode un oligo-élément essentiel, dont le nom dérive du mot grec « ioeidès » qui signifie violet.

Sa découverte est due au chimiste Bernard Courtois en 1811, qui l’a isolé à partir d’algues destinées à l’époque à la production de salpêtre lors des guerres napoléoniennes.

L’intérêt de l’iode est connu depuis bien longtemps puisque sa teinture était déjà utilisée au 19ème siècle. L’essentiel de l’iode est d’origine maritime, son origine terrestre étant inégale du fait des précipitations: les plantes peuvent en contenir des teneurs très variables et pas toujours suffisantes pour les besoins de l’organisme.

Quel est le rôle de l’iode ?

  • L’iode est tout d’abord absorbé sous forme d’ions au niveau de l’estomac et du duodénum et stocké principalement dans la thyroïde, son élimination se faisant par la voie rénale.
  • L’iode est indispensable à la production des hormones thyroïdiennes, hormones indispensables au développement cérébral ainsi qu’à la régulation du métabolisme cellulaire(cardiaque, musculaire, nerveuse et digestive).
  • Il lutte contre la fatigue, l’obésité, joue un rôle sur la santé des phanères, participe à la conversion de la vitamine A et est un antitoxique et dépuratif majeur.

Peut-on être carencé en iode ?

  • Les situations de carence majeure en iode étaient encore fréquentes au début du XXe siècle, notamment parmi les populations montagnardes, qui ne pouvaient se procurer du sel du fait de son prix trop élevé : les cas de difformité et de nanisme étaient donc fréquents, ce qui a donné lieu à la définition de l’état de crétinisme, d’où l’expression « crétin des Alpes ».
  • La situation en Europe s’est nettement améliorée mais les situations de déficits en iode restent fréquentes, avec des conséquences notables sur le fonctionnement de la glande thyroïde. Obésité, retard intellectuel, baisse de la libido et de la fertilité, hypothyroïdie, asthénie, augmentation des avortements spontanés peuvent tous avoir pour origine un déficit en iode, avec un risque plus importants chez les femmes enceintes ainsi que celles qui allaitent leur enfant.
  • En Europe, la cause la plus fréquente de surcharges iodées réside dans la prise de médicaments comme les produits de contraste, les anti-arythmisants cardiaques ou les désinfectants. Ces produits doivent d’ailleurs être évités chez la femme enceinte, pendant l’accouchement ainsi que chez le jeune enfant. Un excès d’iode peut entrainer une inhibition de la synthèse des hormones thyroïdiennes, avec apparition d’un goitre, des cas d’hyperthyroïdie, source d’irritabilité, d’amaigrissement et d’insomnie.

Quels sont les aliments riches en iode ?

L’iode est très présent dans les algues, le poisson, les crustacés, le sel marin. Côté végétal, le soja, les haricots verts, l’ail, l’oignon, l’épinard, le cresson, la tomate, le navet, le poireau, la carotte, le chou et le radis en sont d’excellentes sources tout comme l’ananas, la poire et le raisin.

L’iode est-il toujours bien toléré ?

  •  La teinture d’iode, une forme d’iode (diiode) dissous dans de l’éthanol est utilisé en pharmacie et en milieu hospitalier comme antiseptique puissant, facilement reconnaissable aux traces jaunes sombres qu’il laisse sur la peau.
  • L’iode, s’il est « manié » dans un cadre professionnel, est un agent chimique dangereux : il est nocif par inhalation et par contact avec la peau.
  • L’iode est parfois incriminé d’être à l’origine de certaines allergies*: c’est le cas notamment de certains produits contrastant injectés pour des examens de radiologie ou encore lors de la consommation de certains fruits de mer. Or, une personne peut être allergique à l’un des composés de l’iode mais jamais à l’élément iode qui entre dans la composition de certaines hormones thyroïdiennes.

http://www.urgencenucleaire.qc.ca/documentation/iodemdque.pdf

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Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Le henné, cet arbuste très odoriférant aux petites fleurs blanches ou roses, fait partie de la famille des Lythracées, Lawsonia inermis syn. L. alba, de son nom latin.

Originaire du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et du sous-continent indien, le henné se complait dans les endroits ensoleillés. Sa culture très répandue dans le Proche-Orient, en Inde ainsi que dans une partie de l’Afrique permet d’obtenir une poudre, une fois ses feuilles séchées et broyées, servant à teindre les cheveux, le corps voir les crins des chevaux. Toutefois, cette plante a toute sa place en phytothérapie, en plus de la cosmétique, de par les constituants qu’elle renferme.

L’histoire du henné :

Utilisé depuis des millénaires en Afrique du Nord ainsi qu’en Asie, le henné permettait déjà dans l’Egypte ancienne de teindre les tissus dans lesquels étaient enveloppées les momies. La légende rapporte qu’avant de rencontrer Antoine, Cléopâtre aurait fait tremper les voiles de son vaisseau dans de l’huile de fleurs de henné et le Hébreux auraient été les premiers à l’incorporer dans la fabrication des produits de beauté de l’époque. De nos jours, le henné, à qui on prête toujours des pouvoirs magiques, est souvent présent lors des cérémonies mortuaires et des rites religieux en Afrique ainsi que dans les incantations de chamanisme.

Que renferme le henné ?

  • Les feuilles contiennent une molécule, une fois broyées, la 2-hydroxy-1,4-naphthoquinone, parfois nommée Lawsone : une substance toute trouvée pour teindre textiles mais aussi cheveux ou corps, de par la production de teintes jaunes, rouges ou orangées qu’elle confère.
  • Les feuilles de henné, tout comme son écorce renferment des coumarines, des flavonoïdes, des stérols, des tanins ainsi que des naphtoquinones (lawsone), ce qui lui confère tout autant des vertus astringentes, anti-ulcéreuses, anti-diarrhéiques et emménagogues.
  • Très utilisées en médecine ayurvédique et unani, les feuilles de henné, en gargarisme, soignent les maux de gorge.
  • Prises en décoction, elles permettent de traiter les diarrhées et certaines dysenteries, favoriser la coagulation ainsi que l’apparition des règles.
  • Pour traiter des pellicules, éliminer les poux, lutter contre les dermatoses, l’acné , les furoncles ou cicatriser des plaies, rien de tel qu’un cataplasme en application locale de feuilles de henné macérées.
  • Toujours utilisé en cataplasme, le henné peut permettre de soulager maux de tête et les migraines.
  • Son usage par voie interne, bien que moins courante, pourrait permettre de combattre certaines affections gastriques ou du foie : veillez toujours à demander d’avis de votre médecin ou pharmacien avant toute administration per os.
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La garance dite voyageuse, de son nom latin Rubia tinctorium, est une plante vivace persistante, de la famille des Rubiacées, rampante ou grimpante, aux longues racines rouge orangé.

La garance dite voyageuse, de son nom latin Rubia tinctorium, est une plante vivace persistante, de la famille des Rubiacées, rampante ou grimpante, aux longues racines rouge orangé.

La garance dite voyageuse, de son nom latin Rubia tinctorium, est une plante vivace persistante, de la famille des Rubiacées, rampante ou grimpante, aux longues racines rouge orangé. Sa tige comporte des aiguillons crochus tournés vers le haut, ceux-là même qui lui permettent de s’accrocher. Ses feuilles ovales, à dents crochues sur les bords s’accompagnent de petites fleurs jaune vif groupées en cymes dès le mois de juillet, suivies ensuite de jolies baies rondes et noires à souhait. Sa teinture extraite de sa racine de plus de 3 ans délivre une couleur variant entre le rouge et le brun.

L’habitat préféré de la garance:

Cette plante a pour terrain de prédilection les bords de chemin, les haies et les friches, avec une préférence pour les expositions mi-ombre. Très présente en Europe méridionale ainsi qu’en Asie, il n’est pas rare de la rencontrer sur les gaillets dans les pays du Nord ou en Allemagne où elle est cultivée, tout comme dans les régions du Poitou Charente. Elle demeure toutefois à l’état sauvage une plante protégée dans l’Ouest de la France.

L’histoire de la garance :

Sa couleur particulièrement recherchée fut déjà décrite dès la plus haute Antiquité, notamment en Inde mais aussi en Egypte. Les Romains perdurèrent son utilisation e tant que peinture mais aussi teinture. Durant le Moyen-âge, bon nombre de garancières virent le jour, assurant ainsi une production à plus grande échelle en tant que teinture. Au cours du 18 ème siècle, un chirurgien anglais,le Dr Belchior, ouvrit la piste d’un usage possible de la garance en tant qu’outil médical : les animaux qui consommaient de la garance présentaient une coloration rouge de leurs os, un moyen avant l’avènement des outils d’exploration scientifique de comprendre comment augmenter la croissance des os. Deux chercheurs Julian et Roquet, de la région du Lubéron, mirent au point la fleur de garance, obtenue par fermentation alcoolique de la poudre de racine, conférant ainsi à la plante des propriétés supérieures à la racine « brute » mais l’essor de la chimie de synthèse, avec la découverte de l’alizarine, notamment, mit fin au projet.

L’usage en teinture de la garance :

  • Les racines, âgées d’au moins 3 ans, et récoltées en automne, sont brossées, séchées puis réduites en poudre ou fragments. Ses couleurs variant entre le rouge, si aucun additif est utilisé ou brun, par adjonction de fer, proviennent de l’alizarine, une anthraquinone, contenue dans la racine.
  • La teinture en un seul bain demeure celle qui est la plus appliquée, avec une macération des racines hachées au moins pendant 12 heures L’eau de macération doit être ensuite maintenue sous la température d’ébullition pendant au moins 3 heures sous peine sinon d’obtenir une teinture qui vire au brun puis mise à refroidir. Une fois le bain filtré, il reste nécessaire avec la garance de laisser les racines dans un sac pour la teinture des fibres.
  • La garance voyageuse délivrera alors de couleurs rose saumon à reflets violacés pouvant aller jusqu’aux rouges orangés, voir même vifs ( après plusieurs bains) sur des laines mordancées.
  • Le mordant requis, un élément essentiel afin de fixer le colorant de n’importe quelle plante restent, en ce qui concerne la garance l’alun et le tartre.